CH7
"Aucune écluse ne peut contenir les rêves
Que les cœurs transportent et pour lesquels ils crèvent"
- Pour Durmstrang, Viktor Krum !
Les applaudissements fusèrent. Avec théâtralité, Dumbledore attrapa le deuxième papier brûlant que venait à grand bruit de recracher la coupe de feu.
- Pour Beaux-Bâtons, Fleur Delacour !
Sirius observait avec amusement la réaction émerveillée de Ron.
- Et pour Poudlard, Cédric Diggory ! hurla fièrement le directeur. Magnifique ! Voici nos trois champions !" Les cris emplirent la salle, elle-même déjà remplie à craquer d'élèves. " Mais n'oubliez pas, reprit-il, n'oubliez pas que seulement un seul d'eux rentrera dans l'histoire...
Sirius aperçut Rogue froncer subitement les sourcils. Pourquoi regardait-il Dumbledore de cette façon ? Il voulut soupirer. Chacun de ses actes était aberrant de bizarrerie. Ce midi, il l'avait vu quitter brusquement la Grande Salle. Quelle urgence pouvait le faire sortir de table avant même d'avoir avalé la moindre bouchée de pain ? Qu'on ne s'y trompe pas, il s'en fichait bien de ce que pouvait mettre Rogue dans son assiette. Son seul sujet d'inquiétude se cristallisait autour de ses agissements. Rogue était quelqu'un de louche, par nature capable du pire au moment où il paraissait la personne la plus sûre. Sa veste se tournait et se retournait en un ballet incessant. Il n'avait pas de loyauté. Toutes les apparences sont toujours trompeuses avec Rogue : simplement parce que sous cette charmante carapace, il ne devait rien y avoir, finalement. Tout est perpétuellement mouvant, changeant, chaque expiration qui s'échappe de ses lèvres, aussi douces peuvent-elles paraître, a la réalité d'un mensonge ou une splendide trahison en préparation. On ne pouvait pas cerner Rogue parce qu'il n'y avait rien à cerner. Instable, complètement imprévisible, incohérent sur tous les points...
Un quatrième papier sortit soudain de la coupe de Feu.
Dumbledore pâlit :
- Harry Potter... dit-il, semblant ne rien comprendre. HARRY POTTER ! beugla-t-il.
Sirius serra le bras d'Harry, prêt à le cacher.
- Vas-y, Harry, ordonna Hermione en le poussant légèrement.
Sirius lâcha son filleul qui se dirigea sans un mot vers les trois champions.
Dumbledore, furieux, emmena Severus, Minerva ainsi qu'Harry et Sirius dans son bureau.
- Harry, as-tu mis ton nom dans la coupe de feu, oui ou non ?
- Je jure que non ! se défendit-il. Je ne comprends pas !
Dumbledore soupira.
- La coupe de feu est protégée par des sortilèges qui ne sont pas à la portée d'un élève de quatrième année ! De toute façon, savoir qui a fait ça ne changera rien, ajouta Sirius. On ne peut sûrement pas laisser Harry participer à ce Tournoi.
- C'est une évidence, approuva Minerva.
Dumbledore se prit la tête entre les mains.
- Qu'en penses-tu Severus ?
Ce dernier n'avait pas encore osé intervenir.
- Je pense qu'il n'y a pas de choix à faire... La coupe élit ses champions. Vous le savez… tous.
Sirius sentit une bouffée de rage lui brûler la gorge.
- Mais il ne peut pas ! s'indigna Minerva. Avec toutes les menaces qu'il y a en ce moment... Ce n'est qu'un jeune garçon ! Pas un morceau de viande !
- Je suis d'accord... Severus, trancha Dumbledore.
Sirius vit les yeux tristement résignés de son filleul et préféra se taire pour ne pas aggraver une situation irrémédiable.
xx
« Tu penses que ce serait peut-être possible que Rogue oublie cette idée de le révéler au grand jour, si jamais ça se passait bien avec Sirius ?
Remus »
x
« Il risque d'être très énervé d'apprendre que tu as brisé ta promesse, quoi qu'il arrive par la suite. Je ne crois pas du tout que ça puisse bien se passer.
On peut toujours essayer de trouver un autre moyen pour le lui faire comprendre sans lui dire directement...
Ne fais rien si tu penses regretter.
Narcissa »
x
« Ne me dis pas ça, je ne regretterais jamais de donner à Sirius une chance d'apaiser cette colère contre Rogue. C'est simplement que... je sais que Rogue découvrira que j'ai parlé , soit parce que Sirius n'arrivera pas à se contrôler ; soit parce que Rogue est suffisamment perspicace pour le savoir, tout simplement. Alors dès que je suis prêt à tout dire… Les mots n'arrivent pas à sortir de ma bouche.
Crois moi, Sirius est tellement loin de se douter que Rogue puisse lui vouloir du bien... L'indice le plus parlant ne lui évoquerait rien du tout.
Remus »
x
« Tu sais, vous n'avez pas fait de serment inviolable, et je pense que ce n'est pas juste une négligence de la part de Severus. Entre ce qu'il se dit et ce qu'il pense tout au fond de lui, il y a très souvent une différence énorme. C'est possible après tout qu'il souhaite ne pas faire disparaître complètement la possibilité que Sirius sache un jour... Ce que j'aurais pu faire, c'est le lui faire remarquer pour préparer le terrain, mais j'ai tellement fait semblant d'être de son avis que je ne peux plus prétendre le contraire à présent.
Narcissa »
x
« Je suis perdu.
Remus"
x
« Alors je préfère que tu ne gâches pas tout pour ça.
Narcissa »
x
« Tout gâcher ? Non, tu sais, je n'ai plus tellement à espérer de toute façon.
Remus »
x
« Oh Remus...
J'ai continué à insister seulement parce que je croyais que tu l'aurais réellement fait sans que je te le demande.
Narcissa »
x
« S'il te plaît, dis moi comment y arriver.
Remus »
x
« Le seul qui manque de courage ici est Severus. Oublie tout ça.
Narcissa »
x
« Tu m'as la première écrit pour me demander de briser cette promesse. Ne dis pas maintenant que c'est préférable que je ne le fasse pas, je ne te crois pas.
Remus »
x
"Mes sentiments ont changé.
Narcissa"
x
« Tes sentiments ? Tu veux dire que tu as changé d'avis sur ce qui était le mieux à faire ?
Remus »
x
« Bien sûr, de quoi veux-tu que je parle d'autre ?
Narcissa »
x
« Pourquoi ont-ils changé ?
Remus »
x
« Je me rends compte que te demander de briser cette promesse n'était sûrement qu'un prétexte pour autre chose.
Narcissa »
x
« Oh. Je suis aussi très heureux de t'écrire, Narcissa.
Remus »
x
« Ta chouette va finir par décéder si tu continues à répondre.
Narcissa »
x
« Mais c'est toi qui continues. Tu as autre chose à me dire ?
Remus »
x
« Tu as intérêt à rester le meilleur professeur de Poudlard.
Narcissa »
x
« Tu n'as aucun moyen de savoir ça. Rogue doit te dire tout le contraire.
Remus »
x
« C'est justement parce qu'il dit le contraire que je sais que tu es très bon.
Narcissa »
x
« Non, il dit le contraire parce que j'ai eu le poste de défense contre les forces du Mal, précisément celui qu'il voulait...
Remus »
x
"Tu es plus insolent qu'avant, Remus. Peut-être que tu oublies que je sais tout, quoi que tu en dises ?
Narcissa"
x
« Tu ne sais pas tout.
Remus »
x
« Tu veux que je vienne te régler ton compte ?
Narcissa »
x
« Ne prends pas ces grands airs, tu ne peux pas.
Remus »
x
« A bientôt, Remus Lupin.
Narcissa »
xx
Lucius était rentré tard après avoir passé la journée avec des amis. Un coup de barre l'avait fait rentrer au Manoir plus tôt que prévu, d'où il avait aperçu une chouette inconnue prendre son envol. Elle n'était peut-être que de passage, après tout.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dîné ici. Il regardait sa femme, en face de lui, à table. Elle avait de l'appétit. Ses beaux traits de statut paraissaient plus doux que d'habitude, et même, il aurait juré que sur ses lèvres il y avait une pression qui ne demandait qu'à s'épanouir en un sourire bienheureux. Bizarrement cette expression lui semblait familière... De longue date, oui, mais il ne se serait pas étonné de l'y voir des années plus tôt.
- Tu as l'air en forme, lui fit-il remarquer.
Elle sortit difficilement de ses pensées et le regarda, surprise.
- Oh, merci, mon chéri.
Son attention fut immédiatement perdue. Lucius n'était pas dupe. Sa femme pensait à un autre homme.
Plus tard, quand ils iraient se coucher, il lui donnerait une superbe raison d'avoir la tête pleine uniquement de son mari. De quel droit se permettait-elle de l'insulter de la sorte ? Il se chargerait de lui rappeler son devoir, qui est de se laisser pénétrer l'esprit et le corps par la seule image du père de son enfant, de l'homme à qui elle a juré d'obéir si joyeusement... Une promesse reste une promesse, tu sais, même sans la joie, Narcissa-chérie... Oui, tu peux hurler et crier, essayer de m'échapper... Comment ça, tu n'as pas envie ? "pour toujours" c'est bien ce que tu disait, non ?... Alors devine pourquoi je fais ça et arrête de répéter la même question, tu ne fais qu'aggraver ta faute... Oh oui, débats toi si ça te fait plaisir, ton impuissance te rappellera mieux que moi à quel point je serai toujours le seul à te posséder.
xx
Trois heures du matin. Narcissa passe la main devant le visage de Lucius, plusieurs fois. Il dort.
Elle se bat contre tous ses muscles pour se lever, sort de la chambre conjugale, descend l'escalier pour se rendre dans la pièce où elle cache ses parchemins.
xx
« J'ai fait une chute dans les escaliers. Dégâts considérables. Rien de cassé. Envoie moi de quoi soulager la douleur. Je t'envoie à nouveau ma chouette quand je suis prête à recevoir tes potions. »
Aucun doute, c'était bien l'écriture et la chouette de Narcissa, mais elle n'avait pas signé, étrangement. Son message était très sec. Severus se massa les tempes, les coudes posés sur le parchemin, l'étudiant encore et encore. Pourquoi fallait-il attendre qu'elle soit « prête » pour recevoir ce genre de potions ? cela pouvait seulement signifier qu'elle se devait d'être seule. Mais sûrement Lucius lui-même souhaitait que les remèdes viennent de lui, et non pas d'un médicomage de St Barts, qu'il détestait tous pour avoir du « sang-de-bourbe » dans les veines. Et malgré tout, Narcissa attendait qu'il soit absent. De plus, quelle chute pouvait être si considérable, si rien n'était cassé ?
Si ça n'était qu'une simple chute dans les escaliers, pourquoi Severus sentait-il de la sorte ?
Dans ses tiroirs, rien. Il devait aller dans sa réserve immédiatement.
xx
Sur le chemin du retour, il ne fallut pas plus de deux minutes à Severus pour se faire violemment plaquer contre un mur. Le fait d'avoir évité Ruzard à l'aller lui avait fait sous-estimer le risque de se faire repérer une deuxième fois…
- Je te tiens, gronda Sirius, le tenant fermement au col. Je vais enfin pouvoir prouver à tous que tu n'es ici que pour-
- Recule, le coupa sèchement Severus. Je n'aime pas du tout qu'on soit si proche de moi." Il essaya de le repousser mais la force lui manquait.
- Je m'en fous" Sirius était bien conscient qu'il n'avait pas été si près de Rogue depuis bien longtemps et que la faible distance à laquelle leurs visages se trouvaient pouvait mettre mal à l'aise n'importe qui. Mais c'était justement ce qu'il voulait faire : le pousser hors de sa zone de confort pour qu'il parle enfin. "Je sais, le menaça-il en s'approchant de plus belle, je sais que c'est toi qui a mis le nom d'Harry dans cette coupe ! Avoue-le ! Il n'y a que toi pour faire une chose pareille !
Il vit Rogue fermer doucement les yeux de désespoir. Encore une feinte sournoise de sa part. Ses lèvres fines s'étaient entre-ouvertes, il faisait semblant de chercher ses mots : alors c'était ça, sa tactique, cette fois ? Essayer de lui faire ce genre d'effet ? Comme c'était bas de sa part... Il serra plus fort le col de l'ennemi entre ses doigts.
- S'il te plaît... souffla Severus, n'osant pas le regarder.
Décidément, Rogue avait très bien rôdé son petit stratagème.
- C'est pas du tout le moment, laisse moi partir, il faut vraiment que je-
- Non Rogue ! s'exclama-t-il pour faire cesser ce ton qui venait bizarrement de le faire frissonner de la tête au pieds. "De quel droit tu me demandes d'être clément après tout ce que tu m'as fait ? Tu ne parles pas à la bonne personne, susurra-t-il.
- Je ne te demande ni d'être clément ni d'être aimable, seulement de ne pas être complètement à côté de la plaque, juste pour cette fois !" Severus rouvrit des yeux consternés. "Il y a une urgence !
Le serpentard tenta de le repousser plus fort, mais ses bras devenaient trop fébriles pour lui permettre de se dégager de cette poigne de fer. Il tremblait d'inquiétude et…de la présence de Sirius contre lui. Son corps n'était plus que du coton, il se demandait comment il arrivait à tenir encore debout. Il aurait tellement apprécié que ce moment n'arrive pas maintenant.
- Quoi comme urgence ? Dis moi exactement pourquoi tu traînes dans les couloirs à une heure pareille, et on verra bien si tes intentions te permettent de me répondre comme ça !
- Narcissa a eu un accident ! explosa Severus, ne supportant plus la position dans laquelle il était. « Alors maintenant arrête avec tes accusations toutes aussi ridicules les unes que les autres ! Lâche-moi, combien de fois je vais me répéter ? Lâche moi !
- Alors c'est ça ? grinça Sirius, amer. Tu as une relation avec elle !" Sirius sentait que ce n'était pas la chose à dire, mais il se prenait au piège de son propre jeu... La proximité de Rogue orientait inexorablement ses questions d'une autre façon. " J'imagine que c'est pour elle que tu m'avais quitté, à l'époque. Tu me trompais, c'est ça ? Avec elle ! Tu as toujours été proche d'elle ! et puis... et puis elle a fini par te convertir aux forces du Mal ! Tout s'explique-" il s'arrêtera en voyant le visage de Rogue se décomposer à quelques centimètres du sien. Le dos de sa tête s'appuya contre le mur.
- Oh ferme-là, murmura-t-il. Je refuse.
La colère de Sirius commençait à tomber. Voir Rogue si vulnérable le calmait. En fait, il se rendait compte que le voir de la sorte avait été son vœu le plus cher, depuis très longtemps. La possibilité qu'il ne joue pas la comédie lui donnait une envie irrésistible de... Ce n'était pas la chose à faire... mais il semblait qu'un effet d'optique lui donnait l'impression d'avoir Severus sous les yeux, dénué de tout artifice, avec pour seul accompagnement une détresse immense se noyant dans la profondeur de ses iris noirs. Il était aimanté. Et pourquoi voulait-il autant la repêcher, cette détresse ? est-ce que c'était juste le passé qui le torturait ainsi ?
- Rogue, murmura-t-il d'une voix légèrement rauque. Pourquoi tes yeux sont si... " Il ne pouvait pas finir sa phrase.
Severus ne répondait pas ni ne rompait le contact visuel qui venait de se rétablir. C'était beaucoup trop pour Sirius. Son cœur agité grillait les fusibles rattachés à son cerveau... Ses poings s'ouvrirent pour que ses mains puissent se poser sur les clavicules couvertes de Severus, dont le souffle saccadé arrivant jusqu'à ses lèvres était comme une caresse. Il frissonna.
- Tu sais, je me suis toujours demandé à quel moment exactement tu ne m'as plus aimé...
Les yeux de Rogue ne changeaient pas d'expression, lui demandant presque de lire en lui. Mais Sirius n'arrivait pas.
- Dis le moi.
- Pourquoi ?" La voix éraillée Rogue était une invitation à l'embrasser sur le champ. Pourquoi était-il si changé, tout d'un coup ?
- J'ai besoin de-"
Sirius s'arrêta pour le regarder encore. Il semblait qu'il n'y avait plus aucune barrière entre eux, plus rien d'aucune sorte pour les empêcher de se voir et de prendre conscience d'à quel point ils désiraient tous deux la même chose. Le manque de réponse de Severus ne faisait que le confirmer... Son rythme cardiaque s'envola définitivement.
C'était trop tard pour réfléchir au sens de ses actions. Sirius ne put se retenir de réduire la distance insupportable entre leurs bouches, succombant à l'appel suppliant de celle de Severus... simplement parce qu'il eut le sentiment que c'était rendre service à tous les deux. Ses mains remontaient doucement, de sa nuque jusqu'aux joues de Severus, d'où il sentait son pouls vibrer sous ses doigts. Pourquoi il ne le repoussait pas ?… Les lèvres de Sirius commencèrent à mouvoir contre celles de son ancien amant, n'y tenant plus.
Il chavira complètement quand Severus commença à répondre au baiser, timidement, puis prenant rapidement de l'assurance. Sirius sentait les doigts divins du serpentard venir se loger sur son échine frissonnante de délice. Leurs langues se rencontrèrent, avides. Pourquoi Sirius découvrait seulement maintenant à quel point il le voulait… À ce stade, ce n'était même pas du désir... il était vraiment... affamé. Tout venait exacerber le besoin de sentir ce corps contre lui : la jalousie, le manque, le désespoir de comprendre que tout ce qu'il s'était promis de ne plus jamais ressentir dictait avec une telle passion la totalité de son corps. A un moment donné, il eut l'impression que... que Severus succombait aussi. Un bref gémissement contre ses dents commentèrent le torse musclé du gryffondor qu'il sentait se dessiner sous ses doigts, descendant le long de son pull. C'était si bon... Sirius était chez lui, enfin de retour. Ses lèvres partirent embrasser la peau délicate de ce cou blanc offert, pendant que Severus enroulait ses bras autour de son dos, l'attirant à lui pour le serrer fort, fort... Pourquoi avait-il l'impression que cette étreinte le soulageait à ce point... Il ne put s'empêcher d'y répondre avec une trop grande précipitation, toute la largeur de ses bras glissant derrière Severus. Tu m'as manqué... Tu m'as tellement manqué, voulut dire Sirius. Des larmes lui brûlaient les paupières qu'il venait de fermer. L'odeur de ce corps contre le sien réveillait absolument tout ce qu'il avait tant voulu enterrer... Mais si j'avais su que l'échec aurait ce goût-là... je me serais jeté à tes pieds dès mon retour.
Au moins, ce qui le rassurait, c'est qu'il ne serait pas le seul à être dans la merde la plus totale pour expliquer son geste, qui, au fond, avait besoin de tout sauf d'explication. Il avait juste besoin d'être recommencé... Encore et encore…
Il sentit Severus se dégager pour échanger leurs places. Il se retrouva contre le mur. Le contact visuel se rétablit, ses lèvres rougies se détachaient pour parler. Et bien... Je devine que c'est à ce moment que tu vas tout gâcher.
- Désolé pour ce qui va suivre.
Severus recula, attrapa les produits qu'il avait laissé tomber à ses pieds et partit presque en courant, laissant Sirius complètement pantelant.
