Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

Un chapitre très court je vous l'accorde. Mais j'espère qu'il vous plaira quand même. Nous deux amis se rapprochent.

Bonne lecture =)

Chapitre 7: Un pas en avant

J'étais stupéfait par les révélations de Barbie, je laissais mes yeux vagabonder autour de moi, pour essayer d'assimiler ce qu'elle venait de me révéler et mes yeux tombèrent sur Bella. Elle était à ma droite à quelques mètres. Elle nous avait entendu, ses yeux brillaient à cause des larmes qui perlaient en leur coin. Je regrettais aussitôt de m'être mêlé de sa vie.

Je la regardais s'éloigner presque en courant. C'était comme si j'avais reçu un coup de poignard en plein cœur, elle souffrait et cela par ma faute. Barbie ne sembla pas avoir remarqué mon trouble ni l'apparition de Bella car elle continuait de parler. Je lui dis que je voulais rentrer, peut-être trop sèchement car son sourire se figea et elle me mena hâtivement vers ma chambre.

Quand j'y pénétrais, Bella était là avec Charles, elle souriait mais je pouvais percevoir cette onde de tristesse qui ne la quittait pas. Je baissais la tête quand elle se tourna pour m'observer. Barbie me remit dans mon lit.

Une infirmière passa chercher Charles pour qu'il sorte et il ne restait plus que Barbie, Bella et moi. Bella ne parla pas, ne vint pas me dire bonjour comme à son habitude. Elle était devant la fenêtre observant le milieu extérieur. Alors que Barbie continuait son monologue.

Je ne sais combien de temps passa avant qu'elle ne daigne quitter sa fenêtre et venir vers moi. Elle se laissa tomber dans le fauteuil adjacent à mon lit et un soupire lui échappa. Elle semblait torturée et c'est comme si on s'acharnait à m'enfoncer plus profondément ce fichu poignard.

« Sophie, tu peux nous laisser, demanda Bella. »

Barbie sortit en trainant des pieds, furieuse. Je n'osais pas la regarder pourtant je sentais son regard sur moi, comme s'il me transperçait.

« Alors que veux-tu, me demanda-t-elle une fois Barbie sortie.

Pardon?

Tu es censé me demander ce que tu veux, je t'écoute.

Écoute Bella, je suis vraiment désolé, je ne pensais pas à mal, je ne pensais pas qe ça aurait pris autant d'ampleur. Je ne veux pas que tu me détestes.

Mais je ne te déteste pas.

Si, je le vois. Tu m'en veux.

Ce n'est pas à toi que j'en veux.

J'ai manipulé Barbie. »

Elle rit à l'appellation. Je ne pus empêcher un sourire de venir fendre mon visage en entendant son rire. Douce mélodie à mes oreilles.

« Ce n'est pas à Barbie que j'en veux, mais à moi.

Je ne comprends pas.

J'ai été attristé que tu sois mis au courant par quelqu'un d'autre. Je n'aurais jamais du faire ce stupide pari. J'aurai du te le dire par moi-même, c'était à moi de t'en parler et à personne d'autre. C'est mon histoire.

Alors tu ne m'en veux pas?

Tout dépend ce que tu vas me demander. Tu y as déjà réfléchi?

Oui.

Je t'écoute.

Et bien, vu que j'ai le droit de sortir de cette hôpital le weekend, j'aurais souhaité le passer avec toi.

Avec moi, s'étonna-t-elle.

Oui, tu es la seule personne qui ne me voit pas comme un handicapé à part entière, maintenant je comprends pourquoi. Alors j'aimerai revivre un moment en me sentant normal. »

Elle posa son index sur son menton et fit mine de réfléchir.

« Je ne sais pas Edward, tu sais tout un weekend, c'est long, devoir te supporter toi et tes sautes d'humeur, pitié. »

Je me sentis vexé, j'essayais de réprimer cette tristesse qui montait en moi. Mon cœur devint lourd. Je sentais son regard sur moi, mais n'osais pas relever les yeux vers elle.

« Arrête de te torturer, je plaisantais, bien sûr que j'accepte. De toute façon j'aurais passé le weekend ici avec toi, alors si je peux te faire sortir d'ici le temps de quelques jours, ce sera avec plaisir. »

Je ne pus m'empêcher de sourire, heureux.


Les deux derniers jours avant le weekend passèrent trop lentement à mon goût même si la présence de Bella m'aidait à transformer les heures en minutes voire en seconde tellement les moments en sa compagnie étaient agréables.

Vint enfin le vendredi, en fin d'après midi, j'étais telle une pile électrique, ou un gamin le matin de noël. J'étais tellement excité. J'attendais avec impatience de pouvoir quitter l'hôpital et de passer presque trois jours avec elle.

Je me demandais comment ça allait se passer. Nous avions un peu galéré pour que je puisse passer le weekend avec elle. Mon père n'était pas d'accord, je ne voulais pas lui demander connaissant déjà sa réponse, mais Bella avait par-dessus tout voulu avoir son accord. J'avais donc jouer la carte « maman » et mon père avait cédé. Sur le dossier de sortie il était écrit que j'étais chez mes parents. Mais d'ordinaire, je n'avais pas besoin d'infirmière, car mon père était là et ma mère s'occuper de moi, mais cher Bella je ne savais pas comment ça allait se passer, la toilette tout ça. Je n'osais pas y penser pour le moment, ne voyant que le côté positif. Je dormais chez Bella, quand je lui avais demandé si je pouvais passé le weekend avec elle, j'avais omis de penser à ceci. Je ne pensais pas qu'elle m'accepterait chez elle. Cela faisait que quelques semaines que nous nous connaissions.

Nous venions de passer les portes de l'hôpital et je sentis comme une vague de libération une fois dehors. Elle me poussa jusqu'à sa voiture où elle avait déjà déposé mes affaires. Devant moi se tenait une mustang gris métallisée avec des rayures bleues sur le devant. Je fus ébahi devant un tel engin. Bella m'observait en souriant fièrement.

« Tu t'attendais à quoi, demanda-t-elle.

Je ne sais pas mais, pas à ça, quelle année?

1967.

Tu as du la payer une fortune.

Non, mon meilleur ami est mécano, je n'ai pas déboursé un sou. Cadeau pour mes 20 ans.

J'aimerai avoir un tel ami. »

Elle sourit de nouveau et nous montâmes en voiture. Le trajet ne dura que quelques minutes avant qu'elle ne se gare devant un petit immeuble assez ancien.

« D'ordinaire je viens à pied, mais là je voulais t'impressionner avec ma voiture.

Et bien, tu n'as pas raté. »

Nous descendîmes avant d'entrer dans le hall de l'immeuble et d'appeler un ascenseur. J'étais pressé de découvrir où elle vivait, d'enfin connaître plus de chose sur elle, elle est tellement mystérieuse. Nous arrivâmes devant une porte où un petit paillasson y était déposé, « bienvenue » était écrit en français.

« Tu parles français, demandai-je.

Je suis française. »

Je fus surpris. À maintes reprises, je m'étais imaginé qu'elle avait des origines, mais j'avais d'abord pensé à l'Italie à cause de son nom. Mais jamais je n'aurais pensé qu'elle était française.

Elle nous fit rentrer et me fit faire une visite rapide. Ce n'était pas grand, mais ce n'était pas minuscule non plus. Elle avait deux chambres, dont une qui servait de bureau. Une salle d'eau qui les reliait et une cuisine ouverte sur le salon. Et à ma plus grande surprise un piano trônait au milieu du salon. Je fis rouler mon fauteuil vers l'instrument et fis glisser mes doigts sur son long. Bella était sortie cherché mes sacs. Je laissais de côté l'objet et refis un tour dans l'appartement. La décoration était sobre. Des photos en noir et blanc décoraient les murs, un canapé noir et un fauteuil, le salon était dans le noir et blanc, alors que la cuisine d'un vert pomme contrastait complètement. Cela donnait un côté rétro. Je m'arrêtais à sa chambre elle aussi dans les ton vert, mais le bleu y avait sa place. Je pénétrais dans la pièce et Bella m'y rejoignis.

« Ta chambre est de l'autre côté Edward, dit-elle le sourire dans la voix.

Oh je suis déçu moi qui pensait que tu allais me prêter ton lit.

Rêve pas trop, je partage mon appart mais pas mon lit. »

Je souris et quitter la chambre pour aller dans celle voisine. Elle contrastait avec la sienne. Elle semblait moins cosy, peut-être à cause du bureau et de l'énorme dressing qui y étaient, mais elle avait une âme. Je remarquais une grande bibliothèque avec un énorme fauteuil à côté. Un mannequin était posé près du dressing sur lequel trônait une robe dans les ton bleu nuit. J'aurais aimé voir Bella dans cette robe.

Nous quittâmes ensuite les chambres et rejoignîmes le salon.

« Que veux-tu manger, demanda-t-elle.

J'espère que tu ne veux pas m'empoisonner.

Douterais-tu de mes talents de cuisinières.

Non, c'est juste que ça m'étonne que tu saches cuisiner, enfin peut-être ne sais-tu que faire cuire des pâtes.

Ne me sous estime pas Cullen.

Non, je suis juste étonné, je découvre de plus en plus de chose de toi et ça m'épate.

Oh, mais tu n'as encore rien vu.

Je n'attends que ça. »

Avis??

Je suis désolée pour ce petit chapitre, c'est en quelque sorte un chapitre transitoire en attendant le prochain qui n'en sera que meilleur (du moins, je l'espère).

J'espère que ça vous a plu.

Bisous =)

A bientôt.