Tu fais chier ! gronda M. Connard de bon matin sans raison apparente.
-Mais quoi ?
Il était encore tôt, et JDay dormait à moitié devant son bol de céréales. Et l'autre homme trouvait le moyen de gueuler.
-J'arrive plus à me masturber à cause de toi !
-Comment ça à cause de moi ? s'étonna-t-il.
Qu'est-ce qu'il avait à voir dans sa vie sexuelle à cet abruti ?
-Parce que... il semblait se rendre de ses paroles. je...
Il rougit violemment et parut ne plus vraiment assumer sa colère.
-Oui ? attendit le barbu.
-Rien en fait oublie.
-Comment rien ? Tu me fais chier, alors dis-le.
-Mais rien, s'énerva le châtain.
-T'as des problèmes d'érection à cause de moi ? rit ouvertement JDay. Ou tu penses trop à moi en te branlant ?
Son soudain silence parut lui réponse.
-T'es sérieux mec ? Tu penses à moi en te branlant ?
-Arrête de dire ça comme si c'était une blague. C'est ta faute.
Il lui faisait penser à un enfant boudant, mais le sourire de Jday était beaucoup moins innocent.
-Tu sais, suggéra celui-ci, il y a un moyen de régler ce problème...
M. Connard cligna des yeux, pensant avoir mal compris. Mais le barbu qui se levait, se rapprochant de lui semblait bien réel, et plutôt clair dans ses intentions.
-Je rigole, finit par faire Jday alors que l'autre homme était totalement rouge, tu verrais ta tête."
-Et si, parut hésiter M. Connard, peut-être, j'étais pas totalement contre... ?
-T'es pas en train de dire que... ?
-Tait toi, c'est ta faute, à toi de réparer.
Et ne lui laissant pas vraiment le choix, le châtain se colla à lui, d'une manière subjective.
Il attrapa alors la main de JDay, qui semblait encore sous le choc de sa proposition, et la glissa contre lui. Jusqu'à que les doigts atteignent la barrière de son pantalon. A partir de là, le barbu prit lui-même les devants, et la serrant par la taille de l'autre main. Et passa l'autre sur son entre-jambe. Il sourit en voyant que son M. Connard se mordit la lèvre à ce contact. Ce dernier avait l'air brusquement moins sûr de lui. Mais le plus grand continua, et tout en l'embrassant, sa main disparut dans son pantalon. A la recherche ce qui se cachait sous ce sous-vêtement.
-Tu es sûr ? s'assura-t-il malgré tout.
-Tait-toi et vas-y, répondit agressivement M. Connard, comme dans ses habitudes.
Sauf que dans ce cas-ci, il pouvait se venger : sa paume se serra cet endroit spécifique de son anatomie, qui se durcit à ce contact. Il entendit le plus petit soupirer, comme si celui-ci se retenait de gémir. JDay ne savait plus comment ils en étaient arrivés à cette situation mais... peu importait.
