Et oui, déjà! C'est mon cadeau pour vous avoir fait attendre et pour vous faire attendre au prochain. De plus il est plus long que tout les autres...Enfin j'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture les amis!


Un voyage en train

Voilà, c'est déjà fini. Mes trois jours de paix arrivent à leur fin. Ce soir, j'aurais retrouvé mon père à Poudlard et il me surveillera encore comme si j'avais six ans. Vous vous demandez surement ce que j'ai fait de ces trois courtes journées… À vrai dire, je n'ai pas fait grand-chose. C'est vrai, comment voulez-vous que je fasse la fête alors que je ne connais personne? Pour tout vous dire, je les ai passées à l'extérieur ces trois journées, à courir, chasser et à me rouler dans la boue. Vous allez dire que ce n'est pas digne d'une fille de mon âge…mais pour tout vous dire je n'en ai rien à faire de ce que vous pensez. La seule nuit que j'ai passée dans la maison, c'est cette nuit. Et encore je n'ai pas réussi à m'endormir. Je me suis promenée au travers des couloirs. Je n'avais pas le souvenir que la maison était si grande même si tout mon passé refaisait surface à ce moment-là. Je revoyais la famille que nous avions été à cette époque; heureuse et épanouie. C'était comme si les scènes se produisaient devant moi et une partie de moi me répétait que c'était le passé et que plus jamais ce ne serait ainsi. J'ai pleuré silencieusement, disant adieu à la petite fille souriante que j'étais à l'époque. Drago avait pris soin il y avait trois jours de cela, de la faire disparaître complètement de mon être.

Je n'ai pas eu de nouvelles de mes amis de Salem. Ils doivent surement être trop occupés à organiser leurs multiples soirées pour la fin de leur été pour avoir le temps de m'écrire. En y réfléchissant, je n'ai jamais été aussi proche d'eux que j'aurais voulu le dire. J'avais toujours été fermée aux autres et c'est d'ailleurs ce qu'ils me reprochaient le plus. Cependant, c'était les seules personnes que j'avais en dehors de ma mère et j'avais fini par m'y attacher involontairement, surtout lorsque Alec m'avait avoué qu'il m'aimait. La dernière année avait été super. On avait fait les 400 coups et Alec avait été adorable plus d'une fois me couvant comme si j'étais la chose qu'il avait de plus précieux. Mais il y avait une ombre au magnifique tableau que notre groupe formait. Sumaya, ma meilleure amie, était amoureuse d'Alec depuis très longtemps et elle avait tout essayé pour nous séparer subtilement. Alors je ne serais pas surprise que maintenant que je suis partie, elle ait décidé de consoler Alec à sa manière. Oui, vous avez raison, quelle mauvaise amie…mais puis-je vraiment lui en vouloir? Je savais qu'elle l'aimait lorsque nous nous sommes mis ensemble, mais c'était une occasion pour moi d'essayer de mettre de côté Drago et de repartir ma vie à zéro, alors j'avais sauté sur l'occasion. Donc voilà, pour le moment je dois recommencer une nouvelle fois tout ce que j'avais eu tant de mal à faire à Salem : m'intégrer comme une adolescente normale qui vit dans une famille heureuse et épanouie, même si pour sa je devais me voiler la face. Je dois vous laisser, Priggle vient d'arriver dans ma chambre. Il semblerait qu'il soit temps de partir pour cette grande école que beaucoup disent la meilleure. Ne vous en faites pas, je vous mets dans mes bagages comme ça je pourrais vous raconter.

Élizabeth ferma le petit journal. Elle le sella d'un coup de baguette et la rapetissa pour ensuite le mettre dans la poche de sa veste. Elle attacha ses cheveux comme à l'habituelle; un chignon lâche ne tenant que par sa baguette. Elle regarda sa chambre s'assurant qu'elle n'avait rien oublié et lorsqu'elle se retourna vers ses valises, celles-ci disparurent.

— Mais où est-ce que…

— Priggle a envoyé les valises de Miss à la gare. Ainsi elles seront rangées.

—Ah! Bien sûr…je…je n'y avais pas pensé.

— Miss il est temps de partir. Prenez ma main.

Le petit elfe tendit sa petite main vers sa maitresse. Élizabeth poussa un soupire et lui prit la main. Alors qu'elle venait à peine de lui accrocher la main, ils se retrouvèrent déjà à la gare. Le quai se retrouvait pratiquement vide, seulement quelque retardataire trainait encore. Elle croisa le regard d'un blond, un regard qui la choqua. Lucius Malefoy était droit digne de sa réputation et dégageait une aura froide et sévère. Presque imperceptiblement, il hocha la tête en sa direction avec un léger sourire, signe qu'il l'avait vue. Elle sentit qu'on lui tirait sur la veste alors elle baissa le regard pour tomber sur le petit elfe.

— Miss doit monter dans le train. Sinon le train va partir sans Miss

— Merci Priggle. Tu peux rentrer, j'y vais.

L'elfe disparu dans la seconde et Élizabeth se dirigea vers le train. Une fois à l'intérieur, elle ne pourrait plus faire un retour en arrière. Elle aurait très bien pu prendre ses jambes à son coup et s'enfuir pour trouver un moyen de rentrer chez elle, aux États-Unis, mais son père serait venu la chercher bien avant qu'elle ne quitte l'Angleterre. Alors elle monta dans le train acceptant le fait qu'elle n'avait pas le choix et se mit à la recherche d'un compartiment.


— Alors à votre avis qu'est-ce qui va arriver cette année?

— Moi, je n'ai qu'une chose à dire. C'est que j'ai hâte de retrouver la nourriture de Poudlard.

— Ronald cesse de ne penser qu'à ton estomac.

— Et toi arrête de m'appeler comme ça.

— C'est ton nom Ronald, je ne vois pas…

— Hey, taisez-vous ou mariez-vous! J'en peux plus de vous entendre pour vous chamailler pour rien.

La porte s'ouvrit doucement et le trio d'or se retourna pour voir le nouveau venu.

— Désolé…je… les autres compartiments sont plein…je peux m'asseoir avec vous?

Hermione se leva et lui ouvrit la porte au complet.

— Bien sûr! Je m'appelle Hermione Granger. Voici Ronald et Harry, mes deux meilleurs amis.

— Moi c'est Élizabeth Morgan, répondit-elle avec un sourire timide. Le jeune homme qu'Hermione avait appelé Harry la fixait et ça la rendait plutôt mal à l'aise.

— On ne t'a jamais vu à Poudlard, tu es nouvelle?

— Oui…Enfin, ma mère m'a envoyé chez mon père cette année parce que j'imagine que j'ai été au bout de ses limites. J'allais à Salem avant.

— Salem! Tu veux dire la fameuse école des sorcières de Salem, au Massachusetts?

— Oui, enfin, c'est mixte maintenant, mais bon, c'est un détail.

Ils discutèrent ainsi de la légendaire école de sorcellerie pendant un petit moment. Élizabeth était contente, finalement ça n'avait pas été si long de se faire des amis. Et ces personnes étaient vraiment géniales. L'année n'allait peut-être pas être aussi dure qu'elle l'imaginait.

—Juste comme ça c'est comme Poudlard?

— Ah, tu vas voir c'est absolument génial. Les professeurs sont…

— Ça va Hermione on le sait que t'aimes tout le monde et tous les cours. Ce que je veux dire c'est que tu ne peux pas te fié à son opinion c'est une accro de l'école. En général, Poudlard c'est pas mal…Enfin, surtout si tu sais en profiter comme nous.

— Enfreindre les règles, moi, j'appelle pas ça : en profiter.

— Ne l'écoute pas. Aïe! T'as fini de me frapper. Harry roula des yeux et s'accota à la fenêtre pour regarder le paysage. Quoi qu'il en soit avec nous tu vas t'éclater, tu verras. Par contre, il faut qu'on te prévienne. Il faut absolument que tu fasses gaffe au professeur Rogue, c'est une vraie chauve-souris. Ce mec on dirait un bloc de glace, il déteste tout le monde!

Élizabeth qui avait du mal à tout assimiler ce que le roux lui racontait tiqua au nom du professeur.

— Attends, tu veux dire Rogue comme dans Severus Rogue?

— Ben ouais pourquoi?

— Et merde, murmura l'adolescente.

La porte s'ouvrit pour laisser apparaître une tête blonde accompagnée d'une fille pendue à son bras et de deux bonshommes assez gras semblant tout faire pour avoir l'air menaçant.

— Qu'est-ce qu'on voit là? Le petit trio de pigeon. Alors la belette c'est pour quand le mariage avec le castor?

— La ferme Malefoy!

— Attention la Sang-de-Bourbe, des gens comme toi je n'en fais qu'une bouché.

— Malefoy fou le camp d'ici, il y personne qui veut te voir.

— C'est là que tu te trompes Potter. Rogue mourrait d'envie de me voir. Élizabeth baissa les yeux trouvant le plancher très attrayant finalement. Un doigt lui fit relever la tête et ses yeux tombèrent dans ceux du blond. N'est-ce pas beauté?

Élizabeth se leva et se planta devant lui.

— Mon nom c'est Morgan. MORGAN, t'as compris? Élizabeth soupira et repris d'une voix lasse : va t'en Drago…tu ne vois pas que tu nous emmerdes?

— Justement c'est ça le but ma jolie. Toutefois! Je me sens généreux je vais vous laisser. Drago alla pour quitter, mais se retourna. Ah, et avant de partir. Je te conseille de fréquenter d'autre personne qu'eux. Je ne crois pas que ton père serait content de savoir que tu traines avec ces imbéciles. Au revoir!

Puis la porte se referma sous les yeux d'Élizabeth. Elle n'arrivait pas à croire qu'il lui avait fait ça. Elle sentit les larmes monter, mais repoussa en prenant un grand respire. Une main toucha son épaule et elle sursauta en se retournant. Elle tomba dans un océan couleur émeraude. Le regard qu'elle avait devant elle était rempli de confusion. Elle soupira et repoussa Harry pour s'asseoir près de lui; à sa place initiale.

— Pourquoi il t'a appelé Rogue? Demanda Harry sans préambule.

— Euh…je sens que vous allez me détester… Severus Rogue…Le professeur que vous détester tant est en fait mon père… Mon nom au complet c'est Élizabeth Morgan-Rogue, mais ma mère l'a enlevé quand elle a quitté mon père; quand j'avais six ans.

— Et on peut savoir pourquoi la fouine te connait? Poursuivi Ron qui commençait à reprendre des couleurs normales.

— Vous n'avez pas l'air de trop l'aimer lui non plus.

— Non, en effet! Malefoy et son père son de vrai salopard et ça ne m'étonnerais pas que la mère soit pareil!

— Harry, s'il te plait… Drago et moi, on a été amis.

— Alors pourquoi tu n'es pas allé le voir lui pour avoir un compartiment?

— Harry, m'as-tu seulement écouté? J'ai dit qu'on avait été amis. On ne l'est plus.

—Ah…désolé…

Tout le monde se tut. L'annonce de la vieille amitié avait jeté un froid dans le compartiment et Élizabeth était déçu. Juste parce qu'elle avait été avec Drago Malefoy et que son père était le professeur le plus détesté de l'école, ses trois nouveaux amis avaient décidé de finalement ne plus lui adresser la parole. Elle qui pensait avoir eu un coup de chance d'être tombé sur des gens génial et normal, elle se trompait. Ils étaient finalement remplis de préjugés.

— Et merde… Moi qui pensais que vous étiez des gens sympa! Finalement, vous n'êtes pas mieux que les autres. Salut! Je vais allez ailleurs si c'est pour me faire regarder de travers.

Élizabeth se retourna, alors que le trio soupira. Une main la reteint par le bras et la fit se rasseoir. Hermione prit la parole pour les trois.

— On est désolé. C'est vrai…nous aussi on te trouve sympa, seulement ils nous en ont fait baver et c'est difficile de passer par-dessus. Toutefois tu as raison ce n'est pas une raison pour qu'on te laisse seule dans cette nouvelle école. Alors tu peux compter sur nous.

— Merci. Au fait, j'ai vu que Drago…

— S'il te plait, ne l'appelle pas comme ça, ça me donne envie de frapper quelqu'un.

— Désolé Ron. Donc...j'ai vu que Malefoy portait une cravate verte et dans le train, il y en a d'autre qui en a des bleus, des rouges et des jaunes. Je veux dire, pourquoi vous n'avez pas tous la même tenue?

— Je t'explique. Poudlard est divisée en quatre maisons…c'est une longue histoire, je te prêterai mon livre. Donc il y a quatre maisons : Gryffondor qui porte le rouge et l'or, Serdaigle le bleu et le bronze, Poufsouffle le jaune et le noir et pour finir Serpentard le vert et l' argent. Nous, on fait partie de Gryffondor et Malefoy lui de Serpentard. Nos deux maisons se détestent. Mais comme tu vas surement allez là-bas comme ton père y a été, on pourra peut-être faire une exception. Pour le reste, tu devrais en entendre parler au cours de l'année.

— Merci, les gars.

— Ah et je suis préfète en chef cette année, Malefoy aussi, mais c'est un détail. S'il t'embête viens me le dire, je vais m'en occuper.

— Nous on pourra le tabasser si tu le demandes.

— Ron, tu ne feras absolument pas ça sinon tu seras renvoyé et tu as entendu ta mère si tu te fais renvoyer tu vas avoir de gros problème. Viens, Ély…Ça ne te dérange pas que je t'appelle Ély hein?

— Non, ça va.

— Viens on va allez se changer. Les gars profitez-en pendant qu'on n'est pas là.

Les deux filles partir se changer dans les toilettes alors que les garçons le faisaient dans la cabine. Sur le chemin de retour elles croisèrent Ginny qui sortait du compartiment de Neville et Luna. Ginny se joignit à eux et elles retrouvèrent rapidement les garçons. Ginny et Hermione s'assirent avec Ron et discutèrent ensemble. Harry et Ron discutant Quidditch, Élizabeth sortit un baladeur de sa poche et écouta tranquillement sa musique ne s'apercevant pas que tranquillement, elle tombait dans les bras de Morphée.

Après un quart d'heure de discussions sur le Quidditch, il n'y avait vite plus rien à dire. Alors que Ron sortait pour prendre des nouvelles des autres, Harry partit dans la contemplation de la fille qui s'était endormie à ses côtés. La tête reposant sur le mur, Élizabeth semblait sereine. Il ignorait pourquoi, mais depuis qu'elle était entrée dans le compartiment, il ne cessait de lui lancer des coups d'œil. Cette fille était d'une beauté incroyable. Il ne pouvait dire qu'est-ce qui exactement la différenciait des autres, mais elle était unique et simplement magnifique. Plus il la regardait, moins il arrivait à croire que Rogue puisse être son père. Ses cheveux, bien qu'ils aient la même couleur que ceux du professeur : un noir d'ébène, semblait soyeux et d'une douceur incroyable alors que son père semblait les avoir si graisseux. Et ses yeux qui étaient de la couleur de ses propres yeux le troublaient particulièrement. Élizabeth était petite et semblait d'une fragilité incroyable alors que lorsqu'on la regardait son visage laissait passé une froideur complète comme un bouclier qu'elle s'était forgée. D'ailleurs cela lui faisait penser au visage impassible que Malefoy arborait avec fierté. Quoi qu'il en soit, Élizabeth semblait avoir une blessure au cœur et il se dit que peut-être pourrait-il l'aider à guérir cette blessure, ne serait-ce qu'en étant là.


Donc voilà, c'était mon sixième chapitre. J'espère que vous avez apprécié, moi j'attend vos commentaires et essaie d'écrire le plus vite possible. On se retrouve pour la suite! Review please!

-xxx- Darky