Chapitre 7
Rencontre
La sensation du sol fut un grand soulagement pour Nasséra, qui n'avait pas senti la terre ferme depuis déjà onze jours. Elle prit le temps d'observer la ville durant un petit instant, avant de prendre la marche, une marche effrénée la ville fortifiée et son port étaient sous la bannière du Roi Richard cœur de Lion, et des Templiers, occupants toujours une place de choix dans l'ombre. Les drapeau claquaient sous la brise salée de la mer, donnant une ambiance lugubre à la citée, déjà silencieuse par une pâle matinée. La croix rouge, victorieuse, rouge de sang.
Peu de temps après, Altaïr et Nasséra arrivèrent en ville, évitant avec soin les patrouilles, passant tantôt pas les toits, tantôt par le sol, entre les paysans et les mendiants. Leur avantage était la surprise, il ne fallait pas la gâcher en leur faisant apprendre la venu d'assassins en ville. La ville de Kyrenia avait été occupée par quelques assassins avant de mourir sous les lances des guerriers de Richard, laissant à l'abandon une sorte de bureau, comme tant d'autre c'est là qu'ils se rendirent.
Une fois leurs affaires déposée, ils partirent explorer les environs. Alors qu'Altaïr partit au sud, prés du port, Nasséra s'occupa du nord, proche du château qui trôner sur la ville, là où les bannières étaient encore plus importantes. Des renseignements, des informations, c'est ce qu'il fallait trouver, sans se faire remarquer. Puis elle sortit, se confondant dans la foule, épiant les discussion, sur un banc, comme lui avait apprit Altaïr. Un groupe de garde sur la droite était son objectif, et il n'était pas difficile de les entendre dans le silence de mort qui régner dans les ruelles. Les seuls mots qui sortaient de leurs bouches étaient femmes, nourriture, et alors qu'elle pensa partir voir ailleurs, l'un d'eux aborda un thème plus intéressant :
« -Richard voudrait marcher sur Jérusalem, contre Saladin.
-Tait-toi. Tout ça ne sont que des rumeurs, le roi n'est pas encore assez fou, et on ne connaît pas ses projets.
-D'après un ami de la garde d'Armand, celui-ci voudrait le rallier à sa cause : attaquer Jérusalem est son idée.
Le troisième, plus vieux, finit par prendre la parole à son tour.
-Ça suffit vous deux. Si vous voulez savoir, allez donc devant la forteresse et lui demander. Il est toujours enfermer entre ses murs. Jamais il ne convaincra le Roi avec une attitude pareille. Mais tout ça, ne nous concerne pas. »
Nasséra ne put s'empêcher de sourire. À peine avait elle posé pied à terre que la chance venait déjà à elle car elle savait dorénavant où les Templier, et où Armand Bouchard se trouvait. Elle avait deux possibilités. Soit elle continuait son enquête jusqu'à la forteresse, soit elle retournait sur ses pas, à la recherche d'Altaïr, mais elle ignorait totalement où il se trouvait, elle opta donc pour la seconde option et elle se dirigea en direction du château, au nord ouest . La forteresse était haute et solide et la jeune femme ignorait comment elle allait s'y prendre pour escalader sans prendre de risque, et sans se faire remarquer. Les gardes patrouillaient en haut des murailles, mais aussi en bas, tout autour de la place. Elle réfléchit et ne trouva rien de mieux que d'observer du sol pour l'instant.
Elle se glissa dans une petite ruelle avant de rejoindre l'artère principal sans se faire remarquer. Des mendiants à genoux demandaient un peu de pitié, et des femmes sales cherchaient des pièces ou autres babioles au sol mais un point communs les rassemblait ils étaient tous dans la misère, le règne des Templiers sur l'île rendant l'air encore plus gangrenée.
Nasséra finit par s'arrêter prêt d'une étale de marchand avant d'observer le château. Il n'avait que deux entrées, dont l'une d'elle fermée en permanence, l'autre gardée par une dizaine d'homme en arme. Au sud l'entrée principale était ouverte, sauf la nuit. La jeune femme se remit en marche, discrètement, tout en observant les patrouilles. Le château était bien gardé, et il était évidemment qu'Armand avait une peur des assassins. Il savait quant tant que nouveau chef de l'Ordre, il serait leur cible. Elle finit par s'asseoir, et à attendre, un événement ou une discussion quelconque.
Comme un claquement de fouet, une voix s'éleva de la cour du château, si fort que même Nasséra put l'entendre, et le peu de passant disparurent dans les ruelles avoisinante. Les gardes devant la grande porte s'agitèrent, visiblement anxieux à la vue de la colère de leur maître.
« -Je veux la voir ! Où est-elle ?
-Mais, monseigneur, il serait plus judicieux de...
-Ne me dites pas quoi faire, misérable ! Vous là bas, suivez-moi ! »
Un homme en armure luisante sortit en furie de la cour à grande enjambées, suivit de quatre hommes les gardes si agités quelques secondes à peine avant la sortie d'Armand étaient à présent aussi immobile que des statues de pierre, au garde à vous.
Armand Bouchard...Nasséra l'observa sans un mouvement, sans le quitter des yeux. Il était la cible d'Altaïr, et elle devant en apprendre plus sur lui. Bruns, des saphirs à la place des yeux qui contrastaient parfaitement avec sa peau bronzée, et encore rouge par endroit, et sur son menton, un léger bouc prenait place. Sa présence était sombre et coléreuse Richard cœur de Lion lui avait donné la direction et le commandement de la ville. Son règne était tyrannique et la situation précaire de l'Ordre des Templiers le rendait encore plus haineux. Il fallait qu'il la gagne la faveur du roi, et qu'il trouve de nouveaux hommes à enrôler, ce n'était que de cette manière qu'il pourra toucher en plein les Assassins, en leur reprenant la relique, de droit.
Nasséra le prit en filature, puis passa par les toits, le tout en silence, évitant de se faire entendre ou voir ? Les toits étaient majoritairement plats, mais le quartier pauvre était encore vide, et les maisons à moitié délabré laissant de grands espace de rien. Ne pouvant pas descendre sous peine de se faire voir, Nasséra tenta le toits suivant, bien plus loin que la norme. Elle prit plus d'élan qu'à son habitude et bondit, les mains en premières pour réussir à accrocher le rebord. La jeune femme parvint à attraper la bordure du toit, mais ce fut sans compter sur le mortier vieux et décrépit qui céda sous son poids, et elle tomba. La chute fut trop longue au goût de Nasséra , et elle tenta d'amortir le choc. Elle étouffa un cris dans un étouffement lorsqu'elle atteint le sol poussiéreux. Elle se maudit intérieurement pour son imprudence, et pria pour que personne ne l'est vu ou entendu, puis elle se remit debout, surveillant la moindre alerte d'une douleur ou d'une blessure. Elle n'avait rien, mais son poignet droit la lançait douloureusement, même elle pouvait toujours le mouvoir. Elle se précipita dans la rue à la recherche d'Armand avant de s'apercevoir qu'elle l'avait perdu.
oOo
Altaïr sauta de toits en toits à la recherche d'indice sur les Templiers qui stationnaient sur l'île, mais la seule chose qu'il avait apprise était que le gouvernement tyrannique d'Armand Bouchard affaiblissait toute la population. Famine, maladie, pauvreté. Plus rien n'allait. Toutes les connaissances avaient été brûlé et le peu de biens que certains produisaient été confisqués pour la flotte de guerre, amarrées au port.
Les gardes qu'il avait épiés ne lui apprit rien, ils étaient certains, dans le même cas que tout les habitants. Prisonnier et esclave de l'île. Il espéra que Nasséra de son coté eut plus de chance et il continua sa route à travers la citée, jusqu'à arriver au milieu de place de marché abandonnée. Jadis, les marchands devaient hurler et animer toute la ville pour que tous viennent voir sa marchandise. Une ville vivante. Pourtant, aujourd'hui, il ne trônait que les étales en ruines, vestige de moments de paix. Le silence était dorénavant seul, et Altaïr continua sa route, plus déterminé que jamais.
Des bruits d'agitation attirèrent l'assassin plus loin, vers le sud, curieux de comprendre ce qui se produisait. La surprise lui coupa le souffle d'étonnement. Devant lui se trouvait sa cible, Armand Bouchard, l'air encore plus furieux que Robert DeSablé lorsqu'il voyait l'assassin. Il le suivit jusqu'à une petite chapelle de bois qui tenait à peine debout, et il s'écria :
« -Montre toi, traite ! »
Altaïr suivit de prés l'action qui se déroulait sous ses yeux, ses questions assaillant son esprit. Armand monta les quelques marches pour dominer de haut tout les hommes présents, puis un mouvement attira son attention. Sortit d'une ruelle, une petite silhouette avança face au Templier, puis elle ôta sa capuche, dévoilant son visage. L'Assassin hoqueta de surprise, il la reconnut immédiatement.
« -Armand, je suis venue te délivrer des informations, et je...
-Non, tu n'a rien à me dire, tu n'as même pas à m'adresser la parole !
La jeune femme fronça les surcils, le regard noir, et s'avança encore vers le Templier.
-Tu dois m'écouter, c'est important.
-Non, je n'ai que faire des mots sortant de la bouche d'une femme, et encore moins de celle d'une traîtresse.
-Et pourquoi un tel titre ? Qu'ai-je fait qui vaille ta colère ?
-Tu ose me poser la question ? Me prendrais-tu pour un imbécile ?
Le Templier descendit les marches, réduisant les quelques mètres que les séparaient à un seul, un air supérieur sur le visage.
-Toi, Maria DeSablé, tu as pactisé avec les Assassins.
-Quoi ? Comment p...
-Ne nies pas ! Il t'a laissé la vie sauve et tu lui as délivré des informations, causant notre perte !
-Non, vous avez tort, ce n'est pas vrai, je...
-Silence ! J'ai toujours dit que les femmes ne devait pas rentrer dans notre ordre, et j'ai haïs ton mari, aujourd'hui, c'est à toi de disparaître. Sous mon règne, les Templiers réussiront, sans toi. »
Altaïr assista à la scène sans broncher alors que deux hommes saisir Maria par les bras, suivit d'un troisième. Ils l'emmenèrent dans la petite ruelle d'où elle venait alors que le Templier fit demi-tour, retournant dans sa forteresse. L'Assassin hésita entre la femme ou l'homme, puis il se dirigea vers la ruelle d'où provenait des insultes rageuses. Lorsqu'il regarda en bas, un des trois hommes était à terre, immobile, le sang ruisselant de son cou. La jeune femme, dos au mur, faisait face aux deux autres, l'air inquiet.
L'assassin décida d'agir et se jeta sur le premier garde avant de planter le second, aussi surprit que la jeune femme. Il s'attendait à ce qu'elle se jette sur lui, mais elle resta droite et impassible.
«-Je n'avais pas besoin de ton aide, assassin.
-Je vois cela.
Un silence gêné s'installa alors qu'elle sortit de la trachée d'un des garde son poignard, une bruit de sussions accompagnant le geste.
-Aller, tue moi qu'on en finisse.
Altaïr haussa les sourcils, puis répondit, le plus détaché possible.
-Pourquoi faire une telle chose ?
-Pourquoi pas ?
Ils se regardèrent un instant, puis le jeune homme se décida finalement à partir.
-Pourquoi m'avoir sauvé ?
-Pourquoi pas ?
Maria se mit en colère et s'avança.
-Cesse donc de jouer avec moi ! Qui es-tu donc pour me laisser vive, puis me sauver par la suite ? Arrête de te penser que tu as le droit de vie ou de mort sur les autres ! À cause de ton action, plus personne ne me croira à présent !
-Personne ne t'a jamais crut.
Il continua d'avancer, et avant de disparaître, lui chuchota, dos à elle:
-Tu devrais partir de cette île Maria, tu n'as plus rien à attendra des Templiers, excepté la mort. »
Une fois hors du regard de la jeune femme, il se remit en route avec de la chance il pourrait rattraper Armand, l'espionner, et en apprendre plus sur lui. Mais malgré toute sa volonté, et sa vitesse il n'arriva pas à temps; il vit cependant une silhouette blanche en haut d'une habitation. Nasséra observait la forteresse en soutenant son bras droit. Elle aperçut Altaïr avant qu'il ne la rejoigne.
« -Tu as trouvé quelque chose ?
-Surement comme toi. Armand Bouchard dirige la citée vers la mort et il se terre dans sa forteresse, de peur qu'un aigle blanc vienne lui faucher la vie. J'ai fait le tour, et pas moyen d'entrer sans se faire voir.
Altaïr croisa les bras, l'air songeur, le pouce de sa main gauche caressant le petit moignon de son annulaire disparut, signe de son dévouement à l'Ordre des Assassins, et engagement de sa lame secrète, qui prenait la place de son doigt lorsqu'elle se dépliait, avant d'ajouter:
-Tu t'es fait quoi au bras ?
Nasséra rougit avant de répondre.
-Une chute. Un fichu toit en ruine a cédé. Mais ça va, tout bouge.
-Fais attention. Un bras en moins, et tu serais complètement inutile.
-Ah ? Et tu m'abandonnerai ?
Altaïr fit semblant de réfléchit, puis il s'approcha de Nasséra, l'embrassant sur le front.
-Bien sûr que non. »
oOo
Nasséra tenta de bander seule son poignet à la nuit tombée lorsqu'ils rejoignirent le bureau abandonné qu'ils occupaient, mais elle eut besoin d'une paire de main supplémentaire. Le poignet foulé avait enflé, et elle serra les dents sous la douleur.
« -Tsss, tu pourrais faire attention, tu aurais pût te tuer.
-Ah! Qui c'est qui prend des risques inconsidérés en permanence ?
Pour toute réponse, Altaïr appuya sur le poignet endolorit; Nasséra lui jeta un regard noir,
puis il tenta de l'embrasser, mais elle tourna la tête, lui offrant un vent mémorable.
-Ne pense pas que tu pourras m'acheter mon pardon avec un simple baiser.
-Et si c'est bien plus ? »
Il lui saisit délicatement le menton, et tourna sa tête en face de la sienne et elle ne se débattit pas lorsqu'il l'embrassa, avant de l'allonger sur la vieille paillasse, laissant de coté le bandage en cour, trop pressés de passer une bonne nuit.
Ils se levèrent à l'aube, alors que la ville sortait soucement de sa torpeur. Les gardes de nuit laissèrent leurs place à ceux du jours, encore endormit. Sur les toits, Nasséra et Altaïr entendirent les bâillements des patrouilles, inattentifs à ce qui se passait autour d'eux, et au dessus de leurs têtes.
Le poignet droit avait un peu désenflé, mais elle avait toujours mal; elle s'entraîna donc à faire de plus grand bonds, évitant de forcer sur son bras. Les nuages s'amoncelaient dans le ciel, et le vaste azur manquait à Nasséra.
La ville n'était pas très grande, et ne dépassait pas les 10 000 habitants.
« -Bon, aujourd'hui, il faut récolter plus d'informations sur la forteresse elle-même. Les patrouilles, le nombres d'hommes, d'archer, quand et où. Il faut que l'on trouve un moyen d'entrer.
-Et si on ne trouve pas ?
-On trouvera un moyen de le faire sortir. »
Sans un mot, Nasséra descendit par une échelle et se dirigea vers le marché, observant chaque passant, chaque hommes et femme. Sous son capuchon, et dans la foule, personne ne la remarquait alors qu'elle épiait tout. La moindre brique du château y passait.
La seule porte ouverte était un grand pont à coulis, long à remonter, mais infranchissable. Impossible d'y rentrer par cette voie, les gardes les verraient sûrement, même avec une diversion. Un repérage de nuit était nécessaire, même si elle doutait que cela y change quelque chose. De grands brasero stationnaient en hauteur, et de nombreuses torches illuminaient la muraille. Un immense feu était posté lui aussi, juste devant la porte, assurant une visibilité parfaite, surtout si le nombre de garde augmentait aussi.
L'unique endroit qu'elle n'avait pas encore exploré était la façade ouest, au dessus de la mer. Nasséra alla à la bordure de la petite falaise blanche, regardant en bas, tout en s'accoudant à la rambarde précaire, évitant aux enfants de tomber. La mer, même sous un ciel gris brillait et ondulait sous le vent, turquoise, puis elle jeta un œil sur la façade.
Son poste d'observation ne lui offrait pas la visibilité qu'il fallait, elle se décida alors à descendre. Elle prit garde à ce que personne ne la regarde, et elle sauta la barrière, avant de s'accrocher à la roche. Elle serra les dents, puis continua son chemin, descendant tranquillement jusqu'à la mer. Elle bondit sur un large rocher blanc, l'eau peu profonde offrant moult possibilités pour marcher sur l'eau. De rochers en rochers, elle s'éloignant peu à peu de la façade, des crabes se cachèrent à la vue de la jeune femme.
Elle regarda la grande muraille et les deux archers qui discutaient entre eux, en ne prêtant pas la moindre attention au paysage. Sur la façade ouest, ils étaient bien moins nombreux. La muraille de ce coté-ci avait l'air plus accessible. La bordure rocheuse était bien plus important qu'ailleurs et elle composait les deux tiers de la hauteur totale du mur, offrant la possibilité de l'escalader, la brique et la pierre suffisamment poreux pour s'y accrocher. Deux gardes seulement de jour, peut être un de plus la nuit, pas de brasero. Nasséra prit espoir et fit demi-tour. Elle avait récolté les informations qu'il fallait.
oOo
Altaïr, posté sur le haut d'un clocher, observait la citée. Il entendit quelques aboiements de chiens galeux, mais aucuns rires d'enfants, seulement des pleurs. Mais ce qui l'intéressait le plus était les patrouilles. Deux, composé de cinq hommes parcouraient un trajet définit devant la forteresse et dans la place. Leurs rythmes étaient mauvais, et laissait à intervalle régulière la porte principale sans surveillance visuelle. Mais cela important peu, puisque la porte était elle même déjà gardée par une dizaine d'hommes en arme. Mais elle laissait la voie libre durant une vingtaine de seconde.
Il vit une personne blanche et presque invisible grimper sur la place, venant de la falaise, Nasséra fit attention à ne pas se faire remarquer et elle se dirigea tranquillement vers Altaïr, qui se demanda pourquoi elle revenait d'un tel endroit. Le temps qu'il se pose la question, la jeune femme avait disparut de son champs de vision. Il descendit de la tour et atterrit sur le toit en ardoise.
« -Bien, alors...
L'assassin se retourna vivement, la main sur le pommeau de son épée, prêt à frapper. Il vit Nasséra, les yeux ronds.
-Je t'ai surprit ?
-Non. Bien, qu'est-ce que tu as trouvé ?
Il avait changé de sujet si brusquement qu'elle en déduisit qu'elle avait réussit à le surprendre.
-Hé bien, comme nous l'avions prévu, les murailles sud, est et même la nord ne sont pas franchissables. Trop d'hommes, à découvert, ou tout simplement, impossible à escalader, même de nuit.
-Oui, je l'ai constaté. Je t'ai vu aussi remonter de la falaise.
-Justement, c'est là que ça devient intéressant. La façade ouest est montable, et les gardes sont réduites. Des rochers hors de l'eau nous offrent un chemin sur, et le reste est facile. C'est la tour de guet de la côte qui se charge de surveiller les côtes, et aucuns hommes ne s'imagine qu'un ennemi va grimper de ce coté-ci du château.
-Tu pense que c'est possible ?
-Je pense qu'il faut tenter.
Altaïr réfléchit, avant d'annoncer, l'air sévère.
-Prépare toi, nous partons au coucher du soleil. »
