Et on arrive déjà au bal de Noël... D'ailleurs, bonne fin d'année à tous !

Bonne lecture !


- Tu es sûre ? répéta Drago. Je peux faire ce que je veux ?

- Mais oui, je te dis... Je te laisse carte blanche. Tout ce que je te demande, c'est de me rendre jolie.

Il était quatre heures de l'après-midi et comme promis, Drago devait coiffer Hermione pour le bal de Noël. Cependant, il semblait nerveux de s'être vu confier une tel responsabilité.

- Je peux même te les couper ?

- Fais ce que tu veux ! De toutes façons, il ne peuvent pas être dans un pire état que maintenant...

- Soit.

Doucement, en essayant d'en arracher le moins possible, Drago commença à brosser les cheveux d'Hermione dans l'espoir de les démêler.

- Je peux prendre un livre ? lui demanda Hermione. C'est un peu ennuyant de rester sur une chaise à ne rien faire...

- Non, répondit Drago. Si tu regardes un livre, tu baisses la tête. Et ça ne va pas m'aider.

Hermione soupira.

- Tu me fais la conversation, alors ?

- Si tu veux. De quoi veux-tu parler ?

- Je ne sais pas... Où as-tu appris à coiffer les gens ?

- Chez moi, ma mère refusait catégoriquement qu'un elfe de maison touche à ses précieux cheveux et mon père ne voulait pas s'abaisser au rang d'un domestique alors c'est à moi qu'est revenue cette tâche. Et puis, j'aimais bien coiffer ma mère, c'était assez intime comme situation. Je me sentait un petit peu plus proche d'elle à chaque fois...

- Ah, je vois... Mais ils sont devenus quoi tes parents ?

- Mon père est à Azkaban pour le restant de ses jours, probablement. Et ma mère... Elle reste simplement au manoir en essayant de ne pas se faire remarquer. Notre fortune lui permet de vivre aisément sans qu'elle n'ait besoin de trop sortir. Et puis, dans ses lettres, elle me dit qu'elle est heureuse. Elle trouve du temps pour lire et s'occuper de son jardin... De toutes façons, ma mère est heureuse à partir du moment où elle me sait en sécurité... C'est fou ! Quand tes cheveux sont bien démêlés, ils t'arrivent jusqu'à la taille !

- Vraiment ?

À l'aide d'un sortilège, Drago coupa les pointes, afin d'avoir une belle ligne droite puis il vint se placer devant Hermione pour travailler une mèche sur le côté droit. La jeune fille arrêta un instant de respirer, le torse de Drago à une dizaine de centimètres de son visage, en sentant les mains du Serpentard sur son visage

- Comment a réagi Parkinson quand tu lui as dit que tu allais au bal avec moi ? demanda Hermione, curieuse, après que Drago soit retourné derrière elle.

- Je ne lui ai pas dit.

- Et tu comptes la prévenir ?

- Je ne sais pas... Je lui ai simplement dit que je ne pouvais pas y aller avec elle.

- Et comment a-t-elle réagi ?

- Elle était dans une fureur noire...

Drago était maintenant occuper à former de belles boucles soyeuses avec les cheveux d'Hermione.

- Du coup, elle y va avec Blaise, reprit Drago. Comme c'est mon meilleur ami, elle pense que je vais être jaloux. Je crois bien que Blaise était surpris, d'ailleurs...

- Et tu en penses quoi ?

- Je m'en fiche. Ce n'est pas comme si je sortais avec elle...

Plusieurs images s'imposèrent à l'esprit d'Hermione, Drago ramenant Pansy dans sa chambre le premier jour de cours, les vêtements éparpillés dans la salle commune la semaine suivante... Et toutes les fois où Pansy était entrée dans la salle commune – pourquoi cette fille connaissait le mot de passe, d'abord ? – en jetant à Hermione un regard dédaigneux avant de frapper à la porte de la chambre de Drago.

- Quoi ?! Tu ne sors pas avec elle ? s'exclama Hermione, surprise.

- Pas vraiment... C'est un peu une amitié amoureuse...

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- On est amis, je crois... C'est un peu ambigu... Ça nous arrive de nous embrasser mais je n'ai jamais pris notre relation très au sérieux. Je ne la considère pas du tout comme une petite amie potentielle.

- Elle se retrouve quand même très régulièrement dans ton lit...

- Oui, c'est vrai..., répondit Drago sur un ton de culpabilité.

Il se concentra un instant pour apporter quelques retouches à la coiffure, puis, fier de son travail, il regarda sa montre ; il était cinq heures et demie.

- J'ai fini ! soupira-t-il en tendant un miroir à Hermione.

- Déjà ?

- Oui. Enfin, non.

- Comment ça ?

- Pour l'instant, je t'ai coiffée avec un effet permanent. À partir de maintenant, ils seront comme cela, tu n'auras plus le gros paquet de nœuds qui te servait de chevelure.

- Tu parles sérieusement ? C'est génial ! S'exclama Hermione en s'admirant dans le miroir.

- Maintenant, je vais te coiffer pour ce soir.

Il s'appliqua à la coiffer en silence pendant une petite heure, Hermione contemplant le vide en laissant ses pensées vagabonder. Puis ils montèrent chacun dans leur chambre pour se préparer. Hermione regarda dans son miroir ce que Drago lui avait fait, il était vraiment doué. Ses cheveux avaient tous été ramenés sur son épaule droite où les boucles tombaient gracieusement. Quelques mèches s'échappaient pour donner un côté ''flou'' à la coiffure et des perles avaient été fixées tout le long de sa chevelure. C'était vraiment joli.

De son côté, Drago enfila sa robe de bal. Comme celle qu'il avait eue pour le bal du Tournoi des Trois Sorciers, en quatrième année, elle était simple, noire, avec des coutures argentées. Une fois paré, il descendit dans la salle commune et attendit Hermione.

Celle-ci arriva un quart d'heure plus tard. Elle était magnifique. Sa robe était d'un rouge sombre, presque bordeaux, cintrée à la taille et laissant deviner la grâce de ses courbes, ses épaules étaient dénudées et elle portait une parure de bijoux en or. Drago la regarda un instant bouche bée. Il s'approcha d'elle, la prit par la taille et, sans se rendre compte de son geste, il l'embrassa.

Ne sachant pas comment réagir tellement elle était surprise, Hermione resta parfaitement immobile. Quand Drago se recula, elle sentit malgré tout une pointe de déception.

- Drago... Qu'est-ce que... ? commença-t-elle.

- Tu es vraiment magnifique, Hermione.

- Merci, Drago. Mais...

Drago l'ignora superbement, Hermione soupira puis elle demanda :

- On descend ensemble ? Ou chacun notre tour ?

- Allons-y chacun notre tour, soupira Drago. Je n'ai pas envie de subir la colère de Pansy un quart d'heure avant le début du bal.

- Oui, on va éviter de créer un scandale tout de suite...

- Vas-y la première, je descendrai plus tard.

- Comme tu veux. À tout à l'heure !

Elle sortit de l'appartement et se rendit directement dans le hall où de nombreux élèves cherchaient leur partenaire. Elle repéra Ginny, seule dans un coin, et la rejoignit en maudissant ses chaussures à talons à cause desquelles elle manquait de se tordre une cheville à chaque pas.

- Ouah Hermione ! Tu es resplendissante ! s'exclama Ginny en la voyant.

- Merci Ginny, toi aussi tu es très belle.

Celle-ci portait une robe bleu pâle, simple mais élégante.

- Qui est ton cavalier ? reprit Hermione.

- C'est Terry Boot, de Serdaigle.

- Ah oui, je vois qui c'est.

- Au début, j'avais pensé y aller avec Dean. Mais bon, c'est mon ex... Puis finalement Terry m'a demandé d'y aller avec lui, alors j'ai accepté. Apparemment, ça fait très bon genre d'aller au bal avec la petite amie du mec le plus côté de l'école... De toutes façons, Dean y va avec Lavande. Et toi ? Tu y vas avec qui ?

- Autant te le dire tout de suite... J'y vais avec Drago Malefoy.

- QUOI ?! hurla Ginny.

Plusieurs têtes se tournèrent vers elles, dont celle de Drago et du groupe de Serpentard avec lequel il discutait.

- Ginny ! Pas la peine d'hurler ! chuchota Hermione.

- Non mais enfin Hermione ! Pourquoi tu y vas avec lui ? Oh la la... Je n'imagine même pas la tête d'Harry... Et tu penses vraiment que Ron vas te pardonner un jour ?

- C'est le professeur MacGonagall qui a décidé qu'on irait ensemble. Et puis, je suis assez contente qu'il soit mon cavalier...

- Pardon ?

Hermione raconta rapidement à son amie comment sa relation avec Drago avait évolué les derniers mois jusqu'à devenir ce qui ressemblait à une amitié, comment il l'avait aidée quand elle avait rompu avec Ron. Elle lui raconta à peu près tout sauf, bien sûr, le baiser auquel elle avait eu droit un quart d'heure plus tôt.

- … Enfin bref, tout ce que j'espère, c'est que je ne vais pas me retrouver avec le poing de Parkinson dans le nez avant la fin du bal.

- Oui, c'est sûr. Mais quand même Hermione ! Comment as-tu pu me cacher tout ça si longtemps ?

- Je te rappelle que tu m'avais lâchement abandonnée jusqu'à il y a moins d'une semaine...

- Oui, c'est vrai... Je suis désolée...

Hermione dévisagea son amie un instant.

- Hé, Ginny. Tout ce que je viens de te raconter... Tu gardes ça pour toi, n'est-ce pas ?

- Évidemment..., répondit Ginny avec un petit sourire d'ange.


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