Et ça continue...
Désolée pour l'attente entre les chapitres, mais entre le boulot et les autres occupations ça prend un peu de temps ;-)
Bonne lecture!
Chapitre 6
Le reste de l'après-midi se passa paisiblement pour l'équipe e Beckett. Ryan est Esposito planchaient sur la mise au point d'un plan d'attaque pour la couverture de Castle. Kate briffait son coéquipier sur la façon de s'introduire dans la discothèque sans se faire remarquer plus que nécessaire.
"Détective Beckett"! Pour ce qui est de jouer la comédie j'ai appris avec la meilleure et pour le reste je vous suis depuis suffisamment longtemps pour savoir comment m'infiltrer discrètement." lui avait-il expliqué, las de s'entendre répéter que le moindre pas de travers pouvait gâcher tous leurs efforts pour atteindre le responsable du réseau et qu'il risquait sa vie et celle des personnes le couvrant.
"Ce n'est pas une blague Castle!" lui assainit-elle. "Vous avez déjà failli vous faire descendre en jouant au plus malin à la table de poker d'un groupe de mafieux russe je vous rappelle. Je ne serai pas toujours derrière vous pour sauver vos fesses!" Vos jolies petites fesses rebondies pensa-t-elle en sentant ses joues rougir.
"Et pourtant vous les aimez mes fesses!" plaisanta l'écrivain qui ravala difficilement sa salive à la vue du regard meurtrier que lui jetait sa collègue. Il reconnaissait ce regard. Il venait de s'enfoncer dans la merde jusqu'au cou. "Ecoutez Kate!" ajouta alors Rick le plus sérieusement possible afin de relativiser. "Je sais ce que cela implique et que ce n'est pas un jeu." mais il ne put s'empêcher de continuer sur sa lancée. "J'ai mûri depuis cette histoire de poker. Maintenant je suis un homme, un vrai!" Après ça, même un clin d'œil charmeur ne put lui attirer un sourire de la jeune femme.
"Je vous hais Castle!" conclut-elle avant de reprendre ses consignes car, même si elle ne se permettrait jamais de le lui avouer, le connaissant, elle savait qu'il se ferait un plaisir de foncer tête baissée dans la gueule du loup, tout persuadé d'être invisible qu'il était, elle se refusait à le voir blessé lorsqu'il était sous sa responsabilité. Ou à tout autre moment! "Et si vous mettez inutilement en danger le moindre membre de l'équipe, c'est moi qui vous mettrai une balle entre les deux yeux. Est-ce que je me fais bien comprendre Castle? Vous vous en tenez au plan. Ni plus. Ni moins. Pas de roue libre!"
"Promis, Kate, je ne ferai pas le con!"
"Oui et bien cela j'attends de voir." grommela-t-elle incrédule, retournant à sa paperasse.
Constatant que toutes ses paroles restaient vaines, la main du romancier chercha celle de la policière. Au contact de la chaleur émanant de son partenaire, elle redressa la tête et leurs yeux se trouvèrent rapidement. Les yeux couleur de jade de la détective se noyèrent dans le bleu azur qui lui faisaient face avec une sincérité désarmante et une force de conviction qu'elle ne lui reconnaissait pas.
"Kate, je suis peut être insouciant, mais je sais quand je dois être sérieux... Bon ok, vous avez certaines raisons de vous inquiéter vu mon passé au commissariat" concéda-t-il "mais jamais je ne mettrai volontairement un membre de ce groupe en danger!" La sincérité se lisait sur tout son visage mais le doute persistait dans le cerveau de Beckett. Il faisait tellement de choses sans réfléchir. L'incident avec le Maire ce matin était encore une preuve indélébile de sa spontanéité et de son innocence.
"Les gars" dit-elle en reprenant sa main et dégageant son regard de l'emprise de son écrivain de malheur. "Vous en êtes où dans le plan d'attaque?" s'enquit-elle
Les deux inspecteurs pivotèrent instantanément sur leur siège, tentant péniblement de cacher le rictus qui menaçait leurs lèvres à l'entente de la conversation de leurs parents de boulot.
"On a regroupé le maximum d'éléments cependant le barman, Josh Grant, n'est pas de service ce soir. Donc on devra reporter l'intervention de chaton à demain." annonça Esposito.
"Eh!" se vexa l'auteur. "Ne m'appelez plus jamais chaton, c'est compris."
"Oups, tu as contrarié papa!" rigola Ryan. "Javier a raison, vous sortez les griffes comme un vrai chaton." A cet échange pour le moins bizarre entre les trois mais, Kate ne put retenir le rire qui se présentait à ses lèvres. "Cela pourra vous être utile une fois en immersion au milieu de toutes ces jeunes filles aux hormones en ébullition." Les poings des deux policiers se rencontrèrent dans les airs.
"Riez bien les gars, mais quand je vous ramènerai votre coupable sur un plateau d'argent c'est vous qui nous servirez notre café à Beckett et moi." se défendit-il. "Vous n'aurez plus aucun répît pour vous être fait dépasser par un civil."
"Ah Ah" railla Javier. "Je ne pense pas l'écrivaillon. Mais l'espoir fait vivre après tout! Vous comptez finir bicentenaire Castle?"
"Vous pariez combien?"
"Oh les enfants!" les tança Kate. "On se calme! On parle d'un meurtre ici. Ce n'est pas un jeu! Si vous vous y mettez aussi comment voulez-vous que votre petit frère apprenne quoi que ce soit!"
"Oui, M'man" saluèrent instantanément les dits enfants.
"Quoi?!" s'offusqua Rick, se tournant vers sa muse. "J'étais papa tout à l'heure?!"
"Il faut croire que vous régressez Castle!" lui annonça-t-elle comme une évidence. "Mais on ne vous abandonne pas, on vous garde encore dans la famille pour le moment."
"Est-ce que j'ai un panneau autour du cou qui demande à ce qu'on me botte les fesses à longueur de journée?" s'enquit-il auprès de Kate.
"Non. Plutôt une tête à claques!" sourit-elle en lui agrippant la main pour alléger ses propos.
"On est bien tactile cet après-midi!" Murmura-t-il.
"Oui?!" s'étonna elle même la détective. "Et bien profitez-en bien Castle car si vous foirez demain, cette main risque de vous faire mal." menaça-t-elle à nouveau.
Et il acquiesça. "En parlant de jouyeusetés, miss Beckett. Ce soir, je vous attends à 19 heure."
"Pardon?"
"Je pensais qu'avant notre chasse au trésor on pourrait manger un bout."
"Euh! De quoi... " et puis l'information la percuta. "Il n'y aura pas de chasse à Nikki Hard, Castle! Vous aviez tort. La seule raison pour laquelle nous n'avons rien trouvé chez Lucy Simpson c'est tout simplement parce qu'elle ne cachait aucun manuscrit. Il n'y a donc aucun point à prouver mon cher!"
"Kaaate!" pleura-t-il. "J'avais tout prévu: le fedora, le lasso, les lianes... D'ailleurs, je vous imagine bien..."
"STOP! Je vous arrête Castle. Je viendrai. Mais promettez moi d'éviter les scénarios dans lesquels je me retrouve en petite tenue au loft, d'accord?"
"D'accord." lui accorda le fou qui sommeillait en lui, serrant la main de son égérie pour sceller le pacte.
A 17 heure, le commissariat commençait à se vider. L'après-midi ayant été plus que calme et leur plan d'attaque étant maintenant abouti, le quatuor décida de mettre un terme à leur journée et de retourner dans leur chaumière respective.
Chez elle, Kate Beckett s'était retrouvée devant le miroir de sa salle-de-bains, à se pomponner. Elle était nerveuse. "Ce n'est que Castle!" se sermonna-t-elle "Ce n'est pas la première fois que tu vas chez lui!". Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Sa raison ne parvenait pas à prendre le dessus. Elle appréhendait cette soirée, comme sa première visite chez le dentiste. Elle ne supportait pas que Castle mène la danse. L'idée même qu'il organise sa soirée ne la réjouissait pas et elle craignait le pire. Castle n'était pas dangereux... Enfin pas pour les autres même si pour lui c'était moins évident. Une fois son maquillage en place, elle se dirigea vers sa garde-robe. Un nouveau dilemme se présentait à elle. Qu'allait-elle porter? Il ne prévoyait pas de l'emmener dehors mais malgré tout elle ne voulait pas qu'il la voit habillée comme elle l'était au poste mais elle ne voulait pas en faire trop. "Grr, cet homme va me rendre folle!... Et en plus je me mets à parler toute seule. Il mérite que je... grr. Je ne sais même pas ce qu'il mérite.". Elle arrêta de se parler et pris la décision d'agir. Elle sortit son skinny jeans préféré, un chemisier blanc et ses hauts talons noir. "Bien, cette fois je suis parée!" s'entendit-elle dire.
Elle frappa à sa porte à 18h56 précise, les mains tremblantes. Elle ne dut pas attendre deux secondes avant qu'il ne vienne lui ouvrir.
"Kate! Vous êtes là!?" dit-il en faisant glisser son regard le long de son corps.
"N'ayez pas l'air surpris Castle. Rappelez-vous que vous êtes celui qui m'a invitée...Je peux entrer? ou vous préférer continuer la soirée sur le pas de la porte?" ricana sa muse.
"Euh? Non, enfin, oui, entrez. Vous êtes magnifique." la complimenta l'écrivain en lui laissant la place pour entrer dans son sanctuaire. "Je peux vous déshabiller?" s'enquit-il.
"Pardon Castle?"
"Euh, oui, non. Désolé Beckett, je voulais juste prendre votre manteau." Tout en balbutiant ses derniers mots, Kate se rendit compte que son ami était tout aussi stressé qu'elle et n'avait pas la moindre idée de ce qu'il voulait faire de leur soirée. "Installez vous Kate. Vous voulez un verre de vin?"
"Pourquoi Castle vous voulez me saouler pour que je perde de vue mon objectif du jour? En tout cas le dîner sent très bon."
"Détective Beckett, vous me choquez." déclara-t-il faussement blessé. "Comment pouvez-vous penser que je puisse avoir des motifs aussi primaires? Non " dit-il avec un geste de la tête. "Vous apprendrez que je suis un véritablement gentleman. Pour ce qui est du dîner ce sera lasagne à la Castle, une recette que j'ai hérité de mère." ajouta-t-il en lui tendant un verre de vin rouge.
"Merci Castle. Votre mère cuisine?" s'étonna la jeune femme.
"Oui enfin elle le crois... J'ai amélioré la recette, rassurez-vous" ricana l'homme mal à l'aise.
Le dîner se passa relativement calmement et l'ambiance se détendit assez vite, Rick retrouvant son bagout et Kate sa décontraction.
"Et bien Castle je ne sais pas comment vous avez amélioré cette recette mais cette lasagne était fabuleuse. Je suis repue." le complimenta sa muse. "Castle vous fixez, c'est bizarre."
"Oh? Non, j'analyse mon modèle."
"Votre modèle hein?" le taquina-t-elle "J'ignorais que vous souhaitiez me ressembler Rick!"
"Vous ressemblez? Je vous analyse pour vous enregistrer Kate. Pour vous graver dans mon minuscule cervelet d'idiot qui manque à tous ses devoirs." s'indigna-t-il en retournant dans la cuisine et revenant aussi vite à la table."Voilà pour vous Kate." Elle accepta la rose rouge qu'il lui tendit sentant à nouveau la chaleur lui monter aux joues.
"Castle, c'est... mignon... Je crois." réfléchit-elle à haute voix.
"Ca l'est Kate. C'est pour me faire pardonner des heures que vous allez passer à chercher les épreuves de mon roman. Je vous ai préparer un fameux parcours du combattant." annonça l'auteur.
"D'ailleurs où sont les lianes tant attendues? Vous me décevez Castle!" mais son sourire trahissait sa pensée profonde elle était réellement un peu déçu. Elle s'attendait aux pires excentricités avec lui. Cependant, elle était heureuse de voir qu'il pouvait, contre toute attente, parfois être raisonnable, presque... adulte.
"Elles ont brûlés." répondit-il en plaisantant. "Mais ce n'est pas grave, elle n'allaient pas du tout avec la déco."
Machinalement, pendant leur discussion, leurs visages se rapprochèrent, petit à petit, jusqu'à ne plus être qu'à un cheveu de distance. Ils pouvaient sentir la respiration de l'autre, leur nez se touchaient presque. Leur bouche était entrouvertes. Soudain, l'un comme l'autre reprirent conscience de leurs actes et s'éloignèrent choqués.
Kate se leva rapidement et se dirigea vers le canapé. "Alors Castle? Comment est-ce que vous avez planifié cette quête? J'ai droit à une visite guidée ou vous préférez que je vous pose des questions."
Castle débarrassa la table, remplit son lave-vaisselle et rejoignit la jeune femme sur le canapé. Leur corps dirigé l'un vers l'autre "C'est vous le détective Beckett. A vous le choix des armes!" annonça fièrement Castle.
"Bien. Commençons par le commencement. Où est-ce que vous vous installez le plus souvent pour écrire?"
"A mon bureau."
"Oui ça c'est la version officielle. Mais la vraie version?" s'enquit l'inspectrice.
"La plupart du temps je travaille dans mon bureau. Mais je peux aussi le faire dans ma chambre, ou sur ce canapé. Ou au Old Haunt mais ceci n'est pas une information pertinente dans le cas qui nous intéresse."
Puis-je?" demanda-t-elle en montrant le porte de son bureau. Il lui fit alors un signe de confirmation de la tête et la suivit du regard avant de la suivre. Il s'adossa au chambranle de la porte et la regarda s'installer sur sa chaise, derrière son bureau et étrangement il trouvait cela très naturel. La voir errer dans son milieu auquel elle semblait appartenir, lui faisait chaud au cœur. Elle passa sa main sur le bord du bureau, comme si elle l'adorait, comme si elle touchait une pièce de musée. Son auteur préféré la laissait prendre ses marques dans son domaine. Elle lui jeta un coup d'oeil afin de voir ses réactions. Elle ouvrit le premier tiroir. Juste un carnet de note et des lunettes de lecture et le referma. Elle ouvrit le second dans lequel elle trouva un dictionnaire et quelques crayons. Puis le dernier contenait une disquette.
"Une disquette Castle?"
"Oui, j'aime travailler à l'ancienne." dit-il dans un haussement d'épaule.
"Sauf que votre ordinateur portable n'a pas de lecteur de disquette. Vous avez donc un second ordinateur Castle. Où le cachez vous? Dans votre placard? Dans votre cuisine?... Non, dans votre chambre. Bien entendu, où est-ce que le grand Richard Castle peut cacher ses petites affaires autre que dans sa chambre!" Elle prit alors la direction de la chambre de son partenaire. "Vous êtes trop facile Castle!" il continua à la suivre du regard, un sourire en coin. Si elle savait à quel point elle était loin de la vérité. Un fois dans la chambre de Castle, elle examina le lieu minutieusement. La table de nuit ne cachait pas grand chose : un carnet de notes, un stylo, des lunettes de lecture "Encore des lunettes Castle? Vous devez être sexy avec ça sur le nez, on dirait les lunettes de mon grand père!" Il ne répondit rien. Continua à la fixer. Dans l'autre table de nuit, elle ne trouva qu'une boîte de préservatifs, inutilisée. "Un peu fatigué Castle? Cela devient de plus en plus intéressant." sourit-elle en lui jetant un regard mi-amusé, mi-réprobateur. "Très jolis caleçons monsieur l'écrivain. Des martiens, vraiment?" se moqua la jeune femme. "D'accord, votre chambre ne cache pas votre trésor. La salle de bains est hors de question. Trop humide. Le canapé? non. Mais le seul endroit où vous avez le plus de chance d'avoir caché votre manuscrit Castle est ... dans la chambre d'Alexis!" annonça-t-elle fièrement.
"Que...? Quoi...? Mais comment?"
"C'est facile. Vous avez toute confiance en Alexis et même quand elle est absente, vous savez qu'en tant que brave jeune fille, elle fait tout pour que sa chambre soit inaccessible. Elle ne montrera jamais votre petit secret à qui que ce soit... Quoi qu'après avoir vu vos caleçons, je ne suis pas persuadé que vous ayez encore beaucoup de secret pour moi et sincèrement, ça me fait peur! Mais votre roman est dans la chambre d'Alexis. Les disquettes n'étaient qu'un leurre. Vous n'avez jamais travaillé sur disquettes. Enfin si vous l'avez fait mais à vos débuts. Vous êtes trop fanatique de tous ces nouveaux joujoux derniers cris. Vous m'avez guidée ici pour que je constate que vous êtes un parfait petit métro-sexuel qui n'a pas un cheveu qui dépasse et dont la chambre ressemble à une cellule de moine, mis à part un certain détail évident. Alors, qu'est-ce que vous en pensez?"
"Très bonnes déductions détective, mais totalement fausses!" Devant sa moue dubitative il lui expliqua "J'aurais pu mettre mon manuscrit dans la chambre de ma fille. Mais elle est bien trop ordonnée. Ce serait trop facile pour quiconque le chercherait. Mais allez-y détective. J'écoute la suite de vos déductions." s'amusa-t-il.
"Bien, si ce n'est pas la chambre d'Alexis, c'est celle de votre mère!"
"Quoi? La chambre de ma mère?" s'offusqua-t-il "Vous voulez me faire faire des cauchemars Kate.
"Ok. Dans ce cas, que diriez-vous si je vous annonçais que votre manuscrit se trouve dans le coffre-fort qui se trouve non pas dans votre bureau, qui comme vous me l'avez déjà si bien dit, est beaucoup trop évident. Non mais dans le coffre qui est dans le double fonds du tiroir de votre table de nuit, juste en dessous de vos préservatifs avec lesquels vous avez tenté de me déstabiliser."
"Bien joué détective. Je vois que vous méritez votre titre." dit-il en s'approchant dangereusement d'elle. "Vous méritez une récompense." lui annonça l'écrivain.
"Une récompense? Vous me prenez pour votre toutou maintenant? Et ne me parlez pas de ma truffe de berger allemand où je me verrai contrainte d'utiliser mon arme." menaça Kate.
"Non, je ne parlais pas de ce genre de récompense Kate. " Il continuait à s'avancer. Instinctivement, elle fit un pas en arrière, dès qu'il faisait un pas en avant et finit pas se retrouver l'arrière des genoux contre le matelas.
Il lui prit la main et l'attira à lui, ses bras entourèrent la taille de la jeune femme qui se laissa aller à son étreinte. De leur propre volonté, ses bras se croisèrent dans sa nuque où elle se mit à jouer avec ses cheveux lui envoyant un frisson tout au long de son échine. "Kate, il est encore temps de dire stop. Si on continue, je ne peux pas vous promettre de pouvoir m'arr..." Elle ne le laissa pas achever sa phrase. Ses lèvres vinrent se coller fiévreusement sur celle de son partenaire. Au départ très chaste, doux et chaleureux, leur baiser devient vite passionné. La langue de la détective demandait l'accès à celle de son ami qui ne voulut pas la priver d'un tel plaisir. Leurs dents s'entrechoquèrent, leurs nez s'écrasèrent et un cri de plaisir se perdit dans leur baiser. Lorsque le manque d'oxygène se fit ressentir, elle lui mordilla la lèvre inférieure, lui arrachant un soupir et ils se séparèrent à contrecœur. "Waw Kate!"
"Oui, waw! Je ... Waw!" et ils reprirent de plus belle. Les vêtements commencèrent à voler. Il lui enleva délicatement son chemisier et son soutien gorge. Il était littéralement hypnotisé par la vision qui venait de lui apparaître. A son tour elle lui ôta sa chemise, sous laquelle il ne portait que ses muscles. Il était loin d'avoir les fameuses tablettes de chocolat, mais son torse était solide, parsemé de quelques poils blonds et ses bras. Ses bras musclés! Elle se mordilla la lèvre doutant de ce qu'elle pouvait ou non faire, puis se lança, après tout elle n'avait plus rien à perdre. Elle commença à l'embrasser sur la joue puis descendit tout doucement, continuant à lui déposer de tendres baisers le long de son cou pour arriver à ses tétons qu'elle prit dans sa bouche lui volant un cri qu'il tenta d'étouffer. Il la laissa mener la danse, mais quand cela devint trop fort pour lui, il la repoussa. Peut-être un peu trop violemment. Elle se retrouva assise sur le bord du lit et elle le fixa avec envie. Elle attrapa sa ceinture et l'amena vers elle. "Castle, vous êtes trop habillé!" Elle commença à défaire sa ceinture, voyant le déconfort dans lequel sa virilité était engoncée mais il repoussa ses mains et la força avec son corps à s'allonger sur le lit.
Leur nuit fut passionnée. Et le lendemain matin Rick se réveilla le premier. Il n'avait pas encore ouvert les yeux, que les événements de la veille lui revinrent à l'esprit. Il sentit le corps de sa partenaire serré contre le sien tel un nauffragé qui s'accroche à une bouée de sauvetage. Il l'embrassa sur le front et attendit patiemment qu'elle se réveille. "Arrête de fixer Castle!" lui ordonna-t-elle sans même ouvrir les yeux.
"Désolé Kate, mais ce n'est pas possible. Tu es magnifique."
"Je sais. Tu n'es pas mal non plus." le complimenta la jeune flic en ouvrant les yeux et lui déposant un baiser sur les lèvres. "Tu m'apportes mon café? On a une longue journée devant nous." Comme si de rien n'était, comme si ce qu'ils venaient de vivre était normal.
"Bien mon Capitaine!" salua Castle.
"Détective! Je ne suis que détective. Il ne te faut pas grand chose pour oublier de si petits détails!" se moqua-t-elle.
"Pas grand chose? Kate, c'était hallucinant!" Et elle rit à son sérieux. Et elle ne le laissa pas quitter le lit avant d'avoir remis le couvert.
Voilà. Cette suite n'était pas vraiment basée sur l'enquête, mais plus sur les relations entre les personnages.
Le prochain chapitre est celui qui rapprochera de l'événement tant attendu ;-)
