Disclaimer: tout l'univers de Twilight appartient à Stephenie Meyer.
Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez bien. Voici donc un autre chapitre, beaucoup plus long puisqu'il regroupe les chapitre 8 et 9 de la version précédente. C'est ici qu'on commence à voir les changements.
Vous avez toutes été ravies du rabibochage de Bella et Edward et toutes vos reviews m'ont fait énormément plaisir!
Cette fois-ci, c'est Angela et Alice qui font leur grande entrée et j'espère que vous allez apprécier. Merci pour tout, on se retrouve en bas!
Je ne savais plus où me mettre. Jamais de ma vie je n'avais eu aussi honte.
Nous nous trouvions tous dans la cuisine. Edward et moi avions eu a descendre et a nous montrer après cet épisode ô combien gênant.
Après nous avoir surpris Esmé était resté bloquée devant de la porte de la salle de bain et avait éclaté de rire avant de me prendre dans ses bras.
« Oh Bella comme je suis heureuse de te revoir ! »
J'étais restée figée alors qu'Edward était entrée et avait attrapé des serviettes pour m'enrouler dedans et avait poussé sa mère dehors.
J'étais morte de honte mais je remerciais le ciel pour avoir fait que Carlisle ne fusse pas avec sa femme à ce moment. Me retrouver nue et dégoulinante devant la mère d'Edward était suffisamment humiliant pour rajouter son père à l'équation. Je m'étais habillée en vitesse avec les vêtements qu'Edward m'avait amenés, et lui avait enfilé son jean et une nouvelle chemise. Nous étions descendu dans la cuisine où visiblement, Esmé nous attendait.
Quand nous entrâmes, elle était occupée à faire du café. Un gâteau était posé sur la table, ainsi que des verres. Où et quand avait-elle eu le temps de faire tout ça ? Elle nous sourit et Carlisle nous salua, brisant ainsi le silence gênant qui emplissait la pièce.
« Bonjour les enfants. Bella, je suis ravie de te voir, je ne m'attendais pas à te voir ici.
-Et encore moins dans la salle de bain de mon fils ! » dit Esmé avant d'éclater de rire, vite rejointe par Carlisle.
Je sentais mes joues s'enflammer. J'avais vraiment un don pour me mettre dans les pires situations.
« Maman... » dit Edward.
« Oh pardon, mais c'est si drôle, dit Esmé, entre deux éclats de rire.
- Pour toi oui.
-Oui, c'est vrai. Pardon. » Elle se calma et vint vers moi. « Bella je suis désolée, vraiment, je ne m'attendais vraiment pas à te voir.
-C'est pas grave Esmé, je m'en remettrais. J'ai vécu pire. »
Elle me tendit une tasse de café ainsi qu'à Edward. En me souriant.
« C'est vrai. Alors, qu'est-ce qui fait que tu sois ici ? Non pas que ta présence me dérange, au contraire, mais aux dernières nouvelles, hier soir tu aurais du être chez toi à subir le courroux de ton horrible grand-mère.
-Oh heu... ouais. » Je me retournais vers Edward qui m'encouragea à raconter ma soirée avec un sourire et un geste du menton.
« Ca s'est plutôt mal passé, je suis partie avant de commettre un meurtre, et en me baladant j'ai croisé Edward, qui m'a invité à boire un verre, et de fil en aiguille, il m'a proposé de passer la nuit ici, pour m'éviter de retourner chez moi. Et voilà. »
Cette version de l'histoire était de loin la plus soft que j'ai pu trouver en un si cours laps de temps. Esmée, bien qu'elle soit Esmée, n'avait pas besoin de connaître tous les détails.
« Un meurtre ? A ce point là ?
-Ouais, tu n'as pas du rencontrer ma belle-soeur.
-James s'est casé ? » s'écria-t-elle surprise. Esmée avait toujours été avide de potins, j'espérais la faire glisser sur un terrain moins personnel pour moi, alors quoi de mieux que mon frère et sa pétasse pour ça ?
« Fiancé.
-Oh mon dieu. Quelle horreur. Qui peut bien vouloir de lui. »
J'éclatais de rire.
« Enfin, Esmé tu parles de son frère là.
-Laisse Carlisle, elle a raison. Mais croyez moi, ils se sont bien trouvé ses deux là. Aussi insupportables et arrogants l'un que l'autre.
-Oh. Raconte moi ! Raconte moi tout ce qu'il s'est passé durant cette soirée. »
Alors je lui racontais tout, avec plus ou moins de détails qui comblerait sa soif de ragots. Et comme je savais qu'elle allait divulguer tout ça à la première personne qu'elle croiserait dans Forks, j'en profitais pour casser du sucre sur le dos de mon frère et de sa compagne, histoire de lui faire une encore meilleure réputation ici. C'était une sorte de petite vengeance personnelle. A la fin de mon récit, Esmé se mit à frapper dans ses mains.
« J'adore. Ca ferait un très bon livre. Ou même un show télévisé. Tu sais que j'ai des contacts Bella, si jamais tu veux que ça en fasse un reality-show ou même un feuilleton tu sais où me trouver.
-Je sais mais merci. Ca ira. Je ne tiens pas à ce que … mes problèmes de familles soient exposés devant tout l'état de Washington. Je dois en supposer que ton émission marche mal pour que tu veuille la remplacer.» la taquinais-je.
Le métier d'Esmée me fascinait en fait. Et si je la taquinais dessus, c'est parce que je savais qu'elle était la meilleure dans son domaine et qu'en plus, elle tuerait pour garder son show. En effet, belle-maman avait une émission culinaire sur la première chaine régionale, toutes les semaines.
Edward me fit les gros yeux, me suppliant de ne pas me lancer sur ce terrain là, alors que sa mère posait doucement sa tasse de café sur le comptoir.
« Et bien, figure toi, ma chère Bella, que mon émission cartonne. Nous avons... non pardon, j'ai battu un record d'audience pendant les vacances de Noël avec mes recettes spéciales de fin d'année. Et je suis devenue si importante, que depuis trois ans maintenant, je suis au conseil d'administration de la chaine. » m'annonça-t-elle non sans une once de fierté dans son regard.
Je lui souris chaleureusement.
« En même temps, même moi, je ne peux me passer de tes émissions.
-Tu regardes ?me demanda Edward, en se glissant derrière moi
-Bien sur. D'ailleurs, ta recette de lasagne fait fureur.
-Oh merci ma chérie. » Elle dégagea Edward d'un coup de hanche et vint m'enlacer.
Edward grogna et Carlisle éclata de rire, pour changer. Nous nous mîmes ensuite à parler de tout et de rien, mais certainement pas d'Edward et moi. Ce qui était étonnant venant d'Esmée, cependant, je pense qu'elle avait comprit que nous étions de nouveau ensemble – c'est vraiment étrange de le dire ou même de le penser- vu que son fils ne me lâchait pas, et que je m'éloignais un minimum de lui.
Nous parlâmes de tout, de Seattle, de mes parents, d'Alice et Jasper, de Rose et Emmett. Esmé fondis quand je lui appris quand je lui parlais de mes neveux.
« J'adore en entendre parler. Je vis par procuration du jour où tu me feras enfin l'honneur de me faire grand-mère. »
Je m'étouffais avec mon café à ce moment.
« Heu Maman, c'est pas vraiment au goût du jour tu sais... On vient à peine de se retrouver...
-Alors vous êtes vraiment ensemble ? Pour de bon cette fois? demanda Carlisle
- Mon pauvre chéri, tu as beau avoir des années de médecine derrière toi, tu es toujours aussi plus, tes morts ne t'ont vraiment pas enseigné le tact et la subtilité.
- Ils sont vraiment peu loquaces, tu sais mes morts, j'ai rarement eut de vraie discussion avec eux. »
Je ris et Edward souffla, habitué au sketch de ses parents. Carlisle était médecin légiste. Et il avait toujours plein d'histoires sordides à nous raconter sur ''ses morts'' comme il les appelait affectueusement. Il les chérissait, prétendant qu'il ne pouvait avoir de meilleurs patients, puisqu'ils ne pouvaient avoir mal et se plaindre à la direction de l'hôpital.
«Puisqu'il faut t'expliquer les choses mon petit cœur, je vais le faire pour toi. La réelle histoire est que, hier soir Edward a trouvé Bella triste et énervée, ils sont allé boire un verre, et comme à chaque fois, se sont sauté dessus pour finir la nuit ensemble et faire l'amour comme des bêtes. Crois, moi à ce rythme là, on est grand parent avant la fin de l'anné !
-ESME ! » s'indigna Edward
Et voilà, j'avais tournée rouge. Et Carlisle riait. Encore.
°0°
Nous étions parti de chez les Cullen en début d'après-midi, après avoir prit le repas ensemble. Je n'avais pas trouvé utile de repasser chez mes parents puisque Charlie comptait venir me voir dans la semaine et que j'avais l'essentiel de mes affaires dans mon sac a à main. En plus, je ne tenais pas particulièrement à tomber sur ma mère ou mon frère. Edward venait de se garer pour me déposer devant chez moi et j'hésitais à sortir de la voiture. Je ne voulais pas me retrouver seule.
Je me tournais vers lui et lui demandais :
« Tu veux monter ? »
Il se tourna vers moi, visiblement tiraillé en son envie de venir, et sa morale de gentleman qui lui disait de me laisser.
« Je ne suis pas prête à me séparer de toi pour l'instant »
Cela sembla le décider.
« OK. » dit-il simplement dans un sourire en sortant de la voiture. Il me rejoignit et me prit la main, le temps que nous marchions jusqu'à mon immeuble. Il a finalement fallu que je le lâche pour me battre avec la porte d'entrée continuellement réticente. Ce satané bout de bois refusait de s'ouvrir chaque fois que j'insérais ma clé dans sa serrure. Je grommelais :
« Ouvre-toi espèce de ... »
Edward rit. Une fois que la porte fut ouverte, du moins par la serrure, il fallait que je la pousse. Il allait vraiment falloir m'expliquer quel est l'intérêt de mettre une porte qui pèse plus lourd que la plupart des habitants de l'immeuble. Bref, ce démon de bois (et de plomb, j'en suis certaine) était à l'origine de quelques unes de mes chutes et m'énervait un peu plus chaque jour. Saloperie de porte.
Je réussis finalement à l'ouvrir correctement. Edward passa en se retenant de rire et en empêchant la porte de se refermer comme si elle ne pesait pas plus lourd que son porte-feuille.
« Je t'interdis de rire. » le prévenais-je en l'entrainant vers l'étage. J'attrapais sa main avant de monter les escaliers. J'habitais au premier étage, juste au dessus de ma librairie.
J'avais eu beaucoup de chance. Quand j'ai racheté la boutique à Carmen, celle-ci m'avait dit qu'elle avait un appartement juste au dessus dans lequel elle avait peu vécu avant de s'installer avec Eleazar. Elle m'avait proposé de le reprendre en même temps que la boutique pour que je n'ai pas à trouver un nouvel appartement dans le quartier, le mien étant un peu trop loin. On avait trouvé un arrangement, puisqu'elle voulait que je l'ai pour 1$ symbolique. Je refusais totalement. Quitte à m'endetter, autant le faire pour un appartement aussi. C'est comme ça que je m'étais je retrouvée avec mon petit chez moi. Une chambre de taille moyenne, une salle de bain pas trop petite avec une baignoire, une petite cuisine donnant sur un salon pas trop grand. Tout ce qu'il me suffisait pour me sentir à l'aise.
J'ouvris la porte sans difficultés cette fois, et laissait Edward entrer. Je lui fis faire un tour rapide du propriétaire avant de nous installer dans le salon. Nous nous étions débarrasser de nos manteaux et de mon sac, et nous étions installés sur le canapé, à discuter. Si d'abord nous étions face à face, aux fils des heures je m'étais retrouvée la tête sur ses genoux alors qu'il avait allongé ses pieds sur la table basse.
A un moment, notre discussion s'arrêta, sans que le silence ne devienne gênant. Nous étions simplement plongés dans nos pensées, réfléchissant à ce qu'il s'était passé ce weekend et à tout ce que l'on venait de se dire.
Quand j'étais arrivée sur Forks, vendredi, dans la voiture de Charlie, je m'attendais à passer un weekend catastrophique, à m'ennuyer ou ,au pire, à finir enfermée dans ma chambre à ne plus parler à personne. J'étais loin de penser que je reviendrais sur Seattle avec Edward, après m'être mise toute une bonne partie de ma famille sur le dos. Je ne m'étais pas non plus attendue à prendre le petit déjeuner du dimanche matin avec Carlisle et Esmé après que cette dernière m'ait vu nue. Clairement pas, non.
« A quoi tu penses ?
-A tes parents.
-Pourquoi ? Il fronça les sourcils.
-Je me disais qu'en venant à Forks ce weekend, je ne m'étais pas préparer à devoir déjeuner avec eux après que ta mère m'est prise dans ses bras alors que j'étais entièrement nue.
-Je vois. Je suis désolé d'ailleurs, tu sais comment ils sont, ils n'ont aucunes gênes. Je me doute qu'ils aient pu être … intrusifs avec toi et... »
Je le rassurais et prenais sa main.
« Ne t'en fais pas. Ca ne me dérange pas. J'adore tes parents. »
Nous restâmes en silence pendant un moment. Je replongeais dans mes pensées, en sachant que demain, je devrais retourner à la librairie, et que j'avais des comptes à faire. Je gémis en balançant ma tête en arrière.. Des maths.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » me demanda Edward, légèrement anxieux, ne s'attendant certainement pas à ce que je fasse ça.
« Je dois absolument faire mes comptes pour la boutique, et j'ai horreur de ça.
-Tu n'as pas un comptable ?
-C'était le mari de Carmen, en retraite aussi. Je dois en trouver un nouveau mais il faut quand même que je fasse des comptes avant !»
Il rit.
« Ne ris pas. Je suis une catastrophe en maths, et tu le sais !
-Bien sur que je le sais. Heureusement que j'ai été là pour te sauver pour les examens de dernière année au lycée. »
C'était vrai. Quand nous étions en dernière année de lycée, nous nous étions préparé pour les examens. Nous avions tout réviser, soit en groupe, soit en couple soit chacun de notre côté mais tout le monde était à peu près prêt. Sauf moi. Mes notes en maths frôlaient la catastrophe et j'étais sûre et certaine de me planter. Alors que je m'arrachais les cheveux et que Charlie commençait à paniquer, Edward s'était proposé de me donner des cours, ou du moins, de m'aider à sauver les meuble. Durant les deux mois précédant l'examen, il avait passé des heures chaque semaine à m'expliquer le programme de l'année. Et je m'en était sortie par je ne sais quel miracle avec la moyenne à l'examen. Je riais en repensant à combien il avait été fier de moi et moi aussi, et comment nous avions fêté ça.
« Edward » minaudais-je en me tournant vers lui.
Il me jeta un coup d'oeil étrange, entre l'amusement et l'appréhension.
« Oui ?
« Est-ce que ça te dérangerait de m'aider à nouveau ? » Je m'étais relevé et, assise sur les genoux à côté de lui, je battais des cils comme une vulgaire poupée.
« Non, au contraire, ça me ferait plaisir. »
Je me jetais sur lui en le remerciant de façon extrêmement vive. Il rigola et me renversa sur le canapé pour m'embrasser de façon passionnée. « Tout le plaisir est pour moi, Miss Swan » avait-il dit avant d'attaquer mes lèvres.
°0°
Mercredi 27 Mars 2013, Seattle
« Allez Bella, dis moi. »
Je regardais Angela qui était derrière le comptoir de la boutique, me suppliant du regard.
Nous étions mercredi, j'étais à la librairie et comme presque toutes les semaines, mon amie Angela venait me tenir compagnie et me donner un coup de main si le besoin s'en faisait sentir.
Après la fameuse nuit où j'avais ramené Edward chez moi, un dimanche soir de janvier, il n'était plus vraiment reparti. Cela faisait maintenant deux mois et demi que nous nous étions retrouvé et que nous ne nous lâchions plus. Nous avions profité de notre temps ensemble pour nous redécouvrir, aller au ciné voir au restaurant de temps en temps, ou même passer une bonne soirée avec des amis. Nous étions devenus un couple, un vrai. Nous nous ne lâchions pas, ou que très rarement, seulement quand c'était imposé, pour le travail principalement. Nous avions passé la St Valentin ensemble. Il m'avait emmené diner, puis faire une ballade et ensuite, nous étions rentré pour passer la nuit et ça s'était fini par une mémorable partie de jambe en l'air dans presque tout l'appartement.
« Bella, tu recommences. » Angela me sortie de ma rêverie en secouant sa main devant mes yeux. « Avec un sourire aussi heureux et con sur le visage, il n'y a que de bonnes chose derrière tout ça. Raconte-moi ! » exigeât-elle
« Non, Angie.
-Tu sais, il ne faut pas contrarier les femmes enceintes.
-Cet argument est purement invalide à partir du moment où tu l'utilises pour tout et n'importe quoi. » dis-je en levant les yeux au ciel.
Angela, dite Angie, était ma deuxième meilleure amie, et soyons d'accord, la deuxième plus grande chieuse au monde, derrière Alice. On s'était rencontré sur les bancs de la fac de littérature, toute deux en proie à un ennui flagrant devant la monotonie du cours. Elle s'était présenté à moi en quelques mots « Je m'appelle Angela, et je sens qu'on va passer de grands moments d'ennui toi et moi, ce serait bien qu'on devienne ami, dans l'adversité. »
Je l'avais regardé avec de grands yeux et lui avait répondu « Bella. Ravie d'être ton alliée dans cette guerre contre le sommeil. » Et depuis, nous étions amies.
Le problème avec Angela, c'est qu'elle était très curieuse. Trop curieuse. Ce que son pasteur de père qualifiait de pêché, elle, elle disait que c'était son arme contre l'uniformité et la bêtise humaine. Angie, savait manier les mots comme personne. C'est pour ça, qu'elle aidait ceux qui avait le plus de mal, en étant professeur. Et quand elle en avait marre des écrits ''pourris jusqu'à la moelle'' de ses élèves, elle écrivait elle même. Des bouquins, des nouvelles, elle écrivait sur tout ce que vous voulez mais dans un registre pour adultes confirmés. Oui, la petite Angela, fille de pasteur conservateur écrivait des romans érotiques sous le mignon et très ironique pseudonyme de ''sœur Angie''.
Elle avait pour ça, une imagination débordante et un rien l'inspirait. Et si jamais elle n'avait pas l'illumination, l'idée de génie qui ferait de sa prochaine œuvre un nouveau best-seller, elle n'avait qu'à demander à son Benjamin, Ben pour les intimes, son ''doudou''. Il était l'homme de sa vie. Ils se sont rencontré par pur hasard, bloqués dans un ascenseur, dans l'immeuble où se trouvait les bureaux de la maison d'édition de l'une et le quartier général du job de l'autre. Ben était développeur informatique pour une grande boite, de je-ne-sais-quoi, c'était un geek pur et simple, et il s'entendait à merveille avec Alice. Il prenait grand plaisir à hacker les jeux d'Alice, son ordinateur et tout ce qu'il pouvait pour la rendre chèvre. Mes deux couples d'amis s'étaient tout aussi bien entendu que moi avec chacun d'eux, et nous étions quasi inséparables. Alice et Jasper avait adopté Angela dès le début, puis Ben, et Jazz m'était reconnaissant d'avoir amener un peu de ''testostérones au milieu de toutes ces oestrogènes bouillonnantes''. Ah, la poésie masculine...
Ben et Angela étaient vraiment de très bons amis, les meilleurs que j'ai avec Alice et Jasper. Même si pendant longtemps j'avais été la célibataire de la bande, j'adorais passer du temps avec les deux couples, les regarder se chamailler, parler d'Histoire et de littérature avec Jasper et Angie pendant qu'Alice et Ben se confrontaient en compétition de geeks. Ils étaient ma petite bande adorée. Qui allait bientôt s'agrandir.
En effet, Angie est enceinte de 5 mois. Elle et Ben s'apprêtent à accueillir une petite Zelda Sophitia ou un petit Angus Ronald.
Effectivement, ils ne connaissent toujours pas le sexe de l'enfant et ne veulent pas le savoir. Ils veulent la surprise totale. Et pour les marraines, Alice et moi étions en attente. En effet, si le bébés étaient une fille, se serait Alice la marraine et si c'était un garçon, ce serait moi. Nous avions aidé pour les prénoms, et on retrouvait bien nos marques et affinités dans les choix. Zelda Sophitia étaient bien sur des noms issus de jeux video, ici, la Légende de Zelda, bible de Ben, et de SoulCalibur, un des jeux préféré d'Alice. Heureusement, la pauvre enfant a réussi à échapper au prénom Neytiri, issu d'Avatar, cette crotte monumentale dont les deux geeks ici présents sont fans absolus, a notre plus grand désespoir à Jazz, Angie et moi.
Quant aux prénoms masculins, Angie et moi nous en sommes chargé, si l'on peut le dire. Angus est le nom du chanteur préféré de mon amie, du groupe Angus et Julia Stone, mais aussi le nom d'un personnage de Mac Beth de Shakespeare, un de nos livre préféré à toute les deux. Et pour Ronald, c'est le nom du personnage préféré d'Angie dans Harry Potter : Ron Weasley. Pauvre enfant.
Angie claqua des doigts devant moi
« Hey ho ! Reviens parmi nous, madame j'ai-prit-mon-pied-toute-la-nuit ! »
Je levais les yeux vers elle.
« Mâches ton chewing-gum tranquille et fiche moi la paix la baleine. » Elle grogna, je jubilais.
« -Dis moi !
-Mais qu'est-ce que tu veux savoir ?
-Qu'est-ce que t'a fait Edward pour que tu ais cette tête là ! Tu as un air si niais sur la tête que c'est forcément un dieu au pieu ! Dis moi !
-Ecoute Angie, je...
-Pas de 'Ecoute Angie' » dit-elle avec une piètre imitation de ma voix « tu sais ce que tu me fais là ? De la trahison !Tu me caches, à moi, ta meilleure amie quelque chose de la plus haute importance. Quelque chose qui fait que tu flottes presque au dessus des nuages avec un sourire qui ne te va pas du tout au teint. Crache le morceau, s'il te plait, que je demande à Ben de me faire la même chose !
-Ok Prof, je vais te dire. Mais plus tard, parce que là j'ai des clients. »
Et je me tournais vers la jeune fille qui attendait que je l'encaisse. Elle avait dans sa main, un des premier livre d'Angie. Mon amie le remarqua et lui fit un clin d'oeil.
« Cette série de bouquins a relancé ma libido, c'est un très bon choix. »
Ma cliente s'empourpra violemment et me balbutia quelques remerciements au moment où je lui rendais sa monnaie avant de s'enfuir. Je levais les yeux vers mon acolyte.
« Tu viens de me faire perdre une cliente, tu es fière de toi ?
-Mais non, elle reviendra. Alors, racontes moi ! En plus, Ben est absent depuis deux jours et j'ai besoin de vivre du sexe à travers toi.
-Ben voyons. » ironisais-je.
Une cliente plutôt fréquente du magasin s'avança vers nous, avec ses achats et jeta un coup d'oeil à Angie.
« Vous, vous êtes dans les trois glorieuses n'est-ce pas ? »
Mon amie gloussa et acquiesça aux paroles de la vieille dame pendant que je levais les yeux au ciel une énième fois.
« Ah ! Comme je vous comprends! J'ai eu quatre enfants, presque pour le plaisir de ces trois mois de grossesse. Cheveux soyeux, teint et ongles parfaits, libido surdéveloppée... Profitez en ma jolie, et votre compagnon aussi. Il regrettera ça lorsque vous refuserez qu'il vous touche dans quelques semaines. »
J'éclatais de rire, accompagnée par Angie qui souffla un « Pauvre doudou ».
« Merci madame Meyer, à bientôt »lui souris-je
La petite dame s'en alla en rigolant doucement, et en faisant des signes de la main. Et quand je me tournais vers Angie je me rendis compte que je n'avais plus le choix. Je levais les bras en signe d'abandon.
« Ok, d'accord. On a fait l'amour par l'esprit. Toute la nuit, dans toutes les pièces de la maison, chacun dans un angle à dire ce qu'il voudrait faire à l'autre, tout en ne le touchant pas et en fermant les yeux. AH ! C'était parfait!Nous étions si unis par l'esprit ! »
Elle me donna un coup de poing sur l'épaule
« Non mais ça va pas !
-Arrête de te moquer de moi, grincheux ! Dis moi vraiment ce que vous avez fait où j'en parle à Alice !
-Comme si ça pouvait être pire que toi ! Mais aïe ! Arrête de me frapper !
-Balance !
-OK. OK. On a passé la nuit dans les bras l'un de l'autre ...
-A faire l'amour comme des bêtes ?
-A peu de choses près, oui. Ca te va ?
-J'aurais pas de détails, n'est-ce pas ?
-Non ! »
Elle fit une petite moue boudeuse et se tue, pendant un moment.
Quelques instants plus tard, mon téléphone sonna et je recevais un sms d'Edward qui me disait qu'il serait en réunion ce soir et qu'il arriverait probablement tard. Je lui répondis, me sentant un peu triste et quand je relevais la tête je vis Angela en train de me fixer avec de ses grands yeux noirs. Je rougissais légèrement sous son regard qui me sondait.
Elle hocha la tête et un sourire étira lentement ses lèvres. J'haussais un sourcil en interrogation, puis elle recommença à mâcher son chewing-gum avant de déclarer.
« Et ben ! Tu es amoureuse ! Clairement et pour de vrai cette fois ! Pas comme avec cette enflure de Riley »
Je poussais un ricanement. Comme si j'avais été amoureuse de Riley. Je l'avais apprécié en fait. Je m'en étais rendu compte quand j'avais revu Edward et que mes sentiments pour lui (enfouis depuis un moment certes) m'étaient revenus en pleine tête.
« Elle rigole encore l'autre baleine ! » lança une voix depuis l'entrée de la boutique.
Alice venait de faire son apparition. Dans son tailleur chic et ses stilletos, Madame Withlock savait soigner ses entrées.
« Reviens me dire ça en face la naine ! » dit Angie en sautant de son tabouret pour la rejoindre.
« Je ne me répète jamais, tu devrais le savoir. Demande à mes clients !» répliqua Alice en l'enlaçant
-Tu parles, ils savent surtout que tu vas les ruiner.
-Ils n'ont qu'à être réglos dans leur compte et payer à temps. » Alice sauta sur le tabouret d'Angie
derrière le comptoir après m'avoir claqué un bisou sur la joue.
« Tu parles. Tu leur sautes dessus pour leur prendre tout ce qu'ils ont, comme un vampire avide de sang, tu es une affreuse avide d'argent.
-Certes, mais pas pour moi. Pour l'Etat ma p'tite dame.
-Quelle idée aussi de devenir contrôleur des impôts. » soupirais-je
« Que veux-tu, il faut de tout pour faire un monde ma chère Bella. Et toi ? Ta journée en tant qu'auto-entrepreneuse de l'ennui ? Ca se passe bien ? »
Alice, en tant que geek survoltée et reine de la nuit, comme elle se plaisait à s'appeler ne comprenait pas mon amour et ma passion pour les livres. Pour elle, c'était de l'ennuie sur papier, destiné à engraisser des éditeurs prétextant la culture pour se faire du fric sur l'inexistence de passion, de rêve et d'action dans la vie des gens.
« Parfaitement bien, sauf que madame Cheney ici présente a décidé de jouer les enquêteurs de police .
-Et laisse moi deviner, le sujet d'investigation est ta non-vie-sexuelle?
-Crois moi Alice, vu l'air débile qu'elle porte depuis le début de la journée, sa vie sexuelle est plus active que la tienne et la mienne réunies ! »
Elles éclatèrent de rire et se tapèrent dans la main. Je décidais de m'éloigner pour aller vérifier les étagères de livres et voir lesquels il manquait, mais je avant de partir je lançais :
« Vous êtes simplement envieuse et jalouse, parce que pour une fois, c'est moi qui prend mon pied ! »
Et je m'éloignais dans le fond du magasin.
Aujourd'hui avait été une bonne journée, sans réels moment de calme, il y avait toujours eut quelqu'un dans la boutique ou presque. La journée était bientôt finie, et comme presque tous les mercredi, après qu'Alice nous ait rejoint, je fermerais la boutique et nous monterions à l'appartement pour boire un verre ou plusieurs et papoter entre nous.
Une bonne heure plus tard, nous y étions presque. Au moment où j'ouvris la porte de mon appartement, les filles se précipitèrent dedans et commencèrent à fouiller.
« Ca sent différemment ici... Tu as changé quelque chose ? » me demanda Alice
« Hum non, pas que je me souvienne. » Je posais mes clé et enlevais mes chaussures pendant qu'elles continuaient leur manège. J'avais l'habitude de leur bizarreries.
Angie acquiesça et recommença à fouiner. Puis elle s'arrêta et lâcha un ''Oh !''
« Quoi ? » s'alarma Alice
« Je sais!Ca sent... LE SEXE ! Oh mon dieu, mais c'est pire que ce que je pensais ! »
Ô pitié ! Tout mais pas ça.
Angela se précipita sur moi et m'enlaça comme si je venais de lui annoncer que j'avais découvert le vaccin contre le sida.
« Elle a raison, et plus tu t'approches de la chambre plus ça sent... » Alice ouvrit la porte de ma chambre en grand et Angela la rejoint en courant.
« Oh oui ! Alors là, ça sent à plein nez ! Regarde moi ça, les draps froissés, le lit pas fait... j'en connais une qui n'a pas voulu se lever ce matin... ou qui a été retardée... »
Je les laissais glousser tranquillement et allais dans la cuisine avant de les voir sortir gants et loupes pour vérifier les empreintes sur mes draps. Je soupirais mais elle avait foutrement raison. J'avais pris mon pied cette nuit et pour cause ! Edward m'avait donné pas moins de quatre orgasmes. Cet homme était un dieu ! Mon dieu !
« Regarde la, elle rêvasse sur sa nuit de rêve.
-Elle a été comme ça toute la journée. Alors... maintenant qu'Alice est là, tu peux nous faire partager les détails. Non, non, non ! D'abord, j'ai une question primordiale : comment est-il bâti ?
-Tu as déjà vu Edward pourtant ?
-Ma chérie, on est en plein milieu de l'hiver ou presque, à chaque fois que je l'ai vu, j'ai seulement pu imaginer la marchandise !
-Et pourtant, ça vaut le coup d'oeil !
-Alice !
-Alice, tu l'as déjà vu nu ?
-Hein ? Non ! Juste torse nu, à la piscine quand on est était ado. Et déjà là, il était bien musclé alors je ne peux qu'imaginer maintenant !
Angela se laissa tomber dramatiquement sur une chaise et soupira « pourquoi je ne suis jamais là quand il y a des trucs excitants ? » je refermais le placard, trois verres à la main.
« Parce que t'es enceinte et que ma filleule n'a pas besoin d'entendre les détails outrageux de la vie sexuelle de Bella.
-Mais vous avez fini de fantasmer sur mon mec, oui ? Vous êtes mariées je vous rappelle ! Il est à moi celui là !
-Oh mais c'est qu'elle est jalouse ! » se moqua Alice.
Je grognais, une fois de plus. Encore un peu et je me transformerais en femme de Cro-Magnon. Est-ce qu'Edward pourrait être mon homme des cavernes ? Ne portant rien d'autre qu'une fourrure autours de la taille... Hum intéressant. Ce serait comme lorsqu'il sort de la douche avec sa serviette de bain, tenant légèrement sur ses hanches, et laissant apparaître ce V musclé que je pourrais lécher à longueur de journée, et qui promettait une bien plus grande surprise un peu plus bas. Et quelle surprise...
« Ca y est, elle est repartie dans son monde. Il baise bien au moins ? »
Alice s'esclaffa, je m'empourprais.
« Angie !
-Bah quoi ? Si je ne connais pas son corps, donne moi au moins l'honneur de connaître ses performances. Allez, s'il te plait... »
Elle me regarda avec une espèce de moue censée me faire craquer mais qui me faisait plus rire qu'autre chose. Alice se mit à battre des cils à côté d'elle.
« S'il te plait » supplièrent-elle en cœur.
Je n'avais pas le choix. Je leurs servie à toute les deux un verre de jus de fruit, buvais tranquillement le mien en les regardant toujours faire leur grimace. D'ici quelques minutes peut-être qu'elles auraient des crampes et resteraient bloquées comme ça pour le reste de la soirée ou même de la semaine. Je riais.
« Ok. Vous me faites trop pitié comme ça. »
Elle se redressèrent et se tapèrent dans la main comme si leur équipe de baseball préférée venait de faire un homerun..
« Est-ce qu'il est bien équipé ? » demanda Angie
Étonnamment je ne rougis pas. « Oui. » soupirais-je en pensant à l'arme fatal de mon dieu grec.
« Plus que Jasper ?
-Je ne sais pas Alice, je n'ai jamais vu Jasper nu.
-Tu ne sais pas ce que tu rates. » rêvassa-t-elle. Elle continua : « Il est grand comme ça. » nous montra-t-elle avec ses mains.
Angie gémit. « Aaaw c'est énorme. »
« Oui » gloussa Alice « et c'est à moi !
-Mon Ben est moins fourni que ça, mais il sait tellement bien s'en servir que ça ne me dérange pas. Alors Bella, ton homme, c'est plus que Jasper ou pas ?
-Non je ne crois pas. Mais pas de beaucoup. Mais c'est déjà très très impressionnant. »
Angie hocha la tête « Tu m'étonnes. »
« Alors c'est mon Jazz le plus grand, le plus beau, le plus fort? Oh oui ! Je le savais !
-Le plus beau et le plus fort ça reste à prouver ça, la naine.
-Tais-toi prof', moi je sais que cette nuit, c'était la saint Alice. Il m'a donné trois purs orgasmes de folie. »
Angie ouvrit de grands yeux. Quant à moi, je pouffais.
« Qu'est-ce qu'elle a grincheux ?
-Trois orgasmes ? J'en ai eu quatre. Et les meilleurs de ma vie si tu veux mon avis.
-C'est pas comme si tu avais eu beaucoup d'occasion d'en avoir aussi. » me dit Angie sournoisement.
« Salope ! » lui soufflais-je.
Puis nous éclatâmes de rire.
Il était 7h30 lorsque les filles sont parties pour rejoindre leurs Jules. Et moi je me retrouvais seule, dans mon appartement qui me paraissait bien calme. Et ce n'était pas plus mal. Ces derniers jours avaient été une folie. Rien que d'y penser j'en avais la tête qui tournait. Mais c'était un mal pour un bien, si je peux le dire comme ça.
Je me fis couler un bain, et allais allumer de la musique. J'avais décidé que cette soirée serait pour moi, puisque mon amoureux viendrait assez tard. Je me détendrais tranquillement en l'attendant, puis je dinerais dans le silence et enfin j'irais me coucher dans mes draps qui portait encore l'odeur de son odeur.. Une fois le bain chaud, avec autant de mousse qu'il en faut pour que ce soit un bon bain, je me déshabillais doucement, allumais la lumière du salon, éteignais celle de la salle de bain et posais mon téléphone près de la baignoire. Puis au moment où je me glissais enfin dans le bain, la sonnette de l'appartement retenti.
J'espérais de tout mon cœur, de toute ma tête et de toute mon âme que se fusse Edward, qui vienne partager mon bain. Je sortis rapidement du bain en regrettant amèrement sa chaleur, puis je m'enroulais dans mon peignoir et allais décrocher l'interphone qui sonnait une nouvelle fois :
« Oui ?
-Bella, c'est papa. Ouvres moi s'il te plait.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est grave ? C'est Maman ? Rose ? Les enfants ?
-Ouvres moi et je te le dirais. »
J'appuyais sur l'interrupteur qui fit un bruit atroce et raccrochais l'interphone après avoir entendu un ''merci'' marmonné de la part de mon père.
J'étais passé de l'agacement à l'inquiétude la plus totale. Quelques secondes plus tard mon père toquait à ma porte. Lorsque je l'ouvrit, je le vis avec un sac de sport à la main.
« Papa ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
-J'ai quitté ta mère. »
Et merde !
Le retour de Charlie! Tadam!
On se retrouve très vite pour la suite! Merci pour les mises en fav/alert, vous êtes super coolos!
Bises
S
