Hello tout le monde !
Monroe me manquait trop, je vous propose enfin le chapitre 6, avec une nouvelle confrontation entre le général de la République et Beth. Je vous souhaite une bonne lecture !
PS : Je tiens encore à remercier toutes celles qui lisent cette histoire et la suivent.
RePS : Pour vous tenir informée de la parution des chaps, j'ai créé une page Facebook ! Vous retrouverez les infos sur mon profil.
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter pour m'amuser un peu, excepté le sergent Sanders et sa fille Beth, ainsi que le lieutenant Jefferson qui sortent tout droit de mon imagination.
Chapitre 6 : Confrontation désagréable
Beth se retourna brusquement. La vision du général la prit par surprise et elle n'avait pas vu qu'il la regardait. Depuis combien de temps pouvait-il l'observer ? Il fit quelques pas pour entrer dans la chambre.
« N'ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal, dit-il à voix basse. »
La jeune femme recula d'un pas, serrant avec force le tissu qu'elle tenait. Elle vit le regard de Monroe dévier vers son décolleté et s'aperçut que sa poitrine était légèrement dévoilée. Elle tenta de remettre le vêtement mais le contact avec la blessure et les pansements l'en empêchèrent et elle laissa échapper un gémissement. Le général s'avança en vitesse.
« Ne m'approchez pas ! siffla-t-elle avec rage, une expression d'animosité sur son visage, tout en s'éloignant le plus possible.
- Je vais remettre le bandage correctement, expliqua-t-il. La plaie doit être protégée.
- Je refuse que vous me touchiez !
- Vous voulez courir le risque d'avoir une nouvelle infection ? Très bien, à votre guise ! s'exclama-t-il avec colère. Ne me dites pas que je ne vous aurai pas prévenu ! »
Monroe et Beth se dévisagèrent, la jeune femme affichait clairement sa méfiance envers lui.
« Je vous promets que je ne vous ferai aucun mal. J'ai fait venir le médecin pour vous soigner. Cela devrait vous suffire pour me croire. »
Il attendit de longues secondes et finalement, Elisabeth consentit à le laisser faire. Elle se retourna lentement, tout en relevant suffisamment le tissu de la robe pour ne pas dévoiler davantage de peau. Il approcha tranquillement et entreprit de refixer les compresses. La jeune femme tressaillit fortement en sentant le contact de ses doigts et lui-même fut troublé. Il le mit sur le compte de la blessure et de la vision du M. Il s'aperçut toutefois qu'elle était tendue, la situation ne lui plaisait pas et l'effrayait même.
« Si vous pouviez vous dépêcher, grogna-t-elle, comme pour confirmer ses pensées.
- Je ne voudrais pas prendre le risque que la plaie soit mal isolée des microbes, répliqua-t-il avec un sourire ironique. Mais si vous pouviez dégager vos cheveux afin que j'ai davantage de visibilité, sous-entendit-il.»
Beth laissa échapper un soupir exaspéré avant d'attraper la masse de cheveux bruns et de les faire pendre de l'autre côté. Bass ne manqua pas de noter la courbure de son cou avant de poursuivre son travail. La jeune femme, pressée d'en finir, leva légèrement la tête et aperçut leurs reflets dans la glace. Le général avait l'air de prendre un certain plaisir à ce petit manège. Nul doute que de la voir en si faible posture devait le réjouir.
« Alors, ça vous plaît ? demanda-t-elle moqueusement. Vous avez vu, un beau M gravé au fer sur l'omoplate ! Ça devrait être à votre goût, après tout c'est votre œuvre !
- Je n'ai jamais demandé à un de mes hommes de lever la main sur vous depuis notre entretien ! siffla-t-il, désormais irrité.
- Dites plutôt que c'était un interrogatoire ! corrigea-t-elle. Et je ne vous crois pas. Me laisser attendre tranquillement dans ma cellule ? Connaissant désormais les méthodes enseignées dans la Milice, j'en doute.
- Je vous jure que je n'en savais absolument rien ! cracha Bass tout en tirant un peu trop sur le bandage. Je n'ai jamais exigé qu'on vous traite de cette façon, et qu'on bafoue vos droits de femme ! Et je n'ai jamais voulu vous imposer la marque ! conclut-il en la fixant à travers le miroir.»
Beth regarda le général, stupéfaite par la virulence de ses propos. Ses yeux bleus brillaient de colère, sa mâchoire était contractée, et elle ressentit même ses mains trembler sur sa peau. Il prit une profonde inspiration, puis se concentra de nouveau sur sa tâche.
« C'est terminé, déclara-t-il sèchement. »
La jeune femme s'écarta bien vite de lui et expira de soulagement. Ce fut à cet instant qu'elle se rendit compte qu'elle avait à peine respiré depuis que Monroe avait posé ses doigts sur les compresses. Elle remit en place la manche bouffante et tira au maximum sur le lacet afin de cacher la partie de son corps qu'il avait dévisagé avec intérêt quelques minutes plus tôt. L'homme ne fut pas dupe de ses intentions.
« J'en ai déjà bien vu d'autres, glissa-t-il avec légèreté. Ça ne me gênerait pas du tout si vous décidiez d'en révéler davantage.
- Et bien tant qu'à faire, je préfèrerai que vous ne sachiez pas à quoi ils ressemblent, siffla-t-elle tout en s'énervant sur le cordage.
- Qui vous dit que je ne les ai pas déjà vus ? »
Beth releva brusquement la tête, bouché bée. Elle n'avait plus ses vêtements de lors de sa fuite. Et si c'était Monroe qui l'avait déshabillée puis changée ? Ce dernier la fixait, visiblement amusé par la situation.
« Vous… vous… bégaya-t-elle en s'empourprant violemment.
- Vous avez perdu votre langue ?
- Où sont mes vêtements ? questionna-t-elle en balayant la pièce du regard.
- Si vous souhaitiez montrer davantage vos attributs féminins, j'aurai dû conserver votre débardeur, ricana Bass. Il ressemble plus à une bande de tissu utile pour faire la poussière.
- Et vous m'avez…
- J'aurai bien aimé mais vous êtes trop maigre pour moi. C'est une servante qui s'est chargée de vous laver et vous changer pendant votre sommeil, révéla-t-il. Vous avez d'autres vêtements dans la penderie ici. Utilisez-les tant qu'il vous plaira pendant votre séjour.
- Je veux rentrer chez moi, répondit Beth.
- Vous n'êtes pas rétablie, alors vous restez ici, contredit le général.
- Alors je m'enfuirai.
- Vous préférez que je vous ramène en cellule, à la merci de votre tortionnaire ? »
La jeune femme blêmit, se rappelant que trop bien de ce qui lui était arrivé. Monroe s'en voulut légèrement mais il tenait à la garder à sa disposition. Il attendait le moment propice pour l'interroger de nouveau à propos de son père et ses mystérieuses paroles. Il ne lui précisa pas qu'il avait tué de ses propres mains son bourreau, visiblement elle ne s'en souvenait plus.
« Pourquoi vous me gardez ? Je ne vous suis d'aucune utilité concernant le capitaine Neville, justifia Beth avec des yeux suppliants.
- Tant que nous n'avons pas retrouvé votre père, il vaut mieux que vous restiez en sécurité ici. C'est un ordre, conclut le général en quittant brusquement les lieux avant de claquer la porte. »
Beth fulmina, comment osait-il la retenir contre son plein gré ? Ce Monroe la mettait hors d'elle et pourtant elle était du genre patiente. Elle fit les cent pas dans sa chambre avant de s'assoir sur le lit. Elle n'avait pas le choix, elle était obligée de rester enfermée dans ce lieu qu'elle ne connaissait pas. Elle n'arrivait toujours pas à percer les raisons pour lesquelles le général tenait tant à la garder en vie. Cependant, il l'avait fait sortir de cette prison infecte et s'occupait personnellement de son état de santé.
Elle posa une main sur son épaule, se remémorant l'instant où les doigts de Monroe avaient effleuré sa peau. Sa première réaction aurait été de crier et de s'écarter brusquement. Le moindre contact la terrorisait. Un flash de sa mère sur son lit d'hôpital lui était apparu, elle qui s'était battue jusqu'au bout.
« Ne montre jamais tes faiblesses, ma fille, avait-elle dit. Sous aucun prétexte. Tu n'en seras que plus forte. »
Ravalant sa peur, elle s'était alors mordue la lèvre inférieure pour s'empêcher de crier. Afin de dissimuler sa crainte, elle avait attaqué par la parole. Après tout, tout était de la faute du général qui s'était obstiné à la faire interroger encore et encore. Elle ignorait encore les raisons mais elle avait bien compris qu'il y avait un lien entre Neville et son père.
Elle soupira en repensant à lui. Elle était extrêmement inquiète car rien ne lui disait qu'il n'avait pas été retrouvé en réalité et qu'il était torturé tout comme elle l'avait été. Mais son père était malin et débrouillard et elle savait qu'il se servirait de ses deux atouts pour échapper à la Milice. Elle eut un petit pincement au cœur en songeant qu'il ne viendrait pas la chercher. C'était une mission suicide et quand bien même, Barry Sanders était désemparé par le mal-être qui l'habitait depuis plus d'un an.
Le souvenir cuisant du bourreau la fit sursauter. Elle en avait assez subi, il était temps de réagir. Elle ne voulait plus que son père la voit comme un objet de pitié. Elle se leva et contempla la vue depuis sa fenêtre. Puisqu'elle était consignée ici, elle allait prendre soin de mettre les projets du général Monroe en échec.
Je dois vous avouer une chose, j'adore écrire les confrontations entre Monroe et Beth. Et j'ai vraiment vraiment hâte de vous dévoiler la suite (mais il ne faut pas aller trop vite non plus). Beth va-t-elle réussir à contrecarrer les plans du général ? Bass va-t-il s'en apercevoir ? Que prépare-t-il de son côté ? A bientôt et si vous le souhaitez, une petite review pour la route !
