Bon mes ptits choux, aujourd'hui il fait beau, il fait chaud et ya un chapitre !
Je n'arrive toujours pas à croire que j'arrive à m'y tenir, les vacances ça à du bon comme même xD
Un peu plus d'émotion dans se chapitre, notre jiminie trouve une lueur d'espoir et j'espère que les nouveaux personnages vont vous plaires. J'ai commencée à écrire le huitième chapitre et je dois dire que je commence à bien m'amuser. En espérant que cela vous plaises toujours autant, je vous retrouve en bas !
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Chez l'Homme, l'éveil du don est variable sur une échelle de dix ans.
Cela varie selon sa nature, sa puissance, son énergie, son totem et parfois son familier.
Il n'y a aucun moyens de prédiction, si ce n'est le don d'un sensitif, pour savoir à quel moment cela se déclancheras.
En moyenne les éveils sont répertoriés de 4 à 10 ans. Néanmoins cet éveil se faisant généralement progressivement et la puissance évoluant au rythme de la croissance, les familles peuvent parfois patienter des années sans voir que leur enfant est déjà éveillé. Les chiffres ne sont donc pas fiables.
Les cas d'éveils précoce ou tardifs ne sont pas si rares que ce que l'on croit.
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Journal du sage Ji hyuk, chapitre 7.
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Eun Sil.
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La première chose qu'il sentit fut un doux frisson sur sa peau. D'abord une caresse légère qui s'entendit peu à peu sur tout son corps. Elle n'était ni chaude ni froide, ce n'était pas une brise ni même un toucher imperceptible mais elle était là. Il pouvait la sentir, presque l'entendre chanter à son oreille. Elle était comme les tempêtes et comme la roche, forte et tranquille, comme les arbres abritant milles vis et dont les feuilles murmuraient sur le vent.
Ensuite il retrouva les sens de son corps et le doux chant disparu. Une gêne prit place, il sut qu'il était blessé mais fut incapable de se rappeler pourquoi. Il aurait du paniquer, s'inquiéter, cependant l'invisible mélodie fut remplacer par une voix profonde et caverneuse si différente et pourtant si semblable qu'il en fut tout de suite tranquillisé. Alors il sut qu'elle était encore là et gardait la douleur loin de lui.
Enfin il sentit qu'il bougeait. Emprisonner délicatement par deux bras solides, sa tête reposait contre le torse d'où provenait la voix. Il l'entendait vibrer contre son oreille au même rythme lent que les battements de son cœur. C'était la première fois que Jimin écoutait ce rythme si particulier et dans un coin de sa conscience endormie il se demanda comment il put le reconnaître. Il l'aima immédiatement. Tout comme l'odeur fraîche et épicé qui l'entourait cela lui rappela les arbres des parcs au petit matin.
Rassuré, entouré d'une douce chaleur et bercé par toutes ces sensations, il sombra une nouvelle fois sans s'en apercevoir.
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Quand il s'éveilla la fois suivante, la lumière perça à travers ces paupières fermées. Une odeur plus fleurie s'était mélangée à celle des arbres. Il entendit plusieurs voix familière converser et il sentit une caresse, bien réelle cette fois, sur sa joue puis ces cheveux. Une nouvelle fois il entendit un doux chant effleuré sa peau et s'harmoniser parfaitement à l'autre. Cela lui donna assez de force pour entrouvrir les yeux. Il vit d'abord un visage flou entouré d'une auréole argenté, puis un sourire familier. Ces yeux rencontrèrent leurs homologues gris plus âgés avant de se refermer, accompagné de leur promesse formulée :
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- Tout va bien Jimin, tout va bien…
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C'est un réflexe de survie d'une peur bien encrée qui le fit reprendre brusquement conscience la fois suivante. Son corps était peu à peu immerger dans l'eau et il s'agita.
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- Calme toi petit, tout vas bien, je te tiens.
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En effet, après l'intervention de la voix grave, il sentit qu'il était toujours emprisonné contre le torse chaud. Comme les fois précédentes une confiance inexplicable pour elle (la voix) le fit ce calmer, bien qu'il ne puisse s'empêcher, malgré la douleur de ce seul geste, de s'agripper à lui.
Son appréhension se calma au fur et à mesure que l'eau, chaude cette fois –la sensation en était très différente-, le recouvrit sans que le corps ne le lâche. Il se tendit une nouvelle fois quand il fit mine de s'éloigner mais c'était seulement pour mieux l'asseoir sur ces genoux. Ces blessures piquèrent un peu sans qu'il n'y prête attention.
On commença doucement à frotter sa peau et ces cheveux. Les gestes étaient doux et calme. Peut à peut il se décrispa dans l'étreinte et profita curieusement de la légèreté de son corps dans l'eau fumante. Il ne remarqua pas qu'on l'avait déshabillé ni qu'on le lavait. Parfois quelqu'un prenait la parole, semblant lui adresser des mots rassurants ou échanger avec les autres. Bien que tranquillisé il resta dans un état de semi conscience jusqu'à ce qu'on le sorte de l'eau et qu'il soit entouré d'un doux cocon, alors seulement il s'endormit totalement.
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-Pose le là.
Il coucha l'enfant délicatement dans l'immense lit. Ainsi perdu au milieu des draps il semblait encore plus petit. Son visage désormais débarrassé de toute sa crasse était vraiment enfantin. Il avait de fins cils, un petit nez et une bouche pulpeuse aux lèvres sèches.
Une fois cela fait, il retourna dans la grande pièce adjacente au côté de son frère. Sa grand-mère le suivit en prenant soins de laisser la porte ouverte.
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-Merci mes enfants.
- C'est rien grande-ma. Assura le deuxième adolescent.
- Et si vous me racontiez se qui c'est passé ? Du thé ?
- Laisse grande-ma, je vais le faire, en plus Yongguk veut un café. Devança-t-il la veille femme.
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Le prénommé souri à son frère, toujours autant amusé par ces perceptions, à moins que ce ne soit sa facilité à le lire. Tandis que celui-ci s'activait dans la cuisine ouverte sur la grande pièce à vivre, ils prirent place au milieu de celle-ci sur de confortables canapés. Il s'agissait en faite juste d'une multitudes de cousins installés sur une banquette creusée à même le sol. De nombreux tapis aux couleurs vives égayaient le plancher blanc autour et dans le cercle plus profond (1). Au milieu une table basse en bois permettait à la fois de travailler et de se restaurer, le trou étant assez grand pour accueillir une dizaine de personne que ce soit sur son fond ou ces canapés. On y accédait pas une marche, présente à deux extrémités… ci t'en ai qu'un cercle puisse avoir des extrémités…
Cela paraissait incongru dans une maison coréenne, ce qui était tout à fait normal puisqu'elle ne l'état pas.
Ces pièces se succédaient sans réelle logique, montant et descendant de niveau en multipliant les marches. Ainsi il était normal d'en trouver des ridiculement petites, piégé entre un escalier et les murs des autres, ou des grandes, au plafond culminant à 5m, tout en longueur ou en hauteur.
Cependant celles-ci n'étaient pas nombreuses, la maison restant de taille raisonnable.
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Suivant le même principe les matériaux alternaient entre du bois ou de la pierre. Cependant le tout s'accordait dans des tons clairs et pastel, majoritairement du blanc, sur lequel les plantes très présentes se détachaient. Il y en avait dispersé un peu partout, suspendu ou sur des étagères, entre deux meubles ou poussant contre les murs, et de toutes les espèces.
En attendant que le plus vieux ait fini, la veille femme demanda des nouvelles de leur famille et discuta un peu de leur projet.
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- Tu veux toujours devenir un gardien ?
- Hum, aquiessa le silencieux adolescent.
- Quand penses-tu partir pour l'école ? Quiconque connaissant leur sujet de conversation aurait été surpris de la formulation de sa question. Après tout il y avait un examen d'entrée et il était réputé difficile. Pourtant il n'y avait ici aucun doute sur sa réussite.
- Pas tout de suite, je sens que ce n'est pas le moment et grand-ma Jung est d'accord avec moi.
- Et comment le prend ta sœur ? ricana-t-elle en voyant la grimace que déclancha sa question.
- Impatiente comme toujours, répondit à sa place son frère tandis que le deuxième soupirait, elle n'arrête pas de le pousser mais tu connais Guk, même notre intenable sœur ne peut pas le faire changer d'avis. Et dieu qu'elle est chiante quand elle essaye.
- Je te le fais pas dire…
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Déposant son plateau sur la table, il distribua les boissons avant de s'installer lui aussi.
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- Et toi Yongnam ?
- Moi ? En gardien ? Non ce n'est pas dans mes projets.
- Je le sais bien petit chenapan, tout comme je sais très bien que tu as compris ma question. Seul un sourire malicieux lui répondit.
- Et tu connais aussi ma réponse, j'attends grand-ma Sil, j'attends… Celle-ci soupira, avant que le même sourire ne prenne place sur ces lèvres et que ces yeux pétilles.
- On dirait une princesse en mal d'amour, attendant son prince comme dans ces vieux contes. Et bien, heureusement que l'on sait déjà qui est la princesse, c'est déjà ça de gagné.
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Yongnam recracha son thé alors que son frère se pliait de rire, sa voix grave emplissant l'espace. Pour ce venger celui-ci lui envoya un cousin qui n'eut absolument aucun effet. Ok il attendait quelque chose, chose qu'il ne connaissait pas, mais ils devraient ci voir ces deux idiots ricanants à lire le temps, s'était pas si simple. Pas qu'il soit vexé d'être comparé à une fille, mais ces vieilles princesses qui ne font rien, tout sauf représentatives des femmes, merci bien mais lui ne m'était pas sa vie en pause pour cela.
… Et en plus il était certain que les robes ne lui irait pas, surtout les froufrous… il le savait il avait déjà essayé.
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- Bon, bon très bien, et si vous me disiez comment vous avez trouvez se petit ?
- On devait venir te voir demain après être revenu du japon mais grand-ma nous a soudainement fait une crise hier en réclamant des chamoes. Chamoe de Busan évidement (2). Du coup toute la famille a été rapatrié plus tôt et elle nous a envoyez dès qu'on ai rentré.
- Décidément ces excuses sont toujours aussi désastreuses.
- Ouai, mais le pire c'est que ça marche. Rigolat-il.
- Alors Eun Jung la vue ?
- Non, c'est Nam. Intervint pour la première fois Yongguk. Elle haussa un sourcil –décidemment TOP aimait cette Dame- demandant silencieusement des explications.
- Je l'ai senti sur le chemin, aquiessa-t-il. Grand-ma, Ma-Jung dit qu'elle ne peut pas vraiment le voir, ou du moins pas tout le temps. Elle nous a envoyez parce qu'elle nous a vus nous. Pas lui. Est-ce que cela pourrait être une barrière ? Ou un camouflage ?
- Je ne sais pas, ce serait étonnant. Seul un don extrêmement puissant peut cacher au regard d'un oracle. Et à son âge il ne pourrait pas le maîtriser.
- A moins que ce ne soit instinctif, réfléchit Yongnam, de ce que je peux deviner de sa situation ce ne serait pas étonnant qu'il ait développé son don pour se protéger sans même le savoir.
- Non, si c'était le cas il ne pourrait pas le tenir en permanence, il y aurait des failles. Contredit sa grand-mère, amusé de la curiosité de son petit neveu.
- De plus nous pouvons sentir sa présence, si son don était de type blocage cela n'agirai pas seulement sur les visions. Continua son frère. Tu te prends la tête pour rien Nam.
- Je sais mais… je sens quelque chose d'étrange. Pas toi ? Celui-ci lui répondit d'un sourire, tout a fait calme.
- Tu sais bien que les oracles ont toujours été mystérieux, on ne contrôle pas leur dons, pas même eux. Laisse donc le futur tranquille et le petit aussi, toutes les réponses viendront en temps voulu. Yongnam soupira à la conclusion de sa grand-mère.
- A bon sang, pourquoi est-je toujours l'impression d'être entouré de moine ? il imagina son frère et sa grand-mère, habiller de gasa (3), l'orange des tissus jurant avec les cheveux du premier et l'éternel tee-shirt yoda dépassant pour la deuxième. Leurs visages concentrés, assis près d'une cascade avant que leur caractères respectif reprennent le dessus : l'un s'endormant ne voyant donc pas la vague créer par le plongé de la deuxième qui l'enverrait à son tour dans la rivière. Un sourire hilare lui fendit le visage mais un cousin le ramena à la réalité.
- Arrête de te faire des films, t'a l'air encore plus débile que tu ne l'ai.
- Hey ! je suis ton frère !
- Et alors ?
- Je vois pas l'rapport, renchérit la vieille
- Elle dit qu'elle voit pas l'rapport. Affirma son frère en la désignant du doigt sans lever son coude adossé au son dossier, son air blasé toujours en place. (4)
- Merci j'avais entendu.
- Ah bah heureusement, manquerais plus que tu sois sourd en plus d'être con.
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L'air totalement outré de Yongnam eut raison de leurs chamailleries et ils partirent dans un grand fou rire. Vite rejoins par le dernier, pas vexé pour un sou de leurs piques.
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Il se sentait léger, bien au chaud dans un cocon de douceur. Ca sentait bon les fleurs et il n'avait plus mal. Caressant doucement le tissu du bout des doigts, son esprit endormi mit un peu de temps avant de regrouper et d'analyser toutes ces informations. Ouvrant soudainement les yeux, le cœur battant la chamade, il découvrit un plafond blanc sur lequel jouaient les rayons du soleil. Il se redressa immédiatement, déclanchant une vive douleur dans son abdomen mais il n'avait pas le temps pour s'en préoccuper. Où était-il ? Et pourquoi était-il là ?
Voyant qu'il était seul et n'entendait aucun bruit, il prit le temps de chercher ces derniers souvenirs. On l'avait porté et il se souvenait d'avoir vu la vieille dame. Avait il halluciné ? Il se souvenait aussi des hommes qui l'avaient poursuivit.
Ce détaillant pour voir l'étendu des dégâts, il remarqua qu'un long bandage entourait son torse et qu'on l'avait changé. D'ailleurs ces mains n'étaient plus sales et sa peau sentait délicieusement bon.
Il avait dormi dans un immense lit mœlleu dans une petite pièce baigné de lumière. A sa gauche de grandes fenêtres donnaient sur un jardin entouré d'une petite forêt, de longs rideaux blancs dansaient paisiblement au rythme de la brise. Un fauteuil et une bibliothèque de bois clair étaient installés en face de lui et à sa droite une commode ainsi qu'une table de chevet complétaient l'ensemble.
Il essaya de sortir du lit, tache plus ardue qu'il n'y paressait alors que ces mains et ces genoux s'enfonçaient dans la couche de couverture, le faisant rire émerveiller par cette douceur. Il rebondit un peu s'amusant innocemment avant de se rappeler sa situation, plaquant les mains sur sa bouche en guettant le moindre signe qu'on l'ait entendu. Glissant à terre il s'approcha prudemment de la porte coulissante laissée ouverte.
Il observa la grande pièce chaleureuse où se mélangeaient lumière et couleurs, avec enchantement, à moitié cacher derrière le mur.
Quand il comprit qu'il n'y avait personne il sortit doucement de sa cachette. Peut à peut sa curiosité l'emporta et rassuré d'être seul il explora ce nouveau lieu, touchant les étoffes douces sous ces pieds, sentant les plantes et découvrant avec fascination les objets qui le garnissait.
Il ne vit pas les deux silhouettes accoudées au bar près de l'entrée, caché par un mur végétal et il ne sentit pas non plus leurs regards sur lui alors qu'il riait de surprise après avoir effleuré du bout des doigts un mur d'eau, où nageait paisiblement des petits poissons, créant une bulle qui lui explosa sur le nez. Elles le laissèrent faire, continuant de cacher leurs présences pour ne pas l'alarmer. Il était comme un chat sauvage mais une fois à l'aise il redevait un petit chaton curieux. Ces exclamations surprise et joyeuse les amusèrent.
Mais le craquement des escaliers brisa cet instant serein.
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Jimin sursauta avant que la panique ne revienne. Cherchant une échappatoire avant d'être vu il se précipita sur le porte d'entrée qu'il avait aperçu en sortant de la chambre. Cette dernière étant à son opposé, tout près de l'escalier d'où provenait le bruit. Avant qu'il n'ait pu l'atteindre, un homme sorti de derrière les plantes.
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- Oula gamin, où tu vas comme ça ?
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Un deuxième le suivit plus calmement, se positionnant a ces côtés en lui barrant la route. Jimin les regarda avec surprise et crainte. Celui qui avait parler était habiller d'un jean, un tee-shirt blanc et d'un gilet gris. Il avait de courts cheveux bruns aux reflets dorés, tout comme ça peau qui était légèrement foncé. Deux fossettes creusaient ces joues au coin de son sourire rassurant teinté d'amusement que ces yeux foncés reflétaient. Il reconnut l'une des deux voix grave qu'il avait entendue. Ces deux mains tendues en signe d'apaisement. Et il ce tenait légèrement penché pour paraître moins menaçant devant le petit garçon qui lui arrivait à peine à la taille. Le second était bien plus impressionnant, bien qu'identique au premier, ce qui étonna Jimin et le redis un peu confus. Il se tenait droit, les mains dans les poches de son pantalon noir, dans une pose décontracté. Une chaîne pendait à sa taille de la même couleur que les bracelets métalliques à son poigné et à son cou. Son débardeur noir laissait apparent ces bras fin mais musclé. Il avait les cheveux rouge, rasé sur les côtés. Il ne souriait pas mais le regardait avec calme de ces yeux perçant souligné de noir. Jimin frissonna sous se regard, plongeant ces orbes obsidienne dans celle plus clair qui le transperçait. A cette distance il ne put distingué si elles étaient marron, verte où orange, mais il lui sembla qu'elles contenaient toutes les couleurs de la terre.
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Rompant le contacte visuel, il chercha un nouvelle échappatoire. Des bruits de pas se firent entendre derrière lui et il se retourna vivement. C'était la veille dame, habiller d'une tunique grise et bleue. Il se précipita derrière elle, se cachant des deux hommes inconnus. Il rougit quand leur dernière rencontre lui revint, honteux de son comportement mais trop méfiant pour quitter son abri provisoire. Ils rirent doucement, attendrit.
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- Bonjour Jimin, tu ne crains rien tu sais ? Voici mes deux neveux ou petit fils, Yongnam et Yongguk.
- Salut p'tit chaton, salua joyeusement le premier alors que le deuxième se contentait de croiser les bras en lui souriant gentiment.
- Ce sont eux qui ton ramené ici, continuât-elle sous la surprise du plus jeune. Il comprenait mieux ces souvenirs, mais lequel l'avait porté ?
- D'ailleurs tu ne devrais pas être debout, enfin bon, dit elle en haussant les épaules, maintenant que c'est fait que dirais tu de manger ? Son ventre répondit pour lui déclanchant les rires.
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Elle se dirigeât dans la cuisine toujours suivit de Jimin qui ne lâchait pas des yeux les deux garçons. Ceux-ci reprirent leurs places au comptoir.
Alors que la veille dame préparait le repas, Jimin s'était un peu éloigné, s'accroupissant dans un coin, alternant entre elle et les frères. Leur étrange ressemblance le fascinait, maintenant qu'il pouvait les observer correctement il remarqua que malgré leur aura imposante ils n'étaient pas si âgés que cela et son appréhension se calma quelque peu. Tandis qu'elle préparait une soupe, un petit pouffement discret sur sa gauche la fit sourire. Dans son dos Yongnam tordait son visage dans des grimaces plus laides les une que les autres. D'abord perdu, Jimin s'était surpris à rire, plus encore quand son frère exaspéré mais amusé lui avait claqué la tête, le faisant se cogner contre le bar puisqu'il s'était penché par-dessus dans un équilibre précaire. S'ensuivit une nouvelle dispute on ne peut plus mature :
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- Mais pourquoi t'as fait ça ?
- Parce que t'as une tête a claque.
- Je te signal que t'as la même !
- Bien sur que non, je suis bien plus beau.
- Beau ? t'as l'air d'un vampire avec ton crayon noir et tes canines.
- T'es jaloux de mon éblouissant sourire ?
- Même pas en rêve face de requin, comme si une vulgaire tomate pouvait égaler ma terrible beauté.
- Requin ou tomate il faut choisir, sa majesté.
- Quel terrible dilemme, mon brave, laissez moi réfléchir…
- En tout cas pour toi c'est pas compliqué, drama queen.
- Quoi ?!
- Tu préfères princesse ?
- Mais je te permet pas !
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Jimin reconnaissait à présent la deuxième voix rauque qui l'avait rassuré durant sa semi conscience. Elle était encore plus profonde que celle de son frère déjà grave et lui procura des frissons. Pourtant il ne pouvait s'empêcher de sourire en les observant, ces petits yeux se plissant jusqu'à devenir une fine ligne. Un étrange sentiment gonflait au creux de sa poitrine et le détendait.
Il avait un peu chaud aussi.
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Voyant cela Yongguk l'appela pour la première fois :
- Hey, petit, viens là.
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Il avait pris soin d'adoucir sa voix en lui souriant doucement.
Jimin tout un coup très intimidé hésita à l'écouter. Il jeta un coup d'œil à la veille dame qui l'encouragea d'un sourire. Après tout, il n'avait rien à craindre, sinon pourquoi l'aurait-ils soignés ? Et puis sa voix, bien qu'intimidante, était protectrice. Alors il s'approcha.
Quand il fut assez près, Yongguk tandis le bras et Jimin ferma automatiquement les yeux en se figeant. Il sentit une main tiède écarter ces cheveux broussailleux et venir se poser contre son front délicatement. Surpris il le regarda, puis son frère et à nouveau lui, ne comprenant pas son geste.
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- Tu as encore un peu de fièvre, dit-il en retirant sa main.
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Ah c'est pour cela qu'il avait chaud. Bah c'est pas grave, il suffisait d'attendre, elle partait toujours au bout de quelque jours. Et puis là, elle n'était vraiment pas forte, d'habitude il ne pouvait plus bouger.
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- C'est normal, cela ne fait que deux jours, il lui faut encore un peu de repos, continua la vieille femme en posant les plats sur le comptoir.
- De… deux jours ? souffla Jimin.
- Oui, tu as dormis deux jours entiers, tu était gravement blessé Jimin, un guérisseur à réparé tes fractures et les plus gros dommages mais ton corps à du luté aussi. Tu avais une forte fièvre. Tu dois reprendre des forces, allez installe toi.
- Mais je vais bien maintenant, murmura-t-il. C'est vrai il se sentait bien, pas au mieux de sa forme certes mais il bougeait sans difficulté.
- Non mon petit, tu n'es pas encore totalement guéri et je doute que nous ayons la même notion « d'être bien », elle s'accroupit à sa hauteur. Je sais que tout cela, désignât-elle d'un large mouvement de la main, est déroutant pour toi. Mais que dirais tu de simplement manger et te reposer pour aujourd'hui ? Hum ?
- Je… pouvait-il vraiment refusé alors que son ventre se tordait, qu'il sentait ces jambes lourdes et qu'il avait désespérément envie de l'écouter. D'y croire juste pour une journée, même si demain il serait chassé. D'accord…
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Il mangea donc autant qu'il le put, bien qu'il fût incapable de finir le bol de riz qu'elle lui avait servit, son corps trop habitué aux privations. Il ne se souvint plus comment il retourna dans le grand lit, la fatigue l'ayant rattrapé alors qu'il écoutait d'une oreille distraite les trois voix grave qui le bercèrent.
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Le lendemain, la vieille dame était à son chevet quand il se réveilla, caressant doucement ces cheveux.
- Je m'appelle Bang Eun Sil, commença-t-elle doucement (5). Un long silence tranquille s'en suivit, alors qu'ils s'observaient. L'ambiance était sereine, la pièce toujours aussi lumineuse et chaude, ils étaient comme dans une bulle.
- Pourquoi vous m'aidez ? demanda doucement Jimin.
- Parce que j'en ai envie. Répondit-elle sur le même ton. Parce que voir un enfant, oublier de tous, se démener pour survivre alors que c'est aux adultes de prendre soins de lui me fend le cœur. Parce que j'ai été intrigué par un jeune garçon vif et agile. Que j'ai découvert un enfant gentil et timide, qui a vécu beaucoup d'épreuve mais dont les yeux reflètent la plus grande envie de vivre qu'il m'est été donné de voir. Parce que ce garçon aime les pâtisseries et raffole des croissants. Parce que je veux à nouveau le voir sourire avec une moustache de lait… Parce que je sais que je ne peux aider tout le monde, mais que je peux au moins l'aider lui…
- Pourquoi vous êtes si gentille ? demanda-t-il au bord des larmes, la voie chevrotante et les yeux humides. Touché par ces paroles, par ce garçon qu'il devinait être lui.
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Elle lui caressa doucement le visage en lui répondant :
- Parce que j'ai commencé à aimer ce garçon.
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Jimin n'avait pas quitté ces yeux, cherchant éperdument une trace de mensonge, mais il n'y avait que de la sincérité et il fondit en larme.
Jamais on ne lui avait dit ces mots, jamais on ne lui avait ainsi caressé les cheveux et jamais on ne l'avait délicatement étreint. Ces sanglots redoublèrent derrière ces mains, son front posé contre l'épaule de la veille femme, blotti contre elle alors qu'elle le berçait doucement.
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Il voulait tellement, tellement y croire.
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Pitié faite que cela soit vrai.
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(1). Dans un style orientale mais pas totalement puisque c'est mélangé à du coréen. L'intérieur est un peu comme une maison troglodyte, avec des mur fait d'un seul bloc et pas totalement lisse partout.
(2). Sorte de petit melon qui pousse… à Busan bravo !
(3) tunique rouge et orange des moines bouddhiste.
(4) référenceee~ yeah~ je crois qu'à force je vais faire un jeu : celui ou celle qui trouve toute mes refs dans un chapitre à droit d'influencer l'histoire. Ouep, je vais y réfléchir sérieusement. Parce que j'adoooore les références mouahaha~
(4) et voila enfin le nom de grand-mère Yoda ! Alors Bang c'est tout con, c'est juste le nom de famille de Yongguk, leader des BAP (super groupe, allez voir si vous venez de les découvrir, certains de leurs clips sont comme des minis films c'est cool). Il a réellement un jumeaux ainsi qu'une grande sœur (ulpra super badass, je l'adore !), mais Eun Sil est inventée. D'ailleurs si la signification des noms vous intéresses toujours : Eun Jung = apporte bienveillance et Eun Sil = bienveillance, réalité, sincérité et vérité.
Pourquoi ces noms, à votre avis ? Je vous laisse me faire par de vos idées dans les coms.
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Et voila fini ! Oh putain que je suis fière de ce chapitre ! Il est plus long d'une page ! Vous vous rendez compte ! Non en vrai c'est parce que Jiminie est trop chou et que ça avance mes amis ! Et oui ça avance ! Le prochain chapitre sera plus court et décidera du destin de Jiminchou !
Et surtout : l'introduction de deux nouveaux personnages ! Les jumeaux Bang, dont Yongguk leader des BAP !
Enfin vous m'excuserez pour les fautes et les dialogues (j'ai du mal avec les deux)
Sur ce à bientôt !
