Disclaimer: Harry Potter est la propriété de J.K. Rowling and Warner Brothers Entertainment Inc.

Titre original : On The Last Day Of Our World.

Auteur : Sansa 1

Traductrice : Crazysnape

Résumé: Harry et Draco se réveillent un matin et découvrent qu'ils sont les dernières personnes sur Terre. Pourront-ils découvrir ensemble ce qui est arrivé à leur monde? HP/DM

Rated 'R' (par sécurité).

note de ma traductrice : Je suis désolée du temps passé depuis la parution du dernier chapitre, je n'ose compter les nombres de mois, voire d'année(s). Quoiqu'il en soit je n'abandonne pas cette histoire, je me suis d'ailleurs lancé le défi de finir la traduction d'ici Sepetembre, j'espère m'y tenir. Je ne répondrais pas au review pour cette fois, mais promis je m'y remets pour le prochain, mais sachez néammoins qu'elles m'ont fait grand plaisir. Là desssus je me tais et vous laisse lire.

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OoOoO

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Chapitre 7 Les ombres du passé

Une épaisse fumée noire s'échappait par la fenêtre de la maison en flamme. Harry pouvait entendre des hurlements d'enfants provenant de l'intérieur, ce son plus aigue contrebalançait les cris de leurs parents qui se tordaient sous les Crusios sur l'herbe du jardin.

"Finite Incantatum," dit une voix grinçante, et de concert, l'homme et la femme s'écroulèrent mollement ; jusqu'à ce que les pitoyables cris de leurs enfants ne recommencent, puis ils pleurèrent de dénis et luttant pour ramper vers l'enfer déchaîné, qu'avait été leur maison.

"Stupide, stupide," gronda la voix. "Crucio." . Une fois de plus, le sortilège les fit convulser sur le sol.

Harry essaya de courir vers la maison, mais il constata qu'il ne parvenait pas à bouger. Il ne pouvait que pleurer, impuissant et silencieux, pour les enfants dont les voix se turent enfin, après que les murs de la maison se soient effondrés de l'intérieur. Une gigantesque boule de feu piqua vers le ciel lorsque la maison s'effondra, éclairant herbe de la grande cour humidifiée par rosée, et Harry regarda pour la première fois l'environnement.

Voldemort se tenait sur la pelouse de la maison, le visage rayonnant tandis que le feu consumait la pittoresque habitation et ses petits prisonniers. Sa robe volait et claquait sous le vent vif. En cercle parfait autour de lui, se tenaient ses Mangemorts. Ils restaient tous impassible alors que l'on ôtait finalement le Crucio du jeune couple, et Voldemort se détourna de la maison pour leur faire face. Il leva les bras et fixa le couple de ses deux yeux rouges perçant.

«Regarde, Ronald. Tu n'as plus aucune une raison de me refuser ta loyauté. Tu n'as plus aucune responsabilité envers ta famille. Car elle n'existe plus ". Voldemort rit bruyamment et une douce vague de rire lui répondit comme un l'écho, autour du cercle.

" Espèce de salaud. Je vais vous tuer ! " Hurla l'homme en luttant pour se relever. Sa voix était rauque à cause de ses larmes et pleine de colère. La haine semble s'échapper de chacun de ses pores tandis qu'il affrontait le Seigneur des Ténèbres par-dessus le corps de son épouse.

"Je ne pense pas», répondit Voldemort.

L'homme tomba à genoux et tira la femme dans ses bras. "Hermione", murmura-t-il et Harry haleta. Il essaya à nouveau d'avancer, mais en fut incapable. Il ne pouvait que regarder passivement. Alors que Voldemort dessinait paresseusement des cercles autour du couple, en passant derrière eux, la lumière de l'incendie illumina leurs visages, et Harry sentit son cœur se décrocher.

Ron Weasley était agenouillé sur l'herbe. Dans ses bras, Hemione remua et souleva une main tremblante vers le visage de son mari. «Les enfants», dit-elle dans un souffle. Ron secoua la tête et l'enfouit dans la chevelure brune de sa femme,

"J'ai été extraordinairement patient," dit Voldemort d'une voix traînante. Il arrêta de marcher et vint se mettre directement devant le couple brisée. "Résolus à abandonner le côté de la Lumière ? Nul ne viendra à votre secours ce soir. Nul n'osera. Vous avez perdu votre bataille. Me rejoindrez-vous ? "

Hermione entoura Ron de ses bras et se tourna pour regarder furieusement l'assassin de ses enfants. "Jamais", ne siffla-t-elle."Jamais."

L'effrayant visage de Voldemort s'éclaira d'un sourire de dément, et ses yeux virèrent écarlates, anormalement brillant. "Comme vous voulez", répondit-il et leva sa baguette vers eux.

"Non !" hurla Harry de toutes ses forces. Mais personne ne bougea, personne ne l'entendit. Paniqué, il cria vers le cercle de Mangemorts. "Severus, s'il vous plaît. Si vous êtes là, faites quelque chose ! "

Personne ne bougea.

"Quelque chose", murmura Harry.

Ron et Hermione ne se recroquevillèrent pas. Ils firent face à la mort avec courage, mais le cœur brisé. Voldemort prononça le sortilège de mort, une lumière d'un vert putride sortit de sa baguette, et enveloppa les deux meilleurs amis d'Harry.

"Nooooon!" "NOOOOON!"

*******

"Harry !"

Harry se réveilla en se débattant et hurlant. Il fut soudain, plaqué et maintenu au lit par un corps chaud. Dans la panique, toujours sous les affres de son cauchemar, Harry lutta contre le poids qui le retenait, mais ne fut incapable de se libérer.

Il tentait à faire appel à sa magie, quand une voix commença à lui parler calmement à l'oreille.

"Harry, Harry. Arrête. Ce n'était qu'un cauchemar. Tout va bien. Harry, s'il te plaît. "

Alors que la voix de Draco pénétrait dans son cerveau, Harry libera sa magie, la laissant reprendre sa place, puisqu'il avait commencé à la rassembler pour attaquer.

"Harry, tu m'entends ?"

Draco desserra son emprise sur les bras d'Harry et relâcha son corps pendant qu'Harry se relaxait sous lui.

"Oui," dit Harry d'une voix rendue rauque par ses cris. Draco se glissa sur le côté et tira Harry pour le serrer fort entre ses bras. Avec amour, il lissa les cheveux luisant de sueur sur le front du brun et massa son dos en y faisant lentement des cercles. Durant un long moment, aucun des deux ne parla.

Harry frottait son visage contre le torse de Draco. Seul le lent tic-tac des aiguilles de la pendule, le sifflement du feu qui meure et le bruit sec du bois qui éclate résonnaient dans la pièce. Draco ne l'interrogea pas immédiatement au sujet de son cauchemar, et pour cela, Harry lui en serait éternellement reconnaissant. Il poussa un profond soupire contre la poitrine de Draco, jouissant de l'odeur de son amant, et de la sensation de ses bras. Lorsque finalement les battements de son cœur ralentirent, et qu'il fut capable d'examiner les images de son rêves d'une manière plus détacher, il leva la tête embrassa le cou du blond, laissant ses lèvres traîner sur la douce peau de sa gorge.

Draco sut que c'était le bon moment pour parler.

"C'est le troisième cette semaine."

Harry hocha la tête mais resta silencieux.

"Et de loin le pire."

Et dépit de sa fatigue, dû à plusieurs nuit de sommeil interrompu, Harry se sentait parfaitement réveillé. En fait, l'idée de dormir, de plus de cauchemars, lui donnait la chair de poule. "Oui," acquiesça-t-il. "Ils empirent."

Draco soupira de fatigue, et effleura le front d'Harry de ses lèvres. Quand il toucha accidentellement sa cicatrice, Harry grimaça. A côté de lui, Draco s'immobilisa. "C'est douloureux ?" demanda-t-il, toutes traces de sommeil ayant disparu de sa voix.

Harry ferma les yeux luttant contre une vague de culpabilité avant de répondre, "Non".

Quand il sentit la tension du corps de Draco s'apaiser, il poussa mentalement un soupire de soulagement. Il détestait mentir à Draco. C'était franchement un miracle qu'il ait pu le faire. Draco voyait toujours à travers ses petits mensonges, connaissait ses méthodes pour détourner la vérité. Mais pour une quelconque raison, depuis que les cauchemars avaient recommencé, quelques semaines plus tôt, sa cicatrice avait commencé à lui faire mal constamment. Jusqu'ici, il avait été en mesure de cacher la vérité à son amant. Au début, il avait cherché des excuses à cette dissimulation, se disant qu'il ne servait à rien d'alarmer Draco sans raison. Mais alors que les cauchemars continuaient, et grandissaient en intensité et en détail, il avait eu trop peur de dire quoi que ce soit, craignant que verbaliser la situation ne le force à accepter la vérité sur ce qui se passait.

Ses visions étaient de retour. Après cinq années de paix. Elles étaient de retour.

Elles étaient différents pourtant, et de façon importante. Bien qu'Harry puisse voir les événements se produisant autour de Voldemort, il n'avait pas ce sentiment familier d'être à l'intérieur du monstre. Au lieu de cela, il restait un observateur passif. En outre, Harry rêvait d'énormément d'horribles choses ne concernant pas Voldemort, bien que ses rêves _ par leurs laideurs_ empestaient toujours le côté sombre.

Des gens étaient assassinés, torturés et violés. Morne réunions de l'Ordre, où les membres de s'asseyaient autour d'une table, amorphe, les yeux morts, et n'offrant aucune solution - pas de plan. Un volet de Poudlard, où les classes étaient tenues dans les profondeurs, dans la sécurité toute relative des cachots, où les étudiants ne voyaient jamais la lumière du jour. Une société fatiguée, effrayée et, pire encore, résignée à la noirceur qui les entoure.

Comment pourrait-il dire ces choses à Draco ? Il ne pouvait pas écrire ces cauchemars pour repousser la crainte qu'ils provoquaient en lui comme il l'aurait fait par le passé. Il y a deux ans, il aurait ressentit un immense sentiment de culpabilité de ne pas rentrer quand il savait qu'il aurait pu le faire. Il avait aussi souffert de cauchemars à cette époque, mais il en était sortit plus fort et plus sûr de lui que jamais. Il avait fait la paix avec sa décision de rester, de tourner le dos à un monde qui lui en demandait beaucoup trop. Qui avait arraché presque toutes les bonnes choses de sa vie.

Il ne les pas laisserait lui prendre Draco aussi.

C'est pourquoi chaque matin, il se tournait vers son amant et mentait comme un arracheur de dent sur la gravité des cauchemars. Il refusait d'ouvrir cette question entre eux. Et c'est aussi pourquoi, lorsqu'Harry sentit Draco sombrer dans un profond sommeil, il se faufila hors du lit, sortit de la chambre et traversa le grand appartement. D'un pied rendu sûr par un mois de voyage similaire dans dans la nuit, il traversa l'obscurité, évita avec facilité les meubles de la salle de séjour et pénétra dans la cuisine.

Caché derrière plusieurs bouteilles et flacons rarement utilisés du laboratoire à potions de Draco se trouvait sa réserve de potions sommeil-sans-rêve et de potion énergisante . Celle de sommeil-sans-rêve était pour le soir. Malheureusement, bien qu'Harry ait brassée la potion extra-forte, elle n'avait pas agis plus de deux heures. La potion énergisante était pour qu'il tienne durant la journée. Ainsi que pour maintenant - à le tenir éveillé les dernières heures avant l'aube, quand la peur de dormir l'emportait sur le besoin qu'il en avait.

Après avoir avalé sa potion énergisante et le rincé le flacon, il le replaça soigneusement dans le fond, là où il avait réuni son propres stock de potions. Il leur jeta rapidement un sort, assurant que Draco ne remarquerait pas le regain d'intérêt soudain d'Harry pour les potions - pour ces deux-là en particulier. Soupirant, mais pleinement réveillé, il se détourna du grand cabinet et fonça droit sur Draco.

Draco semblait délicieusement ébouriffé de sommeil et si Harry pensait qu'il pourrait éviter l'affrontement imminent, il l'aurait traîné au lit immédiatement. Mais la lueur dans les yeux de Draco et son attitude défensive, les pieds légèrement écartés et les bras croisés sur sa poitrine, lui prouvait que ce n'était pas une option.

Harry ne dit pas un mot, il se sentait mis à nu, complètement dévêtu, démasqué, debout dans la cuisine, et sachant que les prochaines minutes allaient mettre à jour des choses qu'il n'avait aucune envie de révéler. Il jeta un coup d'œil rapide à Draco et remarqua avec un petit sourire que lui non plus n'avait pris la peine de s'habiller. C'était peut-être pour le mieux, pensa-t-il, résigné. La situation elle-même prêtait à l'honnêteté. Il serait difficile de dissimuler, de mentir en étant debout, nu, dans la cuisine avec votre amant tout aussi peu vêtu. Qui semblait, remarqua Harry avec une minutes de recule, décidément livide.

Cependant, la voix de Draco, quand il parla, était calme et contrôlée. "Tu te sens mieux?"demanda-t-il d'un ton neutre.

"Oui ... beaucoup ... je te remercie», répondit Harry.

«J'en suis heureux. Es-tu prêt à me dire ce qui se passe vraiment ? "

Une minute s'écoula. "Je ne suis pas sûr," murmura Harry.

Draco poussa sa langue d'un côté de la joue et soupira. Il baissa les yeux vers le sol. Quand il les relava, Harry sentit son cœur à serrer en voyant la douleur qu'ils reflétaient.

"Est-ce que tu m'aimes, Harry ?" demanda-t-il.

La mâchoire d'Harry en tomba. "Qu'est que c'est que cette question ?" demanda-t-il, contrarié "Evidement !"

Draco ne répondit pas à la colère pleine d'indignation d'Harry. Ses yeux restèrent tristes. "Mais tu ne me fais pas confiance sur ce point. Sur cette chose qui te déchire. "

Harry s'adossa contre le comptoir, ayant soudain besoin d'un appui pour ses jambes tremblantes. L'idée que Draco doute de son amour, lui coupait littéralement le souffle. "C'est parce que je t'aime", il s'étouffa, le manque de sommeil faisant remonter ses émotions bouillonnantes à la surface.

Draco pencha la tête.

Il semblait toujours complètement inconscient de sa nudité. "Que veux-tu dire ? "

"Je ..." Harry sentit le barrage sur le point de se briser, ses craintes s'enrouler à la base de sa colonne vertébrale, agitant sa magie. Les assiettes et tasses commencèrent à vibrer dans les placards aux portes de verre. Draco le remarqua, mais il ne s'approcha pas pour le calmer ou le conforter. Harry pouvait véritablement voir le gouffre entre eux s'agrandir et le désespoir rejoint sa crainte.

"Draco. S'il te plaît .... "

Incapable de résister plus longtemps, se retenir autant avait été suffisamment pénible, Draco avança et Harry l'attrapa, le serra contre lui

. «Ce n'est pas comme avant, n'est-ce pas ?" demanda Draco. "Quand tu as fait ces rêves il y a quelques années."

Harry secoua la tête. "Non"

"Ta cicatrice te fait mal."

"Oui".

"Et tu n'allais pas me le dire."

La dernière déclaration contenait de l'amertume, et à nouveau Harry se maudit pour dresser ce mur entre eux. Il rompit l'étreinte, et marcha jusqu'à la petite fenêtre de la cuisine. Il faisait nuit dehors. En fait, il faisait nuit depuis plus d'une semaine. Une chose pour laquelle tout deux s'étaient préparés, après avoir profité du soleil d'été pendant près d'une semaine non-stop. Mais Londres dépeuplé semblait particulièrement sinistre dans le noir. Cela reflétait assez bien de son humeur.

Harry s'appuya contre l'encadrement et entoura ses bras autour de lui. Un froid humide pénétrait par la fenêtre, rendant l'espace autour d'elle plus froide que le reste de la cuisine. Il était sur le point de s'écarter, prêt à proposer qu'ils aient tout deux s'habiller avant de continuer leur conversation, lorsque les bras de Draco se glissèrent autour de lui et Harry sentit le corps chaud de son amant se presser contre la peau froide de son dos. Immédiatement, le froid diminua. Draco posa son menton sur son épaule et regarda lui aussi dehors, le paysage de la ville dans la nuit. Après un certain temps, il baissa son front contre l'épaule d'Harry, et sourit quand les bras de ce dernier se resserrent par-dessus les siens.

"Retournons au lit où il fait chaud et parlons de tout cela», suggéra-t-il. Après un moment, Harry acquiesça.

******

"C'était un rêve, Harry. Où qu'ils soient, je suis sûr que Ron et Hermione vont bien. "

Harry se renfrogna devant Draco. Il retira ses mains d'où elles étaient serrées sur ses genoux et les croisa sur son torse avec défi. Il était appuyé contre la tête du lit et Draco était étendu en travers appuyé sur un coude.

"C'est une chose complètement stupide à dire, Dray. Tu n'as pas la moindre idée si c'est vrai. "

Draco haussa un sourcil devant le ton mordant d'Harry «Tout comme tu n'as aucune raison de croire ce que tu as vu en rêve est vrai."

"C'était est plus qu'un simple un rêve."

Draco grogna et bascula sur le dos, couvrant son visage de ses bras, et Harry prit un instant pour admirer l'homme qu'il était devenu. Draco était toujours mince, mais il ne pouvait dissimuler sa musculature ou sa manière désinvolte de bouger. Pour Harry, Draco semble toujours prêt à bondir, comme un tigre affamé. Il est particulièrement agréable lorsque Draco bondissait sur Harry. Il ne pût s'empêcher de sourire à cette pensée.

«Cesse de penser au sexe."

Harry grogna. «Je n'étais pas en train de penser à ça."

Draco le regarda furtivement de sous ses bras. «S'il te plais, Harry, je peux sentir les yeux sur moi d'ici. "

Harry eut un petit sourire narquois. "Bien. Et si c'était le cas ? "

"Pas de sexe jusqu'à ce que nous ayons compris."

La bouche d'Harry s'ouvrit sous le choc et il s'est assis tout droit sur le lit. "Quoi ?"

Il vit Draco sourire sous l'abri de ses bras "Tu m'as bien entendu."

"Tu ne peux ... me tenir en otage comme ça !" Harry était scandalisé.

Draco étira ses bras au-dessus de lui, ressemblant de plus en plus à un tigre à chaque seconde qui passait, avant de les passer derrière sa tête. «Regarde-moi bien."

Harry se demanda s'il devait pousser la question, d'une manière plus physique, mais le fait que Draco s'abaisse à un tel niveau indiquait qu'il avait réellement été bouleversé par les mensonges d'Harry. Il mordilla sa lèvre inférieure, dénoua ses bras, et rampa sur le couvre-lit jusqu'à l'endroit où Draco était allongé. Il se pencha sur lui, posa une main de chaque côté de sa tête. Il sourit en voyant Draco se préparer lutter.

Harry fixait à Draco pendant de longues secondes avant de se pencher et de poser un chaste baiser sur ses lèvres.

"Très bien", concéda-t-il, riant quand les sourcils de Draco se soulevèrent de surprise.

"Quoi ?" Dit Harry. " Tu pensais que je venais ici pour te convaincre du contraire ?"

"En fait ... oui. Mais je suis soulagé que tu suives mon point de vue. "

Harry s'effondra à côté de Draco, et ils étaient maintenant, tout deux allongé sur le lit

Harry ferma les yeux, essayant de décider comment et par où commencer. «Je fais ces rêves ... horribles rêves. Aussi horrible que ceux que je faisais avant ... ». Draco ne l'interrompit pas, et à la place il unit leurs mains pendant qu'Harry parlait. Les deux hommes continuèrent à fixer le plafond. En écoutant, Draco laissa ses yeux suivre les ombres de dansante projeter par le feu. Quand Harry sembla avoir du mal à continuer, Draco lui pressa doucement la main.

Harry prit courage dans ce geste, et continua d'une voix cassée. "J'ai pris l'habitude de prendre une forte dose de potion sommeil-sans-rêve mais elle est de moins en moins efficace chaque nuit. Je n'ai pas dormi plus de deux heures par nuit de toute la semaine." Il s'arrêta lorsque la respiration de Draco s'accéléra.

«Je savais que quelque chose n'allait pas. L'amulette s'était activé," dit Draco avec un soupçon de colère.

Harry hocha la tête. «Je m'en doutais. Même si tu n'as jamais rien dit. "

Draco bascula pour faire face à Harry. Tendrement, il balaya la joue de ses doigts . " "Nous allons comprendre, ok ?"

Harry soupira et s'assit. Il fixa le feu pendant un long moment. Draco le regardait interrogateur. "Peut-être n'aurions nous pas dû revenir à Londres", dit-il enfin.

Draco était en train de se dire même chose. Mais cela faisait des années qu'ils n'avaient eus à fuir quoique ce soit, et il n'avait pas l'intention de commencer maintenant. Il savait qu'Harry pensait la même chose. "Nous allons démêler tout ça", répéta-t-il.

Et parce qu'il pourrait confier sa vie à Draco, Harry décida de le croire.

Au matin, la lumière était enfin de retour. Draco et Harry regardèrent le soleil se lever depuis le balcon de leur chambre à coucher.

"Enfin," remarqua Draco "C'est la plus longue depuis plus d'un an."

Harry murmura son accord en buvant sa tasse de café à petites gorgées. "Je me demande combien de temps cela va durer", dit-il.

Draco se contenta de hausser les épaules "Pas la peine d'essayer de deviner. Profitons-en à la place. "

Harry sourit, mais ne lui jeta pas un regard "Qu'est-ce que tu as en tête ?"

Draco passa une chemise et commença à la boutonner. Il sourit en voyant que l'attention de Harry s'était enfin détourné du lever de soleil. Harry regardait avec satisfaction Draco s'habiller avec sa souplesse, sa grâce habituelle. Lorsque la représentation fut terminée, et que Draco eut fini de nouer ses lacets, Harry posa sa tasse de café vide «C'était inspirant. Maintenant, retire tout. "

Draco bascula sa tête en arrière et éclata de rire. «Oh non, Boy Wonder, ce n'est pas ce que j'avais en tête". Il retourna dans la chambre à coucher, et réapparut un instant plus tard avec une brassée de vêtements pour Harry. Il lui lança la pile, se fiant à la rapidité de ses réflexes pour les empêcher de tomber dans la rue en-dessous «Allez. Habilles-toi. Il est temps d'essayer ton nouveau tour. "

******

Harry prit une franche et profonde inspiration. Il ferma les yeux, se rassemblant. Se concentra lui-même, les yeux fermés. Dans son esprit, il visualisa le parc comme il devrait normalement le voir. Lorsque l'image fut aussi vive que possible, il commença l'incantation. Petit à petit, l'image dans son esprit changea. De minuscules impulsions lumineuses apparaissaient dans divers endroits et augmentaient tandis qu'Harry poussait de plus en plus fort le sort. Quand il put voir le parc inondé des couleurs de sa propre magie, il commença à tirer.

La sensation est vertigineuse. Enivrante. Harry sentit son pouvoir_ déjà considérable_ augmenter de manière exponentielle tandis qu'il faisait appel à la magie première, celle de la terre. Comme le sort atteignait son apogée, Harry vacilla, un flot d'énergie le traversait. Il se sentit euphorique, à peine capable de se contrôler, effrayé de ne pas être capable de se concentrer avec une telle source de pouvoir.

Puis, Draco était là. Le guidant, lui permettant de garder les pieds sur Terre. Renforçant sa confiance et sa détermination. Harry était à peine conscient du contact physique de Draco, mais sa présence, libéra une poussée la magie si puissante, que sous ses pieds le sol trembla.

. «Regarde, regarde," le pressa Draco. Harry ouvrit les yeux, s'affaissant déjà tandis que son niveaux d'énergie baissait, et tourna son attention vers le ciel.

********

Dans les Archives parisienne, Harry avait trouvé une obscure référence à un sort qui pourrait faire appel à la magie de la terre. Enthousiasmé par son potentiel, il avait poursuivi sans relâche la source à laquelle il faisait références, traînant Draco avec lui à travers toute l'Europe. Finalement, ils l'avaient découvert en Roumanie. Cependant, une fois qu'il a vu le sort dans son intégralité, Draco s'y était farouchement opposé. Il était extrêmement dangereux, et il était clairement dit que seul une sorcière ou un sorcier ayant un grand pouvoir pourrait contrôler l'immenses flux d'énergie de magie brut venant de la terre. Tous ceux qui essayait et échouait serait détruit.

Harry avait franchement ri à cette dernière remarque, traitant l'auteur d'imbécile mélodramatique, mais bien sûr, Draco l'avait pris au sérieux. Ainsi, ce n'est qu'après avoir tout minutieusement planifier et tester qu'ils avaient enfin tenté le sort. La réalisation d'aujourd'hui clôturait un plan sur lequel ils avaient travaillé pendant près d'un an.

Harry avait appelé la terre de la magie à lui et l'avait contrôlé avec succès. En outre, il avait été en mesure de la diriger en la libérant, bien qu'avec l'aide de Draco, déclenchant une spectaculaire tempête lumineuse dans le ciel sans nuage.

Maintenant, ils se tenaient tout deux émerveillés et regardaient le spectacle. Des couleurs remplissaient l'air, l'éclairant en se rencontrant. Des étincelles d'or et d'argent pleuvaient autour d'eux. Harry commença à rire, sa victoire lui donnant le vertige et Draco se joignit à lui. Ce n'est que lorsque Harry vit un mouvement du coin de l'œil qu'il se détourna du brillant spectacle

". "Oh Oh", murmura-t-il.

Draco baissa brusquement la tête et retint son souffle en voyant ce qui avait capturé l'attention d'Harry.

Le parc était plein de mondes. Eux aussi regardaient vers le ciel, le pointant et discutant entre eux excité. Draco tourna lentement sur lui même, incapable de réprimer sa nervosité. Il était écrasante d'être au milieu d'une foule après tant d'années de solitude.

" "Ils ne sont pas réel», dit Harry d'une voix absente tandis qu'il parcourait le parc des yeux. "Tu peux voir à travers."

Harry avait raisone. Les gens semblaient tout à fait normaux, la plupart regardaient le ciel en état de choc, mais leur corps apparaissait translucide, comme un fantôme. Draco se rappela soudain de sa rencontre avec Severus, des années plus tôt.

"Non, je ne pense pas", at-il dit. "C'était comme ça quand j'ai vu Severus. Tu te souviens ? "

Harry acquiesça, mais lui aussi percevait la première sensation de claustrophobie provenant de la pression de la foule "Mais ces gens ne nous vois pas", marmonna-t-il.

"Euh ... ils sont un peu distrait en ce moment par ta petite exposition. Personne ne nous regarde vraiment».

Harry cligna des yeux et se tourna pour faire face à Draco. "Penses-tu que c'est la magie de la terre?"

Draco lui jeta un regard exaspéré. «Eh bien, ce n'est pas une aurore Boréale, mon pote."

Harry leva les yeux au ciel. " "Pas ça, dit-il, en montrant du doigt le ciel «ça, dit-il, en désignant les pales figures qui éraient autour d'eux. "Penses-tu que c'est la magie qui... les a fait apparaître ?"

Draco était sur le point de répondre quand soudain une vieille dame fait demi-tour et regardé droit vers eux. Les yeux larges comme des soucoupes, et elle mit une main sur sa bouche, et pointa d'Harry à Draco. Bien qu'ils ne puissent pas l'entendre, il était évident qu'elle criait.

"Oh, merde», dit Draco.

Lorsque plusieurs des autres personnes autour commencèrent à les montrer du doigt, Harry décida qu'il était temps de partir. Il fit un pas et tira Draco près de lui, et les fit apparaître plus loin.

******

Quand ils réapparurent à l'appartement, Draco s'effondra dans un fauteuil, un bras jeté sur ses yeux. Harry le regarda, un demi-sourire aux lèvres. Draco semblait épuisé et un peu vidé. Harry savait qu'il aurait dû avoir le même sentiment. En fait, puisque c'est lui qui avait exécuté le sort, il aurait dû sentir nettement plus mal que Draco.

Mais à la place il se sentait plutôt énergique et remplit de ce qu'il ne pourrait qu'appeler une agitation exalté. Harry n'avait pas idiot. Bien que ces sentiments n'aient pas été mentionnés comme effets secondaires probables de l'acheminement de la magie de la terre, ils étaient suffisamment incongrus pour paralyser la fatigue, il devrait connaître les concéquence de la magie de la terre. Il serait probablement prudent examiné plus en détail ces sensations. Harry sourit sournoisement

Il regarda Draco faire venir son journal depuis la chambre. Il regarda tandis que Draco commençait à griffonner furieusement, toujours fidèle à son archivage de leurs diverses expériences. Il sentit son sourire s'agrandir en regardant Draco mâchouiller pensivement la bout de sa plume. Enfin, il ne put se retenir longtemps.

Il arracha le carnet et la plume des mains de Draco, et ignorant son début de protestations, les jeta sur la table avant de grimper sur ses genoux. Les protestations de Draco diminuèrent lorsqu'Harry commença s'avancer et accola leur fronts.

"Harry ?" demanda prudemment Draco.

" je me sens un peu étrange" dit Harry en penchant la tête pour mordiller le cou du blond.

Les yeux de Draco papillonnèrent avant de se fermer lorsque les morsures d'Harry se transformèrent en baisers humides. "Hummm…pas que je me plaigne, mais…étrange comment, exactement."

" Tête qui tourne … agité … en manque d'affection."

Draco tenta une dernière pensée cohérente avant de se laisser aller sous les attentions d'Harry. "Oh," dit-il alors qu'Harry s'attaquait à son oreille et commençait à balancer ses hanches en rythme. "Je devrais probablement noter ça," souffla-t-il.

"Plus tard."

******

Des corps jonchaient le champ de bataille, et la pluparts portaient des robes d'Auror. Harry marchait dans ce lieu de destruction s'étouffant à cause de la fumée et de l'odeur nauséabonde. De là ou il se trouvait, il pouvait entendre les cris, les hurlements des survivants alors qu'ils battaient en retraite, repousser pas un ennemie supérieur en force.

Son rythme cardiaque augmenta, sa gorge était serrée de haut-le-cœur alors qu'il tournait en rond, en contemplant les morts. Lorsque quelqu'un lui toucha l'épaule, il faillit hurler. Il se tourna et dirigea sa baguette vers le cœur de son assaillant en moins d'un seconde. Heureusement ses bons reflexes lui firent retenir le sortilège avant qu'il ne passe ses lèvres. A la place, son souffle se coupa, et se reprit suffisamment pour demander, "Professeur ?"

Albus Dumbledore regardait tristement Harry. Il apparaissait, si cela était possible, encore plus vieux que la dernière fois qu'Harry l'avait vu, cinq ans auparavant, et il ne lui avait jamais semblé aussi las et abattu.

"Bonjour, Harry," dit-il doucement.

" Bonjour, Monsieur," répliqua Harry, toujours sans voix.

Dumbledore leva une main tremblante et la posa sur l'épaule d'Harry. Il le regarda de haut en bas, l'examinant scrupuleusement, et quand ses yeux se lièrent à nouveau à ceux du jeune homme, il souriait.

"J'approuve mon garçon," dit-il calmement.

Harry ne chercha pas à cacher sa confusion. "Quoi ?"

Au lieu de lui répondre, Dumbledore raffermit sa prise sur l'épaule d'Harry et son sourire disparut. Il se pencha en avant, immobilisant Harry de ses yeux bleus brillant. "C'est l'heure, Harry. Tu dois revenir. Nous avons besoin de toi. La situation est en effet désastreuse."

Harry était perdu, ne voulant pas croire que ce qu'il avait entendu – ce qu'il avait vu – puisse être réel. "Je…"

La voix de Dumbledore se fit dure et sa poigne douloureusement serré. "Nous avons besoin toi !"

******

Harry se réveilla tremblant et en sueur, un cri de refus aux bords ses lèvres. Il s'assit sur le lit ; plaqua une main contre sa bouche tandis que son souffle bruyant et paniqué menaçait de réveiller Draco.

Il s'efforça de se calmer, de secouer l'horreur de son rêve, mais il s'aperçut qu'il ne pouvait pas. Les derniers mots de Dumbledore continuaient de résonner dans sa tête, battant au même rythme que son cœur, jusqu'à ce qu'enfin, contre sa volonté, un cri s'échappe.

Aussitôt, Draco s'asseyait à ses côtés, l'attirant dans ses bras et murmurant des mots incompréhensibles à son oreille. Harry secoua simplement la tête et s'éloigna, trébuchant en sortant du lit, et traversant la chambre. Il resta là, face au mur durant un long moment. Il savait que Draco l'avait suivit, tout comme il savait ce qu'il devait faire pour que les cauchemars cessent.

Il tendit la main derrière lui et celle-ci fut immédiatement saisit par la chaude poigne de Draco. Lorsqu'il se sentit capable de parler, il se tourna pour faire face à son amant. Il pouvait voir l'inquiétude de Draco, mais Harry fut surpris d'y lire autre chose. De la résignation.

"Je dois y retourner," dit Harry.

a suivre