« Musique en fond sonore et Pluie en fond visuel. Muses d'inspiration, tête dans les nuages. »

« On devrait interdire à certaines musiques d'être trop belles »

Ce chapitre devait être à l'origine un chapitre de transition presque d'exploitation de détail. Mais le fait que je l'ai écrit un jour de pluie, en écoutant des chansons magnifiques ont influencé ma manière d'écrire. J'écris comme le temps, changeant.

Pour cela, je remercie Bewitch Tales qui sans le savoir, grâce aux pistes de lecture qu'elle nous fait pour ses fictions m'a donné l'inspiration. Merci aussi à ma beta d'amour Dairy22, qui dans sa curiosité sur notre couple préféré à demander un flash-back.

Je les remercie tout simplement parce qu'elles sont là, avec tous ces auteurs que j'aime et que vous lisez comme moi.

On ne laisse pas de commentaire pour de très bonne raison : Pas le temps, trop hâte de lire la suite, ce chapitre est trop court à mon gout, trop de faute il n'en mérite pas, pas assez de surprise, trop de surprise, pas assez de cohérence, pas assez bien écrit. On laisse également des commentaires pour de bonnes raisons : Un chapitre qui fait pleurer. Un chapitre qui nous fait rire. Un chapitre bien écrit. Un chapitre écrit par une amie. Un chapitre écrit par une personne réelle, inconnue certes, mais une personne réelle qui en lisant un simple commentaire s'illuminera d'un sourire. Celle qui écrivent et qui lisent ses lignes, avouez que vous aimez recevoir des reviews.

Nous sommes toutes les mêmes. La réponse sera donc la même : Bien sur que oui ! Nous ne demandons pas des reviews à chaque chapitre. Non. Nous demandons que parfois vous cliquiez sur un bouton en fin de page et que vous nous donniez votre avis. « Bien ». « Nul ». Certains nous font des analyses, d'autres des texto mais quand on aime, on ne s'embarrasse pas des détails. S'ils sont positifs on est heureux. Quand ils le sont moins, on réagit différemment, mais au moins on a eu une réaction. Nous même ne laissons pas toujours des reviews pour des bonnes raisons.

Mais finalement, quand on apprécie on s'arrête sur le dernier chapitre pour dire ce qu'on a pensé et on s'abonne à la suite. Pour ma part, il m'est arrivé de regretter de ne pas avoir écrit des reviews sur des histoires superbes parce qu'avec le temps, les titres disparaissent de nos mémoires. Ce qui est dure quand on veut la relire. Les reviews laissent des traces. Autant dans nos cœurs que dans ceux des autres.

Vous vous dites surement «Bon sang mais elle a pété une durite Oo où sont ses ^^ habituelles et ses petits délires d'introduction ? » Rassurez vous, ils sont toujours là. Sauf que, sans savoir pourquoi moi-même, ce chapitre aura une saveur différente. Saveur que j'espère vous ressentirez et apprécierez. Merci pour celles et ceux qui ont lu. J'ai conscience que cette introduction est longue, mais j'avais besoin de l'écrire. Merci tout simplement de lire cette histoire qui est aussi votre propriété.

MlleGanou

PS : Ce chapitre sera en deux parties !!!

Chapitre 6 : Les Larmes du Fléreur.(1)

Un simple vasistas permettait à un maigre rayon de lumière d'éclairer ce qu'Hermione Granger considérait comme son « Studio de Survie ». Lorsqu'elle s'y était réveillée la première fois, elle était trop concentrée et fatiguée pour étudier avec soin son nouveau « Chez Elle ».

Maintenant, elle pouvait voir grâce aux faibles lueurs de jours et de nombreuse chandelles enchantées le lieu où elle vivrait jusqu'à la fin de la guerre. A cette pensée, son cœur se contracta. Elle ne serait d'aucune utilité pendant toute cette période. Elle ne pourrait pas aider Ron et Harry dans leur recherche des Horcruxes. Combien de temps passerait avant qu'elle puisse les serrer dans ses bras ? Un mois ? Un an ? Dix ? La dernière fois, c'est Harry qui avait libéré le monde des Sorciers de Voldemort mais maintenant ? Il restait encore tant d'Horcruxe et ils n'étaient plus que deux dans leur quête. Surtout qu'elle n'était plus là pour les aider.

Elle soupira une nouvelle fois avant de se lever de son bureau pour prendre un livre dans la petite bibliothèque dont était dotée sa chambre. Lire. La seule chose qu'elle ferait durant ces minutes interminables.

Elle leva les yeux vers le vasistas. Combien de temps avant de sentir directement la lumière du jour sur son visage ? Combien de temps avant de respirer de l'air frais ?

Son cœur se sera dans sa poitrine. Combien de temps avant de revoir Ron et Harry ? Elle s'était préparée à perdre de vues des personnes durant leurs quêtes des Horcruxes. Elle s'était préparée à en perdre tout simplement. Elle savait qu'il y aurait des morts, elle n'était pas stupide. Pourtant, il y en avait dont elle ne supporterait pas la perte. Harry premièrement. Oui, Harry. Sa mort signifierait leur mort à tous autant sur le plan physique que mentale. Si Harry disparaissait, il n'y aurait plus aucune chance de vivre quelques secondes de bonheur dans un monde promis à la violence. Un monde de Haine. Voilà le monde qu'il laisserait s'il mourrait. Un océan de noirceur.

Sa peau fut parcourue d'un frisson. Elle ne devait pas y penser. Non, elle ne pouvait pas. Un monde sans Harry était inenvisageable. La défaite l'était tout autant. Non. Stop. Ne pas penser aux Nées-Moldus. Ne pas penser aux Moldus. Ne pas penser aux Elfes de maison et à toutes ces créatures que les plus médiévaux des sorciers considérait comme des sous-êtres ou encore des Hybrides.

Ron en seconde place. Malgré tout, Ron. Un 'tout' plein de rancœur et d'incertitude. Des non-dits, des trop-dits. Malgré ses sentiments. Malgré leurs sentiments. Non. Elle ne devait pas remettre en question cette partie de son cœur. Ron était amoureux d'elle et elle l'aimait. Il n'y avait rien à remettre en question. Absolument rien.

« Mais. »

Ses doigts se crispèrent sur le pauvre roman qu'elle venait de prendre. Toujours cette voix. Sarcastique. Indifférente. Dotée d'une pointe d'amusement. Et pourtant si riche de vérité.

Un 'Mais'. Un tout simple 'Mais'. Mais rien n'était simple. Le monde dans lequel elle vivait ne l'était pas. L'Amitié encore moins. L'Amour ? N'en parlons même pas. La Haine ? Idem. Simplement idem. Encore un simple.

Elle se laissa tomber sur son lit. Trop de pensées contradictoires se mélangeaient, s'entrechoquaient dans son esprit. Elle craignit un instant qu'une migraine vienne se rajouter à tout cela. Heureusement rien ne vint.

Un simple « Mais » s'imposait dans son esprit à chaque fois qu'elle pensait à sa relation avec Ron. Un mot. Une conjonction de coordination. Un assemblement de lettre qui liait deux groupes de mots. Un son distinct qui entrainait la plupart du temps des cris, des larmes, de la tristesse et de la colère. Mais pour elle, il inspirait un autre sentiment. De l'hésitation.

Un doute à la fois simple-car il est aisé de douter- mais extrêmement compliqué pour la simple raison qu'elle ne pouvait que frôler les sources de ce sentiment.

Elle avait des pistes, bien évidement. La déception qu'elle avait ressentie lorsqu'il les avait abandonnés en pleine chasse aux Horcruxes. Quand il était disparu dans ce craquement, cela avait été comme si son cœur se déchirait. Il avait piétiné sa souffrance. Dans son élan égoïste, il avait oublié les promesses qu'il lui avait faites. La principale étant de ne pas la laisser seule. Seule, elle réfléchissait trop à ses parents, à la sixième année sous son « Impérium ». Il l'avait soutenu et maintenant il l'abandonnait en pleine forêt.

Elle ne lui avait jamais avoué à quel point il l'avait blessé. Oh bien sur, quand il était revenu, sa colère, ça il l'avait bien vu. Mais la blessure profonde, celle qui fait le plus mal, elle était encore là, béante, risquant de l'infecter à tout moment.

« Arrête »

Arrêter. De se lamenter. De douter.

Commencer. Faire le point. Elle l'aimait. Il l'aimait. Nouvelle répétition de ces certitudes. Il lui avait prouvé. Ces preuves avaient plusieurs formes. Des hurlements qu'il avait poussés lorsqu'il avait été conduit dans les cachots du manoir. Des phrases rassurantes lorsqu'il lui avait promis qu'il ne la laisserait plus seule. Des mots d'amour quand il l'avait serré dans ses bras une fois qu'elle avait enfin abaissé sa baguette qui l'avait si 'bien' accueillit à son retour de la Chaumière aux coquillages. Des baisers tendres et passionnés qui picoraient son corps. Des caresses qui lui avaient fait oublier sa douloureuse absence.

Des larmes. Etait-ce sa preuve à elle de son amour pour lui ? Des larmes de joie. Des larmes de plaisir. Des larmes de peur. Des larmes de douleur. Toutes ces larmes qu'il essuyait de baisers.

Mais jamais. Non jamais, il avait fait disparaitre ses larmes de doutes qui fissuraient le sens des autres perles d'eaux qui coulaient sur ses joues. Hermione s'arrangeait trop bien pour se dissimuler lorsque le barrage de sa conscience se rompait.

Heureusement pour elle, ici elle était loin des regards de quiconque. Le plus paradoxal était surement le fait que cette solitude était la source éloignée de ces larmes.

Elle se leva brusquement. Stop. Elle devait arrêter toutes ces pensées sombres. La solitude avait toujours eu un gout de remise en question pour elle. Le problème était qu'il lui arrivait aussi de faire les mauvais choix dans ces moments là. Elle replaça le roman à sa place en soupirant. Cela ne servait à rien de se remuer les méninges dans le vide. Elle était seule, soit. Elle ne savait pas quand elle reverrait Harry, Ron et ses parents, très bien. Mais c'était une Gryffondor. Elle devait se ressaisir et vivre malgré tout. Les doutes de côtés et hop ! On avance.

Les perles de bois qui composaient le rideau de porte s'entrechoquèrent dans un bruit agréable alors qu'elle passait le pas de la salle de bain. Rien de plus simple pour se détendre et ne plus penser à rien.

Décidément, toutes ces questions auraient bientôt raison d'elle. Son cœur et son esprit ne ferait pas long feu à force de réfléchir dans la cage qu'elle s'était elle-même faite,

Mais parmi toutes ces questions, il n'y en avait qu'une seule qu'elle refusait de se poser. Pourquoi avoir accepté de rester là pour couvrir Drago Malefoy.

Mais bon sang elle allait arrêter de réfléchir pour une fois oui ou non !

Elle retira la vieille robe noire qu'elle portait et la plia avec soin sur la chaise qui était à coté de l'armoire de la salle de bain. Elle se glissa sous le filet d'eau de la douche, laissant le fluide vital la laver de ses pensées sombres. Rogue était venu le lendemain de son arrivée pour lui annoncer que Voldemort avait cru à son assassinat par Drago. Il en avait également profité pour lui expliquer que si elle avait faim, un elfe de Poudlard répondrait à ses demandes. Il avait fini par ajouter qu'il y avait des vêtements qu'elle pouvait utiliser dans l'armoire de la salle de bain. Il lui avait confié qu'il s'agissait des vieux vêtements de sa défunte mère. En effet quand elle y avait jeté un coup d'œil après son départ, elle avait pu constater que le placard de la salle d'eau contenait de nombreuses robes noires ainsi que des vieux uniformes de Serpentard. Elle avait remarqué qu'ils dataient de l'époque où les jupes étaient accordées à la couleur des maisons. Elle avait même eu un petit sourire à l'idée de porter une tenue de Serpentard.

Elle s'enroula dans une serviette après avoir coupé l'eau. La pièce n'était pas trop embuée car l'absence de porte de la salle de bain –remplacé par le rideau de porte- permettait une bonne ventilation. Elle arrêta son regard sur le miroir. Les mains tremblantes, elle écarta la serviette et posa les yeux sur les entailles encore rouges qui traversaient son abdomen. Pendant un instant, ce fut comme si ses blessures l'anesthésiait du monde. Elle se détachait du monde physique alors que ses cauchemars et la lame en argent parcourait son âme et son corps. Comme si elle se rendait soudain compte qu'elle faisait quelque chose de honteux, elle plaqua la serviette contre elle, regrettant de ne pas avoir sa baguette pour embuer ce miroir.

Car elle n'avait plus de baguette. Après avoir vécu à la manière sorcière pendant tant de temps, elle se sentait faible sans elle. Et puis avec ce que lui avait fait Lestrange, elle se sentait encore plus impuissante. Elle n'avait que son intelligence. Pas un gramme de force.

Elle se détourna de son reflet qui lui renvoyait ses défauts et ses blessures à la figure et ouvrit les portes en chêne du meuble. Elle réfléchit un instant. On n'était même pas encore midi mais la fin de ce mois d'avril s'annonçait étonnement chaud pour ce printemps. Ne voulant pas mourir sous les toits qui augmentaient la température, elle ne remit pas la robe noire qu'elle trainait depuis deux jours. Non, elle mettrait le vieil uniforme d'Eileen Prince.

Elle se glissa dedans rapidement et se fit une natte pendant que ses cheveux étaient encore humides. Le miroir capta de nouveau son regard et elle ne pu s'empêcher de rire. L'uniforme des serpents lui allait plutôt bien. Elle s'éloigna de son reflet et les perles de bois la chatouillèrent de nouveau lorsqu'elle retourna dans la chambre. Elle s'installa sur fauteuil et tapota du bout du doigt pour que la radio s'allume. Rogue lui avait expliqué qu'il avait compensé son absence de baguette en ensorcelant tout ce qui avait besoin de baguette pour marcher. Par exemple, si elle voulait régler la radio, elle aurait du taper sur celle-ci avec sa baguette et énoncer la station. Mais maintenant, la radio était comme en veille et il suffisait à Hermione de taper sur l'appareil puis dire le nom la station. Son doigt chargé par sa magie lui servait d'ersatz de baguette.

Un grésillement se fit entendre et elle mit en marche ses neurones. Il fallait qu'elle trouve le mot de passe de Potterveille. Ron avait dit que ce dernier avait un rapport avec l'ordre.

« Albus – Fol Œil –Phénix –Harry –Elu –Survivant –Patronus … »

Les mots se suivirent ainsi pendant une bonne demi-heure. Mais rien. Elle allait laisser tomber lorsqu'elle pensa à quelque chose. Lorsqu'il avait écouté la radio il y avait encore quelques jours justes avant leur capture, elle avait remarqué que les deux mots de passe étaient les noms des morts. Or elle était sensée être morte.

« Hermione Granger »

Le grésillement laissa la place à la voix de Lee Jordan.

« …deux nouveaux membres prestigieux sont donc de nouveau avec nous pour cette émission un peu spéciale. Nous vous avions prévenu qu'elle serait cette fois-ci en fin de matinée. Malheureusement pour nous, ce n'est pas pour la meilleure des nouvelles. Eclair, Stratège, re-bienvenue sur Potterveille. Vous nous aviez déjà annoncé la capture d'Hermione il y a trois jours. Il semblerait que vous ayez de bien triste nouvelle à annoncer…

- En effet Rivière, commença Eclair qui n'était d'autre qu'Harry. Le corps d'Hermione nous a été rendu dans une intention malveillante. Son ravisseur, Drago Malefoy avait transplané avec elle durant notre rapide captivité au Manoir Malefoy juste avant que nous puissions intervenir. Ce serpent s'est servi de notre amour pour Hermione. Il l'a capturé et à continuer les tortures qu'avait commencé à infliger sa tante Bellatrix Lestrange… tenta de continuer Harry avant que sa voix ne se brise.

- Nous ignorons si Malefoy a obtenu des informations sur l'ordre mais nous connaissons, connaissions Hermione, se rattrapa la voix de Stratège qui était celle de Ron. Jamais elle ne nous aurait trahis. Nous avons pu entendre les premières horreurs que lui a faites Lestrange. Malgré tout ce qu'elle lui faisait subir, elle a tenu bon. Hermione était l'une des plus courageuses des Gryffondors. Où que tu sois, j'espère que tu entends nos paroles d'amour et d'excuses. Nous aurions du te sauver. Nous t'aimons Mione et ton absence auprès de nous sera un vide qui nous fera souffrir jusqu'à ce que nous te rejoignions… »

Il eu un silence qui s'installa. La radio était muette mais on pouvait distinguer quelques sanglots étouffés. Parmi eux, elle entendait ceux qu'elle laissait échapper. Les larmes coulaient le long de ces joues. Ron et Harry avait suivit leurs instructions et ils souffraient de son absence comme elle souffrait de la leur. Elle se sentit honteuse d'infliger autant de tristesse à ceux qu'elle aimait. Ginny, la famille Weasley qui était comme la sienne, Luna, Neville et tous ces camarades de Gryffondors, les membres de l'Ordre …Elle se souvint de la tristesse qu'elle avait ressentie lorsqu'on avait annoncé la mort de Ted Tonks. Les autres ressentaient-ils cette douleur ?

La voix de Kingsley se fit entendre dans le poste.

« Cette nouvelle nous atteint tous. C'est pour ça que je demande à tous nos auditeurs qui écoutent Potterveille de ne pas se lancer dans des vendettas inutiles contre Drago Malefoy qui est toujours à Poudlard. Hermione croyait en la justice et je pense que malgré tout, elle aimerait qu'il soit jugé pour ses actes. Hermione était honnête et n'aurait jamais supporté que l'on lapide en place publique n'importe qui sans qu'il soit passé devant un tribunat possédant la souveraineté de la population. Les criminels de guerre seront jugés comme tel… La mort d'Hermione est une grande perte pour nous. C'était une jeune femme pleine d'intelligence et de courage. Nous rendrons son corps à ses parents des que …

- Royal … Nous ne pouvons pas faire cela, le coupa Stratège.

- Comment ça ? S'étonna Rivière.

- Hermione avant de partir avec nous dans notre lutte contre le Chef Mangemort a effacé la mémoire de ses parents pour qu'elle n'existe plus à leurs yeux, expliqua Eclair. Elle a eu le courage de protéger ses parents en la faisant disparaitre de leur existence. »

Un silence accompagna cette annonce.

« Hermione voulait être incinéré, nous nous en chargerons et nous disperserons ses cendres en France à la fin de cette guerre. Pour Hermione. »

Plusieurs voix qu'elle connaissait bien firent écho à son nom. Ses sanglots redoublèrent.

« Cette émission s'achève donc. La nouvelle émission aura lieu dans trois jours aux horaires habituels cette fois-ci. Le mot de passe sera Bones. »

La radio s'éteignit d'elle-même, la laissant seule avec ses larmes.

Une heure passa durant lequel Hermione était comme dans un état léthargique. Ce fut un craquement qui la sortit de son état de choc. Elle se redressa vivement, la peur au ventre. Elle avait porté sa main sur sa hanche pour attraper sa baguette sauf que celle-ci ne rencontra que le vide. Elle grogna et chercha autour d'elle ce qui pourrait lui servir. Elle attrapa un grand chandelier. Son cœur s'accéléra lorsqu'elle entendit l'ouverture du passage secret s'ouvrir. Rogue lui avait dis qu'il ne passerait pas avant deux jours ! Elle regarda autour d'elle tandis que les bruits de pas montant l'escalier se faisaient entendre. Elle s'approcha de la porte qui s'ouvrait sur sa chambre et monta sur la table qui était juste à coté du coin de la porte. Elle brandit le chandelier ainsi installé et sauta sur l'intrus des qu'il eu refermé la porte derrière lui.

Les deux jeunes gens tombèrent au sol dans un bruit fort. Hermione le plaqua à terre, menaçant l'inconnu avec son chandelier. Son visage plein de détermination se figea lorsqu'il croisa le regard gris du jeune homme. Ce dernier semblait être partager entre la surprise, la colère et l'amusement.

« Drago ? Mais qu'est ce que tu fais là ?

- Tu veux dire en dessous de toi sur le sol ? C'est la question que je me pose également vois-tu.

- J'ai cru que c'était un intrus. Rogue ne devait pas venir avant deux jours.

- Un intrus qui connaissait le mot de passe.

- Vaut mieux prévenir que guérir.

- Hermione, ne n'est pas que j'ai une vue agréable mais tu m'écrases un peu et il y a un meilleur endroit que le sol pour une visite de courtoisie…

-Idiot, commenta-t-elle en se relevant rapidement pour qu'il ne voie pas son visage rosissant. Allez lève toi…

-A vos ordres Mlle Serpent, s'amusa à dire le vert et argent tout en restant aux sols.

-Qu'est ce que tu me chantes, l'interrogea-t-elle en se retournant.

-Tu as un très bel uniforme, répondit-il avec un sourire un coin. C'est rare une lionne revêtant une mue de serpent.

-C'est un emprunt … Allez viens Monsieur-pas-de-conversation-civilisée-par-terre. »

Ce dernier obéit avec un sourire mais à peine redresser, sa tête tourna et il se sentit attirer par le parquet. Il fut rattrapé de justesse par la jeune femme.

« Tu devrais t'allonger. J'ai du te donner un coup. »

Il ne répondit pas et se laissa conduire au lit de la jeune femme. Il s'étendit et reprit doucement ses esprits. Le vertige passa aux bouts de quelques minutes. Il tourna la tête et il vit qu'Hermione lisait étendu à coté d'elle, le ventre sur la couette.

« Ca va mieux ?

-Ouais.

-Tu veux boire ? Où peut être mangé ? Je n'ai pas grand choses mais assez pour tenir jusqu'à ce soir.

- Rogue ne t'a pas confié un Elfe de Maison ?

-Contrairement à ta famille qui maltraitait ouvertement Dobby, j'évite de les déranger pour un rien. J'ai deux mains, je peux les utiliser, je ne suis pas un manchot, dit-elle avec détachement.

-Mais c'est leur rôle de … Attends, comment tu connais Dobby toi ?

- Oh ! Papa Lucius ne t'a pas expliqué, se mit à rire Hermione. C'est à cause d'Harry qu'il n'est plus à votre service. Dobby voulait éviter qu'il retourne à Poudlard car il a entendu ton père parler du journal de Jedusor. Tu sais, le journal qui a permis d'ouvrir la Chambre des Secrets. Tu savais quand même que c'était de la faute de ton père ? Vu ta tête non. En même temps tu avais à peine 12 ans à l'époque, il ne devait pas tout te dire.

-Tu m'en apprends des trucs …

-Je suis quand même étonné qu'il ne t'a rien dit.

- Je ne parle pas beaucoup avec mon père. C'est surement pour ça que j'ai toujours voulu lui ressemblé quand j'étais enfant.

-Pour qu'il t'aime …

-Ouais surement… Mais je n'ai pas eu une enfance si horrible que ça … Un peu trop pourri gâté avec le recul je pense … Et beaucoup trop d'orgueil.

-Hihihi j'aime bien quand tu te prends des coups sur la tête. Tu te livres un peu. Et je dois avouer que je préfère Drago à Malefoy. »

Il eu un petit silence où le jeune homme observa une Hermione souriante. Elle continuait de regarder les lignes de son livre et ses jambes battaient un rythme imaginaire. Il remarqua que ses yeux semblaient rouges malgré son sourire honnête.

« Tu as pleuré ? lui demanda-t-il de but en blanc. »

Elle tourna son visage vers lui, abandonnant son livre. Il ne lui avait pas posé la question pour l'embarrasser, mais par soucis pour elle.

« Je … Ron et Harry ont annoncé ma mort à la radio sur leur station pirate. Je me suis rendue compte que mon mensonge allait faire souffrir beaucoup de mes proches… Sans oublier qu'entendre son éloge funèbre est très étrange…expliqua-t-elle en fixant la couette sous elle.

-Il n'y a que ça ?

- Comment ça ? S'étonna la jeune Gryffondor en le regardant.

- Enfin … Tu vois ce que je veux dire … On … On en avait parlé alors que je t'avais mise sous Impérium… Enfin je ne sais même pas si tu y étais vraiment. Je dois t'avouer que je n'ai pas tout suivit … »

Il eu un silence. Drago n'osait pas croiser son regard. Il avait honte de cette période de sa vie où il s'était tout simplement servi d'elle. Hermione posa le livre sur la table de nuit et s'entendit sur le dos, ses yeux fixant le plafond.

« Tu parles de notre peur commune… La peur de la solitude… »

Il tourna sa tête pour observer son profil. Celui-ci s'inclina et ils se croisèrent du regard.

OooooOooooO

(NdA : c'est pour toi Fabi !)

Le couloir du septième étage était désert mais particulièrement frais. Hermione Granger s'approcha de la fenêtre où la neige tournoyait. Celle-ci recouvrait encore le parc du château mais d'ici deux ou trois semaines, elle fondrait et viendrait alimenter le lac d'eau supplémentaire. La neige tombait déjà avec moins de force et on sentait bien que l'ambiance magique de la Dame Hiver et de Noël était loin.

Depuis la sortie à Pré-au-lard, on n'avait plus de nouvelle de Katie Bell.

Un frisson qui n'avait aucun lien avec la fraicheur de ce lieu la parcourra. Ses mains se mirent à trembler. La culpabilité s'étendait et elle s'intima l'ordre de la stopper. Elle calma sa respiration ainsi que son rythme cardiaque et commença a fait les allers-retours devant la salle sur demande. La porte apparut et elle la franchit tout en prenant un regard dans le vide et un air détaché.

La pièce était comparable à une petite bibliothèque. Les murs étaient couverts de livre de taille et d'épaisseurs différentes. Dans le fond de la salle, une grande cheminée éloignée des ouvrages réchauffait la pièce et était encadré par quelques fauteuils confortables. Au centre de la pièce était placé une immense table de travail couverte de parchemin vierge ou gribouillé ainsi que de nombreux livres ouverts avec des marques pages. Sur cette table était assoupi Drago Malefoy.

Elle avait remarqué que son visage s'était fait plus terne. Elle avait observé ses cernes qui s'agrandissaient aux fils du temps. Elle avait vu ses sursauts dès qu'un bruit le surprenait, l'angoisse s'écoulant dans son sang. Et au fond d'elle, elle avait sentit une pointe de pitié devant la mission impossible qui lui avait été confié.

Elle posa sa main sur son épaule, lui provoquant un léger bond. Il se redressa et sembla vouloir reprendre contenance. Il passa une main dans ses cheveux tandis qu'Hermione s'asseyait face à lui. Elle sentait que son regard la fixait. Il finit par la questionnée.

« As-tu trouvez un moyen de transplaner dans l'école ?

-Comme le dit l'histoire de Poudlard, un sortilège interdit le transplanage dans l'enceinte de Poudlard. Il se trouve que cette incantation pour plus de sécurité a été couplée avec les incantations pour rendre l'école incartable et j'en passe. Si l'on veut détruire cet enchantement il nous faudrait la puissance de Dumbledore, des professeurs de l'école avec quelques Langues de Plomb. Ou sinon il faudrait carrément faire ressusciter les fondateurs de l'école.

- Sauf que nous sommes seuls contre cette magie trop puissante. Je suis seul avec une mission trop lourde pour moi, soupira-t-il en enfouissant son visage dans ses mains. »

Il avait l'air complètement perdu. Elle s'était arrangée pour que l'Opale n'atteigne jamais Dumbledore. Elle avait fait en sorte qu'Harry, Ron et elle quitte le bar de Rosmerta juste derrière Katie et son amie. La tempête de neige s'épaississait elle en profita donc pour faire un minuscule trou dans le gant de Katie. Elle n'avait jamais pensé utiliser une des formules de farce crée par les jumeaux pour un but aussi maléfique… Elle sortit de ses pensées lorsque le souvenir du visage de Katie l'hanta une fois de trop. Elle regarda Malefoy qui avait l'air toujours aussi désespéré.

« On redoute la solitude car avoir personne autour de nous pour nous tendre la main peut nous effrayer.

- Comment ? L'interrogea-t-il, surpris de ce qu'il entendait.

- Mais malgré ça, quand on se croit seul, il y a toujours une âme présente pour nous faire penser le contraire. Mêmes si elles sont dissimulées, les mains que l'on nous tend, même si on met du temps à les attraper, sont des appuis parfois surprenants. »

Hermione retint un frisson. Elle avait trop parlé. Elle s'était laissé aller à parler avec son cœur alors qu'elle devait rester stoïque. Maintenant il allait se douter de quelques choses. Pourquoi elle n'avait pas pu s'empêché de vouloir le rassurer. Et puis cette histoire de mains tendu ne s'appliquait pas a lui … Elle ne voulait pas l'aider, elle voulait protéger Dumbledore.

« De qui tiens-tu ça ?

- Mes parents. Ce sont les mots qu'ils m'ont dis avant que je monte la première fois dans le Poudlard Express.

-Il est vraiment étrange de voir que certaines inquiétudes sont universelles. Les Moldus et les Sorciers se ressemblent plus dans leurs interrogations que je le pensais. »

Et c'était tout. Il n'ajouta pas de commentaire désagréable. Rien. Elle l'avait rassuré alors il lui épargnait les commentaires insultants qu'il lui avait lancé à la figure à leurs débuts de ''collaboration''.

Oui. Il y avait eu un début de changement pour Drago Malefoy. Le mois de Janvier emportait-il avec lui les insultes et les moqueries ? La fonte des neiges le dira.

OooooOooooO

« Tu étais déjà sous l'Impérium lors de cette discussion ? l'interrogea un Drago qui avait bien changé.

-Théoriquement j'ai toujours été sous impérium. Je ressentais ton influence dès que tu m'ensorcelais en cours ou dans un couloir. J'ai tout simplement réussit à la rejeter, expliqua-t-elle calmement en fixant le plafond.

- Je … Je ne comprends pas. Sincèrement. Tu aurais pu me dénoncé. Tu aurais pu me menacé des que tu t'es libérée de mon enchantement. Au lieu de ça, tu as fais semblant, et cela depuis je ne sais pas combien de temps.

-Si j'étais parti te dénoncer à Dumbledore, il n'aurait rien fait je pense. Il avait confiance en toi, je suis sur qu'il pensait que tu étais bon au fond. Je n'étais plus sous ton influence vers le mois de Novembre. A cette époque, tu m'insultais encore régulièrement et je ne t'avais pas vu sans ton masque de violence et de rancœur. Je pensais que tu avais vraiment une haine pour les née-moldus et les moldus. Je m'étais donc dis qu'en restant au plus près du diable, j'en connaitrais les plans et je pourrais ainsi les déjouer.

- Ca tient debout … Mais il y a quand même eu des victimes … Rosmerta, Bell, Weasley, il se tut à cette dernière référence.

- Victime nécessaire. Dumbledore était plus important que Rosmerta et Katie… Pour Ron, c'est un accident. Je pensais que Slughorn garderait la bouteille pour lui…

- Ouah ! Miss-Je-Sais-Tout visant un prof ! Ironisa-t-il, tentant l'humour ce qu'il arrêta à la vue du regard d'Hermione. Pardon … j'ai manqué de tact. Ca à du être dur pour toi de faire tous ces choix…

- C'était plus facile sur le papier … Ca a été douloureux toute cette culpabilité … Surtout toutes ces personnes qui ont souffert pour rien … Et Ron … Je me suis sentie tellement mal … »

Cette fois-ci ce fut Drago qui eu mal … Elle retrouvait son visage triste et il sentait la jalousie l'enflammer une pointe de colère. Non. Il ne fallait pas. Une question qu'il se refusait à poser lui échappa alors. Il avait peur de la réponse. Peur de voir son élan amoureux disparaitre…

« Si … Si tu faisais semblant … Ca veut dire que tu te souviens de tout. »

Hermione sortit de ces sombres pensées et le regarda avec étonnement, ne comprenant pas cette mystérieuse référence.

« Bin … Jusqu'à novembre, mes souvenirs sont assez flou c'est comme si j'avais un sac plastique devant les yeux. Je me souviens mais je ne les visionne pas clairement…

- Et après novembre ?

-Bin je me souviens comme on se souvient de choses qui se sont passé assez récemment. Pourquoi tu insistes, je ne peux pas oublier de t'avoir aidé, ça à eu trop d'impact dans ma vie.

- Tu … Tu sais bien de quoi je parle Hermione…

- Je ne … Oh … Tu parles de ça … s'exclama-t-elle en se redressant sur le lit.

-Vu ta réaction, tu te souviens à quoi je fais référence…dit un Drago légèrement embarrassé.

-C'est logique dans un sens que je m'en souvienne vu que je faisais semblant à cette période de l'année…

- Ouah ! Fit semblant de s'étonner le jeune homme pour dissimuler le couteau qu'il venait de recevoir dans l'abdomen. Et tu t'es laissé faire ? Tu sortais avec Weasley avec l'époque, non ?

- Je sors toujours avec Ronald, corrigea-t-elle.

- Pourquoi alors t'être laissé faire ? Insista-t-il alors que le couteau remontait dans son thorax. J'étais l'horrible Malefoy !

- Tu ne l'étais déjà plus à ce moment là. Malgré la comédie que nous jouions, le respect c'était installé entre nous. Nous n'étions plus le Prince de Serpentard et la Miss je sais tout lorsqu'on était ensemble. On était Hermione et Drago. Sans masque. Sauf que tu avais un mission difficile. Je dois te confier que pour sauver ma mère j'aurai été capable de faire bien des choses… Il y en a pas mal que j'ai fait d'ailleurs mais c'est une autre histoire … Et puis pour revenir à ta question … Je ne savais pas trop comment réagir…

- Intimidée que je t'ai embrassé ? fit il en faisant mine de s'amuser comme si ce baiser n'était rien alors qu'il était tout le contraire.

- Si mes souvenirs sont justes, tu semblais plus intimidé que moi à ce moment là …répondit-elle avec malice, ne savant pas où cette conversation proche du flirt allait mener.

- Touché ! Conclut-il.

- Pourquoi … Pourquoi tu as fais ça ?

-De ?

-Tu sais bien… M'embrassez comme ça…

- Moment de faiblesse je suppose, se referma-t-il.

-Mouais … Commenta Hermione, déçue de cette réponse.

- Tu préférerais que je te demande en mariage pour réparer l'affront d'avoir embrasser tes lèvres ?

- On ne se marri pas avec une femme qu'on est sensé avoir tué, taquina-t-elle pour éviter de répondre.

-Dans ce cas tu es célibataire vu que tu es sensée être morte.

- Très drôle Drago. Si je ne te connaissais pas, je dirais que tu me dragues, dit-elle avant de se rendre compte qu'elle venait de lui tendre une perche énorme. »

Elle cacha sa gène en se replaçant sur le lit comme si de rien n'était. Pour ce qui était de Drago, il se redressa légèrement pour pouvoir la regarder dans les yeux.

« Le problème Hermione, c'est que tu me connais. Tu me connais bien plus que tu ne le crois. Ce que tu sais est mille fois plus que ce que je laisse paraitre. Malgré ton faux Impérium, tu m'as fait murir, grandir. Tu m'as ouvert les yeux sur le monde. Tu m'as fait réfléchir par moi-même. J'ai fait beaucoup d'erreur. Mais j'en ai fait moins quand tu étais à mes cotés et que je ne paniquais pas … Tu me connais Hermione Granger. Tu me connais bien plus que n'importe qui … C'est surement pour cela que je ne peux m'empêcher de faire ça … »

Alors avec une douceur infinie alors que le regard d'Hermione se remplissait de question, de surprise et une autre chose qu'il n'identifiait pas, il se pencha sur elle. Ses yeux se clorent et il déposa ses lèvres sur celle de la femme qu'il aimait.

OooooOooooO

(NdA : Hihi et la deuxième partie du flash de Fabi!)

Une révélation. Ou une illumination peut être. A moins qu'il ait tout simplement ouvert les yeux. Elle était là, devant, lui faisant comprendre le plus simplement du monde que les mots qui le rassurait, qui le réconfortait était née de la bouche de Moldu.

Ce soir là, quelques choses changèrent. Ils se séparèrent comme à leur habitude. Mais Drago restait pensif jusqu'à son dortoir.

La curiosité qu'il avait pour elle et son univers augmentait au fur et à mesure de leurs rencontres. Pourtant il ne devait pas. Il devait s'éloigner d'elle. Elle n'était qu'un instrument, une sous race. Et pourtant elle le fascinait. Son regard pour elle avait changé. Au début il la haïssait, reconnaissant malgré cela l'intelligence qu'elle avait. Il l'avait ensorcelé pour accéder à cette intelligence.

Le temps passa depuis cet échange où il ne l'insulta pas pour la forme. Il ne l'injuria plus. Au contraire, il la questionnait. Sur les Moldus, sur sa vision du monde des sorciers comme sur celui des moldus. Ses points de vus l'intéressaient. Elle voyait toujours le monde avec un angle plus large que lui. Elle avait aussi la capacité rare de présenter les cotés sombres comme bons des deux mondes avec une impartialité étonnante.

Leurs rencontres s'écoulèrent puis il comprit qu'il les espaçait de moins en moins. De plus en plus il se reposait sur elle, lui confiant les recherches les plus importantes, profitant souvent de sa concentration pour l'observer avec attention.

Un jour il se surprit lui-même en la contemplant. Il comprit qu'il s'approchait d'un point de non retour. Il sentait mais avait des difficultés à voir que ses sentiments envers elle changeait.

Alors il osait de moins en moins l'ensorceler. Cela ralentit son travail mais il craignait de ne plus contrôler ce qui faisait battre son cœur des qu'il la voyait dans les bras de son Weasley. Puis il n'en pu plus … Ces soirées lui manquèrent. Il avait besoin qu'on lui parle comme elle le faisait. Il avait besoin de sentir l'honnêteté et la sincérité dans sa voix. Il avait besoin de l'avoir rien que pour elle.

Il se remit donc à l'ensorceler avec un rythme plus soutenu profitant de sa présence durant sa tache ingrate. Il se surprit à lui lancer des Imperiums pour un rien que pour entendre sa voix et sentir son odeur quand elle entrait dans la salle sur demande.

Elle finissait presque par être tout le temps avec lui lors de ces temps libres. Elle le vit alors sous un autre jour, il le savait. Elle l'avait vu alors que l'angoisse pour sa mère atteignait des sommets. Elle l'avait vu complètement paniqué. Ils en étaient venus à parler de leur enfance respective. Il lui avait dis qu'il n'avait pas été malheureux. Il lui avait raconté les maigres rires qu'il avait échangés avec sa mère, alors qu'Hermione lui expliquait les folles hilarités qui les prenaient si souvent avec ses parents. Il sentit que malgré l'amour que lui portait ses parents, il existait différents amours filiales et pour la première fois il regrettait d'avoir un père si peut démonstratif.

Il ne se lassait pas de sa voix qui lui raconte ces souvenirs d'enfance. Un soir, ils s'endormirent tous les deux sur le canapé alors qu'ils parlaient. Le lendemain, Hermione l'avait révélé et lui avait expliqué que la salle leur avait fournis des changes et qu'ils devaient y aller sinon ils allaient être en retard. Après cet 'incident' il s'arrangeait de plus en plus pour la retarder le soir pour qu'elle finisse par s'endormir dans ses bras. Cela avait été dans de rare fois car il lui arrivait d'avoir des cas de conscience.

Car Hermione l'avait doté d'une conscience.

Il avait compris qu'il l'aimait. Oui, lui Drago Malefoy, Prince de Serpentard et Sang-Pur aimait Hermione Granger et en n'avait plus rien à faire de son ascendance. Et cet amour pour elle lui rappelait sans cesse qu'elle avait un petit amie, que son cœur appartenait à un autre. Il voulait tellement que ça soit réciproque mais il se refusait de l'obliger par un sortilège à l'aimer.

Puis le mois de Mars débuta avec l'accident Ron Weasley qui fut pour lui comme une douche froide. Il ne savait plus vraiment s'il espérait que l'hydromel finirait dans le gosier de Dumbledore. Mais le fait que le petit ami d'Hermione manque de mourir lui réveilla un étrange sentiment. Il aurait eu Hermione si Weasley était mort. Mais elle n'aurait jamais été avec lui de son plein gré. Elle l'aurait rejeté d'avoir assassiné son aimé. Et il aurait perdu Hermione.

Un instant, il faillit abandonner sa mission et partir avec Hermione, la kidnapper en espérant un miracle. Mais sa mère en mourrait.

Il se refusait de perdre sa mère. Il se refusait de perdre Hermione. Il ne voulait pas perdre les deux femmes de sa vie. Il refusait de faire un choix entre elles.

OooooOooooO

Sauf que la vie ne laisse pas toujours le choix. Voldemort non plus …

Note de la Beta : Pifou, très honorée d'avoir eu des flash-back qui m'ont été dédicacés. Ils sont merveilleusement bien écrit et nous en apprenne plus sur le passé des personnages. Comme si..tout devenait plus limpide ainsi. Ganou, merci pour ce chapitre, magique ! Dairy22.

Donc voila la premiere partie du chapitre 6, la seconde partie est plutot bien commencé. Désolé encore pour le retard mais entre mes debuts en école d'architecture (adieu lycée) et mon manque de vie sociale et de sommeil ( je dois allumer mon pc deux-trois fois par semaine et je me couche le plus souvent vers 0h00 pour me lever à 6h30) j'ai pas vraiment le temps te tapoter sur le pc ( mais les chapitres sont ecrits sur papier en grande idée ^^)

Gros bisouuuus à tous !