Leçon cinq : Nous avons tous une histoire à raconter :
Le soleil commençait juste à se coucher quand les deux hôtes revinrent à leur résidence. Ils marchèrent pendant la plus grande partie du trajet en silence, mais Ciel ne pouvait s'empêcher de repenser à la conversation qu'il venait juste d'entendre. C'était la première fois qu'il voyait se manifester une telle animosité entre les deux étudiants plus âgés ( Bien qu'il ait déjà suspecté des tensions entre eux ), et il avait beaucoup à dire à propos du comportement de Soma pendant la réunion. Maintenant qu'ils étaient seuls, il trouva le moment opportun pour exprimer son opinion.
« Vous avez tous les deux agi de façon irréfléchie aujourd'hui - toi et Soma. »
Sebastian eut une expression surprise, comme si il ne s'était pas attendu à cela. Mais le connaissant, il devait s'en douter. Ciel prit cette expression étonnée comme le signe qu'il pouvait continuer.
« Tu ne devrais pas te mêler des affaires familiales des autres. Tu ne sais rien d'eux. Et Soma a agi de façon immature aujourd'hui. Il devrait être heureux de savoir que ses parents veulent agir dans son intérêt, même si ils n'ont pas forcément compris sa situation actuelle. »
Bizarrement, l'hôte aux yeux pourpres ne dit rien pendant un moment. Ce ne fut que quand ils atteignirent leur étage que Sebastian se mit à parler.
« Tout le monde a une bonne raison d'agir comme ils le font. »
Ciel resta à le fixer pendant plusieurs secondes, la bouche légèrement ouverte, mais Sebastian lui fit un sourire gentil et rentra dans sa propre chambre sans même une remarque sournoise.
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Sa jupe et sa chemise étaient chiffonnées au sommet d'une pile de vêtements sur le parquet. Sa perruque était sur le porte-perruque placé à coté du miroir légèrement embué de la salle de bain . Le son apaisant de la douche résonnait parmis les murs carrelés. Il laissa l'eau délicieusement chaude le débarrasser de toutes les frustrations de la journée, et quand il sortit de derrière le rideau de douche, il laissa Skye derrière et devint Ciel … Du moins, jusqu'à l'heure du dîner. Secouant ses cheveux pour se débarrasser des gouttes d'eau, il s'enveloppa dans une serviette et éteignit la lumière de la pièce en sortant.
Ciel marcha vers la fenêtre qui s'ouvrait sur son petit balcon privé, réfléchissant à ce qu'il allait faire de sa soirée ( Des papiers à compléter, sans doute ). Espérant voir encore un peu le soleil avant qu'il ne se couche, il leva son regard. Le coucher du soleil était le moment de la journée qu'il préférait. Son esprit souvent agité s'apaisait en admirant le mélange de lavande, rose et orange, les traînées éparpillées que laissaient les nuages, et cette immense sphère lumineuse et flamboyante.
Si seulement le visage qui l'accueilli à la place du soleil pouvait faire ça aussi.
« Se-Sebastian ! »
La personne en question leva sa main en un petit salut. Le regard affolé de Ciel se posa sur la serrure placée sur les portes à la française, au centre de la fenêtre, et s'assura qu'elle était bien verrouillée.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Cracha le garçon aux cheveux gris. « Les garçons ne sont pas autorisés à entrer dans les chambres des filles ! »
Sebastian fit quelques pas vers lui jusqu'à ce que son visage soit au plus prés de la vitre. « Mais je ne suis pas dans ta chambre, si ? »
« Espèce de salaud ! » S'écria Ciel, frappant sa main sur la vitre et faisant reculer Sebastian. « Est-ce que tu n'as pas la moindre once de décence ? »
Le plus âgé ne dit rien, et le regard furieux de Ciel s'affaibli. La main qui était restée sur la vitre glissa à son coté. Resté à bonne distance, Sebastian se rapprocha une nouvelle fois et dit calmement :
« Au moins je ne suis pas couvert seulement par une serviette et un cache-œil. »
Réalisant qu'il avait raison, le visage de Ciel devint rouge pivoine et il ferma les rideaux avec précipitation.
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Il avait finalement réussi à voir le dernier rayon de soleil avant qu'il ne disparaisse derrière l'horizon. La plupart des gens trouvaient qu'il était romantique de regarder le soleil se coucher avec quelqu'un à coté de vous, mais franchement, ça n'aurait pas pu être quelqu'un d'autre ?
« Soma est le plus jeune d'une famille de trente-deux enfants*, » dit Sebastian depuis son balcon, juste à coté de celui de Ciel.
Il avait fini par retourner à son appartement quand Ciel était parti s'habiller. « Quand il était jeune, ses parents lui ont laissé un palais privé avec ses propres domestiques. Ils ne le voyaient que rarement, uniquement lors d'occasions spéciales. Au lieu de passer du temps avec lui, ils lui parlaient par internet - Pas même au téléphone - pour lui dire ce qu'il devait faire. C'est eux qui ont eu l'idée de l'envoyer en Angleterre. Même si lui n'était pas d'accord, il s'est incliné, car il a toujours vu ses parents comme un pouvoir supérieur, on pourrait même dire presque au même niveau que les dieux. »
Ciel ne voulait pas écouter, au départ, mais ne pouvait s'empêcher de se sentir touché par ce qu'il entendait malgré lui.
« Tu vois, les parents de Soma ne le connaissent pas assez pour agir dans son intérêt. Ils ne font que chercher à contrôler ce qu'il fait. Dans ce cas là, je crois qu'il est approprié de laisser Soma prendre ses propres décisions, tu ne crois pas ? »
Soupirant, le garçon aux cheveux gris reconnu qu'il y avait du vrai dans l'histoire de Sebastian. Mais pourtant, il se sentait mal à l'aise, et dit dans un souffle, « Il devrait être heureux de savoir qu'ils veulent faire des choses pour lui. »
Quand son voisin ne dit rien, il s'éclaira la voix.
« Bon, je vais aller dîner maintenant. ».
Il tourna les talons et retourna dans sa chambre, fermant doucement la porte fenêtre. Sebastian garda son regard fixé sur l'endroit ou Ciel s'était tenu, ses yeux se plissant en un sourire étrange.
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La chapelle de l'école était souvent inoccupée. Quel gâchis, pensait-il. Ces gens ignorants ne pouvaient pas apprécier le silence aérien ni le dessin que formaient les couleurs des vitraux sur le sol en marbre blanc. Ils ne pouvaient pas apprécier le profond respect que l'on ressentait en présence de Dieu. Quelles vies superficielles, inutiles.
Il s'assit sur un banc rembourré, fixant des yeux la croix dorée dominant la pièce. Le soleil couchant, paré d'une myriade de différentes teintes, dansait sur elle. Il la regarda intensément, avec des yeux couleur lavande, tendres mais froids, comme si il attendait qu'un sauveur en sorte. La personne qui arriva à la place était loin d'être un quelconque sauveur.
« Quelle image bénie, » un sourire perçait sous les intonations de cette voix. « Cela te ferait paraître presque angélique. »
Il fronça les sourcils. « Qu'est-ce que tu viens faire ici, Angela ? »
L'étudiante, réplique parfaite de lui-même, s'assit sur le banc à coté de lui. « Oh, Ash. Je suis juste venue prendre des nouvelles de mon petit frère. Qu'il y a-t-il de mal à cela ? »
Sans la regarder, Ash répondit d'une voix dure, « Je ne suis pas ton petit frère. »
Elle n'avait que deux minutes de plus que lui, après tout.
« Allez, ne prend pas cet air revêche, » dit-elle, comme si elle parlait à un petit enfant. « Tu as eu des problèmes avec ce club de monstres que tu gères ? »
Ash se raidit, semblant offensé par le commentaire et essayant de cacher son irritation. Il regarda une nouvelle fois la croix afin de ne pas croiser le regard d'Angela. « C'est un host club. Et même si cela m'avait causé des ennuis, je n'ai pas besoin de ton aide pour gérer mes problèmes. »
Angela éclata de rire, couvrant sa bouche gracieusement avec le dos de sa main. « Donc quelque chose est vraiment arrivé ? Quelle supposition chanceuse ! Est-ce que c'est encore lié à ce superbe garçon aux cheveux noirs ? Vous n'avez jamais semblé vous entendre, tous les deux. »
Il grommela dans sa barbe, refusant toujours de croiser le regard de sa sœur. Angela savait toujours quand quelque chose n'allait pas. La raison pour laquelle il ne voulait pas l'admettre était qu'elle en profiterait pour le tourmenter avec cela, prenant un plaisir immense à le regarder se débattre pour garder son air digne. Il y avait quelque chose dans la façon dont elle déformait ses phrases, la façon dont elle suggérait des choses affreuses avec un air innocent, qui faisait bouillir le sang de Ash. Il savait très bien qu'elle était loin d'être innocente - La manipulatrice, calculatrice garce était du même genre que Sebastian. Elle était un ange pourvu d'un cœur de ténèbres, vue par les autres comme une sauveuse, mais restant pour l'éternité la cause de sa souffrance.
« Mon frère, » dit-elle gentiment quand il se leva pour partir. « Tu ne devrais pas avoir peur d'affirmer ton autorité sur cette vermine. Ne devrais-tu pas être celui ayant le dernier mot, Ö, Président du Host Club ? »
Bien qu'il entende le sous entendu moqueur dans sa voix, il était d'accord avec elle. Cependant, il ne le montra pas quand il sortit de la chapelle sans regarder en arrière.
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Il était plutôt rare pour Ciel de commencer une conversation, mais aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. « Soma, »
« Oui, Skye ? »
« Est-ce qu'ils ont des téléphones en Inde ? »
« Oui. »
« Et internet ? »
« Bien sur, Skye. »
« Alors qu'est-ce qu'IL fait là ? » Le bras mince de Ciel s'étira pour montrer l'Indien de haute taille, portant un turban, qui se tenait derrière Soma, pendant que le reste de la classe était assis à leur bureau.
L'homme s'inclina, ne montrant aucune émotion, à l'exception d'un léger haussement de son sourcil blanc. Il gardait ses yeux clairs fixés sur le sol. Soma cligna des yeux plusieurs fois, ayant du mal à enregistrer l'accès de colère de son ami.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? C'est le messager, mon domestique personnel, Agni. Il est venu en Angleterre pour me délivrer le message de mes parents. » Le prince tapota gentiment le bras d'Agni, sans réaction de la part de son domestique.
Ciel se frappa le front, résistant à la tentation d'arracher sa perruque sous la frustration. « C'est exactement ce que je veux dire … Était-ce vraiment nécessaire de l'envoyer ici alors que tes parents auraient pu t'envoyer un e-mail ? »
Soma regarda Agni, puis Ciel avec un sourire confiant.
« Agni est le plus dévoué des servants de mon palais, et celui en qui j'ai le plus confiance. En plus, je lui ai surement manqué, donc il a offert de venir transmettre le message personnellement et de me ramenner en Inde. »
« Mais tu ne retournes pas en Inde … Ce n'est pas ce que tu avais dit ? »
Le garçon à la peau mâte haussa des épaules et eut un soupir d'exaspération.
« Oui, je lui ai dit ça, mais il ne veut pas lâcher le morceau. Il m'a suivi partout, pour essayer de me faire changer d'avis. »
Soudain, Agni prononça ses premiers mots depuis qu'il était entré dans la classe.
« Maître Soma ! Vous devez réfléchir à nouveau ! Pensez à vos parents, je vous en prie ! »
La classe entière tourna son regard pour fixer bouche bée l'homme qui se mettait enfin à s'agiter. Le visage de Soma s'écrasa sur son bureau et il grommela, « Je te l'ai dit, Agni, je ne rentrerais pas. »
S'inclinant, Agni repris sa pose initiale, tête baissé et lèvres serrées.
Ciel eut un sourire fatigué. Aujourd'hui ne serait décidément pas un jour comme les autres.
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La foule d'étudiants dans la cafétéria se trouvait prise au milieu d'une tempête de prières désespérées et de grommèlements irrités. La paire d'Indiens avait provoqué une profonde agitation dans l'académie, avec Agni suppliant son maître de retourner à la maison à peu prés toutes les vingt minutes, et Soma répondant par des protestations énervées. Ciel avait regardé avec amusement les deux personnes se faisant renvoyer de chaque classe, et à présent les observait de sa table habituelle dans la cafétéria, s'attendant au même scénario. Joker s'assit au bout de sa table, observant la scène comique tout en jouant paresseusement avec sa nourriture.
« Ils ont été comme ça toute la journée ? » demanda le garçon aux cheveux roux, ayant du mal à le croire.
Ciel fit oui de la tête, décidant de sauter son repas principal composé de sauté de veau en faveur de la tarte aux pommes surmontée de crème fouettée et de confit de myrtilles. Joker arrêta de parler et finit son déjeuner en silence, un changement appréciable pour le plus jeune. Les deux partirent pour la pièce du club, espérant de ne pas se faire repérer par la paire d'Indiens.
Le reste du club était déjà là quand ils arrivèrent. Ciel se dépêcha d'aller dans son coin habituel pour se changer dans son uniforme de garçon. Joker informa le reste du club de l'épreuve qu'était en train de traverser Soma. Cependant, il semblait que les autres n'étaient pas sans savoir ce qui se passait - Grell pleurnichait que les supplications d'Agni pouvaient être entendues jusqu'aux jardins du campus; Sebastian et Ash, bien qu'ils ne se plaignirent pas, ne semblaient pas surpris en entendant les nouvelles. Avoir Agni dans les pattes pourrait être assez ennuyeux, surtout quand leurs clientes arriveraient. Ash soutenait qu'ils risquaient d'avoir des pertes rien qu'avec la seule présence d'Agni. Cependant, le plus grand problème dans les esprits de tout le monde concernait ce garçon en jupe qui se tenait dans un coin …
Même après que les filles furent arrivées, il n'y eut pas de signe de Soma ni de son ennuyeux domestique. Peut être ne feraient-ils aucune apparition aujourd'hui - Ils avaient beaucoup de choses à se dire entre eux. Ash avait un air de soulagement, et s'autorisa à sourire un peu, à la grande joie de ses clientes. Mais quand le son des protestations agitées de Soma se fit entendre de plus en plus fort, les visages heureux des hôtes se décomposèrent pour se transformer en une expression d'horreur.
Soma ouvrit d'un coup les portes et s'engouffra dans la pièce du club, Agni juste derrière lui.
« Maître, je vous en supplie ! Retournez à la maison - Pour le bien de votre famille ! »
« Silence, Agni ! Je dois travailler maintenant ! » Aboya Soma.
Après une courte pause, Agni marmonna quelque chose en langue étrangère et s'inclina. « Jo agya. »
Il se calma enfin et redevint l'ombre de son maître, mais quand il vit ce que le prince appelait 'travail' - quand il vit Soma sourire avec douceur et autoriser ses clientes à caresser ses cheveux, pincer ses joues et le nourrir de bonbons, Agni ne put plus se retenir.
« Maître ! » hurla-t-il, tombant à genoux et attirant l'attention de tout le monde. Son visage était tordu en un masque de détresse et de ses yeux habituellement placides coulait du sang. « Mais que faites vous ? Vos parents auraient le cœur brisé si ils vous voyaient vous conduire si bassement ! Ce n'est pas un comportement digne d'un prince ! »
Soma se figea. Ses clientes effrayées s'éloignèrent de lui, ne voulant pas provoquer son domestique. Le garçon se leva et s'approcha de l'autre homme. Sans prévenir, il gifla Agni.
Avec des larmes dans ses yeux, Soma se mit à hurler. « Tu ne comprends rien ! Laisse moi tranquille - Je ne veux plus jamais te revoir ! »
L'homme trembla devant la détermination et l'attitude de défi de son maître. Il hésita un moment, puis partit rapidement de la pièce, fermant la porte derrière lui.
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Il avait toujours pensé qu'il agissait dans l'intérêt de son maître. Pourquoi Soma s'était-il mit en colère ? Il n'avait jamais refusé d'obéir aux ordres de ses parents dans le passé. Il n'avait jamais parlé à Agni de cette façon non plus. L'homme de haute taille se tint gauchement devant la porte du fond du couloir, son cœur se sentant vide, privé de sa raison de vivre. Qu'y avait-il d'autre pour lui, à part servir Maître Soma ?
« Ne soyez pas si peiné. Soma parle toujours sans réfléchir. »
Agni fut pris par surprise. Le garçon qui venait de parler portait le même uniforme que son maître, mais paraissait un petit peu plus âgé, avec des yeux rouges et sournois mais un visage serein. Instinctivement, Agni s'inclina devant l'étranger, qu'il se souvenait avoir vu dans la pièce juste un moment plus tôt.
« Je m'appelle Sebastian. Je suis un membre du Host Club, comme Soma. » Dit Sebastian gentiment.
« Maître Sebastian, » dit Agni, le nom étranger sonnant étrangement à ses oreilles. « Merci d'avoir pris soin de mon prince pendant tout ce temps. Je suis votre obligé. »
Sebastian leva une main et secoua sa tête. « Pas du tout. Il semble que nous vous ayons causé un assez important problème. »
Agni s'effondra une nouvelle fois contre le mur avec tristesse. Ses yeux clairs étaient remplis de remords.
« Je suis celui qui a causé un dérangement à mon maître. Je pensais faire ce qui était le mieux pour lui - Je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse avec autant de fureur. »
L'hôte croisa ses bras tout en réfléchissant.
« Je ne doute pas que vous pensiez agir dans l'intérêt de votre maître en obéissant aux ordres de ses parents. Mais peut être avez-vous négligé de considérer le fait qu'il est le mieux placé pour savoir ce qui est le mieux pour lui. Ne pensez vous pas que le bonheur et la joie de votre maître sont plus importants que les ordres donnés par des parents qui ne se souviennent même pas de son visage ? »
Les yeux de l'Indien s'agrandirent - Il n'avait en effet jamais réfléchi à cela.
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Le bruit strident de la porcelaine de Chine brisée se répercuta à travers la pièce du club, suivie par des exclamations choquées et des marmonnements. Mais également par un cri exaspéré :
« QU'EST CE QU'IL FAIT ENCORE LA ? »
Ciel resta figé sur place, effaré à la vue d'un Agni assis, l'air peu à l'aise, à coté de Soma, entouré par des clientes curieuses, et habillé dans l'uniforme de l'Académie de Stoneleigh Park.
Soma sourit, sautant sur ses pieds et serrant Ciel dans ses bras, ignorant les tasses et les soucoupes brisées sur le sol.
« Ce n'est pas merveilleux, Ciel ? Agni me laisse rester ici, et il s'est même inscrit pour être à mes cotés ! »
Agni rougit et baissa la tête.
Le garçon aux cheveux gris fit une grimace. « Comment as-tu réussi à inscrire un homme comme étudiant …? »
Tous les yeux présents dans la pièce clignèrent sous la surprise. Ciel se sentit tout de suite stupide.
« Tu n'es donc pas au courant, Ciel ? » dit Sebastian d'un ton moqueur. « Agni n'a que deux ans de plus que Soma. »
La bouche du jeune hôte s'ouvrit en grand et son œil s'écarquilla. Il se sentit complètement ignorant et inutile une nouvelle fois. Pourquoi personne ne lui disait jamais ces choses là ?
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Assit à une table adjacente, Joker regardait calmement l'agitation avec un sourire triste. Quel luxe c'était, d'avoir un ami qui abandonnerait tout pour vous, qui serait capable de vous comprendre et de vous accepter. Son sourire s'effaça rapidement. Il baissa la tête, voilant son regard avec ses mèches rousses.
« Quel ennui, d'avoir quelqu'un qui vous suit comme votre ombre. »
Joker leva ses yeux vers Ash, dont le regard restait fixé sur la nouvelle addition au club. L'hôte aux cheveux flamboyants ne dit rien, mais sentit son cœur sombrer, juste un peu, alors qu'il se tournait pour regarder ses compagnons du Host Club.
Suite au prochain chapitre ! J'espère que celui-ci vous a plu ^^
* L'auteur ne connaissait pas le vrai nombre ( Moi non plus d'ailleurs ), donc ce chiffre est purement inventé ^^
En réponse à la review de Yuustu, j'ai décidé de traduire 'petit maître', pour « little master », parce que pour moi, Sebastian dit ça de manière ironique. Il veut asticoter Ciel en l'appelant ainsi, et je trouvais que la traduction 'jeune maître' était trop … Comment dire, sérieuse. J'ai l'image d'un majordome victorien avec la traduction 'Jeune maître' , et je trouvais que ça ne convenait pas trop à ce Sebastian moderne, qui peut se permettre beaucoup plus de choses envers Ciel que dans l'anime ou le manga. J'espère que je ne me suis pas trop embrouillée dans mon explication xD
Merci à tous pour vos review ! =)
