Bonjour tout le monde ! Quelle belle journée ! Enfin bon y pleut -- mais au moins, on crève pas de chaud et je peux ENFIN poster mon 7e chap ! Figurez qu'à cause de la chaleur, mon PC surchauffe et se coupe toutes les 2 minutes XD C'est top cool :s
Bref, voilà enfin la suite et je tenais à dire que ce n'est pas un chap que j'apprécie énormément. Il fallait que je réintroduise Keira à l'histoire - car elle deviendra importante plus tard - et je trouve que les passages où sont présentes Lizy et Keira sont un peu... cuculs ?
En tout cas, n'hésitez pas à me donner votre avis :D Même des critiques, du moment qu'elles sont fondées et expliquées, j'accepte
BzOoOoxX
RaR :
Caella : Merci beaucoup à toi D J'espère que tu aimeras toujours autant cette suite !
Shihodo : Désolée pour le Mary-Sue mais maintenant, j'peux plus changer, j'vais pas faire mourir ma Lizy pour qu'il sorte avec Ginny lol ! Après ça, c'est question de goûts, y en a qui aiment les fics comme ça, d'autres non. Désolée si tu fais partie de la seconde catégorie ' En tout cas, merci pour ta review et je vais essayer de corriger mes erreurs sauf Lizy quoi parce que pour moi, c'est pas une erreur ' On s'est compris D
Lilli-Puce : Merci beaucoup ! Voilà enfin la suite ! Ce serait de moi, je mériterais des coups de fouet mais comme c'est mon ordi et que lui on peut pas le menotter ! J'raconte n'importe quoi faut pas faire attention mdr XD
Ginny 360 : Une de mes revieweuses depuis le début ça fait plaisir Ca me dit qu'au moins, on me quitte pas au bout de 3 chapitres lol ! Merci pour ta review encore une fois
The Lady Voldemort : Toi aussi tu es une revieweuse fidèle :p lol ! Merci beaucoup et bonne lecture !
Shana : Eh bien, je vais te faire un petit commentaire de moi et de Lizy pour voir les similitudes et les différences Alors Lizy est petite, je suis petite. Lizy a les yeux bleu vert, j'ai les yeux bleu vert. Lizy est brune aux cheveux longs, je suis blonde aux cheveux courts. Lizy est prête à tout pour Tom même à tuer et à répendre la souffrance. Moi, mon mec que ce soit un pur beau gosse ou pas, y peut toujours rêver pour que je tue qui que ce soit ' lol ! Lizy n'a pas beaucoup d'amis et déteste être avec les autres. J'ai pas mal de copains et quelques très bons amis. Mais j'adore rencontrer des nouvelles têtes et ma pire peur est de me retrouver toute seule :-# Bref Lizy et moi, on ne se ressemble pas beaucoup. Ce n'est pas pour ça qu'elle est mon opposé. Je pense que chaque auteur met un ptit peu de lui quand il écrit une fic surtout quand c'est un personnage qu'il invente ! Eh bien, elle est longue cette réponse lol ! Mais j'espère que ça aura bien répondu à ta question :D Bonne lecture !
Si vous avez des questions comme Shana, n'hésitez pas non plus à me le faire savoir !
Chapitre 7 : Premières lueurs
Après s'être préparée, Lizy redescendit à l'étage inférieur. Elle se sentait légère et tellement heureuse. Elle avançait le long des couloirs sans réellement les voir, se demandant tout de même si elle pouvait se préparer un petit déjeuner. Elle trouva enfin une grande cuisine ou quelques Mangemorts avaient pris place. L'un d'entre eux, un homme brun de grande taille lisait la gazette du sorcier, un autre plus petit assis en face de lui remuait sa cuillère dans sa tasse d'un air rêveur et une femme aux cheveux chatain coupés courts se versait du lait dans un bol près de la cuisinière. Deux elfes arrivèrent au même moment.
- Non, madame ! Laissez-nous faire ! s'écria l'un d'entre eux.
- Hors de question ! siffla la femme en reposant la casserole. Je préfère préparer ma propre nourriture toute seule !
Puis d'un air hautain, elle alla s'asseoir à l'écart. Lizy ne comprit guère pourquoi elle refusait l'aide des elfes. Sa petite Syna le lui avait toujours préparer ses repas comme il se devait. L'un des elfes accourut vers elle.
- Je vous sers quelque chose, miss ? demanda-t-il, presque avec espoir.
- Je veux bien un chocolat avec des toasts, répondit-elle.
- J'arrive tout de suite, miss !
- Prends ton temps.
Elle alla prendre place non loin des deux hommes afin de pouvoir les observer toute à sa guise. Des raclements de couverts sur la table se firent bientôt entendre.
- Merci, c'est quoi ton nom ? demanda-t-elle.
- Grevich, minauda l'elfe.
- Tu peux t'en aller.
Il fit une petite courbette et s'éloigna tandis que Lizy goûtait à son petit déjeuner. Elle le trouva très bon et jeta un regard narquois à la femme sur sa droite qui ne lui en rendit pas. Les minutes s'écoulèrent. Les Mangemorts allaient et venaient mais aucun d'entre eux ne faisait réellement attention à elle. Tant mieux. Alors qu'elle allait se lever pour quitter la cuisine, une main se posa sur la sienne.
- Salut.
Elle releva les yeux et tomba dans ceux de Drago.
- Salut, Drago, répondit-elle à mi-voix.
- Accueillante, dites-moi, se moqua Drago.
- Je n'ai pas le temps de m'amuser, Drago. Laisse moi passer.
Elle le contourna et prit la direction de la sortie. Elle entendit quelqu'un courir derrière elle.
- Tu peux m'expliquer, je te pris, dit-il en se postant devant elle.
Elle le regarda longuement. Voldemort ne voulait plus qu'elle ait de contacts avec lui. Pas directs en tout cas. Elle n'avait qu'à le lui dire après tout.
- Drago, il faut qu'on se tienne à l'écart, dit-elle d'une petite voix. Désolée. Tu comprendras.
Drago ouvrit la bouche pour répliquer mais la referma immédiatement. Il fit un pas sur le côté en baissant la tête et elle put poursuivre sa route.
Elle était revenue chez elle afin de se changer. Elle se demanda si elle devrait emmener quelques vêtements au manoir. Elle se renseignerait auprès de Tom. En fin d'après-midi, un hibou fit irruption chez elle. Elle s'approcha de lui et lui retira la lettre accrochée à la patte qu'il avait tendue :
Salut, ma Lizy !
Comment vas-tu ? Pas d'ennuis, j'espère ! Tu te rappelles ce que maman m'avait dis ? Qu'elle avait une surprise pour moi ? Eh bien, devine ! Nous sommes au Japon !
J'ai toujours rêvé de visiter ce pays ! J'ai vécu quelques années en Corée comme tu le sais mais je n'ai jamais franchie les frontières du Japon ! C'est tellement beau ! Tous ces temples, ces cultures ! Leur style vestimentaire est trop kawaiiii ! J'adore !
Désolée, je te raconte légèrement ma vie là ! Tout ça pour te dire que je rentre dans une semaine, je pourrais venir chez toi à ce moment-là !
Alors, ça avance avec Tu-Sais-Qui ? Mon petit doigt me dit que oui, et pas qu'un peu !
Je t'embrasse fort.
Amitiés.
Keira
" C'est incroyable ! Comment fait-elle pour toujours tout savoir ? pensa Lizy avec un sourire. "
Keira était donc au Japon. Elle en avait de la chance. Lizy aussi aurait adoré visiter ce pays. Le style gothique lolita est très répandu là-bas et elle affectionnait tout particulièrement cela. Elle arrivait donc dans une semaine. Elle se demandait de quelle manière elle lui annoncerait qu'elle était lié au Seigneur des Ténèbres.
- Je suis sûre qu'elle va en rire ! s'exclama Lizy pour elle seule. Bon, je vais retourner au manoir.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il était bientôt 19h00 quand elle attérit dans le cimetière. Quelqu'un en fit de même non loin d'elle et elle laissa échapper un cris de surprise.
- Que faites-vous là ? s'étonna l'homme se tenant face à elle.
- Je pourrais vous demander la même chose, professeur, répondit Lizy.
C'était le professeur Rogue, son professeur de potions. Il lui avait toujours témoigné une grande affection. Elle se souvint. Il avait pris la fuite en même temps que Drago le soir du meurtre de Dumbledore. Meurtre qu'il avait lui-même commis.
- Vous avez tué Dumbledore, laissa échapper Lizy.
- C'est possible, dit-il calmement. Maintenant, puis-je savoir ce que vous fabriquez ici ?
- Je pense que l'on fait partie du même bateau, annonça Lizy. Moi aussi, je suis au service du Seigneur des Ténèbres.
- Depuis longtemps ?
- Trois mois.
Une minute de silence s'écoula.
- Je savais bien que vous aviez de l'ambition, Lizy, reprit Rogue. Mais je ne me serai jamais douté à ce point.
- Vous me blessez, professeur, dit-elle avec un sourire moqueur. Bon, si nous rentrions au manoir ?
Il acquiesça d'un signe de tête et tous deux se dirigèrent vers le domaine de leur maître. Quand ils y pénétrèrent, un grand vacarme faisait rage dans la salle à manger.
- Que se passe-t-il ? demanda Rogue pour lui-même.
Il prit la direction du tulmute, suivi par Lizy. Ils virent Nott et un autre Mangemort se disputer avec haine.
- Comment as-tu pu laisser Rookwood dans des draps pareils ? coléra Nott. Indigne Mangemort !
- C'était lui ou nous deux ! répliqua le Mangemort. Et ce n'est pas à toi de me dire ce que je devais faire !
- Si, Jimmy ! Parce que tu es vraiment incompétent !
Jimmy se retourna vers lui dans l'attention de le frapper mais Rogue l'arrêta.
- Maintenant, ça suffit ces gamineries ! lança-t-il froidement en lui tenant le bras.
- Rogue, espèce d'immonde... commença Jimmy.
- Je vous conseille de ne pas aller plus loin ! l'interrompit Lizy.
Les regards se tournèrent vers elle et des sourires apparurent sur certains visages.
- Qu'est-ce qu'elle veut, la petite brunette ? railla un homme blond et carré. Elle se mêle des histoires des grands ?
Plusieurs éclatèrent de rire. Lizy ne se laissa pas démonter.
- Si je suis capable de comprendre vos histoires, c'est que votre QI de "grands" n'est pas très élevé.
Le blond perdit son sourire et s'approcha d'elle, les yeux plissés.
- Tu vas recevoir une bonne leçon, avertit-t-il en lui tenant fermement les bras.
- Ejecto !
Le blond lâcha prise et Lizy se retourna. Elle vit avec un sourire Tom entrer dans la pièce. Il traversa la salle à manger et le prit par le col de sa robe.
- Tu la retouches une fois, prévint Tom, tu ne reverras jamais la lumière du jour !
Et il le laissa tomber à terre sans ménagements. Chacun le regarda, ne savant que faire. Il traversa la pièce et vint se placer devant Lizy.
- Il ne t'a rien fait ? demanda-t-il.
Lizy agita la tête en signe de dénégation. Il caressa d'une main sa joue et lui déposa un petit baiser sur les lèvres. Il la prit par les épaules et se retourna vers ses partisans.
- Le premier qui la touche ou lui manque de respect aura affaire à moi, lança-t-il avec un regard noir pour l'assemblée.
Le silence accueillant la nouvelle le contenta et il entraina Lizy en dehors de la pièce.
- Où m'emmènes-tu, Tom ? demanda la jeune fille une fois qu'elle fut sûre que personne ne les entende.
Il ne répondit pas et ne prit même pas la peine de la regarder. Il la fit entrer sans ménagements dans un salon et ferma les portes derrière lui. Elle le regarda avec incompréhension. Que se passait-il ? Il alla prendre une bouteille de vodka dissimulé dans le placard d'un petit meuble, attrapa deux verres et les remplit. Il s'approcha d'elle à pas lents et lui mit une coupe dans la main.
- Tom, je ne comprend pas, dit Lizy, désorientée. Que se passe-t-il ?
- C'est la fête, non ? On est officiellement ensemble, répondit-il.
- Dans ce cas, pourquoi agis-tu ainsi avec moi ?
Il but une gorgée et la regarda dans les yeux.
- Ecoute, pour l'instant, j'aimerai que le calme règne dans mes rangs alors cesse de t'éxhiber sinon tu ne resteras pas longtemps auprès de moi.
Il lui tourna le dos et alla s'asseoir dans un fauteuil, les jambes légèrement écartées, un bras sur un accoudoir et l'autre tenant toujours son verre. Elle dériva quelques secondes sur cette vision charmeuse avant de se remettre les idées en place.
- Je m'éxhibe ? répéta-t-elle outrée.
- Oui, ma chérie, tu t'éxibes.
Elle fut de plus en plus offusquée.
- Je ne faisais que défendre mon professeur, argumenta-t-elle. Après tout, tu parles de calme mais il n'y en avait pas entre eux.
- Viens par là, dit-il en lui tendant la main.
Elle s'avança vers lui et posa sa main dans la sienne.
- Tu ne dois montrer aucune préférence, Lizy, aucun sentiment, aucune confiance, dit-il. Sinon, cela te mênera à ta perte.
- Cela signifie-t-il que je ne dois t'accorder aucune confiance, aucun sentiment ? interrogea-t-elle.
Il posa son verre sur une table à côté du fauteuil et l'attira à lui.
- Ma chérie, il se trouve que moi, je suis le maître, pas un serviteur. Alors, Lizy, je te le redemande, te donnes-tu entièrement à moi ? Pas seulement comme cette nuit, non. Tu n'as confiance qu'en moi, tu n'aimes que moi.
- Tom, je tiens énormément à Keira, tu ne peux pas m'obliger à...
- Va pour ta Keira, c'est une fille, je m'en fiche, coupa Tom agacé.
- Et pour Drago...
- Un seul homme, Lizy. Tu es allé trop loin avec lui. L'envie pourrait te revenir.
Lizy ne sut que répondre.
- Alors ? s'impatienta Tom.
- Je suis toute à toi, Tom, annonça-t-elle.
- Parfait, dit-il mielleux. De plus, quand il y a des problèmes de la sorte, laisse les se débrouiller.
- D'accord...
Il la fit s'asseoir sur lui et l'embrassa. Il la regarda, les yeux pétillants puis après un sourire presque malsaint, il lui demanda :
- Tu pourrais me faire une petite gâterie ?
Lizy eut tout de suite de sombres pensées et cela le fit éclater de rire.
- Mais non, pas si bas, cher ange, assura-t-il souriant toujours.
Il lui montra son cou pâle et elle-même eut un sourire. Elle passa sa langue sur ses propres lèvres.
- Hum, moment de faiblesse ? demanda-t-elle narquoisement.
- Non, je dirai plutôt d'envie. Tiens d'ailleurs.
Il ouvrit le tiroir du meuble à côté du fauteuil et en sortit un paquet de cigarettes. Il en plaça une entre ses lèvres et l'alluma en claquant des doigts.
- Tu fûmes, toi ? questionna-t-elle, surprise.
- Je m'y suis mis il y a peu. C'est apaisant. Grâce aux méhôdes magiques, la nicotine ne reste pas dans nos poumons.
- Quelle bonne nouvelle, poursuivit-elle toujours moqueuse.
Il retira la cigarette de sa bouche, souffla un long filet de fûmée et se mordit sensuellement la lèvre. Le coeur de Lizy s'emballa. Elle sentit une main s'appuyer derrière sa tête et elle se souvint du désir de Tom. Elle se pencha vers son cou, captura un morceau de peau qu'elle commença à suçoter avec douceur. Tom passa sa main dans son dos qu'il caressa, laissant échapper de temps à autre un soupir de satisfaction tout en fumant avec lenteur.
Quelques minutes plus tard, la tranquillité de la pièce fut interrompue par une entrée hâtive d'un Mangemort en mauvais état. Lizy sursauta et arrêta son activité tandis que Tom semblait s'attendre à cette entrée.
- Eh bien, ma chérie, ne t'arrête pas, tu fais ça tellement bien, murmura Tom à Lizy.
Elle acquiesça et plongea de nouveau dans le cou de Tom.
- Je ne tiendrais, pour une fois, pas compte du fait que tu viens d'entrer de manière très impolie dans cette pièce, Rookwood, dit Tom en tirant de nouveau sur sa cigarette. Dis moi seulement : où étais-tu ?
- Maître, commença le dénommé Rookwood qui semblait vraiment en piteux état, je me suis fais attraper par des membres de l'Ordre du phénix. Il voulait des renseignements sur vos agissements.
- Ils ne t'ont pas envoyé à Azkaban ? demanda Tom, étonné.
- Ils savent très bien qu'il est trop simple pour nous de nous échapper à présent, répondit Rookwood en reprenant son souffle. Mais j'ai réussi à m'enfuir alors que c'était une jeune fille stupide du nom de Tonks qui me surveillait. Elle est tellement maladroite qu'elle en a oublié que j'étais dans la pièce devant laquelle elle se tenait.
- Tu n'as rien dis, naturellement ? interrogea Tom soupçonneux.
- Je les ai mis sur de fausses pistes bien sûr, sinon ils m'auraient tué, répondit Rookwood.
- Bien, Rookwood, bien, approuva Tom. Allez, va te faire soigner. Tu dégoulines de sang.
Rookwood s'abaissa légèrement, se retourna et commença à se diriger vers la porte. Mais il fit demi-tour. Il regarda Lizy toujours occupée et Tom qui ne semblait pas en être gêné.
- Que faites-vous ? demanda Rookwood.
Les mots étaient sortis tous seuls de sa bouche.
- Ca ne te regarde pas, lança Tom.
- Mais je...
- Mais quoi ?
Il stoppa Lizy et lui fit mettre pied à terre afin de pouvoir se lever à son tour. Il s'approcha de Rookwood.
- Tu ne voudrais pas avoir plus de blessures que tu n'en as déjà, Rookwood ? menaça-t-il.
- Nullement. Je m'excuse, mon maître.
Il s'abaissa de nouveau et sortit. Tom fit disparaître sa cigarette et alla se regarder dans un miroir et observa son coup.
- Seigneur, quelle marque, dit-il amusé.
- Tu vas l'effacer ?
Il se retourna vers son interlocutrice et sourit.
- Cela te peinerait ?
- Oui, avoua-t-elle.
Il se tourna de nouveau vers le miroir.
- Ca me donne un style comme ça, finit-il par dire. Je la laisse.
Un grand sourire se dessina alors sur le visage de Lizy.
La semaine s'écoula calmement. Lizy s'était installé au manoir. Tom la demandait chaque soir et elle s'éveillait à ses côtés au petit matin. Il partait assez souvent la journée afin de voir comment avançaient ses affaires. Il ne lui demandait pas de faire une chose en particulier. Il ne lui confiait pas de mission. Elle en ignorait la raison. D'ailleurs, cela valait mieux pour elle. Keira arrivait le lendemain, c'était préférable pour Lizy qu'elle n'ait rien à faire, même si elle aurait aimé.
- Tom, demain, je vais... retourner chez moi, annonça-t-elle alors que celui-ci s'habillait après une nouvelle nuit mouvementée.
Il se retourna vers elle, sa chemise à la main.
- Déjà lassée ? demanda-t-il moqueur.
- Je ne pense pas que je le serai un jour, déclara-t-elle avec un sourire. C'est juste que ma meilleure amie va arriver chez moi demain et j'aimerais passer quelques jours avec elle.
- Amène-la moi le plus tôt possible, dit Tom en boutonnant sa chemise.
- Te l'amener ?
Il se retourna vers elle et éclata de rire.
- Voyons, ma chérie, n'aie aucune crainte, assura-t-il de sa voix trainante. Tu n'as aucune rivale. Je veux seulement la voir pour qu'elle rentre dans nos rangs.
- Tu vas lui faire accomplir une mission ?
- Cela va de soit. Que veut-elle faire dans la vie ?
- Elle veut se mettre au service du ministre des affaires étrangères. Elle aimerait s'occuper des pays d'Orient.
Il eut un sourire approbateur.
- Parfait, je n'avais pas encore de Mangemort à ce poste. Elle n'aura qu'à observer.
- Et moi, Tom ? Pourquoi ne me confis-tu rien ? demanda-t-elle soucieuse.
Il s'approcha et se pencha au dessus d'elle.
- Tu n'es pas assez occupée avec moi ? interrogea-t-il malicieux.
A sa grande stupéfaction, elle éclata en sanglots.
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta-t-il, surpris.
- Tom ! Tu ne vas pas faire de moi une femme au foyer tout de même ! Ou pire, ta petite traînée qui n'est là que pour te satisfaire !
La main de Tom allait partir mais quelque chose lui dit que ce n'était pas une bonne idée. Il la prit alors par les épaules et la secoua.
- Mais ça ne va pas ! s'exclama-t-il. Comment peux-tu dire une chose pareille ?
- C'est la vérité, Tom ! parvint-elle à articuler entre deux sanglots. Toutes les nuits, parfois dans la journée ! J'accepte sans rechigner parce que... parce que je t'aime, Tom !
Il s'écarta un instant ne sachant que faire. Il lui caressa alors délicatement le bras.
- Lizy, tu n'es pas une traînée, encore moins la mienne. Tu es une femme et si je ne te confis pas de mission c'est dû au fait que...
Il s'interrompit. Lizy le regarda, attendant la suite.
- Je... je veux te protéger, acheva-t-il presque honteux.
Il se releva et prit la direction de la porte. Lizy descendit du lit et couru derrière lui. Elle lui attrapa le bras.
- Merci, Tom... murmura-t-elle, des larmes coulant toujours sur ses joues.
Il se retourna vers elle. Il semblait gêner.
- Mais tu sais, je pense, sans me vanter, que je suis prête à me battre. Je suis très forte en combat rapproché.
Tom prit le visage de Lizy dans ses mains et la regarda dans les yeux.
- Dans trois jours, nous allons attaquer au Nord, annonça-t-il. Je vais avec eux. Tu n'auras qu'à venir toi aussi.
Elle acquiesça d'un signe de tête. Il se pencha vers elle et l'embrassa longuement. Il ne l'avait jamais embrassée de la sorte. Il semblait vouloir la rassurer.
- Ne redis plus jamais de bêtises plus grosses que toi, prévint-il.
Il la lâcha, ouvrit la porte et sortit laissant une Lizy émue et heureuse derrière lui.
Le lendemain, aux alentours des 14 heures, Lizy attendait impatiemment dans son jardin que son amie arrive. Elle la vit bientôt apparaître devant elle, une valise à la main et arborant un joli petit bronzage. Elle accourut aussitôt dans ses bras et l'invita à entrer.
- Laisse ta valise là, dit Lizy en entrant dans le hall. On la montera tout à l'heure.
Keira acquiesça et suivit son amie dans la cuisine où elle lui offrit à boire.
- Alors, raconte moi, dit Lizy. Comment c'était ?
- On a visité Tokyo et Kyoto principalement, annonça Keira. C'est vraiment magnifique ! Je te montrerais des photos tout à l'heure. Elles sont dans ma valise.
Elle lui raconta alors ce qu'elle avait visité. Lizy l'enviait beaucoup.
- La prochaine fois, on ira toutes les deux, ria Keira. Les sorciers japonais sont vraiment extraordinaires. Et toi alors ? Quoi de neuf ?
Elle avait déjà un sourire coquin.
- Eh bien...
Elle lui parla alors de son rapprochement avec Voldemort. Elle lui expliqua absolument tout, dans les moindres détails même la journée qu'elle avait eu la veille.
- Alors, tu vas aller te battre ? demanda Keira, inquiète.
- Oui.
- Alors je viens avec toi.
- Keira...
- Non, tu ne m'en empêchera pas.
- Mais ce n'est pas ça Keira. IL veut te voir...
Keira eut l'air stupéfaite.
- Il me veut auprès de lui ? interrogea-t-elle.
- En quelque sorte, répondit Lizy. D'ailleurs, je dois t'emmener le plus rapidement possible jusqu'au manoir...
Keira semblait réfléchir.
- Tu as peur ?
- Oui, un peu, avoua Keira.
Lizy s'approcha d'elle et lui prit les mains.
- Je serai avec toi, assura-t-elle, mais si tu ne veux pas, tu n'es pas obligée...
- Si je veux être à tes côtés ! Nous n'avons qu'à y aller maintenant.
Lizy ne savait quoi faire. Elle ne voulait pas qu'elle fasse ça sur un coup de tête.
- Tu es sûre ?
- Absolument.
Lizy prit alors son amie par la main et l'entraina dans le jardin.
- Manoir Jedusor, lança Lizy.
Et elle transplana, suivit de Keira.
- Un cimetière ? s'étonna Keira qui s'accrocha au bras de Lizy.
Celle-ci la rassura et l'entraina vers le manoir.
- Au fait, il agit plutôt bizarrement. Il ne se gêne pas pour montrer que je suis toute à lui.
- Je n'aurai jamais pensé que tu pourrais te soumettre à ce point, remarqua Keira.
- Ce n'est pas vraiment de la soumission, dit Lizy. Enfin si mais... tu comprendras vite pourquoi je ne peux pas résister...
Elle ouvrit les portes du manoir et toutes deux y pénétrèrent.
- Hep, tu pourrais me dire où je peux trouver le maître ? se renseigna Lizy auprès d'un Mangemort d'une vingtaine d'années.
- Grand salon, je crois.
- Merci.
Elle conduisit alors Keira jusqu'au Grand Salon. Arrivées à destination, Lizy toqua à la porte.
- Oui ? demanda la voix de Tom.
Elle ouvrit la porte et entra dans la pièce. Tom eut un sourire et lui fit signe d'approcher.
- Bonjour, dit-il.
Il la colla contre lui et l'embrassa. Lizy le repoussa gentiment.
- Qui a-t-il ? demanda-t-il.
- J'ai amené Keira, répondit-elle.
- Aaaah, fais la entrer !
Il alla s'asseoir dans son fauteuil et Lizy fit entrer Keira.
- Tu peux rester, Lizy, indiqua Tom. Approche Keira.
Celle-ci s'avança vers lui et s'agenouilla. Ils parlèrent alors du "souhait" de Keira de le rejoindre, de l'aide qu'elle pourrait lui apporter...
- Eh bien nous verrons tout cela, termina Tom. Je n'ai rien à te confier pour le moment, je verrais plus tard.
- Bien, puis-je me joindre à vous pour la bataille que vous comptez mener après demain ? demanda Keira.
Tom jeta un regard à Lizy puis sourit.
- Si tu le souhaites, oui.
Keira acquiesça d'un signe de tête puis elle sortit de la pièce. Lizy allait en faire autant mais Tom, avec une vitesse extraordinaire, réussi à se placer devant la porte.
- Tu ne restes pas cette nuit ?
- Tom, j'ai une invitée.
- Tu vas me manquer, dit-il d'une voix chaude à son oreille. Tout seul dans mon lit.
- Tu en auras encore plus en revenant de la bataille comme ça, lança-t-elle avec un sourire.
Elle l'embrassa, rejoignit Keira et toutes deux rentrèrent chez Lizy.
