Et enfin le nouveau chapitre. En espérant qu'il vous plaise.
La même voix m'interpella. « Stay determined. » Je ne la reconnaissais toujours pas, mais peut importait : elle était belle.
« Ou suis-je ? » Demandais-je, tandis que j'abandonnais mon corps à l'apesanteur inexistante une fois habitué, ça n'était pas si mal, voir même agréable. Mes épaules tendus se relâchaient, je me détendais. Ici, j'avais toujours cette impression d'assurance comme quoi rien ne pouvait m'arriver ici qui plus est, cette endroit ne m'était plus inconnue.
« Tu es encore une fois venu trop tôt... Une histoire ne peut pas s'arrêter au début, retourne-y, encore. Garde espoir. »
La rencontre fut brève.
La sensation de tomber réapparut. Ah, ça, par contre, je ne m'y étais pas habitué ! L'angoisse de tomber était toujours autant présente, plus bas, toujours plus bas, la chute libre, puis le sursaut ! Je haletai, de la sueur coulait de mon front par litre. Tout aussi brusquement, je m'étais réveillé dans la même chambre, même lit, même tarte au sol, même fantôme à mes côtés.
Une chose changea : Chara me regardait froidement, silencieusement. Forcément, elle devait m'en vouloir encore. Toriel arrivait, paniquée, dans la pièce.
« Mon enfant, tu vas bien ? »
Je lui adressais un grand sourire.
« Bien sûr ! J'ai fais un cauchemars. » Chara ne réagit pas. Elle restait à flotter lacement dans les air, me tournant maintenant le dos.
« Tu es sûr ? Q-Qu'elle genre de cauchemar... ? » Ses yeux se mirent à briller d'une lueur d'angoisse, je n'avais pourtant pas l'impression que c'était pour moi qu'elle avait inquiétée... Je frissonnais.
« Dans mon rêve, le chocolat n'existait plus ! Quelle horreur !» Je forçais un faux rire comme je savais si bien les faire. Toriel parut rassurée, étonnement. Elle prit l'assiette par terre et me la tendit, je m'empressais de la dévorée par politesse.
« Pourquoi cette question ? » Je demandais, penchant la tête, esquissant une mine innocente. Les cachotterie n'avaient plus de secret pour moi. Si je voulais survivre dans l'Underground, il fallait bien que je sache mentir, duper, tromper, être fourbe sera mon nouveau quotidien. Je l'avais accepté.
« Rien, rien, recouche toi. Le couple de Froggit m'ont dit que tu t'étais écroulé. Cela à dut être pénible, pauvre enfant, tu dois être perdu... »
Ses propos me choquèrent. Je la fixait les yeux grands ouvert. Cinq secondes silencieuses, où je devait digérer ce qu'elle disait. Les retours dans le passé ? C'est n'importe quoi ! Irrationnel. Impossible. Du moins c'est ce que je pensais avant... J'étais tout de même en ce moment précis coincé dans un jeu. L'insensé devient sensé. Je commençais à croire aux voyages temporels.
« Ah. Oui, c'est vrai, je suis fatigué. » Rétorquai-je d'une voix tremblante, mais un sourire toujours bien présent.
« Repose-toi, si tu me cherche, je serais dans le salon. »
J'acquiesçais d'un signe de tête, puis me couchais.
« Chara, qu'es qu'il s'est passé ? »
En réfléchissant à mon rêve, et au voyage dans le temps, une seule conclusion en résulté : je suis mort ! Comment ? Pourquoi ? J'avais beau avoir un esprit logique, et être plutôt bon en théories, quand maintenant cela touchait ma propre vie, j'étais plus déboussolé qu'autre chose.
L'esprit demeurait muette comme une tombe. Elle me jeta un œil hautain. Elle devait en savoir des choses sur la situation actuel.
Si elle n'était pas déjà morte, je l'aurais étripé.
« Très bien, mais n'oublie pas, si je meurs, toi, tu es coincée ! Et seule ! »
J'étais en colère, ne pas savoir me rendais fous. Sans plus me prélasser au chaud dans le lit – malgré la forte envie –, je sortais pour aller au salon. Toriel se trouvais là, bien sûr, sur le grand fauteuil au coin du feu, des lunettes posées sur son nez, un livre à la main. Je m'approchais, m'asseyais à ses pieds.
« J'imagine que les escargots ne t'intéresse pas ? Haha... » Sa voix se faisait petite et triste. Deux petites cases contenant ce que j'avais le droit de dire apparurent : le choix de ce qui allait se passer. Je pouvais choisir ma destiné. Si ça n'est pas fabuleux... En espérant que cela diffèrent du jeu. L'une était bien sûr de parler des escargots, et l'autre demander comment on rentrait chez-sois. Mon choix fut vite fait :
« Comment cuisine-t-on des escargots ? »
Elle fut surprise, mais finalement, la chèvre arborait un grand sourire qui faisait plaisir à voir. Toriel me racontait tout ce qui avait à savoir sur les escargots, cela ne m'intéressait pas, mais je restais d'une oreille attentive. C'était mieux que d'avoir à l'affronter.
La ruminante avait fini par me prendre sur ses genoux, on passait à un autre sujet : elle allait me lire une histoire. Je m'installais contre ses seins me servant d'oreiller. Moelleux, et confortable, je sentais son cœur battre d'un rythme lent et régulier. Baboum... baboum... baboum... Son rythme cardiaque semblait en cet instant plus intéressant que le conte. Il m'apaisait.
Les bras de la chèvre se resserrèrent sur mon corps. Je sentais les poils soyeux me chatouiller les parties à découverts de ma peau. Ils était doux, je me sentais privilégié, comme un prince enveloppé des meilleurs draps possible les poils formait une couverture des plus chaude.
Le cerveaux déconnecté de la réalité, je ne faisais attention qu'aux petits détails, comme le crépitement du feu se mélangeant au son du cœur de Toriel, ou même le parfum sucré qu'émanait celle-ci.
Les choses les plus importantes m'échappait. Et, à vrai dire, je n'avais pas envie d'y penser. Tout était bien comme ça. Même si le '' cauchemars '' planait toujours au dessus de ma tête. Je n'y réchapperais pas. Au fond, je le savais que ce n'était pas pour jouer au bisounours et faire la fête que l'on m'avait envoyé ici.
Au bout d'un moment, je fermais les yeux. Je ne dormais pas, mais je faisais comme si. C'était un jeu de mon enfance. Mon père arrivait, et alors que j'étais sur le canapé, allongé, yeux fermés, flemme de bouger, j'imitais des ronflements grotesques pour faire croire à un sommeil lourd. Il jouait le jeu, puis me portait en sac à patate – pour m'énerver –, son dos, maltraité par ses longues heures de boulot, souffrait, ses os craquaient, mais moi, j'étais heureux. Il me déposait alors dans mon lit, et je me jetais sur lui pour le serrer dans mes bras. C'était le bon temps, celui auquel je ne pourrais jamais revenir. J'avais réalisais beaucoup trop tard à quelle point ces moments étaient précieux.
Mon corps se souleva. Toriel me portait, je me faisais soulever comme une princesse que je n'étais pas. Je laissais ma tête tomber dans le vide, ma nuque était soutenu par sa grosse patte duveteuse, et elle n'emmena jus qu'un lit. Je devinais que c'était le mien.
Je maintenais mes yeux clos, cette fois, je ne me jetais pas sur elle comme un enfant. Elle posa délicatement ses lèvres sur mon front puis susurra un « bonne nuit ». Elle s'écarta.
« Pourquoi est-ce aussi dur... » Sur ces mots, elle partit, me laissant perplexe. Quand la porte claqua, je relevais mon buste. Que voulait dire ces mots... Bien sûr que je le savais. Je ne voulais simplement pas comprendre. Qu'est qui était aussi dur ? Simple, mais je me bornais à croire autre chose. Comme une recette. Ce n'est pas si simple de cuisiner ! Quel imbécile, je sais, se leurrer aussi stupidement.
Je m'enroulais dans la couette et ouvrait en grands les yeux. Cette nuit, ainsi que les prochaines, n'étaient pas menacées par un monstre, bien loin de là. Nos ennemis sont toujours plus proche que l'on ne l'imagine. J'avais peur, la fuite devenait une option, tout en étant une guillotine qui n'attendait que ma tête dans sa feinte pour s'abattre sur moi dans un grand '' chlac !'' retentissant. Mes frêles mains se posèrent de façon à garder mon cou en sûreté.
J'attendais simplement dans le lit pendant des heurs durant. Je voulais être sûr que Toriel dorme. Il était aux environs de trois heur du matin. J'avais passé une nuit blanche, et prier pour que la chèvre ne soit pas du matin.
Je me sentais coupable, atrocement entaché de crimes, et d'une traîtrise futur. Je me levais, ne prenais rien, à pas de velours, je m'enfuyais comme un voleur. Je dévalais rapidement mais avec une précaution magnanime, sans le moindres grincements, les escaliers. La pression grimpait en flèche, c'était là où j'allais tester les limites entre le virtuel et ce monde ''réelle''.
Arrivé au couloir, aucun événement ne m'arrêtait, je poursuivais seulement le chemin l'angoisse pesant sur mes épaules. Qui s'alourdissaient au file de cette aventure.
Une fois dans la salle, je m'arrêtais, les membres flageolants, lentement, très lentement, d'une lenteur tortionnaire, je tournais ma tête à l'affût d'un screamer dans mon dos. Il était dur de respirer, mon souffle saccadé, ventilant bruyamment, mon cœur voulait se suicider contre ma poitrine dans des battements puissant, je me croyais dans un film d'horreur.
« Knok, knok. »
Je retenu mon cri en plaquant violemment mes mains sur ma bouche.
Bêtement, je réalisais à qui cette voix grave appartenait. Mes membres se relâchèrent, la pression redescendit, je tombais à terre d'un coup brusque, telle une poupée à laquelle on aurait subitement coupé les fils . Je soufflais longuement pour évaporer mon épouvante. Rien n'était pourtant encore gagné.
« Q... Qui est là ? »
« Julie. »
« Julie qui ? »
« Julie pull. »
« Merci... Haha... »
Il savait. Dans cette phrase, je n'y voyais pas une blague, mais plus un message caché. Il laissa échapper un rire rauque. Je m'approchais de la porte, pour m'aplatir dans un petit coin. Je rapatriais mes genoux contre mon corps et les encerclés de mes bras, enfouissant alors ma tête dans ceux-ci.
« Dis... Tu... Rencontre toujours Toriel à cette heure-ci ? »
En venant ici, je venais peut-être de creuser ma propre tombe. Quelle ironie, voulant m'échapper je serais mort vainement à la porte – littéralement – de ma délivrance. Je pourrais foncer, là, la franchir et courir comme je l'avais fait avec Flowey. Mais, à quoi bon ? Si ce n'était pas elle ce serait lui, le squeletton. Entre un '' dirty brother killer '' et sa meilleur amie, le choix et vite fait, il serait dans son camp. S'en était fini de moi ?
Merci d'avoir lu.
