Et voilà une nouvelle suite, je suis désolée, je vous fais beaucoup patienté en ce moment. Je ne sais pas si c'est le fait de mettre enfin remis à travailler en cours, et cette année de première, mais je croule sous les commentaires, les synthèses, et autres devoirs de 3 ou 4h. Alors je suis suis désolée de ne pas poster souvent, mais c'est vrai que je n'ai pas spécialement la force d'écrire en rentrant de cours...
Ensuite j'ai plus souvent l'habitude de me jeter dans l'écriture quand ça ne va pas fort, et là ça va parfaitement bien, xD, je ne m'en plains pas, mais pour écrire ma suite, le côté joyeux =S
Enfin je m'y remets quand même =)
Merci pour vos reviews, ça me touche vraiment, je suis contente que vous sentiez l'émotion, c'est ce que j'essaye de faire passer, alors merci =D
Cette suite est celle que j'aime le plus pour le moment, mais elle est assez courte. J'espère qu'elle vous plaira =)
Bonne soirée à toutes =) Et encore merci.
_Chapitre 6.
(Toujours la veille du départ de Casey) (Mais cette fois avec le POV de Derek)
C'était inexplicable, et surtout inconcevable, je m'étais senti revivre. Comment moi, Derek Venturi, j'avais pu devenir aussi dépendant de quelqu'un? D'une fille qui se voulait ma demie sœur par alliance qui plus est…
La prendre dans mes bras, ce matin-là, et la consoler avait été la chose la plus libératrice que j'avais pu faire ces derniers jours… Pourtant à peine notre étreinte terminé, ce poids qui m'encombrait, retomba avec force sur moi, comme une vérité. Oui, Casey McDonald allait me manquer, bien plus que je n'aurais pu le croire, à son arrivée dans ma vie, il y a trois ans, j'avais plutôt ressenti l'effet d'une bombe, elle qui venait dérangée mon univers, celui dont j'étais devenu le seul maître. Je n'aimais pas devoir partager mon trône, avec une inconnue qui de surcroît était mon opposé.
Plus tard la rancœur avait laissé place à un soupçon de fraternité… Ou autre chose, mais je savais seulement à l'époque que je voulais la voir heureuse, et surtout la protéger. Casey était une jolie fille, compliquée et difficile à vivre c'était certain, mais elle avait de sérieux atouts.
Trois années avaient passées entre nous, et notre relation avait complètement déviée… D'une légère haine, parce que je ne la haïssais pas vraiment, nous étions passés à un compromis fraternel. Bien sûr ça avait été indiscernable, mais nous nous étions rapprochés, et même si elle hurlait toujours mon nom de cette manière que je trouvais si craquante, elle était là pour m'aider, comme j'avais été là, et en particulier pendant les derniers mois qui s'étaient écoulés.
Casey me paraissait tellement fragile, comme un verre déjà fissuré, faute d'avoir été protégé. Un verre fissuré prêt à se briser à chaque instant. Et chaque larme qu'elle versait, ressemblait à une petite vibration imperceptible, prête à approfondir la faille un peu plus à chaque fois. Le verre s'était brisé à cause de Truman, et de moi par la même occasion, elle avait explosé, sous mes yeux. Moi, le Derek qui paraissait si indifférent aux événements, enveloppé de cette précieuse carapace d'insolence. Maladroitement, car peu habitué aux gestes d'affections envers elle, je l'avais pris dans mes bras. Et le lien s'était resserré, et maintenant il s'effilait, le temps n'était pas mon allié, elle allait s'éloigner et je n'aurais plus aucun moyen de la récupérer.
Le reste de la journée se passa plutôt tranquillement, Casey était restée chez Emily une bonne partie de l'après-midi, j'étais parti retrouvé Sam.
Sam, il avait suivi mon histoire avec elle, pas à pas. Il était mon meilleur ami, et devenait face à l'éloignement de Case, ma bouée, il était le bras qui me sortait la tête de l'eau, et qui un jour me ramènerait vers le bord. J'avais tout d'abord omis notre relation, bien que plutôt floue, elle restait un rapprochement fraternel si récent. Je préférais qu'elle reste secrète, mais j'avais oublié que Sam se tenait à mes côtés depuis tellement longtemps, qu'il avait fini par me connaître presque complètement, il avait donc rapidement compris ce qui se tramait entre nous.
Ce jour-là, il avait pris un air sérieux que je voyais rarement chez lui, et m'avait demandé de parler. J'avais d'abord feint l'incompréhension, puis il m'avait piégé sur une question idiote, dont je me rappelle peu, je crois qu'il avait simplement assemblé plusieurs mots à la suite juste pour que je réagisse, et ça avait marché, je m'étais fais avoir comme un ignorant, j'avais plongé tête la première. Et il avait rit, je me rappellerais toujours de ce rire qu'il avait eu, pas moqueur, mais amusé. Il était très fier de lui, et il y'avait de quoi, il avait beau être, même si je ne lui avais jamais réellement montré que je tenais à lui… Il avait beau être mon meilleur ami, je n'ai jamais aimé me révéler. Trois mots et un regard avait suffit à me démasquer.
« Case était splendide… »
J'avais tourné mon visage vers lui, il avait lu au fond de mes yeux, il avait compris ce que je découvrais seulement. Oui, ce jour-là, j'ai compris combien je tenais à elle, combien elle m'était précieuse. Sam me tapa sur l'épaule, pas comme un signe de compassion, mais plutôt pour me dire de foncer, je crois…
Oh oui, ce jour-là, grâce à lui, j'avais saisis la nature et surtout la profondeur de ce qui me reliait à Case. Et je m'étais lancé dans ce qui se terminait aujourd'hui. J'aurais pu paraître triste, et vaincu, mais ce n'était pas mon genre, et j'avais fini, un peu trop tard sûrement, par reprendre ce masque avec elle, cette apparence que je donnais du garçon que j'avais oublié d'être en apprenant qu'elle partait.
Le soir, Papa aidait avec difficulté Nora, qui riait devant la maladresse de mon père, ce bonheur était vraiment plaisant à voir, et son ventre, qui commençait à s'arrondir, imposait une aura de bonne humeur sur la maison, parce que tout le monde savait que ce bébé allait nous rapprocher encore plus, c'était le lien qui manquait, je crois. Nous n'allions certainement pas changer, Smarti serait sûrement un peu jalouse de ne plus être la chouchoute, Edwin et Lizzie continueraient d'être proches, Nora et Papa, toujours autant amoureux, et Casey serait loin. A cette période, cette journée-là particulièrement, qu'importe les gestes que je faisais, qu'importe les mots que je prononçais, son nom revenait sans cesse à mon esprit. Et en repensant à leurs regards, c'était dans l'esprit de chacun qu'elle avait résidée ce soir-là, c'Est-ce qui avait donné ce ton de nostalgie à chacun de nos gestes, je crois.
Je jouais avec Marti quand elle était arrivée, elle avait rapidement posée ses affaires, et était directement montée dans sa chambre. Elle paraissait fragile, encore une fois, et en regardant Nora, j'avais compris qu'elle pensait la même chose que moi. L'envie de monter la voir me tiraillait, mais je m'abstenais, notre rapprochement avait tellement louche ces derniers mois, je ne voulais pas en rajouter.
Bien qu'aujourd'hui, j'avais un goût amer de nos moments, les deux mois que j'avais passé à me rapprocher d'elle, et à succomber m'avaient paru comme les plus ensoleillés. Casey était passée de la tornade qui chamboulait ma vie, à un éclairci dans mon ciel, pour finir par en devenir le principal rayon de soleil. Le temps allait me paraître si gris maintenant.
