Hop Hop Hop ! Et vite la suite ^^ !
Chapitre 6 " Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l'affection pour le protéger. " Lao-Tseu
Le réveil fut doux. Rien ne surprit Juline, toute emmitouflée dans l'édredon. Elle resta là à apprécier le moment présent. Cinq minutes après, elle s'étira et sortit du lit. Panache était resté sur le lit et la regardait sortir de son sac sa brosse à cheveu. Juline défit sa natte et brossa ses cheveux. C'était une habitude rien de plus.
Il était déjà 19h45. La miche de pain était loin dans son estomac. Elle avait faim. Elle s'assit sur le lit et regarda le chien.
-Et bien Panache, j'ai faim ! On descend ?
Panache sauta du lit et aboya. En un clin d'œil, ils étaient tous deux en bas. Ils avaient choisi une table à l'écart du reste de la salle, pour être tranquille. La vie semblait douce à cet instant. Les gens discutaient au bar. Juline laissa son esprit vagabondé. Elle fut ramenée à la réalité par le dessert.
Alors qu'elle mangeait sa part de tarte à la citrouille, elle sentit un regard sur elle, vous savez cette étrange sensation qui vous tombe parfois dessus. Elle chercha d'où on la regardait. Un homme très grand au bar regardait alternativement le barman et elle. Elle n'en aurait pas tenu grandes importances si Tom le barman ne la montrait pas par un mouvement de menton à cet homme. Elle sentit le piège se refermer sur elle.
Panache ne semblait pas s'en soucier. Au fond ce n'était qu'un chien ! Juline cherche par réflexe une façon de s'échapper de se piège. Ils étaient dos au mur du fond. La sortie cotée moldu était trop loin. La sortie cotée sorcier n'était pas si loin. Il suffirait d'une bonne diversion.
Juline ne se détendit pas pour autant. Elle sortit sa baguette et la posa sur ses genoux. L'homme à la stature imposante tenait deux choppes et se dirigea vers elle. Elle le voyait enfin de face. Il avait une masse de cheveu hirsute qui encadrait un visage amical. Elle garda sa prudence près d'elle quand même, les apparences sont souvent trompeuses.
Il arriva à sa table et avec un sourire il s'adressa à elle.
-Heu bonsoir. Je peux me joindre à toi ? Je suis aussi seul et j'ai pas envie de boire seul ce soir !
Pour montrer sa bonne foi, il lui montra la seconde choppe un peu plus petite remplis de bière au beurre, enfin c'est ce qui semblait à première vue. Elle jeta un coup d'œil à son compagnon à poil. Il n'a pas changé depuis le début. C'était peut-être bon signe… Elle accepta de boire avec lui. Elle préféra attendre qu'il boive en premier. Il s'en rendit compte et ajouta en souriant :
-Ce n'est que de la bière au beurre. Je ne vais pas t'empoisonner Juline…
-Comment connaissez-vous mon nom ?
-Je suis là spécialement pour toi Juline. Je suis Rubeus Hagrid, gardien des clés de Poudlard. Et j'ai quelque chose pour toi.
Il chercha dans les poches de son manteau un bon moment en marmonnant pour mieux trouver ce qu'il sortit de sa poche un instant après. Un bout de papier.
-Qu'est ce que c'est ?
-Un billet pour le Poudlard express.
-Merci j'ai déjà une école.
-Plus tout à fait. Le pensionnat était sous le sort de Fidélitas et c'était Marize le gardien. Maintenant, les lieux ne sont plus surs pour toi.
-Comment connaissiez vous ma mère ? Et comment vont faire les autres, eux non plus ne sont plus en sécurité !
-Pour ta mère, l'ordre et au courant. C'est l'elfe de maison des Potter qui a informé Remus. D'ailleurs il se fait du soucie pour toi, Juline ponctua cette phrase en levant les yeux au ciel. Et pour les autres, la plupart ont des capacités…
-Oui je sais, ils ont leur capacité. Ça je m'en souviens ! Vous n'imaginez pas ce que je faisais pendant les cours de « contrôle » ! Vous ne vous imaginez pas comme ça fait mal de se voir à coté d'eux lorsqu'ils travaillent leur capacité. Pourtant j'aime ces personnes comme des frères ou des sœurs alors, soyez gentil et laissez moi m'inquiétez pour eux.
-Ils vont bien ne t'inquiètes pas. Ils ont juste changé de quartier ce matin. Ils devraient t'écrire bientôt. Bien le train part demain. Tu as juste le temps de faire tes courses de rentrée. Voilà la liste des livres.
-Il y a un problème. Je n'aurai plus d'argent une fois ma chambre payée.
-Ha oui ! J'allais oublier.
Il se mit à fouiller encore une fois ces poches et en ressorti une clé. Juline la reconnut rapidement
-C'est la clé du coffre de Maman. Je suis sa seule héritière j'imagine…
-Bien ! Tes soucies financiers sont réglés. Ne rates pas ton train ! Je dois y aller ! Bonne nuit Juline !
-Attend Rubeus ! Comment va Harry ? Il est bien rentré j'espère !
-Oui il a eu le droit à un sacré savon mais bon… il n'a rien !
-Bien ! Bonne nuit Rubeus !
Sur cela, Hagrid partit. Juline resta songeuse un moment, regardant tout à tour la clé et la choppe de bière. Elle tendit la dernière au chien, faisant tourner la clé dans son autre main. Elle n'aimait pas la bière au beurre, elle préférait les alcools plus forts. Panache l'avala en moins d'une minute.
Elle remonta dans sa chambre et sortit deux trésors, le livre que sa mère lui avait laissé, qu'elle avait attrapé avant de s'enfuir, et celui que William lui avait rendu.
Elle fit les cent pas et choisit le livre de William en premier. Elle ouvrit son livre. Quelque chose en tomba. Elle n'aperçut qu'un éclat argenté tombé. Quelle idée de lire en marchant. Elle ignorait où cet éclat était tombé. Elle posa le livre et regarda partout. Panache, sur le lit, la regarda intrigué.
Cherchant toujours elle se mit à genoux. Ça ne pouvait être que sous le lit. Elle avança son bras à l'aveuglette sous le lit. Elle toucha enfin quelque chose, c'était plat et froid. Elle referma son poing et s'assit sur son lit à coté de Panache.
Elle ouvrit son poing doucement. C'était la gourmette de William. Elle lui avait dit un jour que les gourmettes ça allait très bien à un homme. Elle trouvait ça sexy. Et william était… Elle gémit. William c'était compliqué. Elle avait promit de revenir mais ce n'était pas possible. Elle attacha à son poigné ce présent.
Elle posa le livre à coté d'elle et saisit celui de sa mère. A croire qu'ils s'étaient donnés le mot à propos des livres. Sa mère lui avait laissé sept jours pour une éternité. C'était une magnifique histoire d'amour entre un ange et un démon. Ce qui l'intéressé, c'était son marque page. Une lettre de sa mère.
« Ma Juline chérie,
Comment t'expliquer ce qu'il est en train de se passer sans te faire trop de peine ? Je sens venir la fin de ma vie. Après un instant de panique à cette idée, j'ai eu une pensée pour toi ma chérie. Comment vas-tu survivre dans ce monde qui n'a ni queues ni tête, dans ce monde où il faut faire un choix entre deux choses aussi abstraites que sont le bien et le mal. Je sais que tu es assez forte pour faire tes propres choix et les assumer au mieux.
Les mots me manquent pour te dire combien je t'aime et j'espère du plus profond de mon cœur d'être assez proche dans ce ciel aussi vaste pour pouvoir veiller sur toi de là-haut. J'aimerai avoir une formule pour que tu ne souffres pas. J'aimerai que tu continue à vivre ta vie à 150% comme tu sais si bien le faire, ma petite étoile filante.
Une dernière chose, n'hésites pas à aimer, car même s'il nous faut souffrir souvent, l'amour est la seul chose importante sur cette terre. Aimes sans compter, ma Belle.
Ta mère qui t'aime à jamais. »
Elle reposa la lettre de sa mère et soupira. Panache posa sa tête sur ces genoux. Elle posa sa main sur la tête de son ami et le caressa doucement. Aimer. La chose la plus simple et la plus pure à la fois. Mais comment faire quand la seule personne qui vous reste est un chien ? Et William qu'elle ne pourrait jamais revoir.
Elle espérait que les choses allaient s'arranger à Poudlard… Poudlard ! On lui en avait tellement parlé, c'était comme un pays imaginaire. Et ce lieu allait être à sa portée bientôt. Elle allait y vivre une année scolaire. Elle repoussa son chagrin en pensant à cette école extraordinaire.
Elle se glissa sous son édredon, Panache tout près d'elle la réconfortait. Demain serait un autre jour, un jour chargé. La peine partirait avec le temps. Le temps guérit tous les maux paraît-il…
