Bilbo sortait les poubelles quand il vit passer Thorin, qui transportait plusieurs sacs de farine qui avaient l'air très lourds.
« Bonjour, Thorin. Que faites vous ? »
« Bonjour, Bilbo. En fait, aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Kili et Fili. Ils sont nés le même jour à une année d'intervalle. Du coup je vais préparer un gâteau pour tout le monde. Vous voulez venir avec nous ? Vous faites partie de la famille, après tout. »
« C'est gentil, Thorin. Pourquoi pas, après tout ? Mais je croyais que c'était Bombur qui était chargé de cuisiner, chez vous ? »
« Il est parti avec Dwalin et Balin acheter les cadeaux. Nori, Dori et Ori ont emmené mes neveux à l'entraînement le temps que nous préparions tout. Oin, Gloin et Bifur sont allés acheter des décorations. Il ne reste que moi et Bofur pour cuisiner, et Bofur déteste ça. C'est donc à moi que le gâteau est revenu, mais je dois dire que je n'y connais rien du tout… »
« Je peux vous aider si vous voulez. J'ai l'habitude de cuisiner. Je ne suis pas un expert en gâteau, mais c'est toujours mieux que rien. »
« Si ça ne vous dérange pas, je veux bien un peu d'aide. » dit le nain en souriant.
Bilbo partit chez lui chercher ses livres de cuisine, puis retourna chez le nain pour l'aider. Ils se mirent d'accord sur un gâteau au chocolat et à la menthe.
« Bon » dit Bilbo. « Pour commencer, cassez un œuf. »
Le roi nain prit un œuf et l'éclata par terre.
« Mais qu'est ce que vous faites ? » cria le Hobbit.
« Vous m'avez dit de casser un œuf. »
« Oui, dans le saladier ! »
« Il fallait préciser ! »
« Mais je sais pas, c'est… évident ? »
Le Hobbit cassa les œufs lui-même.
« Bon, maintenant, versez progressivement la farine. »
Thorin empoigna le sac de farine et le vida d'un seul coup dans le saladier.
« Thorin… » Dit le Hobbit en se tenant le visage dans les mains.
« Quoi ? Je l'ai mis dans le saladier, cette fois ci ! »
« Mais est ce que vous savez au moins ce que veut dire le mot progressivement ? »
« Euh… ça veut dire lentement, non ? »
« ALORS POURQUOI VOUS AVEZ TOUT MIS D'UN COUP ? »
Conscient qu'il avait énervé le Hobbit, Thorin le regarda avec des yeux de chien battu, ce qui calma considérablement le Hobbit.
« Bon… ajoutez les pépites de chocolat. » reprit Bilbo.
« Euh… il y a un problème. »
« Quoi ? »
« Je n'ai que des tablettes de chocolat. Pas de pépites.
« Ce n'est pas grave, je vais vous montrer. Mettez la tablette dans un sac, prenez un marteau et tapez dessus. Ça fera des pépites.
« Très bien. »
Bilbo comprit qu'il n'aurait jamais du laisser Thorin faire ça au moment où ce dernier éclata le carrelage à coup de marteau.
« Mais pas aussi fort, Thorin ! »
« Vous êtes difficile, maître Hobbit ! »
« C'est vous qui êtes une brute ! »
Au regard triste que le nain lui lança, Bilbo se sentit aussi coupable que s'il avait frappé un chaton.
« Je suis désolé, Thorin, je me suis emporté. Bon, mettons les pépites. »
Bilbo versa le chocolat réduit en poussière dans le saladier et remua la préparation.
« Bon, maintenant, ajoutez le sucre. Progressivement, c'est bien compris, Thorin ? »
« Ne me prenez pas pour un imbécile, Bilbo. »
Thorin commença à verser, et Bilbo s'aperçut un peu trop tard que le nain s'était trompé et versait du sel dans la préparation.
« Thorin, c'est du sel que vous versez ! »
Le roi nain s'arrêta et reprit le bon paquet avant de le verser.
« Bien, maintenant il faudrait ajouter la menthe. »
« Mince, il n'y en a plus… mais sinon, il y a ces feuilles que j'ai piqué chez l'elfe au noël dernier. Ça fera l'affaire ! »
« Euh… Thorin, vous êtes sûr qu'elles sont comestibles ? »
« Mais oui ! J'ai fait goûter à Bofur juste avant ! »
Sur le canapé, Bofur se tenait le ventre en gémissant.
« Achevez moi, s'il vous plait… »
Bilbo se retourna vers Thorin.
« Vous n'êtes pas sérieux ? »
« Bah quoi ? Il est toujours vivant, non ? » Dit Thorin en ajoutant les feuilles à la préparation.
« Il se tord de douleur ! »
« Mais non, c'est de la comédie. »
« J'ai mal… tuez moi, par pitié… » Disait Bofur, le regard dans le vague.
Thorin mit le gâteau dans le four.
« Et voilà ! Bon, aidez moi à ranger tout ça ! »
Il prit les sacs de farine restants et les empila sur une étagère du placard.
« Euh, Thorin, ça a l'air lourd… je ne pense pas que ça va tenir… »
« Mais si, regardez ! Tout va bien ! »
À ce moment, Gloin, Oin et Bifur rentrèrent, en tenant des petits château pointus où il y avait marqué « bon anniversaire », des guirlandes, des serviettes, et tout un tas de petits gadgets de ce genre. Dwalin, Balin et Bombur suivaient, des cadeaux plein les bras.
« Tout est prêt ? » demanda Dwalin. « Parce qu'on a croisé les autres, ils arrivent bientôt ! »
Tout le monde enfila les chapeaux et mit la table. Thorin sortit le gâteau du four, et de la fumée verte en forme de tête de mort s'en échappa.
« Il a l'air délicieux ! » dit Bombur.
Bilbo n'était pas du même avis. Il fallait absolument qu'il planque ce gâteau avant que qui que ce soit en mange ou l'anniversaire de Fili et Kili se terminerait à l'hôpital, voir pire, à la morgue. Mais avant qu'il ai pu faire quoi que ce soit, les deux jeunes nains, suivis de Dori, Nori et Ori, entrèrent.
« Surprise ! » Crièrent tous les nains.
« Oh, merci ! C'est trop gentil ! » Répondirent Fili et Kili.
« Bon, maintenant, à table ! » cria Bombur en se coupant une énorme part du gâteau avant de l'engloutir.
Sous le regard terrifié de Bilbo, le visage de Bombur passa du rose eu vert, puis du vert au blanc, puis du blanc au rouge. Il poussa un rugissement de tigre avant de sauter sur Dwalin et de lui mordre le mollet à pleine dent.
« Arrêtez le ! » hurla ce dernier.
« Qu'est ce qui se passe ? » demanda Thorin.
« C'est votre gâteau ! » répondit Bilbo. « Je savais que ces feuilles n'étaient pas nettes ! Attrapons le ou il va dévorer Dwalin ! »
Tous les nains attrapèrent Bombur et tentèrent de lui faire lâcher prise mais aucun n'y parvint. A ce moment, des sirènes de police retentirent, et bard, accompagné d'une dizaine de gobelins policiers, débarquèrent.
« Bard ! Que faites vous la ? » Demanda Bilbo.
« J'ai vu un nain cannibale en attaquer un autre alors j'ai appel& la police. Pas que le fait que vous vous entretuiez me dérange, mais je n'ai pas envie de retrouver ma moquette à nouveau couverte de sang. »
Les gobelins policiers injectèrent un sédatif à Bombur, qui lâcha prise. Alors qu'ils l'emmenaient, un gobelin remarqua le gâteau d'anniversaire.
« Oh, il a l'air bon, ce gâteau. » dit il en prenant une part.
« Non, non, attendez ! » cria Bilbo.
Mais le gobelin l'avait déjà gobée. Son visage devint vert, puis jaune, puis rouge, et il s'évanouit. Les autres gobelins s'approchèrent du gâteau.
« Je rêve ou c'est un space cake ? » demanda l'officier gobelin.
Il prirent une part et la mirent dans un sachet en tant que preuve, sous le regard terrifié des nains.
« Allez, les gars, remballez tout ! » dit un gobelin.
« Bah dis donc » dit un autre. « Vu le nombre de fois où on a été appelé ici et les motifs débiles qu'on nous a donné, ça m'étonne qu'on ai pas encore retrouvé 15 kg de crack dans leur placard. »
À ce moment, l'étagère du placard céda et 15 kg de farine se déversèrent dans la pièce. Les gobelins se regardèrent.
« On les embarque ? »
« On les embarque. »
Thranduil et Legolas, qui revenaient du super marché, furent assez surpris de voir treize nains et un Hobbit être conduits de force dans un fourgon de police en hurlant à l'erreur judiciaire.
« C'est de la farine ! Puisque je vous le dis ! » S'égosillait Thorin.
Une nouvelle photo s'ajouta à la collection de Thranduil.
