Disclaimer: JKR, Bloomsbury, AOL Time Warner, etc...
Note: Ma septième fic pour ma comm' à thèmes tordus. Cette fois, c'est Tonks qui est à l'honneur, mais pas avec Remus (parce que le couple ne m'inspire qu'assez peu, mais avec l'Auror Dawlish déjà présent dans les 1e et 2e fics (et qui n'a donc toujours pas de prénom..). Par rapport aux autres histoires, celle-ci est gentiment sage, presque romantique, il faut juste signaler la présence d'un faune un peu particulier. A noter que celui-ci ne s'exprime qu'à travers des strophes de l'Après-midi d'un faune, de Stéphane Mallarmé, et que je sais bien que c'est crétin, mais j'avais envie.
A situer pendant la formation de Tonks, donc objectivement entre le deuxième tome et le cinquième.

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Toile de fond

Personnages: Nymphadora Tonks/l'Auror Dawlish (à qui il faudra un jour que je donne un prénom --) + un faune pervers

Avertissements: Attention au het, quelques descriptions anatomiques et un faune un poil excité

La discrétion et la dissimulation sont les deux mamelles de l'Auror : voir sans être vu.

Voir sans être vu.

Cela faisait partie de l'apprentissage de base de tout futur Auror, lui avait assuré Dawlish, éminemment gris et sérieux dans sa robe Aurorale nuit noire.

Tonks, petite souris orangée pour ce jour, l'écoutait avec une mine qu'elle voulait attentive, surtout, et un brin ingénue. Elle se serait laissé pousser mille bubons poilus plutôt que de l'avouer, mais le fait était que Dawlish, tout gris et sérieux était-il, lui plaisait vachement !

Qu'il se révèle être à la fois son formateur et l'objet de ses regards louches n'aidait pas à sa concentration, et, plus d'une fois, elle avait regretté, marmonnant la tête entre les genoux, que ce ne soit pas ce grand black coupant comme une lame qui ait été assigné à son apprentissage : il était diablement appétissant, certes, tout en beaux muscles rebondis et appendices charnus, mais aussi diablement pas pour elle, elle avait assez entendu Jared Corner en parler dans le vaporeux secret des douches pour en être avertie.

Dawlish, d'un autre côté, avait certainement l'âge d'être son père ; son pauvre papounet, cependant, ne possédait pas une mâchoire aussi carrée, des épaules aussi larges et le don incroyable de lui faire pousser une paire de quilles en chewing gum quand il se tenait à un pied de sa petite personne.

C'en était même à se demander si l'animal ne s'aspergeait pas d'Essence de Virilité chaque matin avant de rejoindre le Ministère !

L'attraction incommensurable que la gamine énamourée en elle éprouvait pour son formateur ne tarderait d'ailleurs pas à la pénaliser si elle n'accrochait pas son esprit à l'explication du fameux exercice de routine dont il l'entretenait depuis une grosse dizaine de minutes.

« Une toute petite mission de camouflage, rien que de l'ordinaire, la môme… » qu'il disait, superbe d'indifférence négligée pour ses œillades papillonnantes.

« On pratique ainsi dans les salles d'interrogatoire depuis des années… » poursuivait-il, forcément passionnant, pendant qu'elle buvait aveuglément ses paroles.

« Va juste falloir te tenir à carreaux si tu ne veux pas t'attirer des ennuis avec les autres occupants des lieux, à part ça, c'est du gâteau, gamine… »

Ne percevant plus sa voix rauque tout contre ses tympans cotonneux, Tonks en conclut donc qu'il en avait terminé avec les commentaires et que, à son profond désarroi, elle n'avait vraiment rien retenu d'effectif de la courte discussion, si ce n'était qu'il avait une bouche faite pour former des mots et un tas d'autres choses…

Elle s'aventura à un début de question à l'instant où il la traîna derrière lui en direction d'un endroit dont elle aurait connu le nom si elle avait réellement prêté garde à ce qu'il venait de lui expliquer, mais, par crainte de passer pour une gourde, arrêta sa phrase en plein milieu.

Arrivés dans une pièce aux murs recouverts, du sol au plafond, d'une infinitude de peintures, aquarelles, paysages à l'huile craquelés, portraits flatteusement de trois-quarts de beaux et belles des temps sorciers reculés, Dawlish et son élève posèrent tout en même temps le regard sur les œuvres bigarrées accrochées à même le crépi décrépi de la salle des interrogatoires.

Tonks brûlait de demander : « Chef, qu'est-ce qu'on fait ici ? », mais n'osait pas ; l'Auror ne lui aurait de toute façon pas répondu, absorbé qu'il était dans l'étude des tableaux.

Au bout de dix longues minutes de réflexion, enfin, et tandis que Tonks s'égarait dans la contemplation d'une saynète charmante, animée de sirènes aux écailles pastelles qui formaient de petits jets bouillonnants au milieu de leur toile pendant qu'une mère et son bambin joufflu avaient quitté la leur pour profiter des éclaboussures, Dawlish se racla la gorge et désigna un petit cadre à la dorure passée.

La peinture devait dater de plusieurs siècles, à en juger l'état des couleurs fendillées jusqu'à en perdre la ligne du dessin illustré, un sous-bois baigné dans le jaune ocre d'un soleil absent.

« La toile n'a plus servi depuis un moment, ça se voit, sinon le service de restauration des peintures magiques ne l'aurait pas laissée dans cet état… » murmura à Tonks son formateur, « …mais moi, je l'aime bien, j'ai effectué plusieurs missions de camouflage à l'intérieur… »

Et ainsi dit, ainsi fait, toujours sans que Nymphadora Tonks comprenne la justification de ses gestes, il décrocha le tableau de la hauteur d'yeux où il se trouvait, le déposa précautionneusement sur le parquet miroitant de cire et, d'un coup de baguette, l'agrandit à taille d'homme.

Prenant ensuite la main de sa petite stagiaire, il fit un grand pas jusqu'au milieu du paysage et, collant son torse, trop ostensiblement mâle pour que Tonks puisse le fixer sans défaillir, au front fiévreux de la jeune fille, il siffla « Decolorstilla » ! Ou une toute autre formule, en fait, pour le peu qu'elle s'en soit souciée, les yeux toujours attachés à ne pas perdre une miette de la toison pectorale naissante dans l'encolure de la chemise réglementaire.

Il fallut cependant qu'elle s'intéresse enfin à la scène sortant du seul contexte de Dawlish et son insupportablement masculine personne ; sous ses pieds, un tapis de mousse verdâtre s'ouvrait sur un horizon de bosquets mignons, chargés de baies, prolongé par un rideau de branches évasées croulant sous les feuilles tendres.

Tout était si beau, si vif, si charmant, qu'elle eut bien peine à croire qu'elle n'avait pas quitté le très austère Ministère.

Pourtant, l'Auror à ses côtés lui murmurait bien qu'elle ne rêvait pas, que oui, la Magie, c'était vraiment un truc extra, et que si elle gagnait des points boni pour son exercice, il saurait la récompenser comme il se doit.

S'ensuivit une série d'avertissements où, en gros, il lui était recommandé de garder l'œil ouvert et l'oreille aux aguets (ou le contraire) et de surtout, surtout, se fondre dans le décor : la mission serait considéré réussie si le chef Auror en charge du dépistage et décamouflage des futures recrues se révélait incapable de mettre le doigt sur le tableau sensé l'accueillir.

Tonks fit un large hin hin de la tête, calmant pour un temps – sérieux de la situation obligeant – les battements désordonnés de son petit cœur de métamorphomage.

Elle n'avait, en fin de compte, pas saisi grand chose…

Tout au plus avait-elle retenu que si elle se cachait bien, Dawlish, en venant la récupérer, lui ferait une jolie faveur !

Et déjà, oh oui déjà, son esprit s'évadait, loin loin loin au pays des faveurs délicieuses qu'une stagiaire débutante pouvait attendre de son formateur en cas de succès.

N'importe qui de raisonnable aurait escompté au mieux un badge portant la mention « In Tonks we trust », mais elle, gentille tête de linotte amoureuse, elle apercevait au bout de la journée de formation des promesses de dîner aux chandelles et de rendez-vous quatre étoiles.

Pauvre, pauvre petite fille rêveuse…

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Une fois Dawlish parti, elle se retrouva quand même bien embêtée : il n'était pas dans ses habitudes, petite souris prudente, de se laisser aller à quitter le plancher des vaches ! Ou alors, ça se faisait exclusivement à califourchon sur son Comète 260, en veillant bien à garder une distance de sécurité entre son popotin charnu et les mirettes de son compagnon de vol arrière si d'aventure il était de sexe mâle – habitude acquise au cours de ses années d'école où elle avait trop souvent volé en compagnie de Charlie Weasley !

Là, elle avait beau essayer de se jeter dans l'espace devant elle, faire des moulinets de bras et de jambes, espérant rencontrer un écran de toile tissée duquel elle pourrait s'extirper seule, il n'y avait rien.

Rien du tout.

Rien de plus que ce fichu sous-bois peint où elle se sentait tout à coup bien seule, sans sa figure quasi paternelle – pardon, ô mon papa, pensait-elle – frêle fétu aux cheveux pailles oranges.

Mais il ne serait pas dit que du jus de navet courait dans ses veines !

Ainsi, rassemblant les maigres informations qu'elle avait vues couler des lèvres volontaires de Dawlish ayant réussi à imprimer une trace assez marquante dans sa cervelle en proie aux émois post adolescents, elle résolut que, pour se fondre dans le décor, il faudrait d'abord changer la couleur de sa tignasse.

Passant donc d'un orangé violent à un brun très naturel s'harmonisant avec l'écorce des arbres bordant la clairière, elle jugea que c'était un pas de plus fait en direction de la faveur promise.

Un instant plus tard, s'avançant à nouveau vers l'orée du bois où elle avait vu disparaître l'Auror, elle s'aperçut enfin que, en se dressant sur la pointe des pieds – maudite mère nature qui l'avait fait naître un peu petite – elle pouvait voir comme par un œil de bœuf l'extérieur du tableau : à savoir, la salle d'interrogatoire où un homme, imposant, à la crinière lionnesse, faisait les cent pas.

C'était lui, le chef Scrimgeour, qui était certainement en charge du décamouflage des stagiaires ; il valait donc mieux se cacher…

Oui mais, la mission voulait également qu'elle puisse voir ce qu'il se passait au dehors, il était donc plus malin de se planquer, certes, mais pas trop loin.

Le pas trop loin, elle le dénicha à deux pas, à l'arrière d'un buisson d'aubépines.

Elle s'y réfugia, s'y égratigna les doigts et le bout du nez en cherchant d'abord une position confortable pour veiller, accroupie, puis assise en lotus, puis enfin à quatre pattes, les coudes et les genoux plantés dans la mousse, son menton boudeur écrasé dans ses paumes.

Elle y était raisonnablement bien mise, l'œil rivé sur les déambulations de Scrimgeour qui observait les uns après les autres les tableaux de la salle.

Elle l'avait déjà vu en décrocher une dizaine, en faire sortir quelques uns de ses camarades de formation qui avaient dû y entrer pendant qu'elle devisait avec Dawlish et sa chemise ouverte, mais il avait déjà balayé de son regard aiguisé l'emplacement où se trouvait son cadre bucolique sans l'y apercevoir.

Satisfaite, rassurée, elle se carra un peu plus profondément sous le buis et patienta.

Evidemment, il ne fallut pas longtemps pour que, la tête prise par les odeurs rémanentes de solvants, de pigments et d'huile, elle ne pique un très léger roupillon. Ce qui n'était pas bien grave tant qu'elle était en mesure de s'éveiller au premier bruit ou mouvement suspect… comme par exemple, le martèlement amusé d'une paire de sabots, où le chant un peu sauvage d'une voix inconnue qui, dans une langue toute aussi inconnue, déclamait à côté :
« Ces nymphes, je les veux perpétuer.
Si clair,
Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air
Assoupi de sommeils touffus. »

Ebahie, l'esprit bardé d'humus, Tonks émergea de son sommeil, trouva contre sa croupe une créature, mi-humaine, mi-bouquetin qui la tirait par les jambes en continuant à parler bizarrement.
« Aimai-je un rêve ?
Mon doute, amas de nuit ancienne, s'achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois mêmes, prouve, hélas ! que bien seul je m'offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses.
Réfléchissons... »
disait-il.

Ce à quoi, vraiment, Tonks n'avait rien à répondre d'autre que ruades et coups de pieds pour se défaire de son étreinte. L'homme animal – un faune comme elle aurait pu le déduire d'elle-même si elle avait un peu moins profité de ses cours passés de soins aux créatures magiques à jouer à poussons-poussons-l'escarpolette avec Jonathan Tosser-Lloyd – ne semblait pas réellement agressif. Il faisait tout seul la sarabande autour de la jeune fille en poussant de petits grognements gutturaux qui ressemblaient presque à des cris de plaisir.

Cependant, il aurait été inexact de prétendre qu'il en était pour autant inoffensif : en effet, sous son buste nu d'homme au sortir de l'adolescence s'étendait une formidable forêt de poils roux, armant jusqu'aux sabots deux belles pattes vigoureuses, et, au centre de cette débauche de fourrure, se dressait la plus extraordinaire érection que Nymphadora Tonks ait jamais eu le loisir de contempler… pas qu'elle ait vu souvent le loup, mais tout de même assez pour savoir que celui-ci était un phénomène.

Dessous ce fabuleux bâton prêt à tirer balançait une toute aussi incroyable paire de baloches, rondes comme des pêches, que l'être – appelons-le « le Faune » – agitait joyeusement.

« …ou si les femmes dont tu gloses
Figurent un souhait de tes sens fabuleux !
Faune, l'illusion s'échappe des yeux bleus
Et froids, comme une source en pleurs, de la plus chaste :
Mais, l'autre tout soupirs, dis-tu qu'elle contraste
Comme brise du jour chaude dans ta toison ? »
paraissait-il lui demander, sa petite face cornue penchée sur le côté.

Tonks, comme plus tôt, n'y entendait toujours rien mais percevait assez sûrement les intentions de la mi bête tandis qu'il se flattait le jonc à deux mains.

La vue était tout à fait distrayante, à la fois effrayante et comique ; Tonks, néanmoins, ne pouvait s'offrir le luxe de s'intéresser au spectacle alors que Scrimgeour scrutait un peu plus attentivement son coin.

C'est pourquoi elle résolut donc de se refaufiller à sa cachette initiale, en ne tenant pas compte du numéro lubrique que lui jouait le faune : il n'était que peinture à l'huile, après tout !

Il faisait pourtant de son mieux pour se donner une consistance plus imposante, s'astiquant avec fureur et totale indécence, suant, feulant, sautant partout ; parfois, une de ses mains quittait sa gigantesque queue pour venir lui caresser une fesse ou un sein. Tonks s'en débarrassait d'une tapette.

Et la créature poursuivait son manège, caracolant autour du buisson avec la lippe aussi rose que le gland, pas méchamment de fait, mais terriblement envahissant, surtout quand, pris de frénésie, il vint marmonner dans un râle « Que non ! par l'immobile et lasse pâmoison
Suffoquant de chaleurs le matin frais s'il lutte,
Ne murmure point d'eau que ne verse ma flûte. »
au devant de la jeune fille, en tentant avec force de profiter de sa bouche entrouverte pour y glisser son appendice. Tonks, agacée, en fut quitte d'un coup de dents mais la plaisanterie durait depuis trop longtemps.

A vrai dire, seule à présent la perspective d'un souper galant avec Dawlish la tenait encore agenouillée, sans cela, elle se serait depuis un moment laissée découvrir par le chef en se foutant carrément de l'hypothétique obtention d'une note favorable.

Surtout que, vexé par le mâchouillage douloureux qu'il venait de subir, le faune commençait doucement à vraiment s'énerver : il donnait des coups de corne dans ses cuisses et des coups de sabots dans ses côtes !

Mais, puisque l'aventure avait débuté comme un rêve, il était normal qu'elle se termine de pareille façon ; à l'instant où le faune menaçait de se jeter plus sévèrement sur Tonks, le salut apparut dans le tremblement d'un tableau qu'on décroche, agrandit et dans l'apparition forcément salvatrice de l'Auror de son cœur. Qui, d'un coup de baguette, renvoya l'excité tout au fond du sous-bois à la recherche de quelque nymphe.

Elle osa : « J'ai failli attendre. »

Il lui sourit, lui tendit la main pour l'aider à s'extirper du bosquet et se relever, passa avec désinvolture ses deux grandes paumes de mâle partout sur sa petite personne pour chasser la poussière de pigments accrochée à sa tenue – avec une insistance toute particulière pour son arrière-train, lui sembla-t-il – et, enfin, parla.

« Beau boulot, gamine, le vieux s'est blessé les mirettes à force de te chercher partout et je suis pas mal content de toi… et de moi… pas mauvais, ton formateur, pas vrai ? Peut-être que je sais comment te prendre, finalement. »

Oh, le traître, oh, le tentateur ! …comment te prendre… Il avait lâché ça avec son assurance habituelle, de son timbre chaud et rauque d'homme si bien fait et parvenait en trois mots à rendre toute liquide sa pauvre petite stagiaire.

« Monsieur, faut pas dire ça… » murmura-t-elle, le corps et les cheveux rosissant d'embarras.

« Et pourquoi ça, la môme ? » susurra-t-il contre sa peau, à mi chemin entre ses joues et ses lèvres. Et le cœur de Tonks de battre fort, si fort…

« Parce que si vous le savez pas, je vous en dirai rien, mais si vous le savez, c'est pas du tout correct de vous… de vous moquer ! »

Elle avait presque les larmes aux yeux.

« Peut-être que je ne sais pas, comme tu dis, peut-être que je suis aveugle et que je n'y vois rien… Ou peut-être que je vois mieux que tu ne penses, mais qu'il y a des raisons, des choses, des retenues que j'ai et que… »

Il énuméra un nombre totalement extravagant de peut-être et de si et Tonks, l'envie de pleurer bien passée, n'eut plus que le désir de crier, ou de le mordre pour qu'il crie à sa place et cesse de débiter un tel tas de stupidités.

« Si je vous comprends bien, chef, en résumé, vous êtes trop vieux ! »

Le résumé sembla vexer l'Auror qui s'était efforcé pourtant de varier les arguments ; que la gamine ne retienne que celui-là, ma foi, c'était… humpffff !

C'était sa langue dans sa bouche, qu'elle poussait là, la diablesse, et ses jambes courtes mais carénées comme des hélices d'arénoplane qu'elle nouait autour de ses cuisses, petite liane grimpant le long de son corps, agrippée à ses épaules comme la plus folle des mauvaise herbe, soupirant entre deux baisers qu'il était vraiment vraiment idiot mais qu'elle ferait bien avec, qu'il lui avait promis une récompense si elle travaillait bien et que ce n'était vraiment vraiment pas le moment de prétendre, qu'en fait, il avait simplement songé au départ à lui offrir une glace.

Il n'eut rien à répondre, à bout de souffle, les mains vissées à ses hanches, lui dur contre elle toute douce reposant sur l'écorce plus dure encore de l'arbre peint.

S'il n'avait entendu, amplifiée dans le lointain, la voix moqueuse de ce foutu Kingsley Shacklebolt, il aurait été bien incapable de se défaire des bras et des entraves de sa stagiaire de poche, mais la voix disait que hum hum et encore que si le vieux vous voyait ou alors que Dawlish, ma canaille et cela suffit à se détacher d'elle.

Avec regret.

Avec le rose aux joues.

Avec l'envie de recommencer.

Plus tard, ailleurs.

Oui, surtout ailleurs… que dans une peinture à l'huile de petit Maître, après-midi aux solvants évaporés d'un malin faune voyeur.

Voyeur ? Oh le salaud !