Après avoir déchiré l'enveloppe, Blaine sortit la feuille et commença à lire.
Charlie regardait son père. Il avait l'air heureux en ouvrant la lettre. Alors, elle entama la discussion avec sa cousine qui venait d'arriver. Et elle ne sut pas trop comment, mais elle entendit la porte de la chambre de son père claquer. Puis, la voix de son père résonna.
- Putain ! Putain ! Putain !
Charlie regardait son oncle, puis ses grands-parents, puis sa cousine. Elle ne comprenait pas. Puis, elle vit la feuille, au sol, que son père avait regardée en souriant quelques minutes plus tôt. Elle l'attrapa et commença à lire.
Cher Blaine,
Il est minuit. Tu dois probablement être en train de dormir. Ou tu viens de te réveiller. Grant dort. Il est juste à côté de moi, à ta place.
Tu m'as demandé si je pouvais venir te chercher à l'aéroport dans dix jours. Tu m'as dit que tu avais hâte de rentrer.
Mais ça ne va pas se passer comme ça.
Laisse-moi t'expliquer, s'il te plait.
Lorsque je t'ai demandé de partir en vacances avec Charlie, je pensais qu'on allait se manquer atrocement. Et tu me manques. Terriblement. Mais ce manque peut être comblé. Je peux oublier que tu me manques. En m'occupant.
Je t'ai demandé de partir, pour que tu puisses te rapprocher de Charlie. Et je me rends compte que tu t'es rapproché d'elle, d'une manière incroyable. Lorsqu'on s'est remis ensemble, tous les deux, vous étiez si proches. Vous étiez connectés. Vous n'aviez pas besoin de vous parler. C'était magique et beau à voir. Vous étiez dans votre bulle d'amour et j'avais vraiment envie d'en faire partie de cette bulle. Sauf que je n'ai pas pu y entrer. Je l'ai éclatée. Et, j'ai fait éclater toutes les jolies choses que vous partagiez, toi et ta fille.
Avant, vous passiez, des heures entières, allongés sur son lit à vous parler, parfois en français, parfois en anglais. Vous chantiez. Vous riez. C'était comme si vous en oubliez le monde. Comme si tout était invisible, sauf l'autre.
Mais je ne peux pas, je ne peux plus faire semblant d'être invisible. Et Grant encore moins. Parce qu'il ne l'est pas invisible.
Et alors, tous vos moments à deux sont devenus des moments à trois, voire à quatre. Et Charlie a commencé à me détester. Ce que je comprends. Comme je me serais détesté si tu avais été mon père et si j'avais été Charlie.
Je ne peux plus prétendre m'accommoder de la situation.
Je ne veux plus être une entrave à votre bonheur à toi et à Charlie. Parce que Charlie a trop souffert. Et je sais qu'elle va souffrir encore. Parce qu'elle a perdu sa mère. Et je ne veux pas qu'elle perde son père. A cause de moi. Ou à cause de Grant.
Alors, voilà ce qu'il va se passer, Blaine, mon Blaine. Tu vas rester en France et tu ne reviendras qu'à la fin de l'été avec Charlie. Tu vas profiter d'elle, profiter de la douceur de ces vacances, profiter d'être proche de toutes ces personnes qui ont fait plus partie de ta vie que moi. Tu vas profiter.
Et quand tu reviendras, tu auras ta maison, la maison de tes rêves pour toi, j'aurai trouvé un endroit où habiter. Grant sera avec moi et tu pourras te concentrer sur Charlie et sur votre relation. Tu pourras voir Grant quand tu veux. C'est évident. Mais on s'évitera pendant un temps. Parce que si je fais ça, ce n'est pas parce que je ne t'aime pas. C'est parce que je t'aime, justement.
Parce que notre relation n'a pas fonctionné dans le passé. Parce que tu as merdé. Puis parce que j'ai merdé. Mais là, c'est la vie qui merde. C'est parce qu'il y a Charlie. Parce qu'il y Grant. Parce qu'on n'est pas fait pour vivre comme ça.
Tu mérites une belle histoire. Tu mérites ce que tu as vécu avec Camille mais avec un homme qui te fera vibrer, chavirer.
Et parce que Charlie mérite d'avoir un père pour elle et juste pour elle.
Cette histoire, notre histoire, se finit maintenant. C'était une très jolie histoire. Je ne t'en remercierai jamais assez.
Alors, profite de tes vacances. Profite du soleil. Profite de Charlie.
Avec tout mon amour,
Kurt.
Blaine attrapa son téléphone portable et tapa rapidement un message.
« Kurt, est-ce que c'est une putain de blague pas drôle ? »
La réponse fut quasi immédiate. « Non ».
Alors, Blaine composa le seul numéro qu'il connaissait par cœur.
Le téléphone sonna trois fois avant que Kate ne comprenne que ce n'était pas dans son rêve.
- Allô ?, dit-elle
- Maman ?
- Blaine ?
- Je crois que Kurt vient de me quitter.
Et Blaine commença à pleurer.
De l'autre côté de la porte, Charlie avait entendu son père.
- Maman ?, avait-il dit.
Puis après quelques secondes, il avait dit :
- Je crois que Kurt vient de me quitter.
Et il s'était mis à pleurer. Alors Charlie s'adossa au mur le plus proche et se laissa glisser contre lui. Elle rapprocha ses genoux de son torse et commença à pleurer.
- Octave, est-ce que tu peux nous dire ce que dit cette lettre ?, demanda Nicolas.
- Papa, ce n'est pas… intrusif, ce que tu me demandes de faire ?
- Octave, ce bout de papier fait pleurer ma Charlie et mon Blaine. Intrusif ou pas, tu vas me dire ce qu'il dit, trancha Michèle.
Alors Octave, presqu'à contre cœur, prit la feuille de papier et commença à la traduire. Plus il avançait dans la lettre et plus les yeux de sa mère s'embuaient. Et lorsqu'il traduisit la fin, Michèle tapa du poing sur la table.
- On doit prévenir Kate et Victor.
- Maman, je pense que Blaine est assez grand…
- Octave, on n'est jamais assez grand pour ce genre de trahison.
Lorsque son téléphone portable sonna, Victor râla. L'univers était contre lui. Le téléphone fixe avait forcé sa femme à sortir du lit. Et là, c'était son téléphone portable. Il l'avait laissé allumer sur sa table de nuit, au cas où Blaine aurait eu besoin de l'appeler.
- Victor Anderson, dit-il en décrochant.
- Victor, c'est Michèle, dit la voix qu'il n'avait pas entendue depuis des années.
- Michèle, comment vas-tu ?, demanda-t-il de son français incertain.
Il ne parlait pas très bien français, elle ne parlait pas très bien anglais, mais ils arrivaient à se comprendre. Michèle avait demandé à Octave de lui écrire une phrase. Une unique phrase.
- Kurt broke up with Blaine.
Et Victor comprit. Il comprit qui avait téléphoné à trois heures du matin. Il comprit pourquoi sa femme était au téléphone depuis déjà vingt minutes. Il comprit aussi pourquoi il ne l'entendait pas parler. Alors comme il l'avait fait la première fois, quinze ans plus tôt, il se leva et se dirigea vers la cuisine.
Il prépara un thé pour sa Kate et posa quelques biscuits secs sur une jolie assiette. Puis, il se rendit dans le salon. Et comme la dernière fois, lorsque Kurt avait quitté Blaine par un simple sms, Victor vit sa femme, le téléphone à l'oreille, les larmes aux yeux.
Il posa la tasse de thé et les biscuits sur la console à côté du canapé et alla chercher un plaid. La nuit allait être longue. Il s'installa auprès de Kate et de sa place, il entendit son fils, son grand fils de trente-cinq ans, pleurer. Et comme à chaque fois qu'il entendait Blaine, son Blaine, pleurer, il n'avait qu'une envie. Démonter le monde pour le reconstruire dans le bon sens. Le sens dans lequel son Blaine serait heureux.
Lorsque Blaine se réveilla son téléphone était sur le bureau, connecté à l'ordinateur. Il ne savait pas quelle heure il était. Il ne savait pas qui avait décidé de recharger son téléphone. Il ne savait plus comment la conversation avec sa mère s'était terminée. Enfin, conversation, pensa-t-il, c'était un bien trop grand mot…
Il se leva du lit et se dirigea vers le bruit des conversations. Lorsqu'il arriva dans le salon, les conversations cessèrent. Ils devaient tous parler de lui.
Ces vacances allaient être les pires de sa vie.
Victor se leva du canapé lorsque les premiers rayons du soleil filtrèrent. Il n'arrivait pas à dormir sur ce canapé. Kate s'était endormie peu après que Blaine ait brusquement raccroché. Kate avait dit que cela était sûrement dû à la batterie du téléphone de Blaine.
La journée allait être longue. Il le sentait. Il allait devoir parler à Blaine. Sérieusement. Savoir si cette rupture était définitive et déjà il imaginait toutes les procédures administratives. La garde des enfants, la maison. Le changement radical de vie que cela allait infliger à son fils. Et à Kurt. Et aux enfants. Souvent, sa femme lui reprochait de toujours penser à son travail en premier. Même s'il était à la retraite. Mais, après la nuit qu'il avait passée, penser rationnellement était plus simple. Alors, sur le comptoir de la cuisine, il fit une liste de toutes les choses qu'il allait devoir faire à la place de Blaine. Parce qu'il était hors de question que son fils s'occupe de la partie administrative d'une séparation. Il allait simplement s'occuper de la partie affective, et Victor le savait, cela n'allait pas être la plus simple.
Lorsqu'il entendit sa femme bouger dans le salon, il lui prépara son petit-déjeuner.
- Bonjour, dit-elle en l'embrassant comme elle faisait tous les matins depuis leur mariage, presque cinquante ans plus tôt.
- Bonjour.
Kate s'installa et le remercia d'un sourire pour le petit-déjeuner. Son regard se posa sur la feuille à proximité de la tasse de son mari.
- Tu as encore pensé « rationnellement » ?, demanda-t-elle.
Victor ne répondit pas.
- Est-ce que tu penses qu'il y a un espoir que ce ne soit que de la mauvaise communication ?, demanda-t-il après un silence. Et qu'en fait, Blaine a mal compris ce que Kurt a dit ou que Kurt ait mal dit ce qu'il voulait dire ?
- J'aimerais que ce soit un problème de communication. Mais Kurt lui a envoyé une lettre. Une lettre horrible. Blaine me la lut cette nuit. Et Kurt a été ... odieux. Il lui a demandé de rester en France pendant les vacances.
- Kurt lui a envoyé une lettre de rupture ?, questionna Victor en espaçant tous les mots.
- Victor... Calme toi, dit Kate en lui caressant le bras.
- Comment tu veux que je me calme ? Tu te rends compte de ce qu'il a fait, Kurt ? Il a envoyé une lettre de rupture à notre fils. Il a donc mis du temps à l'écrire sa lettre, il a attendu que la lettre arrive, sans le prévenir. Tu ne penses pas qu'il aurait pu lui dire par téléphone... Non, cet ingrat de Kurt l'a fait par lettre !
- Victor...
- Ecoute-moi, Kate, Blaine a toujours été heureux. Sauf quand Kurt arrivait dans le décor.
- Ne dis pas de bêtises pareilles, le coupa Kate.
- J'ai raison, Kate. Regarde, ils étaient heureux au lycée et Kurt l'a quitté.
- Blaine avait été voir un autre garçon...
- Mais ce n'est pas une raison ! Il aurait pu comprendre. Mais, non il l'a juste quitté aussi sec ! Ensuite, je ne sais par quel hasard, Kurt l'a repris. Six mois plus tard... Parce que d'un coup, il ne pouvait plus vivre sans notre fils. Blaine était heureux, je n'ai rien dit. Mais, je n'en pensais pas moins. Blaine part à New-York, ils habitent ensemble, ils sont heureux. Et Kurt le quitte par texto. C'est quoi son problème ? Un satané texto, Kate.
- Victor..., supplia Kate en le prenant dans ses bras.
- Tu sais ce qui l'a sauvé notre Blaine, c'est Camille. Heureusement qu'elle était là, criait presque Victor, les larmes au bord des yeux, sinon Blaine serait mort de chagrin, j'en suis sûr. De l'eau coule sous les ponts entre Blaine et Kurt. Blaine l'oublie et se rend compte qu'il peut vivre sans lui. Et dès qu'il revient à Lima, Kurt lui saute dessus et c'est reparti. Pendant cinq ans, ils sont heureux. Charlie a pour la première fois une vraie stabilité dans sa vie. Grant est arrivé. Et tout allait bien. Et il a fallu qu'il gâche tout.
- Victor, tu sais que c'est la vie de Blaine et que ce sont ses choix.
- Tu veux que je fasse quoi ? Que je le regarde souffrir quand il souffre. Que je le regarde être heureux quand il est heureux.
- Oui. Et c'est ce que nous allons faire.
- Kate, est-ce que je peux téléphoner à Burt ?
- Non, dit-elle en soupirant
Carole aimait être dans l'équipe du matin. Elle commençait son service à cinq heures et c'était compliqué de se lever. Mais elle aimait l'ambiance de l'hôpital avant que les patients se réveillent, elle aimait être la première personne qui leur parlait et elle aimait penser qu'elle les réveillait plus délicatement que bien des infirmières.
Ce qu'elle aimait particulièrement dans son service du matin, c'était sa pause. Elle la prenait à dix heures. Pile. Et tous les jours, elle appelait quelqu'un. Parce qu'elle avait le temps. Personne ne prenait sa pause à dix heures. Et personne ne viendrait la déranger. Alors, pendant son quart d'heure de pause, Carole téléphonait à une amie qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps, elle téléphonait à de la famille ou parfois simplement à Finn ou à Burt. Et pendant un quart d'heure, elle prenait un bol d'air.
Lorsqu'elle arriva dans la salle de pause, Carole se servit une tasse de café froid qu'elle posa sur la table et se dirigea vers son casier. Elle en sortit son téléphone, comme tous les jours. Mais aujourd'hui, elle avait manqué trois appels. Trois appels de Kate Anderson. Si Kate et elle s'entendaient bien, c'était inhabituel de la part de Kate de l'appeler trois fois dans la même journée. Alors, en s'installant devant sa tasse de café, Carole composa le numéro de la mère de Blaine.
- Carole, merci de me rappeler, dit la voix de Kate.
- Kate, est-ce que ça va ? Tu as essayé d'appeler trois fois…
- Comment tu as pu ne rien de me dire Carole ? Comment tu as pu laisser la lettre partir sans me prévenir ? Tu imagines l'état dans lequel se trouve Blaine actuellement… Je n'en reviens pas que tu ne m'aies rien dit Carole.
- Kate ? Qu'est-ce qui ne va pas ?, demanda Carole, vraiment inquiète.
- Ce qui ne va pas c'est que ton idiot de fils a envoyé une lettre à mon fils pour lui dire que c'était fini entre eux.
- Pardon ?
- Kurt, il a envoyé une lettre, pas un email, mais une vraie lettre, à Blaine. Il lui a dit que c'était fini entre eux.
- Il a fait quoi ?, demanda Carole, choquée.
- Ne m'oblige pas à le répéter, Carole…
Il y eu un silence. Le temps que Carole reprenne ses esprits. Elle avait vu Kurt la veille, et il n'avait rien dit. Il n'avait pas dit qu'il comptait rompre avec Blaine. Il avait même dit qu'il avait hâte qu'il rentre. Comment avait-il pu leur dire ça, alors qu'il avait déjà envoyé la lettre. Carole ne comprenait pas, vraiment pas.
- Kate, comment va Blaine ?
- J'ai demandé à Charlie de me téléphoner quand il se réveillait. Mais il s'est endormi en pleurant, Carole. Tu sais ce que ça fait de se faire réveiller au beau milieu de la nuit par son fils en larmes, Carole ?
Carole aurait voulu répondre, mais Kate ne lui laissa pas le temps. Kate était en colère, Carole le sentait.
- Je le sais, moi. Je le sais, parce que c'est la troisième fois que Blaine me réveille en larmes parce que Kurt l'a quitté. Tu te rends compte. Trois fois.
- Kate, je sais que tu es en colère, mais…
Carole se tut. Elle entendit Kate souffler de l'autre côté de la ligne. Ce n'était pas dans les habitudes des Anderson ne se laisser submerger par l'émotion et de se mettre en colère.
- Excuse-moi Carole. Je suis navrée. Et dire que j'ai empêché Victor de téléphoner à Burt de peur qu'il s'emporte, rit-elle d'un rire sans joie.
- Ne t'excuse pas Kate, c'est légitime.
Elles discutèrent encore quelques minutes. Mais Carole le sentait, sa journée était fichue. Elle n'avait qu'une hâte, rentrer et discuter avec Kurt. Lui demander pourquoi il ne l'avait pas mise au courant et surtout pourquoi il avait fait ça. Parce qu'elle n'avait pas eu le cœur de demander à Kate les raisons de cette rupture.
- Je reviens dans deux heures, amusez-vous bien, dit Kurt d'une voix enjouée en sortant de chez ses parents.
Il venait de déposer Grant. Il avait besoin de temps pour lui. Et Grant adorait passer du temps avec son grand-père. Et Burt adorait passer du temps avec son petit-fils.
Burt et Grant riaient déjà aux éclats. Comme toujours, Kurt claqua la porte d'entrée. Et lorsque la porte claqua, Kurt se rendit compte qu'il était seul. Il n'entendait plus les rires qui résonnaient quelques secondes plus tôt. La rue était calme, trop calme. Et Kurt était seul. Tout seul. Depuis qu'il avait envoyé la lettre, il n'avait jamais été seul.
Et Blaine l'avait reçu la lettre. Il l'avait reçue aujourd'hui. Il lui avait envoyé un message pour savoir si c'était une blague ou pas. Kurt avait espérer que la lettre se perde. Ou qu'elle n'arrive qu'après le départ de Blaine. Mais elle n'avait mis que trois jours à arriver. Trois tout petits jours.
Sans s'en rendre compte, Kurt s'assit sur les trois marches qui menait au porche et mis sa tête sur ses genoux. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là, lorsque Grant ouvrit la porte.
- Papou, pourquoi tu es là ? Tu as oublié tes clés de voiture ? Papou, tu pleures ?
- Non, je ne pleure pas mon Chat, dit Kurt, tandis que les larmes commençaient à couler.
- Papou, tu pleures. Je vois tes larmes, dit le petit garçon.
- Bah, mes garçons…, dit Burt qui avait entendu Grant parler. Qu'est-ce qui se passe ?
- Papou pleure, Papi.
- Je vois ça…
- Papou, dit Grant en posant ses mains sur les joues de Kurt, est-ce que tu pleures parce que Papa te manque ?
Pour seul réponse, Kurt attrapa Grant et le serra dans ses bras. C'était un peu trop fort. Mais Grant s'en fichait. Son Papou avait besoin d'amour et normalement, il recevait trois doses d'amour par jour. Une de lui, Grant, une de Charlie et une de Papa. Et depuis au moins huit dodos, il n'avait reçu qu'une dose d'amour, Papou. Alors, c'était normal qu'il le serre un peu trop fort en lui faisant ce câlin.
- Papi, je crois que Papou est triste parce que Papa lui manque, dit Grant à son grand-père pour mieux lui expliquer la situation.
Burt sourit.
- Hé, les garçons, c'est pas le moment de craquer, il rentre dans quelques jours votre Blaine.
- Bah, oui, Papou, il rentre dans quelques jours ton Blaine…
Grant ne comprit pas pourquoi, mais son Papou pleurait encore plus. Grant gigota et Kurt resserra son étreinte.
- Papi, demanda le garçon, est-ce que je peux aller regarder la télé ?
- Vas-y, Grantosaure.
Burt s'assit à côté de Kurt, sur les marches. Il posa une main sur le genou de son fils.
- Hé, Kurt…
- Papa, dit-il entre deux sanglots, il ne va pas rentrer. Je l'ai quitté, je lui ai envoyé une lettre et je lui ai demandé de rester en France.
Toujours relu par Mara116.
Merci pour les gentils retours, les mises en favoris et les mises en alerte. C'est cool et gentil !
Bon réveillon,
Yzeult :)
