Bonsoiiiiiir (Tout le monde)! Je suis heureuuuuse (de raconter encore ma vie pour dire que j'ai réussi les examens et que je passe au dernier degré ! Plus que deux ans de torture avant des études que j'aime ! Fighting !) de vous présenter mon dernier chapitre, tout guimauve, tout chou, et triste. Ouep, moi je trouve ça triste à certain moments...TToTT

Bref, je me suis rendue compte que c'était le dernier chapitre calme avant... Avant l'action, avant les trois derniers chapitres de fin... Oui, elle aura été courte cette fic... Mais j'ai hâte d'écrire tout ça, et je tiens à dire que cela aura été une belle aventure pour moi, j'espère que c'est aussi le cas de mes lecteurs... Courageux petits qui ont eu le courage de continuer à me suivre malgré mes horribles retards... Enfin bon, vous ne pourrez bientôt plus me crier dessus ! (Ça m'attriste, pourtant, je suis pas maso, je vous promets)

Je vous souhaite une bonne lecture, et de bonnes vacances pour ceux qui en ont !^^

Dream


- Léonardo, je ne doute pas de toi, mais je ne crois pas avoir envie de rencontrer des gens. Aussi gentille soit cette... April.

- Tu dois voir des gens, te faire des amis ! Tout le monde a besoin d'amis !

- Et vous, vous existez seulement dans ma tête ? Parce que c'est ce que tu as l'air de dire.

- Tu t'en prends plein la tronche, mon frère !

Je jette un coup d'œil à Raphaël, lui lance un demi sourire. Je n'ai jamais eu besoin de personne, et maintenant que je veux me consacrer totalement à mon rôle d'Ombre, je ne peux plus me permettre d'en avoir, ce serait trop dangereux.

- C'est pas pas la peine, Léo. En plus, je m'entends mieux avec les hommes que les femmes. Ça risque de ne pas passer entre nous...

- Bah tu vois, On peut lui présenter Casey ! Je suis certain qu'ils s'entendront bien.

- Je doute de tes amis, Raphaël, tu m'excuseras, coupe sèchement Léo.

- Ne t'énerve pas comme ça... Faisons un marché, je rencontre... April et Casey. Tout le monde est content, je me fais des amis, l'affaire est réglée, et je peux retourner dans mes affaires.

Je soupire, retourne à ma précieuse boîte à chaussures. C'est tout ce qu'il reste de mes parents, des vrais comme des faux. Il faut que je retrouve des informations sur ma mère adoptive, pour retrouver ma véritable mère, je veux connaître la vérité, sur tout ce qu'il a pu m'arriver. Je n'ai presque rien, un vieille photo, des papiers à moitié brûlés, une enveloppe... Je l'ouvre, sans véritable espoir de découvrir un indice. C'est un pendentif, tout ce qu'il y a de plus simple. Je ne crois pas l'avoir déjà vu... Je jette un nouveau coup d'œil au cliché, distingue une jeune femme sur le côté de l'image, portant ce même collier. Il faudrait juste que je trouve qui c'est.

- Alors Princesse, du nouveau ?

- Peut-être.

- Em, April est arrivée, Casey ne devrait plus tarder. M'informe Léonardo.

Il me jette un regard étrange, portant des reproches, se retourne pour accueillir la jeune femme. Nous sommes dans la même école, j'ai déjà vu cette tête rousse quelque part... Je crois que nous avons un cours en commun... Philo ?

- April, voici Em. C'est elle qui...

- Em ! Tu es bien... Em Fray !

- J'étais, c'est du passé. Ravie de savoir que tu portes aussi les tortues dans ton cœur.

- Oui... Excuse-moi, j'ai du mal à me dire que j'avais cours avec l'Ombre de New York.

- Ah ouais, tu es au courant. Qui est le crétin qui lui a dit, alors que j'avais interdit de le faire ?

- Oh ne t'en fais pas, je garderai le secret ! Ça ne sort pas d'ici.

Un blanc assez gênant s'installe dans la pièce, je ne sais pas quoi dire, alors je préfère me taire plutôt que de ne parler pour rien. Je regarde tour à tour Raphaël et Léo, qui détournent le regard.

- Même Michelangelo ne dit rien, il y a quelque chose qui ne va pas ?

- Tu es juste... Très froide, Em. Je ne sais pas quoi te dire, je ne voudrais pas te faire de la peine en parlant sans réfléchir.

- Je suis froide ? Ah. Je ne le voulais pas. Si tu veux parler de mes parents, il n'y a pas de problèmes, je t'assure. Viens, si on s'installait mieux pour discuter, rester debout n'est pas des plus confortable.

- D'accord.

Je laisse April se mettre à l'aise, me sers un verre d'eau, plus pour m'éloigner que parce que j'ai soif. Je sens une chaleur familière dans mon dos, souris à mon ami en me retournant.

- Ça va. Dis-je.

- On ira faire un tour avec Casey quand il arrivera, si tu veux, au moins ils arrêteront de te regarder avec pitié. Ça commence à m'agacer aussi.

- Merci, Raph.

- Je t'ai dit que j'étais là. Le king est dans la place.

- C'est ça. Ai-je rigolé.

Je reviens vers April, sourire au lèvres. Elle sort des papiers attestant ma réussite, mon diplôme.

- Tu as bien réussi.

- Je sais, j'ai déjà croisé quelqu'un qui me l'a dit.

- Ah bon ? Qui était-ce ?

- Je ne sais pas son nom. Ça n'a pas d'importance... Et toi, tu as réussi ?

- Oui... Je suis contente.

- Tu sembles intelligente, alors que je n'en doute pas.

- Merci... Pour tes parents, je suis désolée. Cela doit être terrible...

- Ce n'est pas de ta faute.

- J'ai... Perdu ma mère moi aussi. Et mon père... C'est compliqué. Il est devenu quelque chose... Enfin, il n'était pas très rose.

- Je vois... Comment le supportes-tu ?

- Oh moi... Ça va. J'ai des amis sur qui compter, et ici j'ai une seconde famille. C'est de toi qu'il faut parler !

- Je te le dis, ça va. J'aurais bien disparu un jour de leurs vies, alors, maintenant qu'ils sont morts, c'est plus facile... Nous n'avons juste pas eu le temps de nous dire au revoir.

- Saluts les moches !

Je me tourne vers la voix, observe le jeune homme entrer près de nous.

- Tiens, mais ne serait-ce pas le Flambeur ?

- Oh comme c'est charmant, ma copine factice !

- C'est ça... Merci au fait, tu m'as été très utile, pour ne pas dire pas du tout.

- Je t'en prie, on remet ça quand tu veux, t'es une fille plutôt bonne.

- Oh mais quel compliment ! Merci mon chou, toi aussi t'es plutôt baisable.

- Je t'aime bien toi.

- Pareil.

Raphaël passe ses bras autour de nous, nous rapproche tous d'un coup sec.

- Ah c'est génial de vous avoir comme potes !

Je souris, décerne une lueur d'envie dans le regard de Léonardo, ainsi que dans celui d'April.

- Pour que tu le saches, la petite et moi, on a été ensemble. Intervient Casey.

- Je vois...

Mystère numéro deux résolu.

- Mais c'est du passé, je suis libre maintenant.

- Ouais... Tant mieux mec. Soupire Raphaël, agacé.

- Tu dis ça parce que tu sais pas ce que c'est. En même temps, je ne vois pas qui pourrait vouloir de toi...

- Plein de monde. Je suis un mec génial ! Je suis badass, intelligent, beau gosse...

- Mec t'es une tortue. Aucune fille ne voudrait sortir avec toi, elles se barreraient toutes en courant.

- Écoute gamin, tais-toi. Tu es cruel et tu parles de choses que tu ne connais pas. Tout le monde ne s'amuse pas à sauter tout ce qui bouge. Dans une relation, il y a des sentiments, alors peu importe à quoi ressemblent les gens.

- Merci Mamie Em, j'adore quand tu fais la leçon hypocrite. Tu dis ça, mais jamais tu ne sortirais avec lui.

- C'est clair, t'es trop agaçant Raph. Maintenant je peux peut-être me caser avec l'un de tes frères...

- Em, sérieusement, tu le pourrais ? Demande mon ami avec espoir.

- Je... Je crois que ce serait compliqué. Mais, si j'éprouve des sentiments forts pour quelqu'un, je me fiche qu'il soit... Un mutant ou un humain, une femme ou un homme, l'important est que je l'aime.

- C'est beau putain, une vraie poétesse la demoiselle. Enfin bon, n'aies pas trop d'espoir, Raph, elle est à moi.

- Dégage. Je ne suis à personne. Essayez de me toucher et je vous mets au tapis.

- Ah ouais ? C'est ce qu'on va voir !

- Casey...

- Raph, c'est entre elle et moi.

- C'est ça, tu vas manger le tapis.

Le jeune homme fonce sur moi, sans prévenir, je m'écarte, saute sur ses épaules, me balance sur le côté, me réceptionne accroupie sur le sol, Casey face au tapis.

- Je t'ai dit que tu allais le manger.

- Merde mais t'es balaise ! Si j'avais su...

- J'ai essayé de te prévenir, se défend notre ami commun, l'aidant à se relève d'une poignée de main.

Le jeune homme se contente de grogner dans sa barbe, masse son dos, une grimace sur le visage. Je souris, retourne m'assoir à côté de la fille, Cerise, c'est ça hein ?

- Oui, c'est une bonne idée.

- Quelle bonne idée ? Ai-je demandé, n'ayant compris que cette dernière phrase.

- On va t'emmener faire les boutiques. Il faut que tu t'habilles. Ensuite on passeras dans une agence pour s'occuper de vendre ton appartement, et de te trouvé un endroit sympa.

- Tu ne restes pas ici, Em ?

- C'est une fille, Raphaël. Elle ne va pas rester ici indéfiniment.

- Je comprends. Tu as besoin d'espace, de vivre à la surface, avec des gens normaux, pas avec une bande de tortues géantes. Tu n'es pas une bête sauvage.

Je regarde le Ninja dans les yeux, cherche une quelconque lueur de plaisanterie. Il est vraiment blessé. Il détourne le regard, décampe avec Casey, nous laissant tous abasourdis. Cerise pose la main sur ma cuisse, pour m'empêcher de le rattraper.

- Raphaël est comme ça, on ne sait pas trop ce qu'il lui passe par ma tête, ne t'en fais pas. Me rassure Léo.

- Il semblait pourtant... Touché.

- Raphaël ? Touché par autre chose que sa personne ? Se moque Cerise.

Pourquoi sont-ils si méchants avec lui ?

- Il n'est pas comme vous le dites...

- Sérieusement, Em, il ne t'a jamais aimée, pourquoi serait-il triste que tu partes ? Depuis que tu es là il n'arrête pas de nous dire que tu es une intruse !

- Bien sûr que non, il est gentil avec moi, c'est... Mon ami.

- Tout à l'heure quand il parlait de sortir avec toi, il s'est moqué de toi ! Il ne fait que ça depuis le début, se foutre de toi ! Je ne voulais pas te blesser...

- Léonardo a sûrement raison, c'est triste à dire, mais Raphaël et Casey ne sont pas les plus fiables... On les connaît...

Je ne peux pas le croire... Il a bien dû se foutre de moi ce sale... Ah ! Je suis en colère, mais j'ai aussi mal au cœur. Il semblait si sincère... J'ai cru... J'ai cru qu'il pourrait combler le vide, panser les blessures de mon cœur. Je voulais qu'on aille se battre ensemble, qu'on saigne ensemble. J'ai l'impression que mon ventre est tordu par une main invisible, que la chose qui bat dans ma poitrine est une lourde pierre. Pourquoi ? Quand je pense que je voulais lui dire... Que je voulais lui dire que j'étais aussi différente, qu'il n'était pas seul... J'ai failli révéler mon plus dangereux secret à un crétin qui se fout de ma gueule !

Je saute sur mes pieds, souris à Cerise et au chef de la bande, déclare que je suis prête pour aller faire les magasins. Un joli mensonge, une occupation pour me sortir de cet endroit, et ne plus le voir.

Cerise, qui se nomme en fait April, me montre toutes sortes de choses banales, fades.

•••

Je reviens avec des jeggings, des tops ainsi que des vestes en noir. Quels achats... Mon appartement a été mis en vente, mais l'agent immobilier doit se renseigner pour trouver ce qu'il me faut.

Je croise la fratrie, les salue vaguement, ignore l'un d'entre eux, fonce vers ma chambre. Je jette les sachets dans un coin, m'écroule sur le lit moelleux, décide de dormir ma nuit.

Bordel... Quelle heure est-il ? Quatre heure vingt-six. Je ne pouvais pas me réveiller plus tôt ! Enfin... Je vais aller me faire une café, traîner sur internet... Je baille, passe une main dans mes cheveux en bataille, tend l'oreille. C'est Léo et Raph, ils se disputent. Raphaël attrape son frère, prêt à lui mettre un coup de poing. Je saute entre les deux, éloigne le traitre.

- Ça va pas ! C'est ton frère ! Il n'a rien fait de mal, lui !

- C'est ça ! Il est parfait le petit Léonardo !

- Ne commence pas ! Tu ne crois pas que tu en as assez fait ! Tu me dégoûtes ! Je croyais que tu étais quelqu'un de bien ! Je... J'avais confiance en toi ! Mais tu n'en avais rien à faire de moi !

- C'est ça ouais !

- N'essaye pas de nier, Léo m'a tout avoué. Je t'ai ouvert mon cœur et toi tu t'en es amusé. Tu es vraiment horrible !

- Mais c'est faux ! Je ne me suis jamais moqué de toi !

- Tu mens ! Pourquoi Léo s'amuserait-il à me raconter des histoires pareilles !

- Tu as plus confiance en lui qu'en moi. Tu devrais peut-être lui demander. Ce n'est pas à moi de te le dire. Allez, salut je me barre.

Je fronce les sourcils, j'ai le cœur qui bat, je ne crois pas avoir compris quoi que ce soit. Je supplie le leader du regard, il semble très mal en point.

- S'il te plaît... Ne m'en veux pas. Tout ce que je voulais c'est que tu ne t'approches pas trop de lui, il a tendance à détruire tout ce qui l'approche... Et puis c'est moi que tu as d'abord connu, pas lui ! Je voulais que tu restes auprès de moi, je voulais que ce soit moi ton épaule pour pleurer, celui à qui tu confierais tes secrets. Je ne sais pas quoi te dire... J'ai honte de ce que j'ai fait, je n'arrive pas à me dire que...

- Léonardo... Pourquoi ? Tu... Je n'arrive pas à comprendre... Le rapport, tu n'as rien fait de mal !

- Je... Je ressens plus que de l'amitié pour toi ! C'est l'unique raison. Je t'aime.

- Quoi...

- J'ai menti, Em ! Raphaël n'a jamais rien dit de toi ! Il n'a d'ailleurs... Jamais été aussi doux...

- Tu as fait ça...

J'ai du mal à respirer... J'ai la tête qui tourne, il faut que je sorte... Il me faut de l'air. Je peux pas le croire. Je m'effondre à genoux, retiens des sanglots.

- Em...

- Va-t'en ! Laisse moi tranquille ! Je ne veux pas te voir !

J'attends qu'il soit parti, me recroqueville contre moi-même, laissant les larmes couler librement sur mes joues, et les gémissements s'échapper bruyamment. Finalement j'ai tout gâché. Je n'ai pas d'amis. Tout était faux, je demandais juste un peu d'amour, du réconfort. Je regarde l'horloge, l'aiguille tourner, sans bouger, hoquetant de temps à autre, la crise de chagrin calmée. J'en ai marre. Je ne veux même plus bouger. Je suis fatiguée de tout ça. Je n'aurais pas dû choisir cette vie. J'ai froid, j'ai mal aux yeux à force de pleurer. Le monde est tellement cruel, je n'ai pas la force de l'affronter toute seule. De toutes les guerres que j'ai déjà commencées, celle-ci est la plus douloureuse. Au fond ce n'est pas une bataille, c'est simplement la vie, la vie normale, ce que tout homme est sensé faire. Puis moi, je n'y parviens pas, c'est peut-être à cause de cette fameuse anomalie qui a fait mes yeux vairons, elle doit changer quelque chose dans mon cerveau qui m'empêche d'entretenir des relations avec autrui.

- Tu es encore là.

Je regarde le guerrier dans les yeux. Je tente d'articuler quelque chose, me renoie dans mes larmes.

- Je pensais que tu te serais recouchée.

- Tu me détestes ?

- Ma Princesse a des caprices difficiles, mais elle reste ma Princesse.

- Raphaël !

Je me jette dans ses bras, ris à gorge déployée.

- Calme toi... Je suis près de toi.

- J'ai mal au cœur. J'y ai vraiment cru. Comment ai-je pu ? Je ne veux pas te perdre. Plus jamais, c'est trop douloureux.

- Pour moi aussi... Je ne peux pas supporter que tu sois loin de moi, Em.

- Il faut... Il faut qu'on aille se coucher. Il doit être tard...

- Il est presque sept heure.

- Déjà...

Nous nous levons, nous dirigeons vers les chambres, je le laisse devant sa porte, me retourne. Raphaël attrape ma main me tire gentiment près de lui.

- Reste avec moi.

Devrais-je dire non ?

Je hoche la tête, me laisse emporter par le sommeil au creux des imparables forteresses que sont ses bras.


Oh oui, toi, très cher fan de Léo, tu dois me haïr. Moi-même je suis dubitative quant à ce que j'ai fait de lui, mais je le comprends, donc ça va. X'D

Un commentaire ? Je vous autorise à m'insulter, mais juste une fois hein, dans les reviews, pour me faire pardonner !