NOTE POUR PISTACHE123 : J'ai bien reçu tes reviews, cependant tu dois savoir que le site est équipé d'un filtre, qui empêche les adresse e-mail et internet d'être envoyées par reviews. Là où, je pense, tu écris des adresses, je ne vois rien d'autre qu'un espace. La prochaine fois que tu me l'envoies, mets des espaces dans l'adresse (exemple : pistache123 hotmail . fr) comme ça le filtre ne la bloquera pas et je pourrais les lire et te répondre ;)

Réponses aux reviews :

VENDETTA : Tu crois vraiment que Rogue est du style à tout régler par une conversation avec le fils de son ennemi ? Tu vas voir comment il va « tout régler » dans ce chapitre !

NEPHERIA : Merci.

SHAYNNA : Et ouais, Rogue n'est pas le genre de personnes à laisser tomber une vengeance qu'il doit toujours prendre !

OCTO : Et non, ce n'est pas Harry qui lui a fait ça, mais même remarque que pour Shaynna ! Il a une vengeance à prendre !

ZESTE : Tu vas bien voir, jusqu'à quel point vas aller ce manège…^^

VEUVE_NOIRE13 : Comme le dit Dumbledore à Ton Elvis Jedusor dans le 6e tome, le vol n'est pas toléré à Poudlard ! Dumbledore n'est pas du tout indulgent avec ça, et il a donné carte blanche à Rogue, qui en a profité. Mais comme dit Sirius, il faudrait peut-être qu'il se tienne au courant de ce qui se passe dans son école ! Et oui, j'ai pas trop réfléchi en mettant « 30 ans plus tard »…

Note de l'auteur : Oui, je sais, j'ai un retard phénoménal ! Mais il faut dire qu'entre les vacances, les maths qu'il faut bosser (Vive les parents !), et les parties de Pinball (et ouais ! J. a son démineur (+ d'infos sur son site personnel), et ben moi, j'ai mon Pinball, na !), je n'ai pas trop eu le temps d'écrire. Enfin bon, le voilà, le dernier chapitre de cette fic, je vous laisse le déguster ! Bonne lecture !

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Chapitre 7 : Je ne suis pas mon père !

Rogue regarda Harry rentrer dans le bureau et fermer la porte derrière lui. Il désigna le sol, sur lequel étaient posées plusieurs piles de livres d'environ un mètre de haut.

-Vous allez classer ces livres dans la bibliothèque. Ordre alphabétique. Je veux que vous ayez fini lorsque vous partirez à 10 heures ce soir. Si vous n'avez pas terminé, je n'aurais qu'à vous rajouter une soirée supplémentaire !

Il s'attendait à ce que Harry fasse une remarque devant la montagne de livres à classer, mais il ne dit rien et se dirigea vers la bibliothèque où il commença à les ranger. Rogue, assis à son bureau, le regardait avec un rictus satisfait. Il n'avait jamais imaginé ça, même dans ses plus beaux rêves : le fils de James Potter, entièrement à sa merci, soumis au moindre de ses ordres. Si Black ne s'en était pas mêlé, Harry aurait déjà renoncé depuis longtemps à enfreindre le règlement. Mais il devait reconnaître que son parrain avait quand même bien réussi à le remettre sur pieds. Avant les vacances, il avait toujours un teint pâle, presque effrayant, de grandes cernes autour des yeux, et l'air maigre et malade des personnes ayant été privées de nourriture pendant plusieurs jours. Maintenant, même si on voyait dans sa démarche qu'il était fatigué, il réussissait quand même à tenir sur ses jambes, ce qui était loin d'être le cas avant les vacances. Le bandage autour de sa main l'empêchait de saigner lorsqu'une croûte se détachait, mais Sirius l'avait mis de façon à ce qu'il puisse quand même bouger ses doigts – sûrement par peur que son bandage ne le prive d'un match de quidditch. Rogue replongea dans ses corrections, puis, lorsqu'il vit qu'il était huit heures et demie, déclara :

-Potter, vous pouvez aller manger. Je vous attends ici dans un quart d'heure, et je ne vous conseille pas d'être en retard.

Harry déposa le livre qu'il tenait sur la bibliothèque, puis sortit. Il était un peu plus de huit heures cinquante lorsque quelqu'un frappa à la porte. Harry rentra et entendit aussitôt ce qu'il s'attendait à entendre :

-Je croyais vous avoir dit de ne pas être en retard. Seriez-vous devenu tellement myope que même vos lunettes ne vous permettent plus de lire l'heure ?

Le Gryffondor ne répondit rien, continuant à fixer Rogue d'un regard noir.

-Où étiez-vous ?

-Le professeur Mc Gonagall a voulu me parler après le dîner, monsieur. Je n'ai pas put venir plus tôt.

Ce qui était entièrement vrai. Elle était venue lui dire que l'un des poursuiveurs de l'équipe de quidditch s'était blessé et que, en temps que capitaine, il devait trouver un remplaçant au plus vite. Rogue esquissa un rictus, et Harry comprit que Rogue avait utilisé la légilimancie pour connaître la raison de son retard.

-Evidemment, le quidditch est beaucoup plus précieux à vos yeux que des retenues, n'est-ce pas ?

Harry resta silencieux, sachant pertinemment que Rogue essayait de le provoquer.

-Vous êtes exactement comme votre père… Toujours à vous préoccuper avant tout de ce qui peut vous donner l'impression d'être important, toujours à vous croire supérieur par rapport à tout le monde… C'est pathétique… Tel père, tel fils, n'est-ce pas ?

Harry se mordit la joue pour ne pas répondre. Il réentendait Sirius lui faire promettre de se tenir à carreau avec Rogue, et, pour qu'il lui fasse jurer cela, il devait avoir ses raisons.

-Vous savez ce que vous avez à faire, ordonna-t-il sèchement en désignant la pile de livres.

Le Gryffondor se dirigea aussitôt vers la bibliothèque, où il se dépêcha de ranger les livres restants. A dix heures moins le quart, il finissait de poser le dernier livre. Harry se retourna vers Rogue, qui était plongé dans ses corrections de copie. Il murmura à peine distinctement :

-J'ai fini monsieur.

Le professeur de potions leva la tête vers lui, et regarda sa montre avant de déclarer :

-Oui, je pense que vous avez le temps de nettoyer le sol.

Harry passa donc le balai, puis la serpillière sur le sol crasseux du bureau. Puis, à dix heures, Rogue lui dit de sortir en lui rappelant qu'il voulait le voir à 5 heures le lendemain. Harry retourna rapidement dans la salle commune des Gryffondors, où il monta directement dans son dortoir pour se laisser tomber sur son lit. Ses yeux se posèrent sur une photo que Sirius lui avait donnée pendant les vacances d'été. Elle le représentait avec James, qui tenait Harry âgé de six mois dans ses bras. Il prit la photo, et garda les yeux fixés sur son père. Depuis ses onze ans, il avait toujours été rempli de fierté quand on lui disait qu'il ressemblait à son père. Mais là, ce soir, il en avait marre. Marre d'être justement toujours comparé à son père à cause de cette ressemblance, marre que tout le monde le regarde avant tout comme « le fils de James ». Il ferma les yeux. Des images, aussi claires que des photographies, défilèrent dans son esprit. T'es bien le fils de ton père, répondit Sirius en lui ébouriffant les cheveux. Tel père, tel fils, n'est-ce pas Potter ? demanda Rogue en le fixant haineusement. Oh, oui, je vois ce que tu voulais dire Remus, c'est le portrait craché de James, commentait Tonks lorsque l'ordre était venu le chercher chez les Dursley pendant l'été. Harry donna un coup de poing rageur dans son oreiller. Il en avait ras le bol. Ras le bol de n'être personne, à part « le Survivant » ou « le fils de James et Lily ». Il sentit une main se poser sur son épaule :

-Ca va pas, Harry ?

Il reconnut la voix d'Hermione. Le dortoir était interdit aux filles, mais elle avait sûrement préféré y aller elle-même, connaissant le manque de tact de Ron. Elle vit la photo de son père et Sirius avec lui, et comprit aussitôt :

-Rogue en a encore profité pour insulter ton père, c'est ça ?

-Oui, mais y a pas que ça, répondit-il en s'asseyant.

Il lui résuma ce qu'il pensait en quelques phrases, et fut étonné de voir à quel point ça soulageait de parler à quelqu'un. Hermione le laissa parler, sans l'interrompre, jusqu'à la fin avant de dire :

-Tu devrais en parler à Sirius.

-Non, répondit-il sèchement.

En effet, il ne voulait pas lui en parler, pour la simple raison que Sirius était l'une des premières personnes à ne pas faire de différences entre son père et lui.

-Comme tu veux, soupira Hermione. Je te laisse dormir. Bonne nuit.

-Bonne nuit.

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Rogue esquissa un rictus, tout en agitant sa baguette. Après avoir réfléchi pendant toutes les vacances, il pensait avoir trouvé le moyen de faire redescendre sur terre le « géniallissime Survivant » . C'était un peu risqué pour son propre honneur devant les élèves, en particulier les Gryffondors, mais il suffirait de faire peur au petit champion de quidditch pour qu'il se taise. Tout était parfait. Il allait à la fois pouvoir lui montrer qui était réellement son père, mais en plus, il avait une chance de le briser totalement. Il ne lui restait plus qu'une seule chose à faire : Rogue agita sa baguette, faisant apparaître sur son bureau un tiroir invisible. Il en tira une boîte remplie d'une centaine de fioles contenant chacune une épaisse brume grisâtre. Il les inspecta soigneusement l'une après l'autre, puis son regard s'arrêta sur l'une d'entre elles. Il colla une gommette jaune dessus pour la reconnaître, puis déposa toutes les fioles sur un coin d'une étagère, à coté de sa pensine. Il connaissait James. Il connaissait Harry. Et il savait qu'il n'avait pas besoin d'en faire plus : la curiosité naturelle du Survivant arrangerait les derniers détails du plan.

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La cloche retentit. Harry rangea ses affaires, ferma son sac qu'il jeta sur son épaule avant de se diriger vers les cachots. Il frappa légèrement à la porte du bureau de Rogue, et attendit l'ordre d'entrer pour ouvrir la porte et pénétrer dans la pièce.

-Posez votre sac, Potter, dit Rogue d'un ton froid. Bien, regardez un peu ceci.

Il se leva de son bureau qu'il contourna, pour s'approcher d'une pensine posée sur une table, contre un mur. Il désigna une boîte rouge remplie d'environ une centaine de fioles. Juste au-dessus, des supports de fioles s'alignaient sur les étagères.

-Ce que je vous demande n'est pas très compliqué. Je voudrais juste que vous rangiez ces fioles remplies de certains souvenirs dans ces supports, vous pensez pouvoir me faire ça ?

-Moui, je crois que je survivrais à cette tâche… répondit-il d'un ton provoquant.

-Alors, allez-y. Oh, une dernière chose !

-Oui, monsieur ?

Rogue plongea la main dans la boite et en tira une fiole marquée d'une gommette jaune.

-Potter, ce souvenir est assez… important. Je ne vous conseille pas de faire maladroitement tomber la fiole par terre si vous ne voulez pas subir… mon mécontentement…

-D'accord, monsieur.

Harry commença à ranger les fioles. Il préféra garder la fiole à la gommette dans la boite et la classer en dernier pour être sûr de ne pas la faire tomber. Alors qu'il avait à peine fait un quart de la boite, Rogue déclara :

-Potter, Mme Pomfresh veut me voir pour la vérification d'un certain nombre de potions. J'en ai pour environ une demie-heure. Pendant ce temps-là, vous continuerez à ranger ces fioles. Si j'ai fini avant que je ne sois revenu, vous nettoierez le sol du bureau. Je crois que vous savez où est la serpillière.

-Oui, monsieur.

Rogue sortit du bureau, et Harry se retourna vers la boite. La fiole marquée de la gommette attira son regard. Quel était donc ce souvenir si important pour Rogue ? Il savait qu'il ne devait pas faire ça, mais en même temps, sa curiosité était trop forte. Il savait comment faire pour prendre un souvenir dans une pensine, et le mettre en fiole. Et Rogue a dit qu'il en avait pour une bonne demie-heure… Il prit la fiole, la déboucha, la versa dans la pensine de Rogue avant de plonger dedans. Il se retrouva dans un endroit qu'il connaissait très bien : les tribunes du stade de quidditch. A coté de lui, une bande de Serpentard dont Rogue faisait parti regardaient le stade sans enthousiasme. Soudain, une voix magique s'éleva dans tout le stade :

-Salut Poudlard ! C'est moi, Sirius Black, toujours prêt à vous arbitrer un nouveau match de quidditch ! Aujourd'hui, ce sont les équipes de Gryffondor et Serpentard qui vont s'affronter, et je vois que tout le collège est venu assister à ce match ! Ce qui est d'ailleurs assez inutile, puisque la question « qui va gagner ? » ne se pose même pas…

-BLAAAAAAAAACK !!!!!!!!!! hurla la voix de McGonagall.

-Désolé professeur… Et voici les équipes, avec tout d'abord les Serpentards ! Espérons pour l'intérêt du match qu'ils n'aient pas oublié dans quel sens volent leurs balais !

Les noms des joueurs que prononça Sirius furent étouffés sous les huées des Serpentards et les éclats de rires des autres maisons. Il reprit :

-Et voici maintenant les Gryffondors ! Avec comme poursuiveurs Miranda Slimane, Teddy Tailor, et Katlina Figly, Joy Stones et Franck Hopper comme batteurs, Kévin Kalrane en tant que gardien, et enfin le capitaine et attrapeur de l'équipe James Potter !

Des hurlements de filles retentirent dans le stade quand James traversa le terrain. Harry dut reconnaître qu'il volait à la perfection. Après avoir fait quelques figures aériennes sous les cris stridents de ses admiratrices, il se plaça au centre du terrain en même temps que le reste de l'équipe, et serra la main du capitaine des Serpentards. Puis le match débuta. Harry fut abasourdi par l'équipe des Gryffondors : même s'il devait reconnaître que les Serpentards jouaient à la perfection, ils étaient incapables de garder le souaffle plus de 10 secondes. Les Gryffondors étaient tout simplement excellents. Au bout de dix minutes, le score était déjà de 130 à 0 pour Gryffondor. Pendant ce temps-là, James faisait le tour du terrain, ses yeux noisettes scrutant minutieusement chaque centimètre carré du terrain. Lorsque Gryffondor marquait, il ne manquait pas de faire à nouveau quelques figures sur son balai, en passant une main désinvolte dans ses cheveux déjà suffisamment ébouriffés comme ça. Soudain, il changea de direction, et plongea en direction des poteaux des Serpentards pendant que l'attrapeur adverse fonçait derrière lui. Tout fut fini en trois secondes. James tendit le bras une fraction de seconde avant d'attraper le vif d'or, sur lequel sa main se referma. Des hurlements retentirent dans tout le stade, pendant que James se lançait à nouveau dans une série de figures acrobatiques. A un moment, Harry crut vraiment qu'il allait tomber de son balai, mais son numéro n'était fait uniquement dans le but de faire frissonner la foule en délire. Puis, après avoir fait un tour d'honneur, ils atterrirent, et se dirigèrent vers les vestiaires. Mais, comme c'était un souvenir de Rogue, Harry ne pouvait pas le suivre et était obligé de rester avec celui-ci et sa bande. Les Serpentards sortirent du stade en même temps que James sortait des vestiaires, suivi par une vingtaine de filles. L'une d'elle demanda :

-Je peux avoir un autographe, s'il te plait, Potter ?

James prit la plume et le parchemin qu'elle lui tendait, signa rapidement le papier et le lui rendit. Une autre demanda :

-Comment t'as fait ça, Potter ? Je veux dire… Attraper le vif d'or en tendant le bras qu'au dernier moment…

-J'y peux rien, répondit James en passant une main dans ses cheveux, je suis le meilleur, c'est tout. Faut croire que j'ai ça dans le sang…

-Mais quand même… Je veux dire, même en s'entraînant tous les soirs, personne ne pourrait arriver à une performance comme la tienne…

-Ouais, mais depuis que j'ai piqué ce vif d'or dans le bureau de Mme Bibine, je m'entraîne à chaque minute !

-Tu as volé une vif d'or ? demanda une autre fille admirative.

-C'était pas sans risques ! fit remarquer James d'un ton suffisant. En fait, j'y étais allé il y a un mois, pendant la sortie à Pré-au-lard. Rusard était en train de vérifier les autorisations, donc il n'y avait pas trop de problèmes, puisque j'avais auparavant neutraliser Miss Teigne.

Des cris admiratifs s'élevèrent de la foule, impressionnées que James ait osé défier l'autorité de Rusard en enfermant sa chatte.

-Oh, c'était trois fois rien ! assura-t-il. Après tout, c'est qu'un chat… En clair, j'arrivais près du bureau de Mme Bibine, quand j'ai vu McGonagall arriver. J'ai réussi à me cacher, mais c'était vraiment d'extrême justesse, dit-il en accentuant les derniers mots. Un peu plus et je me retrouvais avec une retenue !

Les filles redoublèrent d'excitation devant James, qui signa rapidement quelques parchemins avant qu'une voix n'intervienne :

-Excusez-nous, mesdemoiselles, mais on va vous emprunter votre champion un moment…

Toute la foule se dispersa, déçue, pour laisser Sirius, Remus et Peter devant James.

-Qu'est-ce qui se passe, les gars ? demanda James.

-Quelqu'un voudrait te parler en particulier…

-Qui ça ?

-Moi ! retentit une voix.

Une fille rousse, avec d'étonnants yeux verts, se précipita vers James, qui se décoiffa un peu plus.

-Evans ! Je suppose que tu veux savoir comment j'ai fait pour attraper ce vif à la dernière seconde ?

-JE PREFERERAIS SAVOIR COMMENT TON BALAI ARRIVE A DECOLLER AVEC UNE TETE AUSSI GROSSE QUE LA TIENNE POTTER ! hurla-t-elle.

Pendant ce temps, Harry remarqua que Rogue était resté seul à observer la scène, laissant les autres Serpentards rentrer au château.

-TU N'ES QU'UN PAUVRE PETIT CRETIN, JE NE COMPRENDS MEME PAS QUE BLACK, LUPIN ET PETTIGROW VEUILLENT ENCORE T'ADRESSER LA PAROLE ! TU FAIS DES FIGURES ACROBATIQUES POUR IMPRESSIONER LA GALERIE, TU TE PAVANES AVEC CE VIF D'OR QUE TU AS ETE VOLE, TU PASSES TON TEMPS A HUMILIER TOUT LE MONDE PARCE QUE CA T'AMUSES, TU N'ES QU'UN SALE CON, JE SAIS PAS COMMENT TU T'ES DEBROUILLE POUR NE PAS ETRE A SERPENTARD ! T'ES EN SIXIEME ANNEE, ET POURTANT TU TE CONDUIS COMME UN GAMIN DE 4 ANS ! ROGUE A EU PARFAITEMENT RAISON DE TE FAIRE REDESCENDRE SUR TERRE L'AUTRE JOUR, J'ESPERAIS QUE CA TE FERAIS DU BIEN, MAIS TOUT CE QUE TU AS TROUVE A FAIRE C'EST LUI RENVERSER UNE POTION CORROSIVE SUR LE BRAS ! LE JOUR OU TES CONNERIES FINIRONT PAR TUER QUELQU'UN, PEUT-ETRE QUE CE JOUR LA, IL TE TOMBERA UN PEU DE PLOMB DANS LA CERVELLE !

Après ça, elle le gifla de toutes ses forces avant de faire demi-tour. James la regarda partir, pendant que Harry restait figé devant la scène qui venait de se passer. Sirius, Lupin, Hagrid… Ils lui avaient tous décrit son père de la même façon… Comme quelqu'un de bien, un prédécesseur des frères Weasley… Mais là… Il avait bien vu la façon dont il se pavanait sur son balai, en prenant plaisir à être suivi par toute une foule de filles. Et si Lily avait raison ? Si James passait la plupart de son temps à humilier ceux dont la tête ne lui revenait pas ? Alors, Harry réalisa que Rogue avait raison… Depuis le début… Son père était bel et bien un crétin arrogant qui se pavanait à longueur de journées. Et, comme l'avait dit Rogue, lui, il était exactement pareil… Il gagnait tous ses matchs de quidditch en attrapant le vif d'or avec facilité, il n'hésitait pas à transgresser le règlement pour faire une ballade nocturne ou attaquer Malefoy dans un couloir, il ne disait rien lorsque des filles venait le voir, uniquement pour pouvoir parler au « Survivant ». Une main se referma sur son poignet, et il se sentit aspiré vers le haut. Quelques secondes plus tard, il se retrouva dans le bureau de Rogue, ce dernier se trouvant juste devant lui, l'air visiblement furieux.

-Quand je disais que vous êtes exactement comme lui… Vous voyez de quoi je voulais parler ? Rien que le fait d'avoir pénétré dans ma pensine constitue une violation du règlement. Mais, tout comme votre père, je suppose que vous êtes largement au-dessus du règlement de l'école, n'est-ce pas ?

-Non. Monsieur… Je sais que je lui ressemble physiquement, mais je ne suis pas comme lui ! Je ne suis pas mon père ! protesta-t-il.

-Dans ce cas, prouvez-le, répondit Rogue. Prouvez, non seulement à moi, mais à tout le monde, que vous n'avez rien en commun avec lui, à part votre physique. Donnez-moi la preuve de ce que vous dîtes, puisque vous en êtes si sûr ! Vous pouvez rentrer dans votre salle commune.

Harry reprit son sac et sortit. Une fois dans le dortoir des Gryffondors, il plongea la tête dans son oreiller. Si une partie de lui lui murmurait que son père et lui étaient identiques, une autre, bien plus forte, criait qu'il n'avait rien du personnage arrogant qu'il avait vu dans la pensine de Rogue. Donnez-moi la preuve de ce que vous dîtes, puisque vous en êtes si sûr ! D'accord. Peu importe le prix à payer, il ferait tout pour montrer, une fois pour toutes, qu'il était tout le contraire de son père.

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Trois semaines s'étaient écoulées depuis. Trois semaines d'interrogation pour tout le château, qui ne se posait plus qu'une seule question : où était passé le Harry Potter qu'ils avaient toujours connu ? Depuis trois semaines, Harry avait été métamorphosé. Personne n'était passé à coté du fait qu'il ne s'était pas battu contre Malefoy en plein couloir, qu'il ne répondait plus rien aux remarques d'Ombrage, qu'il se contentait de baisser les yeux devant les sarcasmes de Rogue. Et personne ne savait pourquoi il était devenu comme ça. Lorsque quelqu'un lui posait la question, il se contentait de répondre « j'ai changé, c'est tout ». Mais il avait beaucoup plus changé que Rogue ne l'espérait. Harry Potter, financier des frères Weasley, fils et filleul des deux plus grands Maîtres du chaos que Poudlard ait jamais connu, le dernier descendant des maraudeurs, avait disparu. A sa place, il ne restait plus que celui que la communauté magique connaissait comme « le Survivant ». Mais ce n'était plus le même qu'avant. C'était un Survivant détruit, anéanti par le souvenir, par l'image de son père. Un Survivant brisé.

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Et voilà ! Ca se termine là-dessus, désolée pour tous ceux qui espérait une fin un peu plus joyeuse ! J'écrirais peut-être la suite, si j'ai à la fois le temps, l'inspiration et le courage. Si c'est le cas, je préciserais dans le résumé que c'est la suite. Je publierais encore un dernier chapitre, pour les réponses aux reviews, alors n'hésitez pas à m'en laisser, et merci d'avoir suivi ma fic !