Généralement, les personnes qui savent peu parlent beaucoup tandis que ceux qui savent beaucoup parlent peu.

*********

Akira se leva difficilement. Elle avait mal au dos... La rose se prépara, comme chaque matins, et sortit de chez elle pour aller devant la maison de son amie aux cheveux violets. À sa grande surprise, celle-ci l'attendait déjà, regardant les nuages.

«- T'as bu quoi?!
- Du jus de pomme, pourquoi? Demanda Jade en fronçant les sourcils.
- Mais t'es pas en retard!
- Bah... Enzo a mis mon réveil à quatre heures du matin...
- Faudra que je le remercie.»

Puis, elle allèrent au lycée, discutant de tout et de rien au passage. Lorsque celle aux yeux dorés expliqua ce qui lui était arrivé la veille, la violette semblait absorbée.

«- Les objets autour de toi volaient..?
- Oui! C'était trop bizarre, crois-moi!
- Je te crois. Ça me fait surtout penser à une légende urbaine...
- Une légende urbaine?»

Elle avait oublié que Jade était fan des choses de ce genre, et depuis l'enfance elle était de ce bord là.

«- Un poltergeist.
- Un quoi?
- Un poltergeist. C'est un phénomène paranormal consistant en des bruits divers, des déplacements, apparitions ou disparitions d'objets et autres phénomènes a priori inexplicables. Les poltergeists sont, en général, considérés comme des phénomènes de « petite hantise » liés le plus souvent à la présence d'un adolescent perturbé, par opposition aux phénomènes de « grande hantise » qui supposent l'intervention de l'esprit d'un ou plusieurs morts, bien que la séparation ne soit pas toujours évidente.
- Je ne suis pas perturbée!»

Jade rangea son téléphone, d'où elle avait lu la définition sur wikipédia, tandis que son amie rageait. Déjà qu'hier, Tsuchito lui avait dit qu'elle n'était pas seule dans sa tête, et là, sa plus proche amie venait de lui dire qu'elle était perturbée!

«- J'ai pas dis ça, j'émet juste la supposition qu'il y a un truc qui cloche. Mais dis-moi, ça a commencé quand?
- euh... Juste avant que je perde mon ombre, je crois. Tu penses que c'est à cause de ça que je ne l'ai plus?!»

Elle se mit à réfléchir. Non, c'était impossible, puisque pour perdre son ombre, il fallait impérativement qu'elle entre en contact avec la chose dont on avait le plus peur. Or, pour Akira, c'était les chiens.

«- Je ne pense pas. »

Enfin, elles rentrèrent dans la cour du lycée, où certaines personnes les attendaient.

«- Hey, vous deux! Cria Midorikawa. »

Jade s'arrêta, regardant le jeune homme comme s'il venait d'une autre planète. Tout les autres la regardèrent bizarrement, tandis que Ryuuji fronçait les sourcils.

«- Jade? Il y a un problème? Fit Adeliane.
- Hein? A-Ah... Non non!»

Puis, elle continua sa route en ayant l'air dans ses pensées.

«- Dis-moi, Mido', t'as prévu quelque chose ce soir?
- Mais tu le dragues ou quoi?! Rigola Nagumo.»

La violette soupira, tandis qu'un certain garçon croisait les bras, vénère. Le jeune homme aux yeux onyx rougit quelque peu, et déclara qu'il ne faisait rien.

«- Hm, d'accord...
- T'es bizarre, Jade. Constata Catia en baillant.
- Ah bon?
- Ouais. Continua Yumi.
- Euh.. Pourquoi? Tu voudrais passer ta soirée avec moi? Fit le vert avec un sourire d'idiot.»

La jeune fille le regarda d'une manière choquée, pendant plus d'une minute de grand silence. On aurait dit que de la fumée sortait du nez de Ichirouta, pendant que tout les autres regardaient Ryuuji d'un air choqué.

«- Alors? Répéta-t-il, sérieux.
- Qui aurait envie de passer la soirée avec toi? Fit Kazemaru en serrant les poings.
- On t'a rien demandé, je parlais à Jade!
- D'ailleurs, je crois qu'elle est en mode "bug"... Constata Suzuno en arquant un sourcil.
- Oh non, Jade! Ne nous quitte pas! Affirma Akira en secouant la jeune fille.»

*******

«- Oh d'ailleurs Hiroto! Je t'ai vu hier, à l'arrêt de bus, et tu m'as mis un vent! Constata Fubuki, se retournant pour lui faire face.
- Hein? Mais j'étais resté chez moi hier..!»

L'adepte du froid fronça les sourcils et vérifia si le professeur ne faisait pas attention à eux. Oui, ils étaient en cours, l'endroit où Shirou parlait le plus.

«- Je te jure, il y a pas beaucoup de gens qui a les cheveux rouges et les yeux verts! Je suis persuadé que c'était toi!
- Mais hier, j'ai passé le niveau vingt-huit de Resident Evil sur ma Wii!
- Bah...»

Il se retourna et commença à fixer dehors, tandis qu'un certain bleu, à côté de Kiyama, les regardait avec un miette d'inquiétude dans le regard. Hiroto serait-il la proie de l'imitation..?

*******

«- Ce n'est jamais le héros de la tragédie qui est fait prisonnier, n'est-ce-pas? » répétait Camille à Mark, sur le toit.
- Comment ça?
- Je me demande qui dirige ses pas, son regard...»

Le jeune homme aux cheveux blonds regardait son amie, qui observait l'horizon d'une manière absente. Il savait pour quelle raison elle lui disait cela. Il savait également qu'ils étaient en train de louper l'un des cours de la matinée, mais peu l'importait... Tant qu'il pouvait être avec elle, il pouvait supporter l'idée de rester avec tout ces idiots qui ne savaient pas ce qu'ils voulaient.

«- Tu sais, je trouve ça bien que les autres aient fini par bien s'entendre.
- Moi, je ne trouve pas.
- Et bien, pourquoi ne pas le dire?»

Il la regarda en souriant, tout en disant en même temps un "non".

«- Pourquoi?
- Parce que... Cette route reste plongée dans la noirceur. Il faut juste que les autres s'en aperçoives.
- Comment ça?
- C'est juste mauvais que l'on se côtoie. Ça peut avoir un impact sur le monde entier.
- C'est si grave que ça?»

Il hocha la tête. Pourtant, Camille détestait avoir des conversations sérieuses, avec lui... Elle trouvait que son visage se ridait à force de paraître sérieux, mais il avait l'air si masculin comme cela... Il se tourna vers elle, lui demandant pourquoi elle le dévorait du regard.

«- Tu vas finir par avoir des rides à 25 ans si tu continue!
- Mais...
- Bref, tu connais donc la vérité sur tout le monde, j'imagine..?
- Hm... Plus ou moins...»

Il baissa la tête et soupira. Pourquoi cela était-il si compliqué, de tout dire? Ils auraient alors tout fait pour récupérer leurs ombres. Mais... Passer un pacte avec le diable inclut de tenir sa langue jusqu'à sa mort.

*******

«- Cacher ses bandages est de la peur.»

Il se retourna en sursautant. Les cours de la matinée étants terminés, Fuusuke s'était précipité sur le toit, endroit totalement désert, pour refaire ses "bandages". Remarquant que ce n'était qu'Alice, il se contenta de soupirer.

«- Et c'est dû à quoi exactement? Demanda-t-elle.
- Je ne vois pas en quoi ça te regarde.»

Elle soupira simplement, à son tour. Voici l'intéressante discussion de deux sociopathes. Il lui tournait le dos, le regard dirigé vers le grillage ainsi que sur la ville. Elle, à côté, se tenait devant la porte.

«- Et pourquoi tu les caches?
- Lâches-moi. Je ne vois pas en quel honneur tu t'incrustes dans ma vie.
- Brr, que tu es froid! Fit-elle avant de repartir.»

Il finit donc d'entourer son bras immaculé de cicatrices en tout genre. De toute manière, à quoi bon, il en aurait d'avantage le lendemain...

******

La fin des cours avait été annoncée. Chacun rentrait chez lui, avec ou sans sa famille... Pour le cas de Tsuchito, elle devait rester avec ses abrutis de frangins.

«- Grande soeur, tu trouves que c'est normal si on ne se souvient jamais de nos rêves? Demanda Alexy.
- Hein? De quoi tu parles encore?
- Bah depuis petits, on se souvient plus de nos rêves! Conclut Jeremy.
- C'est juste que votre cerveau est trop petit pour vous souvenir des choses comme cela.»

Les deux jumeaux se vexèrent et continuèrent leurs routes en boudant, tandis que leur soeur soupirait d'aise. C'était relaxant, un petit silence! Qui ne dura même pas une minute.

«- Dis, grande soeur... Tu réagirais comment si on gâchait ta relation avec Fubuki? Fit Jeremy, incertain.
- Je te découperais en petit morceau, te ferais frire avec de la moutarde, et te donnerais à manger pour les SDF. Pourquoi?!
- Elle est effrayante... Murmura Alexy.
- Et... Si on gâchait ta vie?
- Tu n'aurais plus jamais de descendance. »

C'est sur cette phrase remplie de menaces que ce débat fut clos. Ils rentrèrent, mangèrent... La routine. Cette routine dont celle aux cheveux bleus détestait.

*******

Les bocaux explosaient. Les ombres, chacune leurs tours, volaient et disparaissaient. L'homme criait sur la jeune fille qui n'avait rien fait, savant tout de même que c'était à cause du disjoncteur.

«- Elles ne vont plus avoir de conscience, et vont retourner à leur destination d'origine! Tu es contente?!
- C'est à cause de l'orage...
- On s'en fou! Va me chercher mes suppositoires, s'il-te-plait... Ça recommence...
- ... Tout de suite.»

Puis, elle partit de la salle, laissant l'homme désespérer, et souffrir au niveau de ces intestins...

*******

Abby était en train de rentrer avec Gouenji, discutant de tout et de rien. En fait, c'était plutôt elle qui discutait. Lui, écoutait juste. Il était du genre discret, à ne pas parler pour ne rien dire. Elle ne s'était rendue compte qu'hier qu'il habitait en face de chez elle. Mais dès qu'elle pensait à son domicile, elle devenait terne. Chaque fois, elle était enthousiaste de passer la journée au lycée. Chaque fois, elle haïssait les week-end et lorsqu'elle restait à "la maison". Pourquoi? C'est juste qu'elle avait une mère alcoolique vingt quatre heures sur vingt quatre, et c'était pas de tout repos.

«- Tu penses à quoi? Demanda le blond platine, surpris de voir la jeune fille se taire.
- Oh, à rien de spécial. Sinon, t'as des activités en dehors du collège?
- Bah, je fais du foot...»

Ils continuèrent de parler -surtout Ambre, de tout et de rien pendant tout le trajet. Lorsqu'ils arrivèrent au domicile du garçon, un vent froid fit frémir celle aux cheveux noirs, tandis qu'il tentait d'ouvrir la porte de sa maison.

«- Et merde... J'ai oublié mes clés.»

Elle pouffait de rire, alors qu'une drôle d'ambiance s'était installée. Il faisait trop noir à son goût... Il se retourna et observa quelque chose derrière elle, d'un air abasourdi.

«- Attention! »

Elle sentit une main glacée entrer en contact avec ses lèvres, la faisant crier. Elle se débattit, réussi à se dégager et rejoins Shuuya qui restait là, tel une statue. Elle le secouait pendant que la silhouette, qui avait un autre compagnon, se rapprochait doucement.

«- Des fantômes?! Cria Gouenji après un long moment.
- Mais non! »

Les ombres s'approchaient, et les deux "hommes" étaient contre le mur de la maison du garçon aux cheveux blonds platines. C'est lorsqu'elles furent juste devant eux qu'un sourire -blanc- s'installa sur leur soit disant "visage" avant de disparaître.

«- Euh... J'ai pas compris le délire... Commença Abby.
- Agnagnaaaaaa...
- Eh... Gouenji?! Tu te sens bien?!
- Gagagaaaaaaa...»

Elle le secoua, prit ses clés et sans réfléchir, le traina jusqu'à chez elle. La jeune fille ouvra la porte à la volée puis la claqua, emmena le joueur de football dans sa chambre, claqua une fois encore la porte en bois et le jeta sur son lit. Il semblait être dans une étrange transe... Il devait sûrement avoir peur des fantôme. Alors qu'elle allait dans la salle de bain, chercher un bon gris sceau d'eau, elle ne put avancer. Surprise, elle essaya de courir, mais une sorte de mur invisible l'empêchait de se rendre dans la salle d'eau. Elle soupira puis retourna voir le garçon, qui piquait sa crise de nerfs.

«- Gaagaaaaaaaaa.
- Bon, t'arrêtes ton délire oui?
- Scrogneugneuuuu!»

Elle serra les poings, désespérée de voir son ami se comporter comme un malade mental, et lui lança son oreiller en pleine face, ce qui eut pour effet qu'il se rétama, le dos au sol.

«- Aie! T'es malade?!
- De nous deux, c'est toi le malade... Murmura la jeune fille, ironiquement.
- Tu viens de dire quoi?
- Oh, rien...
- Je fiche quoi ici?
- Bah t'étais en grave état mental, je t'ai donc amené chez moi.
- ... Chez toi?!»

Il rougit d'un coup, se rendant compte qu'il était dans la chambre d'une fille. Elle le fixa bizarrement, avant de remarquer une chose qui l'a fit crier.

«- T-ton ombre! T'as ton ombre!»

Il se retourna en fronçant les sourcils. Une ombre était bien là, seulement, celle-ci avait des cheveux longs. Il regarda au pieds de la jeune fille et vit une autre ombre, qui avait des cheveux courts montés en pics. Il fronça d'avantage les sourcils.

«- Pourquoi tu as mon ombre? Demanda-t-il.»

Elle se retourna et vit alors l'ombre de Gouenji. Elle poussa un hoquet de surprise.

«- D-donc tu as la mienne?!
- On dirait bien.»

"À cet instant, je ne savais pas que je marchais dans l'ombre de quelqu'un d'autre, et que ça allait durer."

******

«- T'étais passé où, petit con?! Criait un homme d'une trentaine d'années.
- La prof-.
- Je m'en fou! »

L'homme décrocha un coup de poing magistral à son fils, qui avait les cheveux blancs. Il tomba au sol, gloussant, et se tint le visage en le regardant, sans aucune expression. Depuis le temps, il avait l'habitude...

«- Ne me regarde pas avec ce regard, petite merde! »

Il commença à le ruer de coups de pieds, tandis que le jeune homme encaissait, les larmes aux yeux, devant sa mère qui avait peur d'intervenir. Son père lui prit le visage, lui cracha dessus, avant de déclarer :

«- Ce serait dommage que tes camarades se rendent compte de quelque chose, hein? Si quelqu'un est au courant, je te tue, connard!»

Il baissa une fois encore les yeux en serrant les dents, pendant que son "géniteur" continuait de lui donner des coups au niveau de son abdomen et de son appareil génital. Il encaissait, encore et toujours, ne voulant pas lui montrer ses larmes. Ses bleus, coupures, blessures, plaies... Il essayait de tout cacher à ses "amis", parce qu'il savait que cet homme détestable serait près à les tuer si il avait envie. Il lui prit le cou, le plaqua contre un mur, l'étranglant légèrement, ses pieds dans le vide, et commença à donner des coups de genoux, des coups de têtes contre son menton, sur son fils qui commençait à pleurer de douleur. Il était satisfait. Mais même s'il était heureux à présent, il plaqua violemment la tête de son fils contre le plancher, et le cogna sur celui-ci, lui faisant lâcher des plaintes malgré lui.

C'est après une demi heure que cet homme ignoble arrêta et monta à l'étage, laissant Suzuno agoniser dans l'entrée. Sa mère se précipita sur lui et le porta presque à la salle de bain, où elle le soigna des coupures.

«- Désolée, mon chéri... On ne peut rien faire pour le moment. Mais un jour, je te sortirais d'ici!»

Il savait bien que jamais cela ne s'arrangerait. Depuis l'âge de cinq ans, il subissait ce traitement. Son père s'était mis à le frapper, sans raison. Il se souvint qu'un jour, il avait rapporté un 20 en mathématiques, et qu'il lui avait briser la main. Il n'en pouvait plus. Fuusuke avait l'impression qu'un jour, il allait le tuer rien qu'avec ses mains. Son entre-jambes et son abdomen lui faisaient vraiment mal. Après que sa mère irresponsable l'eut soigné, il monta sans un mot dans sa chambre et regarda le ciel ombragé, une larme coulant sous sa joue ayant un gros bleu. Il voulait juste être comme ses amis, un garçon qui n'était pas maltraité par son père...

"Papa doit sûrement me haïr... Qu'ai-je fais? Je dois sûrement être idiot, hideux, une merde à ses yeux... Personne ne comprend, personne ne sait ce que j'encaisse, chaque jour. J'ai envie de pleurer, pleurer devant tout le monde. Mais si je fais ça, il va encore me frapper. Tout ce que je peux faire, c'est encaisser, encaisser jusqu'à en mourir. Je pense que c'est ce que le destin a choisi, pour mon cas..."

******

«Le gouvernement japonais est actuellement en froid avec l'Australie. Nous redoutons une dispute entre les hommes politiques à propos de l'économie sociale. Nous n'avons pas plus d'informations pour le moment.»

Fanny soupirait dans son fauteuil, assise devant la télévision, en train de regarder les informations ennuyantes. Son frère voulait à tout prix regarder la météo, alors pour ne pas la louper, il fallait écouter ceci...

«- Dis... Ça se passe comment avec Ichinose?
- Pourquoi cette question? Demanda-t-elle en croquant un chips.
- ... Rien, comme ça.»

******

« Je suis devant chez toi.»

Catia était de plus en plus angoissée à propos de cette ridicule histoire. Cette "Marie" la traquait... Elle entrouvrit les rideaux de sa chambre et vit une sombre silhouette devant la porte. Elle sursauta et tomba au sol en haletant. «C'est impossible! » Cela devait sûrement être les voisins..? Non... Elle ne voulait pas que ceci soit vrai... Elle ne voulait pas être traquée! Au fond, tout les humains étaient pareils. Aucuns ne veulent voir cette paisible vie se changer en une tragédie.

********

«- Ne les côtoies plus, tu m'entends?!»

Le jeune homme aux cheveux bruns baissait la tête, devant son père qu'il admirait tant.

«- Nous allons bientôt partir en renfort si la guerre éclate, alors, ne te fais pas d'illusions. Peut-être que tu ne reviendras jamais.»

Sa première pensée fut Adeliane. C'est vrai que voler dans le ciel avait toujours été son plus grand rêve, être dans les cieux avec son papa, mais... Cela impliquait des sacrifices. Notamment celui de ne jamais tomber amoureux.

«- Alors je veux que dès maintenant, tu brises tout tes liens amicaux et sentimentaux.
- ... Oui, papa.»

*******

Elle ouvrit les yeux dans une salle plutôt sombre. «Ça doit encore être un cauchemar...» pensa Jade, hésitant à se lever. Après que ses yeux soient habitués à l'obscurité, elle vit le seul et unique meuble présent dans la pièce : un miroir. Curieuse, elle se redressa, marcha d'un pas lent et hésitant jusqu'à son reflet et se posa devant. Elle était toujours habillée de son t-shirt de compétition trop grand, lui arrivant à mi-cuisses. Elle s'en servait toujours comme pyjama.

Au fond d'elle, elle était rassurée de voir son propre reflet. Elle s'attendait à voir autre chose, malgré elle. La violette ne pouvait détacher son regard de ce miroir. Elle observait une lueur de tristesse dans ses yeux. Elle se demandait pourquoi, et si elle était toujours comme cela? Soudainement, son reflet commença à bouger, et d'un coup, une main sortit précipitamment du miroir et lui saisit le cou. À ce soudain contact, elle poussa un cri de surprise, tandis que ses pieds se décollaient du sol. Elle commença à trembler, tandis que son reflet se transformait en la bête qu'elle avait aperçut dans son dernier rêve. Elle essaya de se débattre, mais sa prise était bien trop forte.

«- Et bien, Jade..? Tu as peur de moi?!»

Elle le regarda à la fois avec peur et surprise. Comment ne pas avoir peur d'une créature qui voulait vous bouffer? À par si vous êtes masochistes, elle ne voyait pas de qu'elle manière elle aurait pu ne pas avoir peur.

«- Alors, dois-je en conclure que tu as peur de toi même?»