Bonne lecture!


Chapitre 6

Lorsqu'Arizona rentra à une heure et demie du matin, toutes les lumières étaient éteintes, elle quitta silencieusement ses chaussures et ses chaussettes, puis elle chercha Callie dans toutes les pièces de l'appartement. Une musique filtra de la salle de bain et Arizona entra doucement. Callie aimait prendre son bain avec juste quelques bougies allumées. Arizona se mit à genoux devant la baignoire et attrapa la main posée sur le rebord qui s'offrait à elle. Elle la porta à ses lèvres et l'embrassa en fermant les yeux de toutes ses forces, elle ne voulait pas encore pleurer devant elle. La gorge nouée, elle leva enfin les yeux vers Callie qui avait affiché un sourire tendre sur son visage éclairé à la seule lumière des bougies.

« Je suis désolée, murmura Arizona, je suis vraiment désolée pour aujourd'hui, j'ai tout gâché. Je t'expliquerai pourquoi… mais… pour l'instant je… je n'en ai pas la force. »

Elle allait se relever pour partir lorsqu'elle ressentit une légère pression sur sa main.

« Reste, reste avec moi », demanda Callie.

La blonde resta debout. Puis, sans réfléchir, elle enleva son manteau et rejoignit Callie dans la baignoire sans quitter ses autres vêtements.

« Qu'est ce qui te prend ? Questionna la brune en éclatant de rire. Mais lorsqu'elle vit l'expression qu'Arizona avait sur le visage, elle arrêta et fronça les sourcils.

Arizona se mit à cheval au-dessus des jambes de Callie, qui se releva en position assise. Elle attrapa la taille de la blonde qui elle-même attrapa les poignets de sa femme. Instinctivement, Callie compris qu'elle n'avait pas le droit de faire quoi que ce soit. Elle laissa donc ses mains retomber dans l'eau, près des genoux d'Arizona. La blonde se pencha vers le cou tanné et l'embrassa tendrement. Puis, elle s'approcha de la mâchoire du Dr Torres et s'arrêta, recula sa tête, prit celle sa compagne entre ses mains et après quelques secondes, déposa ses lèvres contre celle qu'elle aimait plus que tout. Callie poussa un grognement de mécontentement lorsqu'Arizona se recula.

« Je t'aime. »

Arizona avait affirmé ces trois mots sans balbutier, ni baisser les yeux. Elle se leva, et partit dans la chambre pour se sécher et se mettre en pyjama. Callie ne fut pas longue à la rejoindre dans leur lit et elle regarda Arizona de façon étrange.

La petite blonde se coucha sur le côté et Callie vint mouler son corps à celui de sa femme, comme elle l'avait toujours fait. La pédiatre était soucieuse et se releva pour voir si le verrou de la porte était bien fermé. Bien que Teddy lui ait assuré qu'il n'y avait absolument aucune ombre sous le porche, Arizona avait peur. Parce qu'inconsciemment, elle avait pensé à Assour. Elle s'approcha de la fenêtre de son salon et scruta l'obscurité dans la rue.

Personne.

Elle retourna se coucher. Teddy l'avait emmené dans un fast food lorsqu'Arizona lui avait dit qu'elle n'avait pas mangé depuis deux jours. Elle l'avait aussi sermonnée et prétendue qu'elle avait dû avoir un coup de fatigue important à cause de cela. Après tout, peut-être qu'elle avait raison, parfois, la faim pouvait causer des hallucinations. Elle s'obligea à ne plus y penser, et à se concentrer sur le baiser qu'elle avait échangé avec son amante. Elle aurait été heureuse de partager plus mais elle n'était pas encore prête. Alors qu'elle commençait à s'endormir, elle sentit une main taquine jouer avec l'élastique de son pantalon. Puis, ensuite, elle sentit des lèvres dans sa nuque, lui prodiguant des soins qu'elle avait oubliés.

Aussitôt, la température monta de quelques degrés et Arizona fit semblant de dormir, espérant que Callie arrêterait d'elle-même. Callie caressa l'extérieur des cuisses de la pédiatre et voulu passer ses mains sous sa chemise, mais elle fut arrêtée par deux mains fermes.

« Je crois qu'on devrait dormir Calliope. »

L'autre fit une mine boudeuse et demanda la permission de se blottir contre elle. Arizona accepta.

Durant les jours qui suivirent, elle reprit contact avec le monde qui l'entourait, Callie avait eu le droit à quelques jours de repos alors elle s'occupait avec grand soin d'Arizona. Le matin, elles allaient se promener au parc couvert de neige et de glace. Là-bas, elle retrouvait peu à peu des gestes qu'elles avaient avant, mais qui s'était perdu dans l'esprit d'Arizona pour laisser plus de place aux gestes de survie, tels se cacher la tête, se recroqueviller, courir. Elle avait retrouvé la place de sa main dans celle de Callie, et aimait l'embrasser chastement.

Le matin du 22 décembre, Arizona se réveilla avec un soupire d'aise. Malheureusement, cela n'allait pas duré longtemps. Elle tourna la tête pour voir où se trouvait Callie. Elle la trouva au pied du lit, vers la jambe droite de la blonde qui, durant la nuit, s'était échappée des draps pour venir se placer au-dessus de la couette et son pyjama s'était relevé jusqu'à son genoux. Immédiatement, elle replaça sa jambe sous la couette, mais il était trop tard. Callie avait les yeux remplis de larmes et semblait ne plus pouvoir respirer.

« Qu'est-ce qu'ils ont fait ?... qu'est-ce que… »

Arizona se retrouva désarmée devant l'orthopédiste qui était secouée de sanglots.

« Callie ! Doucement, je vais t'expliquer. Viens là ! »

Elle ouvrit ses bras et attira la brune contre elle. Callie tenta de la repousser, mais la pédiatre la maintenait fermement, malgré les violentes secousses qui semblaient lui enfoncer les côtes dans les poumons. Elle ne voulait pas que Callie l'apprenne comme ça. Mais maintenant, elle était obligée de lui expliquer. Elle lui caressa les cheveux jusqu'à ce qu'elle soit plus calme. Puis elle se décida à parler, elle sortit d'abord sa jambe de sa cachette et la plaça sur le côté de Callie. La brune avait l'air terrorisé. Arizona commença :

« Les bleues vont partir, certains ont déjà commencé à s'effacer, et bientôt, ça ne sera qu'un mauvais souvenir, pour d'autres, ils vont rester un certain temps. Les marques en dessous de mes pieds ne partiront probablement jamais. Elles sont là depuis… je ne sais pas en fait, ça devait être au début. Je… j'ai essayé de m'échapper. Ils m'ont rattrapée…

La porte n'était pas loin, elle pouvait l'atteindre et partir en courant. Elle regarda encore aux alentours si un garde rodait. On s'apercevrait bientôt qu'elle avait cassé le nez de l'homme qui la retenait, et l'endroit serait bientôt peuplé d'hommes armés qui ne lui laisseront aucune chance. Elle courut le plus vite possible et se jeta sur la poignée lorsqu'un cri retentit derrière elle. Elle ne parvenait pas à ouvrir cette fichue porte et commença à paniquer. Lorsque soudain, une ouverture se fit. Elle se jeta au dehors en jetant la porte sur son agresseur qui arrivait derrière en courant. Elle tomba dans le sable mais se releva très vite. La peur lui tordait le ventre et elle était complètement désorientée. Elle se contenta de fuir le plus loin possible du hangar où elle était enfermée. Elle perdait du terrain par rapport à son agresseur et sentit bientôt deux mains la pousser contre le sol. Il la maintint fermement, la tête sur le sable. Elle hurla de toutes ses forces, aspirant du sable, s'étouffant à moitié. Elle espérait tellement que quelqu'un l'entendrait. Il la releva et attendit que trois autres hommes le rejoignent.

L'un d'eux s'avança rapidement, en rangeant son arme. Il était essoufflé et regarda Arizona avec un regard noir, meurtrier. Il fit signe à deux hommes qui attrapèrent les bras d'Arizona et la recouchèrent par terre.

« Tu apprendras, stupide Américaine, que tu ne dois pas désobéir à tes supérieur ! » Dit-il d'une voix grave, rauque, méchante, une voix qui vous prend aux tripes.

Tout en disant ses mots, il attrapa une de ses jambes, lui enleva sa chaussure et sortit un couteau. Il lui lança un sourire machiavélique, et fit glisser la lame sur le dessous du pied d'Arizona.

Elle avait beau hurler de douleurs, pleurer, essayer de toutes ses forces de retirer son pied, cela excitait encore plus les hommes qui la maintenait au sol et ils en profitaient pour lui donner des gifles et rire à en pleurer. Lorsque leur chef lâcha le pied d'Arizona, elle crut qu'ils allaient la ramener dans sa prison. Au lieu de ça, il attrapa sa deuxième jambe.

Lorsque ce fut fini, ils lui ordonnèrent de marcher jusqu'au hangar. Là, le chef attrapa les cheveux blond de la jeune femme, posa le flan de sa lame sur sa joue et déclara :

« La prochaine fois l'Américaine, je te jure que tu ne connaitras pas un aussi bon sort ! Ne t'avise plus jamais de fuir ! »

Callie s'était remise à pleurer le plus silencieusement possible. Elle ne parvenait pas à imaginer comment sa femme, si douce, si fragile, si facile à aimer avait pu subir ça, et surtout comment on avait pu s'en prendre à elle.

Arizona montra ensuite la marque qu'elle avait à la cheville et expliqua que les hommes avaient trouvé une solution pour qu'elle ne puisse plus s'enfuir.

Il retira la lame de sa joue et attrapa une chaîne avec de gros maillons qu'il avait à sa ceinture. Au bout, il y avait un anneau qu'on pouvait visiblement fermer avec une clé. Il lui passa autour de la cheville et tendit l'autre extrémité à un de ses hommes. Arizona avait alors pensé qu'elle ne pouvait pas connaitre pire, malheureusement pour elle, elle était très loin du compte… ce n'était que le commencement.


Voilà... euh là pour le coup, j'ai vraiment besoin de savoir ce que vous en pensez! Review, MP...

Je vais essayer de faire de plus long chapitre désormais parce que bon... ils sont incroyablement courts je trouve. Je posterai peut-être pas tous les jours. ^^