Merci à Aria Cahill, Sarahahah et Typone Lady pour leur reviews.
*Attention, je rappelle que cette histoire est rating M. Ceux qui apprécient pourront en profiter pendant tout ce chapitre. Pour les autres, je vous suggère d'attendre le prochain…*
Bonne lecture.
Chapitre 7
Jeux de pouvoir
Lorsque Sanji ouvrit un oeil ce matin-là, il constata qu'il était l'heure pour lui de se lever mais il avait envie de traîner au lit pour une fois et il s'étira longuement. Son regard se posa ensuite sur le lit vide de la tête d'algue qui s'était probablement endormie dans la vigie après son entraînement de la veille.
Le blond fila se réveiller sous la douche mais son humeur indolente se mua en désir lascif et avant d'attaquer la préparation du repas de l'équipage, il décida d'aller profiter de son nouveau passe-temps même à cette heure si matinale.
Déjà quatre jours qu'ils se provoquaient avec le sabreur pour faire grimper la température à chaque occasion possible et il s'amusait comme un fou, oubliant ainsi les lamentations infinies de Luffy à propos du manque de viande.
Après avoir escaladé le cordage, il découvrit comme prévu l'escrimeur étalé de tout son long sur le tapis à même le sol de la vigie, visiblement profondément installé au pays des rêves. Le cuisinier se demandait comment Zoro pouvait se reposer dans une position si inconfortable puis il se rappela que de toute façon, ce dernier avait la capacité improbable de trouver le sommeil partout pour mieux récupérer.
Sanji hésita un instant à le réveiller délicatement ou plus brutalement. Il ne mit pas longtemps à se décider et s'approcha alors avec un sourire calculateur. Il enjamba l'épéiste sans un bruit et s'agenouilla sans pour autant le toucher afin de conserver tout l'effet de surprise. Il savait que Zoro avait des réflexes efficaces et il prit donc toutes les précautions pour déplacer du bout des doigts son tee-shirt afin d'avoir accès à son pantalon.
Ce simple effleurement fit frissonner le corps de l'épéiste et le blond s'appliqua encore plus doucement à dégager son vêtement au maximum. Satisfait, il posa ensuite sa main sur son caleçon au niveau de son entrejambe et commença à la bouger sensuellement tout en s'emparant de ses lèvres en même temps.
Le sabreur s'éveilla d'un coup, les yeux écarquillés. Il ne mit pas longtemps à comprendre ce qu'il se passait et referma immédiatement ses bras autour de l'homme au-dessus de lui, accélérant l'allure de leur baiser. Le cuisinier se laissa entraîner par la fougue de son amant et passa sa main sous son dernier vêtement, resserrant ainsi sa prise autour de sa virilité qui grandissait dans sa main, ce qui accentua à son tour le désir du sabreur.
Très vite, Zoro haleta au rythme des mouvements tandis qu'il partait à la recherche d'un contact plus prononcé sous la chemise du blond. Sanji profita lui aussi de la sensation et fit jouer sa langue contre celle du bretteur qui se tendit finalement, agrippant le cuisinier contre lui lors de sa délivrance dans un grognement rauque.
L'escrimeur ajusta ensuite son regard vers l'homme au-dessus de lui, le souffle court. Celui-ci le contemplait avec amusement.
"Tu pourras pas dire que j'ai gâché ta journée cette fois!"
Zoro ne répliqua pas, encore bien trop étourdi par ce réveil si délicieux. Il ne broncha pas non plus lorsque Sanji s'écarta de lui et se releva, pourtant à son plus regret.
"A toute à l'heure, tête d'algue!" lui lança gaiement le blond en se dirigeant vers la trappe.
"C'est super bon ces nouvelles galettes, Sanji! s'exclama son capitaine, la bouche pleine à craquer lors du petit déjeuner quelques instants plus tard.
- Oui, c'est excellent! approuva Ussop. C'est une nouvelle recette?
- Pas vraiment, fit le cuisinier. J'ai juste mis un ingrédient auquel je n'avais jamais pensé avant.
- Ah bon? C'est quoi? demanda Chopper avec curiosité.
- J'arrive pas à mettre le doigt dessus, on dirait une confiture peut-être, réfléchit Nami.
- Ou de la gelée, ajouta Robin. Mais je ne saurai dire de quel fruit il s'agit…
- C'est un ingrédient que j'ai déniché ce matin, leur expliqua le blond avec un grand sourire. Comme il faut faire attention à la nourriture, j'utilise des recettes inédites."
Face à lui, le sabreur arrêta sa mastication endormie et fronça les sourcils.
"J'peux en ravoir? supplia alors Luffy.
- Prends. Il en reste deux, lui montra le cuisinier.
- Génial!"
Luffy croqua dans ses galettes et s'en mit partout. Il chercha ensuite à récupérer les miettes autour de sa bouche avec sa langue d'un air gourmand.
"On dirait presque du miel, ça colle! rigola-t-il.
- On peut dire ça", fit Sanji en fixant distraitement le bretteur au passage.
A ses paroles, il vit Zoro s'étouffer avec sa propre galette dont le restant tomba dans son assiette. Lorsqu'il remarqua ensuite qu'il jetait un regard angoissé en direction de Luffy, il comprit soudain la raison de son attitude étrange et réprima un rire.
"Ca va, Zoro? s'enquit aussitôt le garçon au chapeau de paille. Tu veux plus de ta galette?"
Luffy lécha un à un tous ses doigts face au sabreur dans l'attente évidente de la récupérer. Le bretteur devint blanc comme un linge.
"Je crois qu'il n'en veut plus, tu peux la prendre", proposa le cuisinier avec amusement.
Le capitaine se jeta sur la nourriture de son second et l'avala en une bouchée sans remarquer son trouble.
L'équipage quitta ensuite doucement la pièce au milieu des bavardages tandis que Sanji débarrassait la table. Il observa le sabreur s'extraire lourdement de sa place, toujours pâle, et lui jeter un regard fuyant malgré qu'ils soient désormais seuls dans la pièce.
Le cuisinier se planta alors devant lui, un sourire aux lèvres.
"Tu crois vraiment que j'me suis pas lavé les mains, tête de cactus?"
Zoro se mit à rougir et bafouilla quelque chose d'incompréhensible. Sanji éclata de rire et lui lança un petit pot après avoir ouvert un placard.
"C'est du sirop d'agave, sabreur obsédé.
- C'est ta faute avec tes sous-entendus et ce que t'as fait ce matin…
- C'est ça. T'as vraiment les idées mal placées…"
L'escrimeur déposa le pot en maugréant malgré son soulagement et se dirigea à son tour vers la porte, laissant le blond s'esclaffer dans sa cuisine.
En milieu de matinée, Nami annonça à l'équipage qu'ils atteindraient la prochaine île le lendemain, ce qui ravit tout le monde. Luffy en particulier hurla sa joie à l'idée de ne plus être restreint sur la nourriture et le cuisinier se laissa emporter par sa bonne humeur, lui promettant un délicieux déjeuner.
Sanji avait donc attaqué ses plats depuis un bon moment quand il se retourna au son de la porte qui s'entrouvrait. Il vit Zoro hésiter sur le pas de la porte et fronça les sourcils.
"Qu'est-ce que tu veux?
- Rien.
- Rien? répéta le blond sur la défensive. Rien comme une bouteille? J't'ai déjà dit qu-
- Non."
Le sabreur prit une chaise et s'assit en silence sous le regard perplexe du cuisinier. Est-ce qu'il n'avait pas digéré qu'il se soit moqué de lui ce matin? Finalement, comme Zoro ne bougeait pas, il haussa les épaules et continua sa préparation.
Il coupa finement les oignons et les poivrons avant de les ajouter au poulet qui revenait dans l'huile d'olive puis hacha les herbes avant de goûter la sauce et de rajouter une pointe de cannelle. Il s'attela ensuite à faire fondre du chocolat avec une noix de beurre pour le dessert. Il avait prévu de faire une forêt noire, un gâteau dont Nami était particulièrement friande. Tout en pensant à sa navigatrice préférée, le blond mit la dernière touche à sa chantilly maison avant de la mettre au frais. Il coupa alors le feu sous son plat et le couvrit avant de ciseler de nouvelles herbes fraîches qu'il déposerait au dernier moment dans les assiettes.
"Cuistot."
Tiens, il l'avait oublié celui-là.
"Hm?"
L'épéiste avait suivi des yeux tous les mouvements du chef. Il prenait rarement le temps de le voir évoluer dans son véritable environnement, sa cuisine. Son aisance et sa dextérité le plaçaient incontestablement dans son élément, lui faisant oublier tout le reste. Zoro avait donc pu l'observer tout à loisir.
Quand il était entré, il avait eu une idée bien précise en tête et puis il avait hésité. D'habitude, il ne s'embarrassait pas de manière mais cette fois-ci, il s'était demandé s'il ne s'écoutait pas un peu trop. Bien que leur passe-temps soit agréable, il ne fallait pas que cela devienne son activité principale quand même. Il avait donc pris le temps de s'asseoir pour se réfréner mais voir le blond s'agiter devant lui avait eu raison de sa réflexion. Cela faisait des jours que lui et Sanji se provoquaient et il atteignait sa limite.
"J'ai faim."
Le cuisinier se tourna vers lui, intrigué. L'homme le dévisageait gravement.
"Ce sera prêt d'ici une bonne vingtaine de minutes."
Zoro se leva et Sanji le regarda s'approcher de lui, de plus en plus étonné.
"J'ai faim de toi, précisa alors le sabreur en se plantant à un centimètre de lui, parfaitement sérieux.
- Oh..."
Il ne l'avait pas vu venir mais cette invitation des plus sommaires n'était pas pour lui déplaire. Il jeta un coup d'oeil à ses plats avant de reporter son attention sur le bretteur dont le regard de braise ne le quittait plus.
"Il me reste la ganache au chocolat du gâteau à faire et...
- T'auras le temps."
Sanji en doutait mais les yeux de l'homme face à lui l'hypnotisaient totalement. Zoro se pencha pour l'embrasser avec impatience et le blond sentit sa dernière hésitation fondre comme neige au soleil.
"On va à l'aquarium. Pas question de ruiner mes préparations si près de l'heure du repas", décida-t-il alors.
Le sabreur acquiesça, se fichant bien du lieu du moment qu'il obtenait ce qu'il voulait.
Ils allaient s'engager vers la porte de derrière pour rester le plus discret possible lorsque la voix de Nami retentit depuis l'extérieur.
"Tout le monde sur le pont!"
Les deux hommes échangèrent un regard et Zoro soupira tandis que le cuisinier se précipitait déjà vers la navigatrice. Il lui emboîta rapidement le pas et retrouva le reste de l'équipage. Dehors, le vent s'était renforcé et la jeune femme avait enfilé un ciré.
"Je pense qu'on va avoir droit à un petit coup de vent, tenez-vous prêts!" leur lança-t-elle.
Chacun acquiesça. Le ciel était clair mais l'intuition de Nami ne la trompait jamais et ils s'activaient encore quand ils aperçurent des nuages noirs se profiler à l'horizon.
Finalement, le repas put se dérouler une heure plus tard, la tempête étant rapidement retombée pour laisser place à de simples nuages gris. Au fil de l'après-midi, le temps se stabilisa sur le climat de la prochaine île en un magnifique ciel bleu, offrant un soleil printanier et une brise chaude. Le cuisinier eut alors envie de régaler ses amis d'un encas inattendu en fin d'après-midi. Il pouvait bien vider ses réserves puisqu'il les referait le lendemain.
"Tournée de glaces!
- Génial!" hurla le capitaine en se ruant vers Sanji.
Il fut cependant stoppé dans son élan par le pied du cuisinier dans son estomac, lui coupant le souffle.
"D'abord les filles, espèce de malpoli!" s'insurgea le blond.
Il se tourna vers la navigatrice et l'archéologue qui se reposaient dans leurs transats, un sourire charmeur aux lèvres.
"Mesdemoiselles, laissez-vous tenter par nos multiples saveurs. Ananas et coco pour les jeunes filles en quête d'exotisme, fruits rouges pour les passionnées ou le classique chocolat noir pour celles qui n'ont pas peur de s'embraser face aux arômes corsés. Toutes nos saveurs sont agrémentées de chantilly maison, de copeaux de chocolat noirs et de coulis de framboise."
Les filles eurent un sourire de remerciement et Nami choisit celle aux fruits rouges tandis que Robin prenait une coupe ananas-coco. Le cuisinier leur fit un dernier regard enjôleur avant de se tourner vers les garçons qui bavaient derrière lui.
"Je veux le chocolat corsé! s'écria aussitôt Luffy.
- Chocolat corsé! répéta Brook béatement.
- Moi je veux fruit rouge, s'il te plait, Sanji! supplia Ussop.
- Moi aussi! demanda Chopper.
- Chocolat, ça me va bien", fit le cyborg.
Le blond termina sa distribution par Zoro qui était resté somnoler contre le mât. Franky s'installa un peu plus loin pour réfléchir à un nouveau gadget et Brook s'assit près de lui dans le but de composer une nouvelle balade sur le thème des saveurs glacées qui rafraichissaient le corps qu'il n'avait plus.
"Il reste ananas-coco, face de gazon, lui montra Sanji en tendant la coupe à l'escrimeur.
- J'aime pas ça, grogna-t-il, une mine de dégoût sur le visage.
- Depuis quand? s'étonna le cuisinier. Tu manges de tout d'habitude.
- Quand j'ai le choix, j'ai des préférences et j'aime pas ananas-coco."
Sanji grommela. Il détestait que sa cuisine soit remise en cause mais en bon professionnel, il était de son devoir de satisfaire ses convives. Même s'il s'agissait de cet imbécile.
"Qu'est-ce que t'aimes comme goût? s'enquit-il avec lassitude.
- Menthe chocolat.
- Ben voyons. J'aurais dû m'en douter...
- Pourquoi? lui demanda l'autre, étonné.
- Parce que c'est aussi vert que ta tête d'algue!" se moqua le cuisinier.
Il partit dans un grand éclat de rire et Zoro se renfrogna.
Comme il se sentait d'humeur généreuse, il s'éloigna ensuite vers sa cuisine et prépara une nouvelle coupe de glace. Il secoua la tête en considérant le coulis de framboise qui ne s'associerait pas aussi bien avec la menthe et prit le temps de faire fondre du chocolat à la place.
Lorsqu'il présenta sa glace au sabreur, celui-ci la prit du bout des doigts, toujours grognon, et le blond fronça les sourcils. Quand même, il avait carrément refait une coupe pour lui, il pouvait se montrer un minimum reconnaissant!
"Cache ta joie, sabreur de mes deux, grommela-t-il.
- Ca va, c'est qu'une glace. Tu vas pas chialer pour ça, si? répliqua le bretteur, ravi de reprendre le dessus.
- Sanji, y a d'autres glaces? s'enquit alors Luffy, barbouillé de chocolat.
- T'as mangé assez de sucre pour aujourd'hui, toi.
- Oh…"
Le garçon au chapeau de paille s'étala sur l'herbe du pont non loin d'eux et Chopper et Ussop le rejoignirent bientôt. Le blond était maintenant de mauvaise humeur et regardait le sabreur déguster sa glace à petites bouchées, un air suffisant collé au visage.
"Vous savez ce qu'il faudrait sur le Sunny? lança soudain le capitaine à ses deux amis à côté de lui. Une piscine!
- Une piscine? Mais tu peux même pas nager! lui fit remarquer le tireur d'élite.
- Une piscine de glaces! précisa Luffy avec détermination.
- Oh, ce serait agréable! imagina avec délice le petit renne, fermant déjà les yeux.
- On pourrait se reposer tout en étant au frais et dès qu'on a une petite faim, hop, une glace! expliqua le capitaine.
- Mais ça fonderait, leur rappela Ussop. Ca tiendrait pas cinq minutes!
- Franky fabriquera un refroidisseur permanent! s'exclama son capitaine. Il y aura tous les parfums qu'on veut! C'est pas vrai, Franky?!"
L'ingénieur fit un vague signe de tête que Luffy prit pour une approbation alors qu'il était plus probable qu'il n'ait même pas entendu sa question.
Le cuistot s'éclipsa, un sourire diabolique aux lèvres. Il venait d'avoir une idée de génie pour emmerder le bretteur du dimanche.
Il revint quelques instants plus tard, la glace ananas-coco restante enfoncée dans un cône et il se réinstalla innocemment face au sabreur non loin de ses camarades.
Luffy continuait de faire rêver ses camarades.
"Un jour, la piscine sera remplie de glace au chocolat, un jour à la fraise, un jour à la vanille, un jour à..."
Il continua d'énumérer tous les parfums de glace de la création tandis que Sanji mangeait tranquillement la sienne. Ou plutôt, léchait sensuellement son cône du point de vue de Zoro face à lui. D'ailleurs, il était presque certain que le blond le faisait exprès pour se venger de son manque de politesse tout à l'heure. Et ça marchait.
"On pourrait faire des jours glace à l'italienne! intervint soudain Chopper. Double parfum!
- Ce sont les meilleures glaces! approuva le canonnier. Une bouchée vanille. Une bouchée fraise. Hmmm!"
Zoro retint son souffle quand le blond fit lentement remonter sa langue sur la longueur du sorbet avant d'avaler la pointe de coco qui s'y était déposée en ne le quittant pas des yeux. Il rêvait où le cuistot était en train de l'allumer avec une glace devant tout l'équipage?
Quel espèce de...
"Et tu sais ce qui est encore mieux? continua Luffy avec excitation. La chantilly! C'est léger comme un nuage et ça fond dans la bouche!"
...Pervers.
Le cuisinier avala entièrement la glace jusqu'au cône avant de la retirer et de se lécher les lèvres, le regard toujours rivé au sien. Le sabreur déglutit péniblement et lui rendit un regard brûlant, espérant seulement que personne ne regardait dans leur direction.
"Une piscine de glace à la chantilly, ce serait le rêve", confirma Chopper tandis que les trois amis soupirèrent de bien-être à l'unisson.
Sanji laissa encore sa langue jouer tout autour de la glace et sentit le regard embrasé de Zoro sur lui. La tension était clairement montée d'un cran entre eux et il se réjouit d'être à l'extérieur.
Il fixa l'homme à quelques mètres de lui et lécha à nouveau sa glace, les yeux dans les yeux avec le sabreur. Alors qu'il sentait Zoro se tendre, il ancra une dernière fois son regard dans le sien avant de croquer le sorbet, le sectionnant net.
L'épéiste sursauta légèrement face à lui et Sanji lui adressa son plus beau sourire. Déconfit, le sabreur bougea contre le mât.
Le cuisinier se releva sans plus lui accorder un regard et ramassa les coupes de tout le monde avant de les laver et de s'attaquer gaiement au repas du soir.
Ca lui apprendrait à croire qu'il pouvait se comporter comme un enfant gâté avec lui!
Zoro était parti s'entraîner après l'épisode de la glace et le cuisinier ne le revit pas jusqu'au repas, ce qu'il décida de s'attribuer comme victoire. Pendant le dîner, le sabreur lui envoya pourtant des signaux qui ne trompaient pas et ses yeux plein de défi lui assurèrent que la partie n'était pas encore terminée.
Sanji l'attendait de pied ferme. S'ils avaient bien un point commun, c'était leur désir de ne jamais plier devant l'autre, quel que soit le sujet.
"Tu croyais que t'allais t'en tirer comme ça?"
La voix chaude et suave dans son dos envoya à Sanji un délicieux frisson sans même qu'il se retourne. Il continua de rincer l'assiette qu'il tenait entre les mains, prenant son temps. L'escrimeur avait pris le sien, attendant probablement que le Sunny s'endorme et il l'entendit déposer ses sabres contre le mur avant de verrouiller la porte. Le message était clair.
"De quoi tu te plains? T'as pas aimé peut-être?" répondit-il ensuite, narquois.
- Tu m'as laissé sur ma faim. C'est pas digne d'un véritable cuistot", lui lança le sabreur en se rapprochant.
Le blond se retourna enfin, un sourire provocateur aux lèvres.
"C'est parce que t'es pas du genre à savourer. Faut que tu dévores tout de suite alors que tu apprécierais davantage en prenant le temps de déguster chaque bouchée.
- Si tu sais varier les saveurs, je suis sûr que je pourrais me régaler.
- Faut jamais dire à un chef comment s'y prendre. C'est lui qui décide ce qui passera ou non à la casserole."
Les deux amants se firent face, le regard étincelant. Aucun d'eux ne voulait perdre le duel verbal qu'ils avaient engagé mais leurs paroles réveillaient leurs sens.
"Et après, tu viendras me dire que t'as pas l'esprit mal placé, hein? s'amusa le blond.
- Faut dire que tu t'y connais en allusion, foutu pervers.
- Je reconnais que te voir imaginer tout ce que je peux te faire est un vrai plaisir."
Zoro s'avança d'un pas, son sourire de prédateur au coin des lèvres.
"Dire qu'il y a encore quelques temps, tu voulais me faire croire que c'était pas ton truc. Tu caches bien ton jeu…
- Faut croire que c'est parce que je pensais ne rien pouvoir tirer de ta tête de brocolis."
Le sabreur ricana.
"T'es sacrément gonflé de m'avoir allumé comme ça tout à l'heure, cuistot et je compte bien te faire hurler pour que tu le regrettes cette nuit.
- C'est toi qui me supplieras de t'achever avant l'aube, répondit le cuisinier sur le même ton.
- Je vais te faire ta fête, séducteur à la manque, souffla Zoro en le rapprochant brutalement de lui.
- Qu'est-ce que t'attends alors, bretteur du dimanche? Un carton d'invitation?"
L'escrimeur franchit en un éclair les quelques centimètres qui les séparaient encore, se jetant sauvagement sur ses lèvres et l'aspirant contre lui. En réponse, Sanji passa immédiatement ses mains sous son tee-shirt et griffa son dos pour le maintenir. Zoro s'attaqua ensuite à son cou et le poussa contre le mur le plus proche afin que ses mains puissent investir le reste de son corps.
Le cuisinier n'était pas décidé à se laisser mener et il résolut d'employer la manière forte pour parvenir à ses fins. D'un coup de pied bien placé, il déstabilisa l'épéiste qui tomba sur le sol et avant qu'il ne puisse se relever, il s'installa à califourchon sur lui tout en reprenant possession de ses lèvres.
Le sabreur avait compris la manoeuvre et il essaya d'user de sa force pour inverser les rôles. Pressentant son geste, le blond fit bouger son bassin contre le sien et leurs virilités se frottèrent délicieusement, stoppant l'escrimeur dans ses efforts, le souffle court. Sanji assura ensuite son ascendant en enlevant lui-même sa chemise et en offrant son torse aux mains avides du sabreur pendant qu'il lui enlevait son tee-shirt. Dans la foulée, il déboutonna le pantalon de Zoro et le baissa en même temps que son caleçon qu'il envoya valser plus loin en même temps que ses bottes.
Il ne restait plus au sabreur que son bandana attaché à son bras gauche et le blond décida de le lui laisser, trouvant cette image plutôt érotique. Ce dernier ne broncha pas, concentré sur sa seule impatience, et Sanji fit enfin glisser sa main le long de son membre durci.
Le cuisinier avait remisé son anxiété et sa gêne au fond de son cerveau, trop obnubilé par sa victoire sur le corps de l'escrimeur et sa respiration irrégulière. Le sabreur pressentait ce qui allait se passer et il n'osait plus bouger. C'était exactement ce que le blond désirait, que Zoro lui laisse la main et qu'il puisse imposer son propre rythme.
Sanji planta son regard assuré dans celui fiévreux de son vis-à-vis et passa une langue sur ses lèvres, provoquant au possible.
"Crois-moi, tu vas plus jamais regarder une glace de la même façon, tête d'algue."
L'épéiste écarquilla les yeux en sentant la langue du cuisinier remonter paresseusement le long de son membre fièrement dressé. Il n'arrivait pas à croire que Sanji ose continuer à le fixer dans cette position, un air de défi dansant au fond de ses prunelles. Il allait le lui faire payer.
Il tenta de reprendre le contrôle en se redressant pour lui démontrer qu'il n'était pas sensible à ses caresses mais le blond referma alors entièrement sa bouche autour de lui et Zoro retomba en arrière, hors d'état de nuire.
"Enfoiré…"
Il sentit un sourire étirer les lèvres du cuisinier et se mordit la langue pour ne pas lui laisser plus de source de satisfaction.
"Si tu veux que j'arrête, n'hésite pas à me supplier, se moqua son amant contre sa peau.
- Ca se voit que t'es qu'un débutant", rétorqua-t-il, le souffle pourtant haletant.
Sanji haussa les sourcils, un sourire joueur au coin des lèvres. Il reprit ses caresses du bout de la langue et ajouta sa main pour varier les plaisirs. Malgré sa volonté de lui résister, il sentait Zoro se tendre au-dessus de lui et sa respiration s'accélérer. Il accentua alors ses mouvements et les doigts de l'épéiste s'enfoncèrent dans le sol pour l'empêcher de perdre totalement la face devant le blond. Ce dernier poursuivit ses gestes jusqu'à sentir le bretteur s'arquer contre lui avant de brutalement se retirer.
Le regard fou, l'escrimeur se redressa sur un coude et le dévisagea. Sanji lui offrit un immense sourire innocent, ce qui eut le don de l'agacer prodigieusement.
"Putain, qu'est-ce que tu fous? haleta-t-il en le fusillant du regard.
- Je m'amuse.
- Tu vas pas recommencer comme cet après-midi?!
- Ca dépend de toi...
- Tu peux pas faire ça! s'indigna-t-il.
- T'as qu'un mot à dire. S'il te plaît.
- Va te faire foutre!
- Comme tu veux.
- Connard..."
L'escrimeur se laissa retomber sur le sol, contrarié au plus haut point. Le cuisinier se mit quant à lui à tracer de petits cercles langoureux du bout des doigts sur le ventre du sabreur qui se soulevait à un rythme rapide. Il appuya ensuite ses caresses et joua nonchalamment avec son membre toujours durci. Zoro aurait pu l'envoyer balader ou même reprendre ses affaires et partir mais il n'en avait visiblement pas la force. Ou l'envie.
"T'as pas le droit de faire ça, marmonna encore le bretteur.
- J'ai tous les droits.
- T'es vraiment un foutu pervers...
- Un mot."
Sanji lécha sensuellement le torse du bretteur dont les hanches se soulevèrent sans rencontrer quoi que ce soit qui pourrait l'apaiser. Le blond accentua alors ses gestes et sentit les mains de Zoro se planter durement sur ses épaules. L'escrimeur avait une sacré volonté mais il était décidé à remporter le duel de ce soir.
"Fais-le…", haleta le sabreur.
Le cuisinier continua à faire jouer sa langue de manière lascive sur son torse tout en effleurant ses hanches et le souffle de l'épéiste se bloqua au-dessus de lui.
"Tu disais?"
Zoro relâcha sa respiration et se mordit les lèvres. Sanji en profita pour passer sa langue le long de son sexe surchauffé et un grognement rauque lui échappa.
"Putain, fais-le!
- Dis-moi le mot magique...
- S'il te plait... Fais-le…"
Le sabreur n'avait plus de dignité mais il n'avait plus de limite non plus. Il voulait que le cuisinier aille au bout et le délivre de son supplice par tous les moyens.
"Tu vois, c'était pas si compliqué…
- Ta gueule maintenant!"
Le blond ne put retenir un rire mais il n'avait qu'une parole et il déposa sa bouche sur son membre, le couvrant de petits baisers avant de lentement y faire jouer sa langue. Au-dessus de lui, tous les muscles du sabreur se contractaient à chacune de ses respirations et lorsqu'il l'enveloppa entièrement de sa bouche, l'escrimeur expira avec soulagement, accompagnant ses mouvements de ses hanches de plus en plus rapidement.
La position était loin d'être très confortable pour le cuisinier mais entendre Zoro perdre le contrôle en valait la peine et il utilisa sa main pour le stimuler davantage tandis qu'il reprenait son souffle. Il n'était pas sûr de bien s'y prendre et se retrouver à genoux entre les jambes du sabreur l'avait un peu rebuté au début mais finalement, il avait vite compris qu'il se trouvait au meilleur endroit pour prendre le pouvoir. Chaque inspiration saccadée, chaque mouvement du corps de l'escrimeur dépendait de lui. Il en profita alors pour faire tournoyer sa langue au sommet du membre tendu et apprécia le grognement rauque qu'il arracha à l'homme au-dessus de lui. Décidément, c'était bien plus excitant que prévu...
Soudain, le corps du sabreur se crispa violemment et Sanji se sentit arracher à son activité avant que son amant ne se libère sur son propre ventre. Tandis que l'escrimeur reprenait ensuite son souffle, les yeux clos, le blond l'observa avec étonnement.
"Tu voulais pas que…
- Quoi, t'aurais voulu?
- Euh… Non, j'crois pas, admit le cuisinier. J'pensais juste que tu me ferais pas ce cadeau."
Zoro ouvrit les yeux et se tourna vers lui.
"Tu vas le regretter, sourcil en vrille. J'vais tellement te faire crier que tu vas plus en avoir de voix demain matin."
Sanji répondit à sa provocation par un regard suggestif. En réalité, il pensait qu'après cette intensité, Zoro glisserait vers le sommeil sans demander son reste mais il avait visiblement sous-estimé le sabreur. Décidément, aucun d'eux n'aimait perdre...
L'épéiste se releva et attrapa son tee-shirt, essuyant nonchalamment son ventre avec avant de le balancer sur le plan de travail. S'étant également remis sur ses jambes, le blond suivit son geste des yeux, mécontent.
"Jette pas ça n'importe où, t'es dans une cuisine quand même!
- Cherche pas à détourner le sujet. Tu vas morfler," rétorqua l'homme en le rapprochant de lui, un sourire carnassier au coin des lèvres.
Il arracha son bandana et, entièrement nu, l'embrassa avidement tout en laissant ses mains parcourir son torse blanc, laissant des traces brûlantes tout le long de sa peau. Sanji s'attendait probablement à ce qu'il se montre aussi impatient que d'habitude et il était décidé à le surprendre. En plus, grâce à sa petite gâterie, il pouvait plus facilement se montrer calme maintenant.
Contre lui, le cuisinier commençait déjà à réagir. Il resserrait sa prise autour du corps du sabreur qui passa sa main contre son entrejambe pour jauger de son degré d'excitation. Satisfait à ce niveau-là, Zoro déboucla lentement sa ceinture tout en poursuivant ses baisers sur sa bouche avant de descendre vers sa clavicule.
Sanji était sur ses gardes. Il savait que l'escrimeur avait une idée en tête mais il ne savait pas laquelle et l'appréhension le disputait au délice qui l'envahissait progressivement. Zoro lui provoquait de merveilleux frissons au creux des reins alors qu'il ne faisait que l'embrasser… Abruti de sabreur, pourquoi était-il aussi doué? Pourtant, le cuisinier ne pouvait pas refuser ce défi car la lâcheté serait pire que la défaite. Il retint un gémissement quand il sentit les mains de son amant masser lentement son membre tout en mordillant son téton gauche. Il tenta de s'agripper au mur derrière lui mais il était trop loin et à contrecoeur, il passa ses bras autour des épaules du sabreur, l'attirant ainsi encore plus à lui.
Zoro avait fini par se débarrasser du pantalon du blond et celui-ci s'était occupé de ses chaussures et de ses chaussettes en un seul geste. Le sabreur le sentait se presser de plus en plus contre lui, réclamant un contact plus grand qu'il ne voulait pas formuler à haute voix.
C'était là toute la tactique du bretteur. Il allait le rendre tellement dingue qu'il n'aurait rien à exiger, et ce serait à Sanji de s'abaisser à lui demander ce qu'il voulait. Un sourire machiavélique aux lèvres, il frotta volontairement son membre à celui de son vis-à-vis, lui arrachant un gémissement de frustration lorsque le cuisinier constata que son boxer faisait encore obstacle entre eux. Reprenant ses caresses sur son torse, l'épéiste lui mordilla le cou avant de lécher le lobe de son oreille et de redescendre vers sa nuque.
Sanji avait vraiment chaud maintenant. Entre ses mains, sa bouche et son entrejambe, Zoro semblait couvrir l'intégralité de son corps, ne lui laissant aucun répit pour reprendre son souffle et ses esprits. Son membre commençait sérieusement à l'élancer à force de subir des frottements trop précaires et rapides. Pourtant, son amant ne passait pas à la suite, comme décidé à le faire languir.
"Qu'est-ce que t'attend, tête d'algue? lui souffla-t-il.
- Quoi, déjà?" répondit tranquillement l'homme contre son oreille.
Déjà? se répéta le cuisinier. Ca faisait au moins quinze minutes qu'il le chauffait, il n'avait pas envie de passer à autre chose? Zoro continuait à l'agacer avec sa langue dans son cou et le blond avait de plus en plus de mal à rester sur ses jambes. Lorsque le sabreur remonta ses mains le long de son ventre jusqu'à ses tétons, Sanji sentit sa respiration accélérer sans qu'il ne puisse rien y faire. Il ne pouvait pas rester indéfiniment comme ça, il n'allait pas tenir...
Il attrapa le sabreur et l'entraîna vers la banquette de la pièce sans pour autant décoller leurs lèvres, sentant l'excitation lui vriller les reins. Il s'allongea et Zoro suivit le mouvement au-dessus de lui, l'embrassant de plus belle et descendant retracer ses abdominaux de la langue pendant de longues minutes.
Au comble de la fébrilité, Sanji se redressa à nouveau et fit lui-même glisser son boxer entre ses jambes sous le regard moqueur de son compagnon.
"T'es une vraie pucelle, sourcil en vrille.
- Ferme-la. Je croyais que t'allais me faire crier, tête de cactus?
- Ca va venir."
Zoro ne croyait pas si bien dire car lorsque leurs sexes se rencontrèrent sans la barrière de tissu, le cuisinier se cambra dans un gémissement rauque qui envoya des frissons à son bourreau. Le sabreur devait lui aussi faire des efforts pour se contrôler, son excitation étant revenue au galop ces dernières minutes. Il sentait néanmoins que le blond arrivait au bout de sa patience et qu'il allait bientôt renoncer à sa fierté.
En effet, Sanji se perdait dans les sensations. Elles le submergeaient avant de l'offrir en pâture à une nouvelle vague. Il contrôlait de moins en moins ses soupirs et ses gémissements auxquels Zoro répondait en redoublant d'ardeur. Il savait ce que l'escrimeur attendait. Qu'il craque. Et il sentait qu'il allait bientôt atteindre son point de rupture mais il en voulait davantage.
"Zoro…"
Le sabreur releva la tête de son torse, un sourire aux lèvres.
"Qu'est-ce que tu veux? murmura-t-il.
- Tu le sais bien, grogna le cuisinier.
- T'es sûr? J'voudrais pas que tu aies mal cette fois, s'enquit-il, faussement inquiet.
- Fais pas chier, imbécile! J'te dis que j'suis prêt!
- Bien…"
Zoro cacha son large sourire contre le ventre palpitant de son amant. Si Sanji imaginait son calvaire terminé, il allait vite s'apercevoir de son erreur...
Il approcha un doigt de son intimité qui effectivement n'eut aucune difficulté à passer. Le deuxième fut plus laborieux mais engendra aussi plus de plaisir chez son compagnon qui haletait de plus en plus fort. Le sabreur bougea à l'intérieur, prenant cette fois le temps de le préparer convenablement pour accentuer encore son exaltation et enfin, il trouva ce qu'il cherchait.
Le cri de surprise du blond lui offrit sa victoire et il recommença à tendre vers son point sensible, envoyant le cuisinier vers le septième ciel à toute vitesse parmi des gémissements impudiques qu'il n'essayait même pas de cacher.
L'état de son amant commençait sérieusement à le rendre fou et le sabreur soupira de soulagement lorsque la main de Sanji l'arrêta et que son regard hagard se posa sur lui.
"Dépêche-toi, putain", lui souffla-t-il d'une voix rauque.
Zoro ne chercha pas à faire durer plus longtemps encore le suspense et il le pénétra d'un coup, s'immobilisant néanmoins le temps nécessaire pour que Sanji s'habitue à sa présence et que la douleur inévitable s'atténue. S'emparant de ses lèvres pour le détendre plus rapidement, il sentit le blond enfoncer ses ongles dans ses épaules avant de l'encourager à bouger par de petits mouvements de bassin. La course à la libération était à présent engagée mais le sabreur n'oubliait pas sa promesse et il bougea jusqu'à retrouver ce qui foudroyait son amant.
Terrassé par le plaisir et la stupéfaction que lui procurait son compagnon avec ce geste, le cuisinier se laissa aller en arrière tandis que Zoro assurait sa prise sur ses hanches, le faisant suffoquer à chaque coup de rein.
Le sabreur sentait Sanji se contracter de plus en plus régulièrement autour de lui, le menaçant à son tour de lui faire perdre le contrôle. Il ne pouvait cependant pas flancher avant lui et il se pencha vers son corps brûlant pour se saisir de son membre et lui imprimer des va-et-vient. Le blond se cambra aussitôt et s'appuya contre ses avant-bras, la respiration saccadée et les gémissements ininterrompus. Quelques secondes plus tard, il se délivra entre leurs deux corps en sueur et Zoro le rejoignit deux coups de hanche plus tard, s'écroulant sur lui.
Ils s'octroyèrent ensuite une bonne minute de récupération silencieuse avant que Sanji ne prenne la parole.
"Merde… C'était quoi ça?" murmura-t-il, encore essoufflé.
Zoro se retira et roula sur le côté contre le mur. Un sourire satisfait aux lèvres, il l'observa en appui sur un coude.
"Ca, c'était la preuve que je peux te faire crier comme une fille.
- Tu peux parler, tête de gazon. Tu m'as carrément supplié tout à l'heure!
- C'était la chance des débutants…
- N'empêche, on en est à 3-1 aujourd'hui, lui fit remarquer le blond avec un sourire moqueur en attrapant ses cigarettes du bout des doigts.
- 3-1?
- Trois fois pour toi, une seule pour moi. J'ai beau être le petit nouveau, c'est pas moi qui peux pas me retenir."
Zoro n'ajouta rien mais se promit de revenir à l'équilibre le plus rapidement possible.
"Par contre, je dois bien reconnaître que tu t'es amélioré", reprit pensivement le cuisinier en soufflant sa fumée.
Le sabreur retrouva immédiatement le sourire.
"Si t'es sage, je pourrais envisager de remettre ça un de ces jours, ricana-t-il.
- Tu rêves. C'est toi qui y passe la prochaine fois."
Le bretteur fronça les sourcils et Sanji termina sa cigarette avant de l'éteindre d'un geste lent sans remarquer son air préoccupé. Un nouveau silence les enveloppa et le blond se sentit aspirer par le sommeil.
"J'crois que j'vais m'endormir ici, marmonna-t-il.
- Tu fais ce que tu veux mais ce serait bizarre si quelqu'un débarque à l'improviste.
- Fais chier..."
Sanji s'extirpa de la banquette. Dire qu'il devait encore se laver avant d'aller se coucher... Il se redressa et tenta mollement de remettre ses vêtements.
De son côté, Zoro ne prit pas cette peine et après les avoir ramassés, il sortit tranquillement de la pièce, ses habits dans une main et ses sabres dans l'autre.
J'espère que vous avez apprécié! Si vous avez la gentillesse de me laisser une petite review, ça me ferait très plaisir :)
