On approche doucement de la fin...!
Enjoy!
Chapitre 07 :
Il passa toute la bougie à se répéter ces phrases en boucle. Tout ceci était vrai. Il n'avait pas à imaginer son attachement à Akashi, il était était bel et bien réel. Simplement alors qu'il se disait cela, assis sur le matelas à fixer le plafond dansant à la lueur de la bougie, la porte s'ouvrit, le faisant sursauter. Plongé qu'il était dans ses pensées, il n'avait pas entendu les pas d'Akashi s'approcher. Il baissa le regard et ses yeux se posèrent sur le visage du roux. Akashi remplaça rapidement la bougie et amorça un mouvement pour sortir, mais Furihata l'arrêta.
« -Attends, Akashi ! Ton visage… ! s'exclama-t-il en écarquillant les yeux et en se précipitant vers lui jusqu'à en faire claquer la chaîne à sa cheville.
-... C'est pas très beau à voir, n'est-ce pas ? » dit-il ironiquement.
Il baissa la tête, honteux. Il avait espéré pouvoir changer la bougie et s'éclipser sans que Furihata ne voir son œil au beurre noir, sa lèvre fendue et l'une de ses joues rouge et gonflée, mais c'était bien évidemment impossible. Il avait tellement honte de se montrer ainsi devant le châtain, il avait même envisagé de ne pas aller le voir tout de suite, mais il avait dit à Furihata qu'il reviendrait, alors il devait revenir. Il ne pouvait pas l'abandonner.
« -…Qui t'a fait ça ? demanda Furihata d'une voix douce quoique crispée.
-… Mon relevé de notes est arrivé ce matin chez nous, je suis seulement deuxième, avec 80/100 en japonais. Mon père n'était pas très content. »
Furihata le regarda avec tristesse et compassion. Personne ne méritait cela.
« -Tu peux venir, s'il-te-plait ? demanda Furihata d'une petit voix.
-Pour quoi faire ?
-Je me sens seul, et c'est toi qui m'a amené ici, alors prends tes responsabilités et tiens-moi compagnie, s'il-te-plait. » demanda-t-il timidement avec toutefois un peu d'arrogance.
Ne répondant rien, Akashi se contenta de sourire tristement et entra dans la cellule avant de se placer, immobile, devant Furihata. Ce dernier regarda de plus prêt ses blessures. Il s'était visiblement déjà soigné, très rapidement, et semblait ne pas souffrir. Peut-être avait-il l'habitude. Furihata alla s'asseoir sur le matelas et fixa Akashi, l'incitant à faire de même. Une fois assis côte à côte, Furihata essaya de trouver quoi dire.
« -Ce n'est pas normal, tu sais ? Ce que fait ton père, ce n'est pas normal.
-Je sais.
-Pourquoi tu ne fais rien ? demanda Furihata, curieux.
-Je ne sais pas. » dit-il en haussant les épaules. « Ca a toujours été comme ça, et puis, je ne vais pas en mourir, c'est juste un peu douloureux. »
Profitant de cette occasion, Akashi passa ses bras autour des épaules de Furihata et le serra contre lui. Il ne ratait jamais une occasion de montrer à Furihata son affection débordante, et le voir s'inquiéter pour lui le rendait heureux. Il s'habituait plutôt bien à sa cellule et sa vie recluse, cela surprenait Akashi qui, une fois de plus, en était heureux. Ils n'avaient pas besoin de qui que ce soit d'autre. Il sentit la main hésitante de Furihata lui renvoyer son geste, effleurant son dos à travers son t-shirt.
« -Ce n'est pas parce que ça a toujours été comme ça que ce le sera toujours. Tu peux changer les choses. » essaya Furihata en manquant de manière flagrante d'assurance, encore un peu intimidé.
Akashi se décolla de Furihata et le regarda sans comprendre où il voulait en venir, ou plutôt ne croyant pas ce qu'il sous-entendait. Ses mains sur les épaules de son prisonnier, il plongea ses yeux vairons dans ceux chocolat de Furihata.
« -Que veux-tu dire par là ?
-Eh bien… »
Il sembla hésiter à continuer, sûrement effrayé par la réaction d'Akashi.
« -Ta vie a déjà changé du tout au tout depuis que tu me connais. Une seule et unique personne t'a totalement transformé, ta vie n'est plus la même, alors autant la changer du tout au tout, non ? »
Furihata lui-même n'en revenait pas de dire de telles choses. Mais Akashi était fortement influençable par Furihata, et cet homme était quelqu'un d'horrible, alors autant qu'Akashi s'en occupe, ne serait-ce que pour se débarrasser lui-même de celui qui étouffait totalement son existence. Ce serait un mal pour un bien. Akashi avait de toute façon déjà franchi un cap dans le stade de la violence, alors autant que cela serve à quelque chose.
« -Tu insinues que je devrais me débarrasser de mon père ? demanda Akashi.
-…
-Ce n'est pas comme si je n'y avais jamais pensé, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. En tout cas, merci de t'inquiéter pour moi, ça me fait plaisir. » finit-il sur une note positive en souriant joyeusement.
Ne sachant que répondre, Furihata baissa la tête. Akashi le relâcha et sortit de la cellule, informant Furihata qu'il reviendrait plus tard.
De nouveau seul, le châtain enfouit son visage dans ses mains. Qu'était-il en train de faire ? Il essayait de pousser son ami à tuer son père ; il était un monstre. Mais peut-être n'avait-il pas d'autre choix pour s'en sortir que de se débarrasser de tout ce qui pervertissait Akashi, afin de lui faire retrouver un semblant d'équilibre psychologique et ne le libère. C'était la seule option qu'il lui restait. Soit il gardait ses principes et sa gentillesse et restait coincé ici jusqu'à sa mort, soit il se transformait en monstre et sacrifiait d'autres personne pour s'en sortir.
« -Non, c'est son père qui est le véritable monstre, lui et lui-seul. Akashi n'est lu-aussi qu'une victime. Tout est de la faute de son père. Ce n'est pas grave s'il disparait. C'est mieux s'il n'est plus là. Je fais quelque chose de bien. Je me sauve, je sauve Akashi, et sûrement bien d'autres personnes. Je ne fais rien de mal, c'est pour le mieux. C'est une bonne chose, une bonne chose, je suis quelqu'un de bien… » se murmura-t-il à lui-même.
Oui, il n'y avait que ce moyen pour sauver tout le monde. Il n'y avait que cela pour sauver tous ceux qui étaient encore sauvables. Kuroko et Kagami étaient certes des victimes d'Akashi, mais Akashi lui-même était la victime de son père. C'est cet homme qui était à l'origine de toute cette tragédie. Il était la cause de tout ce mal, il était diabolique. Dans ces conditions, le faire disparaitre ne pouvait être qu'une bonne chose, n'est-ce pas ? C'était pour le mieux. Il faisait ce qui était juste. Accablé par ses doutes et sa peur, il finit par s'endormir en essayant de se convaincre qu'il était dans le juste et qu'il pouvait sauver tout le monde.
To be continued...
Dénouement dans le prochain chapitre! ... que j'aurais dû poster aujourd'hui mais que je posterai demain, parce que je ne résiste pas à l'envie de vous faire languir un petit peu :)
