Helloow' !

Me revoilà avec le chapitre 7 , Yeaaaaaaaah !

Je voudrais tout d'abord remercier les Revieuweuses Mia1411 , hazurya , Idylla , Légitimedémence et baboune076 !

Merci et voici la suite tant attendue !

Plus de 1000 vu ! ( 8D )

Bonne Lecture


Défi et conséquences

- Mais tu es fou, Drago ! Tu crois vraiment que je vais me teindre les cheveux en rouge ou... embrasser le Balafré ?, fit Parkinson en frissonnant.

Ils étaient arrivés à leur salle commune en silence, bien que cela relève du miracle étant donné que Pansy les accompagnait.

- En gros, tu t'en prends plein la gueule quoi qu'il arrive !, se moqua Blaise. Mais si tu perds, ne crois pas que je vais me balader en slip devant tout le monde !

- Blaise, Blaise, Blaise... Tu crois vraiment que je vais perdre ? Et en ce qui te concerne, Pansy, ça t'apprendras à me coller aux basques à longueur de journée.

Pansy s'agaça et quitta la pièce, furieuse.

- Et n'oublie pas d'être ici à minuit moins dix !, lui cria Drago avant qu'elle ne claque la porte.

Le silence envahit la pièce. Les deux garçons se regardaient droit dans les yeux, sans ciller. Ce fut Blaise qui brisa le silence en premier :

- Pourquoi avoir choisi que Granger dorme avec toi pendant une semaine ?, demanda-t-il.

- Pour la faire craquer. Elle ne le supportera pas, et je pourrais l'humilier en démontrant que le fameux courage des Gryffondors n'est en réalité que de la crotte de Troll. Et puis, c'est juste pour l'embêter, ne va pas t'inventer des choses ! Il ne pourra jamais rien y avoir entre Granger et moi, crétin !, rétorqua Drago en secouant la tête.

Quelle idée ! Lui et... Granger, ensembles. Un long frisson lui parcourut l'échine. En tout cas, il était impatient de voir son expression lorsqu'elle verrait son amie perdre le duel.

- Mais tu es vraiment sûr de gagner ? Parce que c'est une dure, la Davids ! Elle est presque aussi forte que Granger !

- Ne t'inquiète pas. Je suis bien plus malin. Il faut juste que je trouve son point faible. On sait déjà que ce ne sont pas les serpents.

- Ni les araignées, ajouta Blaise. Je l'ai vu en attraper une à mains nues. Dégueulasse !

- Reste à savoir...

Ils réfléchirent un long moment à quel animal pourrait bien effrayer la rouge et or. Ce n'était pas de la triche. Seulement un moyen de la déstabiliser.

- Hors de question de faire apparaître un animal dangereux !

- Tu crois vraiment que je vais invoquer une Harpie ?, répliqua Drago, agacé.

- Bien sûr que non…

Et puis, au bout d'un moment, Drago finit par trouver.

- Blaise, je suis le plus rusé de tous les serpents...

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-Lexi , il faut absolument que tu gagnes !

Harry venait d'interrompre le silence qui les entouraient depuis dix minutes dans leur salle commune .

-Je ne te le fais pas dire !, s'exclama Hermione. Parce que je te vois mal en train de redécorer l'école, ou encore Harry embrasser le pékinois, et je me vois encore moins dormir avec Malefoy pendant une semaine.

- Pourquoi imaginez-vous le pire ? Elle va gagner, c'est certain ! Et puis, le positif dans tout ça c'est que Malefoy en personne va devoir dire à tout le monde que nous sommes géniaux…Il ne nous ennuiera plus, nous verrons une Parkinson aux cheveux rouges et un Zabini en slip dans les couloirs !, lança Ginny.

- Ils sont pessimistes, Gin'. Moi, je suis d'accord avec toi, on va bien se marrer !, renchérit Ron en souriant.

- Ne vous inquiétez pas. Il ne perd rien pour attendre, ce serpent vicieux !, affirma Lexi.

- J'ai un mauvais pressentiment, Lexi, murmura Hermione après un silence. Je sens qu'il va te jouer un mauvais tour et que tu vas perdre.

Lexi fixa Hermione un moment. Elle songea que le pressentiment de cette dernière était mauvais signe.

- Ne t'inquiète pas, je ne risque rien. Je vais gagner et nous allons bien rigoler !

Effectivement, le seul fait de penser à ce qui attendait Parkinson et Zabini les fit rire.

- Pourquoi riez-vous ?, lança Lavande en entrant dans la pièce, suivie de Parvati.

- Une blague de Ron !, répondit aussitôt Hermione, avec autant de naturel que si ça avait été la vérité.

- Pour une fois qu'elles font rire, ses blagues !, se moqua Harry .

- Hé !, protesta le concerné.

Ils continuèrent à plaisanter jusqu'à l'heure du repas. Ils se rendirent à la Grande Salle et s'assirent près de leurs amis déjà présents. Tous pensaient au défi du soir, et Lexi était anxieuse depuis la prémonition d'Hermione. Elle essayait de se persuader qu'elle avait dit ça parce qu'elle connaissait bien Malefoy. A moins qu'il ne s'agisse vraiment d'une prédiction. Hermione remarqua que Lexi n'était pas dans son assiette et l'entraîna avec elle afin qu'elles soient seules. Arrivées dans un couloir peu fréquenté, Hermione attaqua :

- Qu'est-ce qui se passe, Lexi ? C'est à cause du duel ? Ne t'en fais pas, tu vas le gagner !

- Je sais...Mais je ne suis plus aussi sûre de moi depuis que tu m'as affirmé que Malefoy préparait un mauvais coup…

- Mais enfin, je ne pensais pas ce que je disais ! Je suis persuadée que tu vas mettre une bonne raclée à ce serpent !

- Non…Tu ne comprends pas !

Lexi songea que c'était le moment idéal pour lui avouer. Du moins pour la moitié…

- Tu ...Tu...

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Lexi ?

- Tu es...

Mais elle fut coupée par un bruit derrière elle. Elles tournèrent la tête d'un même mouvement pour apercevoir d'où venait ce bruit.

- Viens ! Cet endroit n'est pas sûr !, lança Hermione en entraînant Lexi.

Et elles regagnèrent la salle commune des Gryffondors. Non loin d'elles, deux personnes se disputaient.

- Bordel, Blaise ! Elle allait lui dire quelque chose d'important !

- Ca va ! Ce n'est pas de ma faute si des armures sont placées n'importe où dans ce château ! En tout cas, Davids n'est plus aussi sûre d'elle !

- Ouais... Mais tout ça est quand même étrange, tu ne trouves pas ?

- Mmmh..., fit Blaise en faisant mine de réfléchir.

- Il faut qu'on voie ça de plus près !

- Plus tard, Drake ! Viens, retournons à ta salle commune…

- Très bien. Avec un peu de chance, elles y seront aussi.

Ils regagnèrent donc la salle commune des Préfets-en-Chef où Victoria se trouvait déjà, accompagnée d'une autre Poufsouffle.

- Salut les garçons !, lança-t-elle d'une voix suave en les apercevant.

- Salut, répondit sèchement Drago avant de monter dans sa chambre, suivi de Blaise.

Il claqua la porte derrière eux. Il détestait cette fille.

Quant à Victoria, elle en avait assez que le garçon qui hantait ses rêves depuis trop longtemps ne daigne même pas la regarder. Elle le détestait pour ça. Elle le détestait autant qu'elle l'aimait. Elle était sûre que ça avait à voir avec une fille. Et qui que ce soit, cette dernière le regretterait amèrement.

- Vicky, ça va ?, demanda Lisa, son amie.

- Hein ? Euh... Oui. Ça va.

- Bien, fit son amie, peu rassurée.

Pendant ce temps, dans la chambre de Drago, la conversation battait son plein :

- Qu'est-ce qu'elle a celle-là ?

- Je ne sais pas. Mais je la déteste. Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais rien !

- Tu as couché avec elle ?

- Sûrement pas !, s'indigna Drago avec une moue dégoutée.

- Tu es sûr que ça va ? On ne te voit plus trop en ce moment et parfois, tu as l'air ailleurs.

- Bien sur que ça va. Pourquoi ça n'irait pas ?

- Je ne sais pas... Il n'y aurait pas une fille derrière tout ça ?, fit Blaise d'un ton malicieux.

Il y en a bien une, mais ce n'est pas ce que tu penses, crétin, songea Drago.

- Non. Je suis juste plus souvent à la bibliothèque, je dois faire des recherches... Je ne préfère pas en parler.

Et il se maudit aussitôt d'avoir dit ça. A présent, Blaise le rejoindrait à coup sûr à la bibliothèque dès qu'il remarquerait son absence.

- Je vais souvent lire dans le parc, aussi !, se rattrapa-t-il piteusement.

- C'est ça…, fit Blaise, sarcastique.

Malheureusement, une personne avec des Oreilles à Rallonge les écoutait et voulait

'écart. Avec ce que lui avait confié Lexi un peu plus tôt, elle préférait être un peu seule pour réfléchir. Elle fut vite tirée de ses pensées par les trois serpentards arrivant à bout de souffle.

- C'est pas trop tôt !, leur lança Ron en se levant en même temps que ses amis.

- Vous n'avez pas rencontré Rusard !, rétorqua Drago. D'ailleurs comment avez-vous fait pour l'éviter ?, demanda Drago.

- Ce ne sont pas tes affaires !, rétorqua Harry en caressant la cape d'invisibilité qui se trouvait dans sa poche, réduite grâce à un sort.

Drago le regarda, suspicieux, avant de détailler les autres. Il vit que Granger était toujours contre un arbre, face au lac et qu'elle ne s'était même pas retournée.

- Qu'est ce qu'elle a ?, demanda-t-il, intrigué.

- Ce ne sont pas tes affaires !, répéta Harry.

Bien évidemment, ses amis avaient été mis au courant de ce que Lexi avait dit à Hermione, et ne savaient comment réagir. Ils ne voulaient pas perdre l'amitié d'Hermione s'ils décidaient de continuer de parler à Lexi mais ils ne voulaient pas non plus perdre Lexi. Harry tâchait de se convaincre qu'elles ne resteraient pas en froid.

- On peut commencer, Davids, lança Drago, un sourire carnassier aux lèvres.

Hermione daigna se retourner mais resta à l'écart. Blaise et Pansy avaient pris place aux côtés des Gryffondors, bien qu'à une distance respectable. Blaise s'était placé derrière Ginny.

- Pas de Sorts Impardonnables, pas de coups bas si l'un des deux reste au sol, et pas de sorts informulés non plus, rappela Ron avant de crier :

- Vous pouvez y aller !

Les deux ennemis se firent face, en position d'attaque. Drago commença en lançant un Expelliarmus que Lexi contra aussitôt avec un Protego. Lexi lança ensuite un sortilège de Chauve-furie que Drago évita en se jetant sur la droite.

- Tu ne tiens pas sur tes jambes, Malefoy ?

- C'est ça, rigole ! Atakunto !

Lexi évita le sort tant bien que mal, se jetant au sol.

- Alors, on rit moins, Davids ?

- Incarcerem !, cria-t-elle en plein milieu de sa phrase.

Il évita le sortilège et lança immédiatement un Locomotor mortis. Lexi le reçut de plein fouet et ses jambes se paralysèrent. Elle réussit néanmoins à jeter le contre-sort et invoqua un Rictusempra. Drago l'esquiva de peu et contra à l'aide d'un nouvel Atakunto qu'elle n'évita pas.

Lexi fut projetée contre l'arbre près duquel se tenait Hermione. Celle-ci se précipita sur son amie, légèrement assommée. Elle réussit difficilement à se lever et lança un Stupéfix à l'aveuglette. Un simple Protego suffit à Drago pour éviter d'être stupéfixer.

Le duel se poursuivit durant dix longues minutes. Lexi mena la danse un moment, mais Drago ne craqua pas. Il crut un instant qu'il allait perdre, puis il repensa à son idée. Malgré l'interdiction, il prononça un sort informulé et attendit quelques secondes. Ils continuèrent de se battre jusqu'au moment où un bruit se fit entendre derrière eux. Tous se retournèrent pour voir avec horreur apparaître des Harpies. Chacun recula de plusieurs pas, prêt à s'enfuir tandis qu'elles approchaient à une vitesse fulgurante. Mais dès qu'elles furent près d'eux, elles disparurent aussitôt.

Drago lança un Atakunto et Lexi fut une nouvelle fois projetée contre l'arbre. Cependant, cette fois, le choc fut plus violent et elle perdit connaissance. Tous restèrent muets une longue minute. Puis, les Gryffondors se précipitèrent vers Lexi. Hermione lui lança un Enervatum, qui la rasséréna quelque peu.

- Eh bien, eh bien, fit Drago en soufflant sur sa baguette, moqueur. J'ai gagné…, déclara-t-il avec un sourire aussi hypocrite que celui de Dolores Ombrage.

Lexi se releva avec l'aide de Ron tandis qu'Hermione explosait :

- Tu as triché !, cria-t-elle à Drago tout en s'avançant à grands pas vers lui.

- Je vois que ça ne t'enchante guère de dormir avec moi, railla ce dernier.

- Tu as triché, répéta-t-elle. Tu as fais apparaître puis disparaître les Harpies, ce qui l'a déconcentré.

- Rien n'interdisait de distraire l'adversaire…Elle aurait très bien pu le faire aussi, rétorqua-t-il.

Hermione ouvrit la bouche, puis la referma. Il avait raison. Rien n'interdisait cela. Elle se tourna vers Ron, qui haussa les épaules.

- Il n'y a rien à redire, lui souffla celui-ci. Lexi refera la déco du château et pendant une semaine, Harry embrassera Parkinson une fois par jour et toi, tu... dormiras avec Malefoy…, termina-t-il, visiblement énervé.

- Allons, Weasley, je ne vais pas la manger, lança Drago, narquois. Pansy ? Viens ici, s'il te plaît.

Celle-ci s'approcha, agacée de devoir embrasser Potter durant une semaine entière.

- Quoi ?, ragea-t-elle.

- Le premier baiser…, lâcha Drago, avec un sourire typiquement "Malefoyen''.

- Quoi ?, s'écrièrent les deux intéressés.

- Dépêchez-vous ! Vous n'avez pas le droit de vous défiler.

Sur ces mots, il poussa Pansy vers Harry. Pansy regarda son ennemi et après une moue de dégoût, se pencha vers lui et lui donna un long baiser. Lorsqu'elle s'écarta, Harry était tétanisé.

- Je crois que je vais vomir…, fit-il d'une petite voix.

- Merlin !, gémit Pansy.

- Moi, j'ai trouvé ça...touchant, affirma Malefoy, moqueur.

- Et ce n'était pas le pire !, dit Ginny en s'approchant. Ma pauvre Mione va devoir passer ses nuits avec cette fouine pendant une semaine ! Quel cauchemar !

- Merci, Ginny. Ca me réconforte beaucoup…, rétorqua la concernée, sarcastique.

- Désolé..., s'excusa la rouquine.

- A quand la nouvelle déco du château ?, demanda Blaise.

- Demain matin, assura Lexi d'un ton las.

Soudain, un bruit dans le couloir derrière eux leur parvint.

- Qu'est ce qu'il y a, Miss Teigne ? Des élèves ne sont pas dans leurs lits ?

Tous se dévisagèrent un instant avant de se mettre à courir à travers la petite forêt bordant le Lac. Ils entendirent les pas de Rusard et de sa chatte les poursuivre un moment. Hermione courut droit devant elle, sans même se préoccuper de se cacher. Cependant, les pas se rapprochaient d'elle et la forcèrent à chercher un endroit où se dissimuler. En vain. Les pas se rapprochaient et elle se figea, certaine d'être découverte. Mais un bras fort l'attira vers la droite et elle fut écrasée contre un torse dur, tandis qu'une main se plaquait sur sa bouche pour l'empêcher de crier.

- Pas de bruit, Granger, fit la voix de Malefoy à son oreille.

Elle ne broncha pas. Ils étaient derrière un gros rocher, si bien caché qu'elle ne l'avait pas remarqué en arrivant. Rusard passa devant eux sans même leur lancer un regard, puis s'éloigna. Malefoy la lâcha et Hermione put respirer librement.

- Je ne pensais pas que tu abandonnais aussi vite.

- Je n'abandonnais pas.

- Vraiment ? Alors tu te jetais dans la gueule du loup…ce qui revient au même.

Ils étaient encore trop proches pour qu'Hermione esquisse le moindre mouvement.

- Pourquoi m'as-tu aidé ?, demanda-t-elle en levant les yeux vers lui.

- Je ne voulais pas passer ma nuit seul, répondit-il en souriant, ravi de sa répartie.

Elle leva les yeux au ciel et allait s'éloigner mais il la retint par le bras.

- Tu es folle ? Il va revenir sur ses pas. Nous devons attendre qu'il regagne le château.

Il n'avait pas tort, aussi Hermione ne protesta-t-elle pas et resta près de lui. Dix minutes plus tard, Rusard repassa devant le rocher, comme l'avait prévu Malefoy. Peu de temps après, ils sortirent de leur cachette, vigilants, puis marchèrent lentement pour laisser de l'avance au concierge.

-Tu sais où on se trouve ?, demanda soudain Malefoy en s'arrêtant.

- Non, répondit Hermione en regardant autour d'elle. Il fait sombre et j'ignore complètement par où je suis arrivée.

Elle réfléchit un instant :

- Le nord est par là, indiqua-t-elle. L'école doit donc se trouver par ici ...

Malefoy leva les yeux vers le ciel. Il n'y avait même pas pensé.

- Mais on va avoir de la marche avec ce qu'on a couru.

- Ah oui ?, fit Malefoy avec un sourire malicieux, avant de siffler.

Son balai apparut quelques secondes plus tard.

- Pour ma part, je préfère voler, dit-il en enfourchant son balai. Tu montes ?

- Quoi ? Non !

- On a peur, Granger ?

- Je l'avoue. J'ai peur du vide et cela s'appelle le vertige, Malefoy.

- Très bien, je te laisse ici, dans ce cas. Il y a sûrement tout plein de créatures aussi chaleureuses les unes que les autres dans ces bois.

- D'accord, je monte..., râla Hermione.

Elle grimpa derrière Malefoy et il put taper du pied pour décoller. Instinctivement, elle enserra son buste et se serra contre lui.

- Si on m'avait que Granger avait peur sur un balai..., se moqua Drago en s'élevant dans les airs.

Elle ne releva même pas et garda les yeux fermés contre l'épaule de Malefoy. Elle aurait préféré être contre quelqu'un d'autre mais elle n'avait malheureusement pas le choix. Après un temps, le balai amorça la descente et elle se colla un peu plus encore contre Malefoy, terrifiée. Dès qu'ils atterrirent, elle ouvrit les yeux et le lâcha.

- Alors, c'était pas si terrible !, commenta Malefoy. A part que tu as failli réduire mon dos en bouillie ! Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de si terrifiant !

- Frimeur !, siffla Hermione. Au fait, où sont les autres ?

- Ici, fit une voix qu'elle reconnut immédiatement.

Harry était sous la cape d'invisibilité avec Ron.

- Les garçons !, s'exclama-t-elle, ravie.

- A qui tu parles, Granger ?

- A mes meilleurs amis qui n'ont même pas eu besoin de se cacher…Veinards !, répondit-elle.

- C'est le vol qui t'as rendu cinglée ?

- Ne lui parle pas comme ça, Malefoy !, lança la voix de Ron, s'élevant de nulle part.

Malefoy écarquilla les yeux, regardant partout autour de lui sans voir personne.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?, murmura-t-il, menaçant.

- Nous sommes les fantômes de Ron et Harry ! Tu nous as laissé mourir, nous allons te hanter jusqu'à la fin de tes jours !, fit la voix d'Harry.

Hermione éclata de rire tandis que Malefoy se faisait de plus en plus menaçant.

- Je ne pense pas que Granger serait pliée en quatre si c'était le cas, les nuls…

Hermione se reprit et le regarda sérieusement, non sans une moue amusée.

- Mais Malefoy, tu as tué mes meilleurs amis. Et tu vas le regretter !, assura-t-elle avant d'exploser à nouveau de rire.

Le vert et argent en avait assez de ces stupides gryffondors et de leurs blagues stupides. Il leva les yeux au ciel et fit volte-face.

- Je vous laisse à votre délire…

- Quoi ? Mais tu ne vas pas me laisser seule !, s'écria Hermione, moqueuse.

- Bien sûr que non, je te laisse avec tes "fantômes".

Dès que Malefoy fut parti, Harry et Ron sortirent de sous la cape et rigolèrent un bon coup. Hermione les adorait. Ses frères de cœur…

- Pourquoi riez-vous comme ça ?, demanda Ginny, sortant de la forêt avec Lexi.

- Ce sont vos rires qui nous ont guidés, avoua Lexi avec un sourire.

- Et les serpentards, où sont-ils ?, demanda Harry.

- Vous êtes vraiment nuls, les Bouffondors !, lança la voix de Parkinson, tandis qu'elle émergeait à son tour de la forêt, couverte de boue et d'herbe.

Les cinq amis éclatèrent à nouveau de rire à cette vision. Parkinson leur jeta un regard noir et s'éloigna, suivie de Blaise qui arborait un sourire moqueur.

- Harry, pourrais-tu me prêter ta cape d'invisibilité pour cette nuit ?, demanda Lexi.

- Bien sûr, accepta-t-il. Rentrons à présent.

- On a intérêt à faire attention à Rusard.

- Je sais, Gin'. Mais j'ai la carte des Maraudeurs, fit Harry en l'extirpant de sa poche. Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

La carte s'anima aussitôt. Les cinq amis purent constater que Rusard était retourné dans son bureau. Ils regagnèrent donc leur chambre respective, sans se faire prendre par un fantôme ou un professeur insomniaque. Dès qu'Hermione fut rentrée dans sa salle commune, elle en referma tout doucement la porte et se rendit à sa chambre sur la pointe des pieds. Elle ferma la porte avec une lenteur exagérée.

- Je savais que tu te défilerais !

Elle sursauta et se retourna. Malefoy était juste derrière elle, adossé au mur, les bras croisés.

- Tu sais, ça ne me dérange pas si tu ne dors pas avec moi. Au contraire, j'aimerais que tu abandonnes afin que je puisse annoncer à tout le monde que le courage des Gryffondors est aussi réel qu'un Vincent Crabbe au régime.

Hermione ne répondit pas, réfléchissant. Elle n'était pas obligée d'y aller. Mais son honneur en prendrait un sacré coup. En la voyant tergiverser, Malefoy eut un de ses fameux sourires moqueurs.

- Le silence veut tout dire…Très bien. Demain, tout le monde saura donc à quel point vous êtes lâches.

Et il fit volte-face, persuadée qu'elle ne céderait pas. Il jubila en songeant au lendemain, lorsqu'il annoncerait ça à tout le monde. Il ôta son tee-shirt et se glissa dans ses draps, prêt à plonger dans les bras de Morphée. Mais dix minutes plus tard, la porte de sa chambre s'ouvrit.

- Sache, Malefoy, que tu es l'être le plus abject que cette école n'est jamais porté…Mis-à-part Tom Jedusor, bien sûr.

- Je me fiche pas mal de ce que tu penses de moi, Granger, répliqua-t-il.

- Pas de blabla, je viens juste dormir, pas faire la causette.

Sur ces mots, elle s'allongea aux côtés de Drago, lui tournant le dos. Elle se tint à l'extrémité du lit, de façon à être le plus éloignée possible de lui.

- A propos…, fit-elle en se retournant. Tu as gagné le gros lot ! Tu peux faire une croix sur les recherches. Bonne nuit !

- Je te ferais changer d'avis…affirma-t-il.

- Même pas en rêve…

- J'ai pourtant trouvé quelque chose de très intéressant, hier. Mais puisque ça ne t'intéresse pas, bonne nuit…

Hermione se retourna tellement vite que la tête lui tourna. Elle porta une main à son front, espérant faire disparaître la migraine qui lui vrillait les tempes depuis que Lexi lui avait parlé.

- Mal de tête ?

- Ce n'est rien. Dis-moi de quoi il s'agit ?

- Non. Comme tu l'as dit auparavant : plus de recherches ensemble.

- Très bien. Laisse-moi dormir dans ce cas ! C'est déjà dur d'être dans ton lit, le fait que tu me parles n'arrange pas les choses.

- C'est ça que tu ne comprends pas. Ne crois pas que ça me plaise que tu sois là. Ce qui me plaît, c'est que ça t'énerve !

- Tu fais vraiment pitié, Malefoy.

- Je te renvoie le compliment, Granger… Mais dis-moi, fit-il en s'approchant d'elle, comment ont fait tes amis pour se rendre…

- Invisibles ?, compléta Hermione.

- Oui…

- Ca ne te regarde pas, répondit-elle. Le deal, Malefoy, c'était juste que je dorme ici. Pas que je te fasse la conversation…

Drago ne répondit pas et se retourna, de façon à ne plus la voir. Elle l'énervait. Dix minutes passèrent sans qu'aucun d'eux ne réussissent à s'endormir.

- Au fait, c'était plutôt marrant le baiser entre Pansy et Potter, non ?

- Quel horreur !, s'écria Hermione en frissonnant à ce souvenir. J'aurais préféré être aveugle que de voir ça !

- Oh ça va Granger ! Ce n'était qu'un baiser. Qui n'a pas déjà embra... Tu n'as jamais embrassé de garçon ?

- Bien sûr que si !, répliqua Hermione, en se redressant brusquement.

- Vraiment ? Et qui ça ?, poursuivit Drago en se redressant à son tour.

- Il est hors de question que je parle de…ça avec toi ! Ce ne sont pas tes affaires !

- Je paris que c'est Weasmoche !

- Non !, s'écria Hermione, indignée. Je veux dire, on ne s'est jamais embrassés. Entre nous, c'est de l'amour fraternel. Ron et Harry sont les frères que je n'ai jamais eu !

- C'est ça ! Je ne pense pas qu'un frère regarde sa sœur comme Weasmoche te regarde !

- Pourquoi dis-tu ça ?

- Mais tu es aveugle, ma parole ! Il est dingue de toi, ça se voit dans son regard et sa façon de faire ! Rien qu'à présent, il doit pleurer de te savoir ici ! Mais revenons à notre sujet…Qui étais-ce ?

- Tu veux savoir ? Très bien. Tu te rappelles du Tournois des Trois Sorciers ?

- Bien sûr. En quatrième année...

- Exact. La fameuse année où Maugrey t'avais transformé en petite fouine !, précisa Hermione, moqueuse.

- Abrège, Granger.

- Victor Krum, de Durmstang, avait participé au concours.

- Et alors ?

- Il m'avait invité au bal de Noël et à la fin de la soirée, nous nous étions embrassés. J'ai mis fin à notre "relation", si je puis dire, à cause de la distance. Une relation simplement épistolaire n'était pas ce que je recherchais.

Drago resta bouche bée. Un Sang-pur de Durmstang était sorti avec... elle ?

- Ferme la bouche, Malefoy ! A présent, j'aimerais dormir.

- Et pour les recherches ?

- Je t'ai déjà dit que je ne voulais plus t'aider ! Et je me fiche de ta découverte ! Je trouverais bien à mon tour tôt ou tard.

- Peut-être, mais si il est trop tard ?

Le silence s'abattit sur eux. Dix minutes plus tard, Hermione finit par s'endormir. Malefoy, lui, regardait son dos, sa chevelure bouclée étalée sur l'oreiller... Et il s'endormit à son tour, la tête vidée.

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J'en étais sur ! Toute cette histoire n'était qu'un rêve . Il n'y a pas eu de pari , et encore moins de course poursuite dans les bois . Et ce vol avec Granger n'était que fiction. Et là, je suis en train de serrer contre moi une des ces filles insipides qui me tournent sans arrêt autour…

Drago resserra son étreinte. Il sentit le corps bouger contre le sien. Puis, ses bras le repoussèrent violemment.

- Hé !, râla-t-il, en fronçant les sourcils, les yeux toujours clos.

- Mets tes mains ailleurs, Malefoy !

Ce fut comme un électrochoc. Il ouvrit les yeux et se redressa si vite qu'il faillit tomber du lit. Tout lui revint en mémoire. Et tout était donc vrai.

- Je ne savais pas que c'était toi ! Comment peux-tu crier si fort de bon matin ?

- Si ça te gêne à ce point, je vais me faire un plaisir de continuer ! Dormir avec toi est déjà assez désagréable sans que je ne me réveille dans tes bras !

Sur ce, Hermione sortit de la chambre et rejoignit la salle de bains. Elle savoura l'eau chaude contre sa peau. Elle avait besoin de se vider la tête de tout ce qui se passait en ce moment…De Lexi, des Opalie, des Serpentards, de ses amis, d'Ethan, de Voldemort... Des coups frappés à la porte la firent redescendre sur terre.

- J'ai presque fini !, cria-t-elle.

Elle se sécha, s'habilla puis se coiffa. Ses cheveux avaient toujours la même allure depuis que Molly lui avait appliqué sa potion miracle. Elle se parfuma légèrement puis sortit, tombant nez à nez avec une Victoria furieuse.

- C'est pas trop tôt !, fulmina celle-ci en entrant comme une furie.

- Qu'est-ce qu'elle a ?, demanda Hermione à Ethan qui se tenait face à elle.

Ce dernier se contenta de hausser les épaules et ils se rendirent ensemble à la Grande Salle. En chemin, ils admirèrent les murs bleu ciel et les motifs qui les ornaient. Par terre, il y avait tout et n'importe quoi. Des parchemins froissés, des plumes, des livres déchirés, de l'eau... Mais le pire n'était pas là. Dès que les portes de la Grande Salle furent ouvertes, personne ne put en croire ses yeux. Les murs étaient roses, parsemés d'étoiles et de fleurs violettes et vertes. L'état des tables était le même que celui du sol des couloirs et des centaines d'oiseau en origami voletaient dans les airs.

- Elle n'y est pas allée de main morte !, souffla Malefoy à son oreille en passant près d'elle.

Partout, on pouvait entendre des rires accompagnés de cris de protestations.

- Merlin..., commenta Ron en rejoignant Hermione avec Harry.

- Je ne te le fais pas dire..., murmura Harry.

Le professeur McGonagall arriva et en quelques coups de baguette, les tables furent propres et les oiseaux disparurent presque tous.

- Admirez mon génie créatif !, chuchota Lexi en arrivant. Pour la peinture de la Grande Salle, il va leur falloir un bout de temps pour réussir à l'enlever.

Ils s'installèrent à leur table et commencèrent à manger en silence. Tous savaient pourquoi ce silence s'était installé et personne n'osait le briser. Pour la première fois, Hermione mangea en face de Lexi et non à ses côtés. Elle ne savait toujours pas comment prendre la nouvelle. Si tout ça était vrai, ça changeait vraiment tout, à commencer par sa vie. Elle fut tirée de ses réflexions en entendant le cri de Parkinson à la table des Serpentards. Hermione regarda Harry, plus pâle que la mort. Malefoy le regarda à son tour et lui fit un signe de tête, lui faisant comprendre qu'il devait tenir son pari après le déjeuner. Le Survivant déglutit péniblement et repoussa son assiette, écœuré.

- Quel idiot !, marmonna Hermione en attrapant un croissant.

- Comment c'était, cette nuit ?, demanda Ron, un peu sur les nerfs.

Hermione eut une moue dégouté assez explicite.

- Je n'arrive vraiment pas à comprendre toutes ces pimbêches qui se damneraient pour être dans son lit. Je leur laisse volontiers la place, dit-elle sèchement.

- Hermione, je suis...

- Ce n'est pas de ta faute si tu as perdu, Lexi, pas besoin d'être désolée !, fit Hermione, agacée. Tu aurais dû y penser avant !

- Eh bien désolée de ne pas être comme toi capable de réfléchir 24 heures sur 24 !, répondit Lexi en haussant le ton.

- Dans ce cas, tu ferais bien de t'y mettre !, cria Hermione en se levant pour partir, sous les regards ahuris de tous.

- Laisse-lui du temps, fit Harry à Lexi lorsqu'Hermione eut passé les portes de la salle. Elle réfléchit sans cesse. Trop de conclusions hâtives lui viennent à l'esprit.

- Que veux-tu dire ?

- Si ce que tu lui as avoué est effectivement vrai, alors cela implique beaucoup de choses pour elle !

...

Hermione sortit de la Grande Salle pour aller prendre l'air. Elle se sentait mal. Son mal de tête était revenu et elle avait passé une nuit atroce. Non seulement elle avait été dans le lit de Malefoy, mais en plus, son rêve avait duré cinq minutes de plus. Elle avait donc pu voir plus de choses…

Mais à qui en parler ? Lexi lui avait menti depuis le début de l'année, et ses meilleurs amis n'avaient pas l'air de trouver ça grave. Elle alla s'asseoir sur le rocher, près de l'arbre qui faisait face au lac. Elle aimait cet endroit. Elle voulait se vider la tête mais elle n'y arrivait pas. Les mots résonnaient encore dans son esprit. Des hypothèses naissaient dans ses pensées, mais elle préférait les repousser. Tout ça était impossible. Elle avait envie de se vider, de vider tout ce qu'elle avait en elle et qui s'accumulait. Elle avait envie de crier, de hurler, de pleurer, de tout foutre en l'air ! Mais tout ça restait en elle et ne faisait qu'aggraver son état.

Elle frissonna légèrement sous l'air froid, mais n'y fit guère attention.

- Joli spectacle que tu nous as fait, Granger !

- Dégage, Malefoy ! Tu es vraiment la dernière personne que j'ai envie de voir, répliqua-t-elle sans même se retourner.

- Que t'a donc fait Davids ?

- Ce ne sont pas tes affaires !, cria-t-elle en lui faisant finalement face.

Il était appuyé contre l'arbre, nonchalant. Elle avait l'air si faible et fragile. Il savait qu'il fallait se méfier de cette Davids, il l'avait même prévenu.

- Je t'avais prévenu.

- Tu parles alors que tu ne sais rien, Malefoy !, fit-elle en se levant, exaspérée. Tu n'as aucun problèmes si ce n'est ta coiffure parfaite, le choix des filles tu vas draguer, et ce que tu vas inventer pour me pourrir ma journée ! Tu ne peux savoir ce que c'est !

- Tu crois ça ?, répondit-il en s'approchant. Tu crois vraiment que ma vie ne se résume qu'à ça ? Et tu dis que c'est moi qui parle sans savoir ? Redescends sur terre, Granger, il n'y a pas que toi qui a des problèmes !

- Je ne sais même pas pourquoi je parle avec toi .., fit cette dernière avec une moue dégoutée.

- Parce que tous tes amis t'ont lâché pour Davids et que tu as besoin de parler.

- Non, ce n'est pas de parler que j'ai besoin…Je…Je voudrais crier, hurler, me vider l'esprit !, dit-elle.

- Eh bien, faisons-le.

Elle se retourna vers lui. Il lui proposait vraiment de l'aider ?

- Qu'est ce que tu proposes ?, demanda-t-elle, suspicieuse.

- Moi aussi, parfois, j'ai besoin de me défouler…Pour ça, je vais dans la Salle sur Demande. Je fais apparaître des objets que je détruis les uns après les autres. Rien de mieux pour se vider la tête…

Elle hésita un instant. Passer du temps avec Malefoy pour ce défouler…C'était assez incroyable…

- D'accord.

- Très bien, allons-y !

Ils se rendirent donc à la Salle sur Demande. Malefoy fit trois allers-retours devant le mur et une porte apparut. Il fit signe à Hermione d'y entrer la première. Ce qu'elle vit alors lui coupa le souffle. Des pots de différentes tailles et couleurs étaient alignés à sa droite et des dizaines de ballons de baudruche flottaient dans les airs, accompagnés de centaines d'origami. Il y avait également des bouts de bois, des caisses, des miroirs ainsi qu'un canapé, tout au fond de la pièce. Ainsi que tout plein de choses incroyables qu'elle n'eut le temps de passer en revue.

- Alors ?, demanda Malefoy, la tirant de sa contemplation.

- Alors, je vais me défouler !, fit Hermione avec un léger sourire qui n'échappa pas à Malefoy.

- Tu as raté le baiser entre Pansy et le balafré, après le déjeuner.

- Tant mieux ! Bon, on commence par quoi ?

- Ce que tu veux, c'est la maison qui régale, aujourd'hui.

Elle ne se fit pas prier et détruisit un par un les pots à sa droite. Après une minute, Malefoy la rejoignit et ils détruisirent ensemble les pots qui semblaient les narguer sur leur socle.

- Celui qui en détruit le plus, fit Malefoy en s'arrêtant.

- D'accord !

Et ils commencèrent leur concours. A chaque fois qu'Hermione détruisait celui que Malefoy allait détruire, elle éclatait d'un rire cristallin. Lorsque les pots furent tous détruits, ils étaient à égalité. Hermione brula les débris de terre cuite jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un tas de cendres.

- Ce qui fait que j'ai gagné !, s'exclama-t-elle, satisfaite.

- Ca ne comptait pas !

- Mais rien ne l'interdisait !, fit-elle avec une lueur de malice dans la voix.

- C'est bon. Passons aux ballons !

-Tu sais ce qu'il y a dedans ?

- Non. C'est ce qui fait tout l'intérêt…

Il en fit léviter un au-dessus de la tête d'Hermione qui eut tout juste le temps de se protéger avant que la balle n'éclate et que de la peinture bleue ne gicle un peu partout. Malefoy avait de la peinture sur lui mais pas elle.

- Oh, Granger ! Tu n'es pas marrante !

- D'accord, je ne le ferais plus.

Puis, elle éclata un ballon qui contenait du poivre. Ils éternuèrent au moins dix fois avant d'éclater de rire en toussant. Après une bataille acharnée de vingt minutes, ils se dirigèrent vers les miroirs, riant de leurs reflets.

- C'est ce que j'appelle une œuvre d'art !, rigola Malefoy.

- C'est vrai qu'avec tout ça, tu es mieux !

- Parles pour toi ! Ces plumes te vont très bien au teint. Bon, on les détruit ?

- Tu sais que détruire un miroir peut causer sept ans de malheur ?

- Au point où j'en suis... fit Malefoy en haussant les épaules avant de détruire le plus éloigné.

Et ils éclatèrent les miroirs avec amusement, ces derniers étant disposés de façon à créer une sorte de labyrinthe.

- Malefoy ! Où es-tu ?

- Ha ha...

Elle était entourée du reflet de Malefoy.

- La vue te plait ?, demanda Malefoy d'un ton moqueur.

Elle tira la langue et elle lança un sort à chaque miroir qui explosa aussitôt, ne laissant qu'un seul Malefoy.

- Un seul Malefoy suffit, je ne tiens pas à devenir folle !

- Je crains de vous annoncer que vous l'êtes déjà, Miss Granger…

Elle lui lança un polochon remplit de plumes au visage.

- Tu vas me le payer Granger, fit-il, menaçant, avant de lui lancer une dizaine d'oreillers qui lui firent perdre l'équilibre.

Elle bascula sur les oreilles de derrière en riant. Mais elle riposta et une bataille de polochons s'engagea. Ils s'amusèrent comme des fous. Elle avait besoin de vivre une journée sans tout ses tracas, même si c'était avec Malefoy ! D'ailleurs, son mal de tête, bien que toujours présent, avait quasiment disparu.

- On devrait aller manger…, fit Hermione en sentant son ventre gargouiller.

- Pourquoi descendre ?, fit Malefoy en faisant apparaître toutes sortes de sucreries.

- Comment as-tu ..?

- Empruntés à la cuisine...

Emprunter n'était pas vraiment le mot. Ils s'assirent sur le canapé et mangèrent à leur faim.

- Tu vas me dire ce qui t'as mis dans cet état ?

- Non.

- Je crois savoir...

- Dis toujours.

- Weasmoche t'as trompé avec Davids ?, dit-il moqueur.

Elle le regarda droit dans les yeux avant d'éclater de rire.

- C'est confirmé, t'es complètement bonne pour Ste-Mangouste !

- Non, ce n'est pas ça, fit-elle entre deux hoquets de rire. Puis, tout en se reprenant, elle dit : J'ai rigolé parce que c'est vraiment la dernière chose qui m'aurait mise dans cet état. Et puis je ne sors pas avec Ron !

- Si tu le dis..., répondit Malefoy, malicieux.

- Mais j'avais oublié à quel point tu avais une relation si ... fusionnelle avec Parkinson !

Ce fut au tour de Malefoy de rire. Elle ne l'avait jamais entendu rire comme ça. Ca n'avait rien à voir avec son rire moqueur ou cruel. Non, c'était sincère.

- Je déteste cette fille et elle ne veut pas le comprendre. Elle croit que je suis à elle, comme la plupart des filles de l'école d'ailleurs.

- Quelle idée !, fit Hermione en levant les yeux au ciel.

Ils terminèrent de manger puis prirent les bouts de bois et les caisses et tapèrent dessus, morts de rire.

La journée prenait fin et ils étaient épuisés. Ils se laissèrent retomber sur le canapé. Allongés, ils regardèrent un moment le plafond, en silence. Ce fut Hermione qui le brisa la première.

- Merci.

- Pour quoi ?

- De m'avoir aidé à me vider la tête…

- Je t'en prie.

Puis le silence revint. Drago avait adoré la journée malgré qu'elle se soit passée avec Granger. Hermione, de son côté, pensait la même chose. Alors qu'elle avait eu besoin de parler, de se lâcher, de ne pas être seule, sa seule compagnie avait été son pire ennemi. De quoi déprimer…

- Je veux bien reprendre les recherches avec toi.

Drago sentit son cœur devenir plus léger. Avec elle, il avait plus de chances de trouver ce qu'il cherchait…

- Dans ce cas, je peux te parler de ce que j'ai découvert.

Elle se redressa en même temps que lui.

- J'ai découvert qu'Alweena passait beaucoup de temps dans la Forêt Interdite.

- La Forêt Interdite !

- Exact. Reste à savoir ce qu'elle y faisait…

- Mais... Mais comment pouvait-elle y aller alors que cette forêt est peuplée de créatures dont on ne soupçonne même pas l'existence ?

- Tu as oublié que c'était une Opalie.

- C'est vrai, mais tout de même…J'aimerais bien savoir ce qu'elle y faisait.

- Peut-être des choses obscures...

- Peut-être. Bon, je vais y aller, je dois parler avec Lexi.

- Bonne chance.

- Merci, fit-elle en ouvrant la porte.

Une fois sortie, elle alla dans la salle commune des Gryffondors. Il fallait qu'elles discutent. C'était un sujet délicat. Et elle savait que quoi que Lexi dise, elle lui cachait toujours quelque chose. Elle voulait donc mettre tout ça au clair. En entrant, elle ne trouva que quelques secondes années dont Eric Varsiel. Elle lui demanda s'il n'avait pas vu ses amis. Il lui répondit qu'ils l'avaient cherché partout sans la trouver et qu'ils seraient sans doute soulagés de la voir. Elle le remercia et quitta la pièce. Elle les chercha dans la Grande Salle, sans les trouver. Tandis qu'elle rebroussait chemin, quelqu'un l'interpella.

- Hermione !

- Ethan ? Qu'est ce qu'il y a ?

- Harry et les autres te cherchent partout !

- Tu sais où ils sont ? Je dois parler à Lexi.

- Non, mais ils se sont vraiment fait un sang d'encre !

- Oui... Je pense qu'on devrait les prévenir. Harry doit être avec Ron dans la bibliothèque. Vas les prévenir. Lexi doit être avec Ginny dans le parc.

- On se retrouve dans la Grande Salle ?

- Bien sur, fit-elle avec un sourire forcé.

Aujourd'hui, elle n'avait vraiment pas le cœur à sourire. Elle sortit et sentit le vent frais d'octobre lui mordre le cou. Elle aperçut immédiatement Ginny et Lexi se diriger vers elle. Lorsqu'elles furent à sa hauteur, elles ne dirent rien, se regardant étrangement.

- Mione, on t'a cherché toute la journée. Où étais-tu, par la barbe de Merlin ?

- J'avais besoin de me vider la tête, Gin'. Ce qui fut plutôt difficile…Lexi, j'ai besoin de te parler.

- Très bien, rentrons. Il fait sombre et plutôt frais.

Elles rentrèrent dans un silence de plomb. Dans le grand hall, Ginny rejoignit rapidement Harry, Ron et Ethan. Ils comprirent qu'Hermione avait besoin de parler à Lexi et gardèrent leurs distances, reportant le temps des explications à plus tard. Toujours en silence, Hermione et Lexi regagnèrent la chambre de cette dernière. Lexi lança un sort d'insonorisation à la pièce et verrouilla la porte.

- Pourquoi me l'avoir dit seulement maintenant ?, attaqua sèchement Hermione.

- Alors quoi ? Tu voulais que j'arrive le premier jour et que je te dise : "Salut, Hermione ! Tu ne me connais pas mais moi si, parce que tu es ma cousine !" ?


Facilement devinable , la fin ;)

Review please :$