Yop,
Toujours de la pure guimauve mais c'est pas près d'être fini. Par contre, j'aimerais toujours une petite review(Allez s'iiiilll vvvvooouuuussss ), qu'elle soit négative ou non mais quand même constructive. Je tiens à préciser que je vais « survoler » les batailles car je ne suis pas très douée pour décrire les scènes de combat et je me concentrerai surtout sur mes chevaliers préférés. Quelques changements au niveau de quelques couples.
Amour et trahison
La chevalerie d'Athéna arriva à Asgard le lendemain, tous s'étaient réfugiés chez la nourrice des souveraines. Le Cygne faisait les cent pas dans la petite cabane, le Français essaya de le calmer mais sans succès.
- Allons, Hyoga, calme-toi un peu tu vas la revoir bientôt.
- Et comment est-ce que tu veux que je me calme ? Elle s'est faite enlevée !
- Ça ne servira à rien de s'énerver, je vais me rendre au château. Erwin ne pourra rien me faire. Ajouta Hilda.
- Majesté, il a quand même tué son propre frère ! s'exclama Shaina.
- Je le sais mais il n'y a personne d'autres que moi qui puisse valider ce mariage, car je suis la souveraine de ce royaume.
- Hilda, je vais t'accompagner. Nous ne serons pas trop de deux. Dit Athéna.
- Je te remercie, Saori mais il vaudrait mieux que tu restes ici pour l'instant avec tes chevaliers. J'espère juste que mes guerriers divins ont gardé la même fidélité qu'auparavant.
Soudain on toqua à la porte, les chevaliers restèrent sur leurs gardes. Hyoga reconnut ce cosmos car il l'avait affronté auparavant. La nourrice alla ouvrir la porte, le chevalier Beta se tenait sur le pas de la porte et fixa en premier d'un air mauvais le Cygne.
- Hagen ?! s'exclama la Reine.
- Majesté ?! Mais depuis quand êtes-vous ici ?
- Je suis arrivé il y a quelques heures. As-tu des nouvelles des guerriers divins et de ma sœur ?
- Hélas, elle a voulu s'attaquer seule à l'ennemi et il l'a vaincu… je ne l'ai pas revu depuis.
- Que veux-tu dire ?
- Pardonnez-moi mais je n'avais pas d'autres choix que de l'enlever si je ne voulais pas éveiller de soupçons.
- Espèce de connard ! s'écria Hyoga.
- Chevalier du Cygne, je te prie de te calmer ! dit Hilda.
- Pardonnez-moi…
- Hagen, quels sont tes plans ? demanda la Reine.
- Les guerriers divins ont juré fidélité à cet Erwin… de plus, ils ont tourné le dos à notre dieu Odin. Siefried et moi sommes les seuls à vous êtres fidèles.
- Qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas un piège ? demanda Pégase.
- Seiya, nous n'avons pas d'autres choix que de le croire. Répondit la déesse.
- Je suis venu donner des nouvelles à notre nourrice c'est pour cela que je suis ici. Répondit calmement Hagen.
Milo qui se tenait à l'écart semblait réfléchir à la situation, Camus lui donna un coup dans le bras.
- Hé à quoi tu penses ?
- Rien, je me demandais simplement… euh… Hagen c'est ça ?
- Oui ?
- Qu'est-il devenu de la Princesse Freya ?
- La Princesse Freya s'est réveillé, je lui ai fait part de ce qu'il en était et de notre plan alors elle a voulu s'attaquer elle-même à lui. Je lui ai couru après mais la porte de la salle du trône était fermée, j'avais beau frapper mais lorsque je suis rentré, elle était inconsciente et ce… ce… il m'a ordonné de me retirer.
- Cela est bien étrange, qu'est-ce qu'il prépare ? se demanda Hyoga.
- Hyoga… il faut que je te parle… dit calmement Hagen.
- Quoi ?
Le chevalier Beta et le Cygne sortirent de la cabane pour discuter.
- Je t'écoute, Hagen… dit froidement le Russe.
- Nous devons sauver Freya, j'aimerais que nous joignons nos forces ensembles.
- Et ensuite ? Une fois qu'elle sera sauvée ? On s'affrontera ? Ce sera toujours la même chose ! Tu n'avais pas voulu nous écouter lors de notre bataille… la jalousie t'aveuglait ! Même Freya en avait payé les conséquences !
- Justement, elle va devoir choisir entre nous deux et je me battrai contre toi si il le faut mais pour l'instant, il vaut mieux que nous nous battions ensemble… je ne tolérerai pas qu'elle soit avec un insecte comme toi !
- Si tu veux te battre, je suis à ta disposition !
Les deux guerriers se mirent en position de combat et firent monter leur cosmos.
- Hagen, Hyoga ! dirent la prêtresse et la Reine.
Ils s'interrompirent et regardèrent perplexes les deux jeunes femmes.
- Vous croyez que c'est le moment de vous battre ? demanda Hilda.
- Hyoga, je croyais que tu étais plus mûr que ça ! La Princesse Freya est en danger et tout ce que vous trouvez à faire c'est de vous battre !
- Excusez-nous, majesté. Dit Hagen en se prosternant.
- Ce n'est que partie remise, Hagen… marmonna le Russe.
Hilda se présenta au château peu après et alla trouver son ennemi dans la salle du trône. Il était assis, un verre de vin à la main.
- Ma très chère Hilda, quelle plaisir de vous revoir !
- Je rentre à l'instant de Grèce.
- Et ce séjour vous a-t-il plu ?
- Oui mais je n'ai pas pu rentrer avec ma sœur Freya. Quelqu'un est venu l'enlever.
- Oui c'est moi qui ai demandé à Hagen de l'enlever, elle me manquait tant.
- Comment pouvez-vous…
- Hilda, je vous conseille de vous tenir tranquille. Bientôt nos deux royaumes seront ensembles et Odin tombera dans l'oubli, je pourrai conquérir le monde.
- Les dieux ne vous laisseront jamais faire ça !
- N'oubliez pas que je suis l'incarnation du dieu Vidar ! Je vous prierais de retourner dans votre chambre.
- Je suis encore la Reine de ce royaume, je peux toujours refuser la fusion de nos deux royaumes…
- Je sais que vous êtes parti à Vanaheim et je sais aussi que vous n'avez pas signé de traité de paix, Balder m'a trahi !
- Et c'est pour cela que vous l'avez tué !
- Il est mort d'une façon étrange… et c'est ce qui risque de vous arriver si vous ne vous tenez pas tranquille, j'ai simplement besoin de votre approbation pour valider le mariage.
- Et ma sœur ?
- Elle est dans sa chambre, si vous souhaitez la voir.
La reine se précipita dans la chambre de sa sœur, elle trouva des servantes en train de l'habiller et pria de les faire sortir. Hilda tomba à genou devant la blonde, elle l'appela mais en vain. Son regard semblait vide, dénué de toute humanité. La prêtresse ainée essaya de trouver le mari de sa nourrice pour qu'elle puisse envoyer des nouvelles en secret à Athéna. Le soir même, ils eurent des nouvelles du palais d'Asgard, la déesse lu la lettre sous les yeux perplexe de ses chevaliers.
- Alors ? demanda le Russe.
- Elles ne pourront pas s'enfuir, elle m'a dit que c'est le dernier message qu'elle pourra envoyer. Erwin semble avoir envouter Freya, elle ne réagit à plus rien et Hilda n'a pu aucun de ses guerriers divins.
- On ne peut plus attendre, il faut que l'on aille les délivrer ! s'écria Seiya.
- Il a raison, Saori. Ajouta Hyoga.
- Je suis d'accord, on a assez attendu cette fois-ci !
La déesse revêtit son armure (Note de l'auteure : Ben oui depuis le combat contre Hadès, elle l'a encore hi hi), pendant que les guerriers revêtaient la leur. Ils partirent en direction du château, le chevalier Beta dut retourner avant eux pour ne pas éveiller de soupçons. Athéna et ses chevaliers arrivèrent devant le château royal.
- Chevaliers, nous devons nous séparer ! ordonna la déesse.
Camus, Hyoga, Shaina, Shaka, Milo, Shun, Kanon ainsi que Seiya et Saori se dirigèrent dans les différentes directions. Les guerriers d'Athéna se confrontèrent assez vite aux guerriers divins. Pendant que ses compagnons se battaient, le Cygne tomba nez à nez sur Hagen.
- Hagen…
- Hyoga… viens avec moi mais une fois que la Princesse Freya sera délivré, je me ferai un plaisir de t'envoyer dans l'autre monde.
- Tu me voues une haine considérable… pourquoi ?
- Parce que tu m'as pris tout ce qui m'était cher !
- Elle ne t'appartient pas ! Elle est libre de faire ses choix !
- Alors pourquoi es-tu revenu à Asgard ? Crois-tu seulement que tu aies un possible avenir avec elle ?
- Et toi donc ?
- Ce n'est pas pareil, je suis un proche de la famille royale… même si je dois rester dans l'ombre et aimer ma princesse en secret cela me suffira.
- As-tu envisagé qu'elle doive épouser un autre homme ?
- J'en ai assez de répondre à tes questions futiles, allons-y.
Les chevaliers de glace se dirigèrent en direction du château. Pendant ce temps, Camus arriva dans un coin où se dressait des pierres rosées, il fut horrifié de voir des squelettes d'humain à l'intérieur. Il sentit un autre cosmos s'approcher derrière lui, soudain on lui envoya plusieurs fragments de ces mêmes pierres. Le chevalier les évita et se retourna, il vit un garçon qui devait avoir l'âge de son disciple.
- Qui es-tu ? demanda le Français.
- Je suis Albérich de Megrez, guerrier divin de l'étoile Delta !
- Alors c'est toi qui as emprisonné ces pauvres gens ?
- Je tire mon énergie de ces corps, mes colonnes d'améthystes ont le pouvoir de prendre l'énergie d'un être vivant jusqu'à ce que mort s'en suive.
- Tu es autant horrible et fêlé que ton maître.
- J'ai assez parlé avec toi !
Le guerrier divin concentra son cosmos et envoya d'autres fragments sur le Verseau, Camus contra son attaque avec son « Diamond Dust » et gela ses fragments.
- Oh je vois que tu utilises les mêmes attaques de glace que Hagen et ce stupide chevalier de Bronze.
- Et alors ?
- Bon, je me suis assez amusé !
Albérich utilisa son épée d'améthyste pour attaquer son adversaire qui essaya de les contrer mais il eut beaucoup de peine. Un moment donné, Camus arrêta la lame avec ses deux mains, le chevalier Delta lui envoya un fragment dans une de ses côtes, le chevalier d'or tomba à terre, mettant sa main sur sa blessure.
- On fait moins le malin, n'est-ce pas chevalier ?
- À quoi… cela va te servir ?
- Je voulais renverser Hilda de Polaris et prendre le pouvoir, grâce à Erwin mon rêve va devenir réalité.
- Tu as pourtant autrefois juré fidélité à ta Reine !
- Et alors ? Aujourd'hui, j'ai juré ma fidélité à Erwin et je pourrai me venger de la Reine. D'ailleurs, je vais en finir avec toi…
Le Verseau lui envoya des cercles de glaces (Kolitso selon wikipedia) pour l'immobiliser mais il les évita d'un saut. Ce fut au tour d'Alberich de lui envoya son attaque « Amethyst Shield », Camus l'esquiva de justesse, sa blessure l'empêchait de se déplacer plus vite.
- Je te félicite chevalier, tu es bien le premier à éviter cette attaque.
Camus profita d'une seconde d'inattention de la part de son ennemi pendant que celui-ci le complimentait, pour geler ses jambes.
- Sale… sale… heureusement que j'ai un atout majeur et que j'ai pris mes précautions…je remercie surtout Erwin et ses dons.
- Qu'est-ce que tu veux dire par-là ?
- Une personne qui t'es très chère se trouve ici.
Le Verseau souhaita de tout son cœur que ça ne soit ni Milo, ni Athéna ni son disciple et ni Cassandra mais son illusion s'estompa bien vite, le guerrier découpa quelques branches d'arbres à distance qui tombèrent et sa correspondante se tenait devant eux, prisonnière.
- Cassandra !
Le Français put juste lire sur ses lèvres son prénom, elle était à demie inconsciente.
- Qu'est-ce que tu veux lui faire ? Elle n'a rien avoir avec toute cette histoire ! ragea Camus.
- Justement… avant de t'envoyer dans l'autre monde, je vais te faire souffrir un peu.
- Pourquoi est-ce que tu es si vil, si cruel ?
- J'aime faire souffrir mes ennemis…
- Tu es sadique !
Le Delta téléporta la jeune femme jusqu'à lui et plaça son épée sous le cou de sa victime.
- Je vais la faire souffrir petit à petit, ensuite je l'enfermerai dans un cercueil d'améthyste et elle me donnera de l'énergie.
- Lâche-moi ! cria-t-elle, semblant sortir de son inconscience et en se débattant.
Son agresseur sembla quelque peu déstabilisé mais la tint plus fermement contre lui et pressa l'épée contre sa gorge.
- Albérich, laisse-la elle n'a rien à voir avec tout ça ! dit le chevalier de glace.
- Mon maître veut que nous éradiquions tout le Sanctuaire, elle en fait partie.
- Camus… lance ta plus puissante attaque, ne t'occupe pas de moi ! cria la métisse.
- Cassandra… non… je…
Le Français retomba à genou, il perdait de plus en plus de sang.
- Camus !
Le chevalier d'or du Verseau releva la tête et vit des larmes s'écouler le long des joues de sa bien-aimée. Lassé, leur ennemi libéra la métisse, celle-ci étonnée voulu accourir vers son correspondant mais elle n'eut pas le temps, la pierre d'améthyste commençait à monter le long de ses jambes. Horrifiée, elle ne pouvait bouger et lança un dernier regard vers celui qu'elle aimait. La pierre commença à prendre forme, trouvant la force de se relever, Camus leva ses bras en l'air et concentra son cosmos pour effectuer sa plus puissante attaque appelée « Aurora execution ». Le guerrier divin utilisa sa plus puissante attaque à son tour, une formidable énergie et lumière se firent. Dans un ultime effort, Camus intensifia son cosmos à son paroxysme et Albérich tomba à terre. Malgré cela, la pierre d'améthyste avait recouvert tout le corps de la métisse, elle ne pouvait bouger, le chevalier d'or tomba à son tour à terre et sombra dans l'inconscience durant un moment. Il entendit une voix qui l'appelait, il ouvrit lourdement ses yeux et vit sa correspondante.
- Cassandra…
- Camus, comment te sens-tu ?
- J'ai connu mieux… je te croyais perdu ?
- La pierre s'est brisée et ta blessure ? Je n'ai pu placer qu'un bout de tissu sur ta blessure mais tu n'arrêtes pas de perdre du sang !
Le guerrier d'Athéna remarqua qu'elle avait déchiré une partie de sa robe pour panser sa blessure.
- Tu as déchiré ta robe ?!
- Oh diable, ma robe ! Le plus important est de te sauver, aller viens. Dit-elle en passant son bras par-dessus son épaule.
Il sentit qu'elle grelottait depuis un moment déjà.
- Attends… prends ma cape, tu grelottes.
- Tu as plus souffert que moi, il faut qu'on se dépêche de rejoindre les autres non ? Et il faudra te soigner.
Le Français passa son autre bras autour de sa taille et la serra contre lui, la jeune femme fut surprise.
- Camus…
- Merci, Cassandra.
Athéna, Seiya, furent les premiers à arriver suivi des chevaliers du Cygne et Beta, ils se hâtèrent pour remonter au plus haut point du château. Ils arrivèrent sur une grande place. Il y avait une grande table, dressée comme un jour de fête, avec des lys, de copieux repas et s'y tenaient Hilda, Erwin, Freya et les autres guerriers divins.
- Tiens de nouveaux invités ! dit ironiquement Erwin.
- Athéna… murmura Hilda.
- Erwin, tu peux encore arrêter ta folie ! dit la déesse.
- Et de quelle folie ? Je veux simplement me débarrasser des gêneurs.
- Princesse Freya ! appelèrent les deux chevaliers Beta et Cygne.
Mais elle ne réagit pas, elle semblait absente.
- Erwin, qu'est-ce que tu lui as fait ? s'énerva Hyoga.
- Elle vous a oublié, que ça soit toi ou Hagen !
Les émotions du chevalier Beta prirent le dessus et l'attaqua mais une barrière qu'il avait créée le protégea et renvoya l'attaque à son expéditeur. Les guerriers divins s'attaquèrent à tous les chevaliers d'Athéna, Hagen y compris. Siegfried se rangea aux côtés d'Athéna.
- Siegfried ?!
- C'est pour protéger Hilda que je fais ça ! Il faut que nous nous débarrassions de lui.
Le combat dura des heures entre les chevaliers d'Athéna et les guerriers divins, Hilda priait son dieu pour qu'il leur vienne en aide. Erwin et Athéna se livrait une lutte acharnée. Les guerriers divins qui avaient trahi les deux souveraines d'Asgard tombèrent un à un, la Reine pleura leur mort et maudissait son ennemi. Il ne restait plus qu'Erwin comme ennemi à éliminer.
- Rends-toi, tu es seul maintenant ! dit Saori.
- Oh non, je ne vais pas me rendre comme cela, ma chère Athéna !
Le chevalier du Cygne appela sa Princesse, elle ne réagissait pas. L'incarnation du dieu Vidar, Erwin, concentra tout son cosmos et attaqua le Cygne mais Hagen s'interposa entre pour le protéger et encaissa son attaque.
- Hagen ! cria le Russe.
Le guerrier divin tomba à terre, le Cygne le releva un peu.
- Hagen, pourquoi mais pourquoi ?
- Protège Freya… il n'y a que toi qui puisse la sauver.
- Non !
- Hyoga… je n'ai pas pu la protéger et c'est la deuxième fois… toi tu as pu la sauver une fois.
- Reste avec nous !
- Rends-la heureuse, Hyoga…
Il ferma ses yeux, le Cygne sentit la colère monter et attaqua Erwin avec l « Aurora execution », il l'arrêta d'une main. Hilda intervint et l'attaqua à son tour.
- Hilda… comment pouvez-vous ?
- C'est pour protéger mon royaume et les êtres qui me sont chers !
Athéna se joint et les deux jeunes femmes luttèrent contre l'incarnation de Vidar suivit de Shaka car lui aussi est l'incarnation d'un dieu. Pendant ce temps, Hyoga se précipita vers sa bien-aimée, il vit qu'elle portait la croix qu'il lui avait offert. Il tendit cela en face de ses yeux mais rien n'y fit. Vidar voyant le guerrier qui était aux côtés de sa fiancée, claqua des doigts. Soudain un immense cosmos maléfique balaya tout le monde même le dieu ennemi, la jeune Princesse s'avança, tout le monde fut paralysé. Son regard semblait vide et elle s'approcha de son « fiancé », créant une épée de glace, elle leva et pointa l'épée contre lui.
- Freya ! Ne me reconnais-tu pas ? Je suis ton futur mari !
Ignorant ses paroles, elle entra la lame dans sa chair, plus précisément dans son cœur. Du sang gicla et s'étala à plusieurs mètres sous les yeux horrifiés d'Athéna, Hilda, Siegfried et les chevaliers d'Athéna. Leur ennemi principal tomba parterre, agonisant dans sa mare de sang, la blonde se tourna vers Hyoga.
- Freya… qu'est-ce qui t'arrives ? Tu ne nous reconnais plus ?
Elle ignora ses paroles et lui envoya plusieurs boules d'énergie, il fut projeté à plusieurs mètres contre la paroi. La Princesse s'avança tout en continuant de lui lancer des boules d'énergie, elle n'était qu'à quelques centimètres du guerrier d'Athéna et planta son épée dans son épaule, le chevalier hurla de douleur. La blonde plongea son regard dans le sien et semblait prendre un malin plaisir à torturer sa victime. Le Russe fit tous les efforts du monde pour lui montrer la Croix du Nord, elle la fixa.
- Freya… tu te rappelles de cette croix ? Je te l'ai donné lors du bal que tu avais organisé… ici à Asgard. Il y avait ta sœur…
Elle semblait perplexe, fixant toujours le pendentif comme si c'était quelque chose d'irréel.
- Te souviens-tu de Hagen ? Il a juré de te protéger… et je t'avais aussi fait cette promesse.
- Hagen…
- C'est ça !
Soudain, Vidar se releva et repris le contrôle de sa fiancée. Une voix dans sa tête lui disait de tuer, qu'elle n'était aimé de personne. Elle tomba à genou, les mains sur la tête.
- Non ! Non !
- Freya, n'écoute pas ce qu'il te dit ! cria le chevalier du Cygne.
Seiya se releva et essaya d'avancer vers Vidar, soudain une lumière dorée apparut dans le ciel. C'était l'armure du Sagittaire, Pégase la vêtit et pointa sa flèche en direction de son ennemi.
- Tu auras beau me tuer mais jamais Freya ne se réveillera ! cria Erwin.
Le chevalier de Bronze tira sa flèche et alla transpercer le cœur de celui-ci, il hurla et tomba à terre. Son corps tomba en poussière. Pendant ce temps, Freya s'était relevé et s'apprêtait à attaquer son bien-aimée, elle leva son épée débordante de cosmos maléfique, prête à traverser le corps du chevalier du Cygne.
- Freya ! N'écoute pas ce qu'il se passe dans ta tête mais écoute ton cœur !
- A quoi bon ? Je n'ai personne au monde, je suis seule…
- Non, tu n'es pas seule, tu as ta sœur, tes amis sont avec toi ! dit-il en se relevant péniblement.
La jeune femme descendit son épée.
- Tu mens ! Tu mens !
- Je ne te mentirai pas ! Rappelle-toi ma promesse et notre baiser… dit-il en plongeant son regard dans le sien.
Tout un tas de souvenirs surgirent dans sa tête, elle revoyait les moments passés avec sa sœur, Hagen et Siegfried en temps de paix dans leur royaume, la bataille de Hyoga contre Hagen, les moments passés avec le chevalier du Cygne et leur premier baiser.
- Je t'aime Freya et pour rien au monde, je ne veux te perdre…
Il l'enlaça et l'embrassa, le cosmos noir qui l'entourait baissa peu à peu.
- Hyoga… murmura-t-elle.
Il lui sourit et tomba à terre, réalisant ce qu'elle avait fait, elle cria son nom.
- Mon dieu qu'est-ce que j'ai fait ?
Hilda et Athéna se précipitèrent vers Freya, au même moment apparut Cassandra, elle aidait Camus à marcher. Milo accourut vers son meilleur ami.
- Cassandra qu'est-ce qui lui est arrivé ? Tu ne devais pas être à New York ?
- J'ai été enlevé par Albérich à New York justement et Camus m'a sauvé mais il faut le soigner. Il a perdu beaucoup de sang…
Entendant cela, Hilda s'approcha du chevalier et le soigna avec son cosmos, il ouvrit les yeux. Quelques heures plus tard, les chevaliers furent soignés et étaient dans le château des deux souveraines, plus précisément dans la salle de réunion.
- Chevaliers d'Athéna, Saori descendante directe d'Athéna, guerrier divin Siegfried de Dubhe guerrier Divin d'Alpha et protecteur d'Asgard. Je tiens à vous remercier de tout mon cœur pour avoir sauvé notre royaume, je m'incline devant votre courage. Dit la Reine.
- Je vous remercie mes amis, sans vous nous n'aurions jamais pu récupérer notre trône ! ajouta Freya.
- Reine Hilda, j'aurais une requête à vous demander.
- Allons Saori, pas de manière entre nous. Ne sommes-nous pas des amis ?
- Oui.
- Quelle est ta requête ?
- Comme nous l'avons tous entendu, le chevalier du Cygne, Hyoga lui a fait une déclaration d'amour.
- Saori ! dit le chevalier concerné en rougissant.
La déesse sourit.
- J'aimerais que nos deux royaumes s'allient pour le bien-être de la Terre.
- Et il faudrait un mariage pour concrétiser tout cela, Hyoga serait un représentant du Sanctuaire et Freya représentante d'Asgard. C'est bien ça ?
- Exactement, je sais qu'ils ne sont pas du même rang mais…
- Saori, nous dirigeons toi et moi un royaume, c'est à nous de décider ce qui est bon ou mauvais pour nos peuples. De plus, tu es l'incarnation d'Athéna et je suis la représentante d'Odin sur Terre, il faut que les dieux nous disent si ils nous accordent ou non cette alliance.
Hilda se retira en dehors, sur son lieu de prière, devant la statue d'Odin. Sa sœur la rejoint pour prier leur dieu nordique. Pendant ce temps, les chevaliers d'Athéna taquinaient le pauvre chevalier du Cygne.
- Alors Don Juan t'es content ? Elle a répondu à tes sentiments ! dit Seiya.
- Mais arrête j'ai pas la tête à plaisanter et je te fais remarquer que je ne lui ai pas encore annoncé la mort de Hagen…
Les deux souveraines revinrent dans la nuit, tout le monde les avaient attendu.
- Alors ? demanda anxieusement Saori.
- Nous avons la bénédiction d'Odin. Annonça joyeusement Hilda.
- Hé, je voulais le dire moi-même ! Saori où se trouve Hyoga ? demanda la blonde.
- Il doit être quelque part dans le château, je crois qu'il est sur le balcon de la salle de bal.
La jeune Princesse se précipita au lieu concerné, le Russe se retourna, elle lui attrapa la taille, le guerrier rougit.
- Freya ?!
- C'est bon !
- Qu'est-ce qui est bon ?
- Les dieux approuvent notre union !
- Quoi ? Mais… je… je… Freya… je ne sais pas même si…
- Quoi ? Si j'éprouve des sentiments pour toi ?
- Ben…
- Vous êtes tous pareils les hommes ! Tu crois que c'est pourquoi que je suis allé prier avec ma sœur.
Le guerrier bouda comme un petit garçon dans son coin.
- Freya… je dois juste te dire quelque chose, Hagen… il…
- Je le sais… il est à nouveau mort par ma faute… ma sœur me l'a dit… je… maudis ce… ce… tout ça est de la faute de cet anneau à nouveau ! cria-t-elle et serrant les poings.
Les chevaliers s'étaient retirés dans les appartements pour les invités, Hilda et Siegfried étaient restés seuls dans le grand salon.
- Reine Hilda maintenant que tout est terminé, qu'allons-nous faire ?
- Simplement vivre comme nous le faisions avant, la bataille des dieux est terminé. Un printemps éternel va commencer. Siegfried, cela doit être dur pour toi, tu as perdu tout tes frères d'armes.
- Je… nous n'avons pas d'excuse, nous avons failli à notre serment mais je vous assure qu'Hagen et moi l'avions fait dans l'intérêt de vous sauver et la Princesse Freya, alors si c'est…
- Siegfried… pourquoi fais-tu tant de manières ?
- Je… mais…
- Saches que rien n'a changé entre toi et moi.
- Mais… mais…
- Je ne veux plus que l'on soit amant, je… j'aimerais que…
Elle s'interrompit et rougit, le guerrier divin s'approcha d'elle.
- J'ai compris… tu ne veux plus que l'on se cache ?
- Oui et… j'aimerais que l'on se marie… dit-elle timidement.
- Mais et tes prétendants ?
- Qui voudrait d'une reine plus vierge ? C'est très mal vu, c'est moi et moi seule qui déciderai celui qui mérite de vivre à mes côtés.
Il lui sourit et posa ses lèvres sur les siennes, ils intensifièrent leur baiser, le chevalier colla son corps contre le sien, passant sa main sur son visage, ses cheveux, ses épaules et la taille. Ils s'arrêtèrent pour pouvoir reprendre de l'oxygène.
- Hilda, j'ai peur des répercussions…
- Ne t'inquiète pas.
- Mais et le royaume ?
- Nous avons une alliance solide alors pour le reste.
- Et les dieux ? Jamais ils ne pourront accepter cela…
- Accepter quoi ? J'ai peut être enfreint la tradition mais ce n'est pas pour autant qu'Odin ne s'oppose à notre mariage.
- Tu veux dire que tu en as profité pour aussi avoir la bénédiction de notre dieu ?
- Je ne vois pas pourquoi je l'aurai juste fait pour ma petite sœur. Et puis… il semblerait que l'on doive perpétuer notre descendance.
- Hein ?
- Eh bien oui, il faut bien qu'il y ait des prêtres ou des prêtresses pour les générations futures non ?
- Je ne veux pas être juste un géniteur !
- Idiot ! Odin t'a aussi choisi pour être à mes côtés car tu es le plus brave et le plus sage des guerriers divins. D'ailleurs, je pense que tu pourras entraîner les futurs guerriers…
- Quoi ? Et en plus d'être souverain, je dois encore les entraîner ?!
- C'est ton devoir de Roi et de guerrier divin.
Siegfried soupira et sourit. Au moins, ils n'avaient plus à se cacher.
Le lendemain, les deux souveraines se furent les premières à se réveiller.
- Bonjour ma sœur.
- Bonjour Freya, alors tu tiens le coup ?
- Pour ?
- Hagen…
- Je… je ne veux pas en parler.
- Je comprends que tu doives faire le deuil mais tu ne pourras pas le faire longtemps… que dirais-tu de vivre au Sanctuaire ?
- Quoi ?
- Pour une question pratique si Hyoga vit ici, il devra constamment partir pour le Sanctuaire… si il y a un conflit.
- Mais ma sœur, je suis aussi une prêtresse d'Odin. Je me dois de rester ici.
- Freya, je ne veux que ton bonheur et puis je peux toujours supporter cette tâche. De ton côté, tu pourras continuer à me seconder et à veiller sur Athéna depuis le Sanctuaire. Donc je me disais qu'il serait peut être plus simple que tu vives au Sanctuaire. Qu'est-ce que tu en penses ?
- D'accord mais à une condition c'est que je puisse venir te voir quand je veux.
- C'est d'accord et alors ta première nuit avec ton chevalier ?
La blonde déglutit.
- Quoi ? Mais ça va pas ? Il n'a pas dormi dans ma chambre, je ne veux pas qu'il en profite… dit-elle en rougissant.
- Ah ?
- Et toi qu'est-ce que je devrais dire de toi et Siegfried ?
- Que nous avons passé une excellente nuit et que nous avons rattrapé le temps !
Sa jeune sœur en tomba à la renverse, vraiment sa sœur n'avait aucune gêne. Elle était la plus âgée des deux sœurs, donc il était normal qu'elle connaisse déjà ça même si elle ne savait que sa petite sœur avait déjà expérimenté cela le chevalier Beta.
Quelques jours plus tard, la chevalerie d'Athéna était revenu au Sanctuaire, Saori devait régler quelques problèmes administratifs et semblait quelque peu perturbée, elle avait peut être besoin de se détendre après tout ce qu'il s'était passé. La déesse décida de retrouver ses amies pour un soir, faire une soirée entre fille et convoqua toutes les femmes avec qui elle était proche du Sanctuaire.
- Pourquoi n'avoir convoqué que nous les filles, Saori ? demanda Marine.
- Et Cassandra et la Princesse Freya ? demanda June.
- Vous devez être surprise mais… je… je voulais qu'on fasse une soirée entre fille !
- Quoi ? dirent toutes les filles en même temps.
- Ben quoi ? C'est pas parce que je suis une déesse et vous mes protectrices et mes confidentes que l'on ne doit pas vivre comme des personnes normales ?!
- C'est que ça nous étonne beaucoup… ajouta Marine.
- Parce que je sens à vos cosmos que… euh… comment dire… vous êtes à peu près nerveuse… et je pense que c'est dû à ceux que l'on aime.
Toutes les filles déglutirent et rougirent.
- Saori… depuis quand t'intéresses-tu à nos histoires de cœur ? demanda June.
- Je… euh… j'ai besoin de conseils…
- Je crois que nous avons besoin des unes et des autres pour ça. Dit Shaina.
- Toi qui dit ça, Shaina ?! s'étonna June.
- J'avoue que j'aurais besoin de conseils en matière d'homme… je ne suis pas très… euh… au point avec ça.
- Avoue que c'est ton cher Shaka qui te fait de l'effet ! taquina la déesse.
La jeune femme rougit. Le soir même, elles se retrouvèrent dans la chambre de Saori. C'était une grande chambre dans les tons blancs et crème, avec un lit à baldaquin, un petit salon muni d'une petite table avec un vase contenant des fleurs et d'un napperon et un bureau contenant un ordinateur portable et une imprimante, Athéna avait fait préparé des matelas pour ses invitées au cas où elles voulaient dormir sur place. Les filles arrivèrent vers les vingt heures, elles commencèrent par se mettre à l'aise car en Grèce, le climat est vraiment très chaud, elles se mirent toutes en mini short et d'un débardeur. Les filles s'installèrent où se trouvait le petit salon et grignotèrent tout en commençant la discussion, elles ne remarquèrent pas une chose c'est que tous les hommes qu'elles aimaient les avaient suivis trop intrigués par ce qu'elles pouvaient dire entre elles, et ils restèrent l'oreille collée sous le balcon.
- Alors Saori ? Il y a bien longtemps que nous n'avons plus fait de soirée comme celle-ci. Dit Shaina.
- Je le sais bien… d'ailleurs c'est aussi l'occasion de pouvoir connaître un peu plus Cassandra et Freya. Ajouta Saori.
- Bon tu nous as mentionné ton problème, Shaina. C'est avec Shaka ? demanda Freya.
La jeune fille concernée rougit.
- Oui, je… euh… en fait, je ne sais pas vraiment aborder le sujet…
Seiya taquina le descendant de Bouddha.
- Alors comme ça tu fricotes avec Shaina ?
- Tais-toi, imbécile…
Ils tendirent à nouveau l'oreille.
- Tu as oublié Seiya ? demanda Marine.
- En fait, oui… j'avoue que Shaka est vraiment gentil et il n'est vraiment pas mal et je crois que j'ai des sentiments pour lui… et il m'a avoué à moitié qu'il était jaloux quand un homme s'approchait de moi.
Entendant cela, le blond rougit, il savait maintenant que ses sentiments étaient réciproques.
- Alors qu'est-ce que tu attends pour te lancer ? demanda Cassandra.
- J'ai peur de me faire jeter… tout comme avec Seiya…
- Shaina, je ne sais pas ce que tu attends et puis de toute façon, on est jeune non ? ajouta la déesse.
- Tu peux parler tu ne t'es même pas décidé à avouer à Seiya ! taquina Shaina.
- C'est que… je… euh… justement les filles… je crois que je penche plus pour quelqu'un d'autre…
- Quoi ? dirent-elles en même temps.
- C'est vrai que durant ses années j'ai cru aimer Seiya mais… euh… je… je crois que je l'aime plutôt comme un frère.
Entendant cela, Pégase fut surpris, il avait eu le même sentiment pour sa déesse mais ces derniers temps, Miho lui avait écrit un tas de lettre et rêvait d'elle ses derniers temps. Elle ne possédait plus ses cheveux courts mais les avaient laissés pousser et elle avait l'air davantage d'une femme qu'avant, le Cygne le sortit de sa réflexion.
- Mais je croyais que tu aimais vraiment Seiya ! s'exclama Shaina.
- Je sais que tu dois m'en vouloir mais… personnellement plus j'y réfléchis et plus je me dis que… euh… Seiya peut être un vrai gamin… il est gentil mais… il est très impulsif tandis que… celui que je… j'aime… est plutôt calme, réfléchi et pacifiste…
- Son caractère ressemble beaucoup à celui de Shaka… ajouta Marine.
- Saori, dis-nous qui c'est, aller ! supplièrent Cassandra et Freya.
- C'est… c'est… Kanon… murmura-t-elle.
Les filles tombèrent à la renverse, ainsi que les garçons qui écoutaient sous le balcon dont faisait partie Kanon qui rougissait à son tour.
- Hein mais Saori tu as 17 ans et lui il en a… euh… 32 ! s'exclama June.
- Je sais mais… je… euh… il paraît plus jeune… durant la bataille d'Hadès, il m'a montré sa détermination et puis j'avoue qu'il n'est pas mal… quand Milo lui a infligé une correction en quelque sorte, il n'a rien dit et malgré qu'il ait fait du mal je… il a accepté sa correction et il s'est sacrifié pour notre cause, il a réussi à éliminer un des trois juges d'Hadès et il se tenait près de moi pendant la bataille contre Vidar.
- Oui mais pourtant Seiya a toujours volé à ton secours… s'étonna Marine.
- Je sais mais je crois que c'est le genre comme on dit un… « Bad Boy ». plaisanta Athéna
Elles éclatèrent de rire pendant que les garçons écoutaient toujours, ils osèrent même s'accrocher un peu plus haut et regarder par la fenêtre, ils faillirent lâcher prise. Leurs dulcinée se baladaient presque en petite tenue et devaient avouer qu'ils avaient un beau spectacle.
- Regardez-moi toutes ces belles filles et en petites tenues en plus ! s'extasia Milo.
- Milo ?! Mais d'où tu sors ? demanda le Verseau.
- Moi ? Je vous ai vu monter les escaliers ça me paraissait louche donc je suis venu… oh ben dis donc, elle est pas mal ta métisse. Shaka, ta Shaina a de très jolies jambes, le corps de Saori est bien celui d'une déesse… Shun tu as vraiment de la chance, June est trop mignonne ! Et Freya est d'une beauté… et Marine, il faut avouer qu'elle est bien jolie elle aussi…
Les garçons perdirent patience et donnèrent des coups de pieds au pauvre Scorpion, entendant du bruit, Saori alla guigner à la fenêtre mais ne vit personne.
- Tiens j'aurais pourtant juré que j'avais entendu du bruit.
Elle laissa un peu entrouverte la fenêtre et alla continuer la conversation.
- Bon alors si on résume celles qui sont casés sont Freya, Marine et June. Dit la déesse.
- Et alors ? demanda la Princesse.
- Freya, nous devons préparer le mariage mais je ne sais pas si nous le ferons ici ou dans ton royaume, je dois voir cela avec Hilda. Nous devons dresser la liste des invités, ensuite il faudra voir pour ta nuit de noce ce que tu vas mettre parce que pour ta première fois et puis te préparer psychologiquement pour… le grand soir.
- J'ai déjà eu ma première fois c'est bon ! Je ne suis plus une gamine ! se vexa la Princesse.
- Hein ? Tu veux dire que tu l'as déjà fait ? demanda June.
- Ben oui et alors ?
- Je croyais que les traditions nordiques étaient plus strictes, c'est tout. Répondit l'autre blonde.
- C'était avec Hyoga ? demanda Marine.
- Marine ! Mais non… je… ce n'était pas avec lui… répondit-elle mélancoliquement.
- À voir ton regard, cela devait être… Hagen ? demanda Athéna
- Oui mais… je…je ne préfère pas en parler.
Un silence se fit, cela rappela la mort de son meilleur ami, elle changea de sujet.
- Et toi Cassandra ? Avec Camus tu en es où ?
- Quoi ? Mais y a rien entre Camus et moi ! rétorqua la métisse en rougissant.
- Arrête, on sait qu'il est raide dingue de toi ! plaisanta Shaina.
- C'est vrai, depuis qu'il a vu ta photo. Il n'en revenait pas, il semblait ailleurs alors qu'avant il était distant et froid… enfin quoique avec Milo… ajouta Marine.
- Comment ça avec Milo ? demanda Freya.
- Euh… ils sont sortis ensemble pendant un bon moment… répondit la rousse.
- Oh… et Cassandra qu'est-ce que tu en penses ? demanda la Princesse.
- Personnellement ça me gêne pas mais… je me sens un peu mal parce que Milo est pourtant quelqu'un de… de… tellement gentil et sensible. Je me demande comment il a réagit quand il a cassé avec Camus…
- Il a beaucoup souffert lors de la bataille contre Hadès. Souligna Saori.
- Comment ça ? Hadès existe vraiment ?! demanda la métisse.
- Oui, d'ailleurs je dois voir certains dieux pour signer un traité de paix depuis le temps, ils se sont réincarnés. Répondit Saori.
- Mais alors c'est à ce moment qu'est mort Camus ? demanda l'étudiante.
- Non pas tout à fait. Tu vois notre grand Pope du nom de Shion ? dit June.
- Oui, je vois.
- Eh bien, c'était l'ancien maître de Mu qui est devenu Grand Pope mais il a été assassiner par Saga le frère jumeau de Kanon. Saga avait comploté pour tuer Athéna alors qu'elle n'était encore qu'un bébé et le frère de Aiolia du nom d'Aiolos l'a sauvé. Treize ans plus tard, elle est revenu au Sanctuaire pour prouver qu'elle était bien vivante et la véritable réincarnation d'Athéna mais les chevaliers d'or ne voulaient rien entendre au début, les chevaliers de bronzes ont dû se battre contre et lors de cette bataille, Hyoga et Camus se sont affronté. Le pire c'est que Camus est l'ancien maître de Hyoga… enfin bon, ton cher Camus est mort en lui apprenant une nouvelle technique et à la fin de la bataille, tous les chevaliers d'or virent que Saga avait usurpé l'identité du Grand Pope. Quand il y a eu la bataille contre Hadès, Saga, Shura et Camus ont fait semblant d'être contre Athéna et l'on… comment dire tuer.
- Quoi ? s'exclama la métisse
- Je laisse Saori te raconter la suite. Dit la blonde en souriant.
- Shaka que nous croyions mort m'a fait parvenir un message en utilisant le 8ème sens appelé Arayashiki, c'est assez compliqué à expliquer et j'ai utilisé moi aussi cette technique c'était la seule manière pour avoir mon armure, il fallait mon sang. Hélas, Saga, Camus et Shura n'avait que douze heures à vivre et ils se sont sacrifié pour résumer dans les grandes lignes. Ils sont revenu pour détruire le mur des lamentations, ensuite nous avons combattu Hadès et… j'ai imploré les dieux pour ramener à la vie mes chevaliers… enfin surtout mon père Zeus qui les a reconnu comme les élus qui nous délivreraient de Cronos car il risque de se réveiller. Enfin juste pour en revenir à ma « mort », Milo s'était rué sur Camus pour le… tuer, il se sentait trahi et triste. Mais en fait pour dire après la mort de Camus après la bataille du Sanctuaire il se sentait perdu et se laissait mourir, je lui ai promis que je ferais mon possible pour le soutenir.
- Mon dieu, il y en a eu des choses… je me sens si étrangère à tout ça… mais je suis prête à vous aider au maximum si je le peux ! dit Cassandra.
- Justement… et puis Milo aime trop les femmes pour rester avec un homme mais il a été le seul à s'être approcher de ton Français. Souligna Shaina.
- Euh… d'accord et toi June avec Shun ? demanda la métisse.
- Oh… moi il m'a fait sa déclaration et puis voilà.
- Et vous avez déjà, enfin tu vois ?
- Quoi ? Mais non… je… je… j'attends qu'il soit prêt, il m'a dit qu'après cette bataille, on devrait… enfin… qu'il me… je…euh… bafouilla June.
- Et toi Marine ? Avec Aiolia ? demanda Shaina.
- Ben il a été très rapide, dès le jour de sa résurrection, il est venu me trouver et il m'a fait sa déclaration. J'avoue que je me méfiais un peu, il est comme Milo et pourtant j'avais des sentiments pour lui.
- Je me demande… et Ikki ? demanda Saori.
- Je ne sais pas… Pandore a aussi été ressuscitée par Hadès mais demeure-t-elle à ses côtés ? demanda la rousse.
- Pourquoi tu mettrais Ikki avec Pandore ? demanda à nouveau la déesse.
- Ne m'as-tu pas dit qu'elle avait un faible pour lui ? demanda Shaina.
- Eh bien… je crois que je vais demander à Hadès et puis Ikki et Pandore feraient un très joli couple. Ajouta Saori.
- C'est vrai ! dirent les autres filles.
- Bon, les filles si je vous ai invités ce soir c'est pour que l'on mette un plan à exécution.
- Nos plans ? demanda Marine.
- Euh… de ton côté je pense qu'avec Aiolia tu as déjà…
- Oui effectivement mais je crois que je ne suis pas la seule, Freya aussi.
- Hé ! s'écria la blonde.
- Et Saori je crois que toi aussi non ? demanda Marine.
- Hein ?
- Ben oui, normalement Athéna est sensé être vierge mais… tu m'as confié un soir qu'avec Julian Solo tu as…
- Marine ! cria la déesse en rougissant.
Les filles éclatèrent de rire.
- Bon… d'accord j'avoue qu'avec Julian, j'ai un peu dérivé mais c'était avant son éveil en tant que Poséidon… le soir du bal et puis j'avais bu beaucoup d'alcool… dit Athéna.
- Et ? demanda Shaina.
- Eh bien je lui avais dit que je voulais me retirer et il a vu que je n'étais pas très bien. Mon imbécile de majordome était en train de se goinfrer au bar alors Julian m'a gentiment accompagné dans une chambre et je vous laisse deviner la suite.
- Je veux la suite ! s'écria Freya.
- Euh… il m'a déposé sur le lit et il m'a embrassé… bon je ne veux pas rentrer dans tous les détails ! répondit Saori en rougissant de plus belle.
- Ah ben tu vois ! plaisanta Cassandra.
- Bon alors, si on récapitule, il faudrait que June ait sa première fois avec Shun, Marine… euh… une demande en mariage peut être ? demanda Saori en la taquinant.
- Ça ne va pas ?
- Je plaisante, ensuite Freya nous devons organiser ton mariage, caser Cassandra et Camus…
- Quoi ? Mais ça va pas ?! Je ne veux pas ! dit la métisse.
- Cassandra chérie… alors qu'est-ce que vous avez fait pour que tu rates ton avion ? demanda Saori.
- Hein ? Mais euh… oh c'est bon tu as gagné… il est venu me voir et on a failli euh… enfin vous voyez…
- Pourquoi vous n'avez pas terminé ? demanda la déesse.
- Parce qu'il a reçu un téléphone voilà pourquoi.
- Dis-moi, Cassandra, comment est Camus avec une femme ? demanda Shaina.
Le Verseau tendit l'oreille un peu plus.
- Il est très doux, très ouvert et très galant… dès le début, il a fait tout ce que je voulais et… cet imbécile a vraiment le don de faire fondre une femme.
- Comment ça ? On dirait pas comme ça… s'exclama la rousse.
- Mais vous voulez vraiment tout savoir en détails ou quoi ?
- Oui ! dirent les filles en même temps.
- Ben… il… quand on dansait ou qu'on s'embêtait comme des gamins, il me prenait souvent dans ses bras et… il me caressait le bas du dos… ça me donnait des frissons… et puis… il m'a embrassé et m'a encore fait croire que c'était pour me donner de l'oxygène cet imbécile !
- Oh c'est trop mignon ! s'exclama Saori.
- Et comment vous avez failli ? demanda la Princesse d'Asgard.
- Euh… en fait il m'a surprise mais je lui en voulais car il avait une tâche plus importante que de venir me voir… et il m'a avoué qu'il ne savait pas si il allait sortir vivant ou pas de cette bataille et j'ai pleuré, il m'a prise dans ses bras… je l'ai repoussé mais je suis tombé à genou en pleure. Ensuite… il m'a à nouveau enlacé, je lui ai dit que ce n'était pas le Camus qu'on m'avait décrit et je lui ai avoué que Milo m'avait dit pour leur relation, j'avais peur de souffrir… de ne pas être à la hauteur. Je l'ai à nouveau repoussé et cet imbécile heureux a réussi à tomber sur le lit…
Elles éclatèrent de rire à nouveau.
- Ensuite, je… lui ai dit qu'il me faisait perdre tout mes moyens, il a insisté pour que j'en dise plus mais je n'ai pas voulu alors il a usé de caresses et a même sucer un glaçon sur mon ventre… dit-elle en se couvrant le visage rouge de honte.
- Et ensuite ? demanda Marine.
- Ben… c'est tout… après le téléphone…
Le Français était lui aussi rouge de honte, ses compagnons semblaient avoir changer d'opinion sur lui.
- Hé ben…t'es un vrai chaud lapin toi… murmura Aiolia.
- Ta gueule… c'est pas ce que tu crois…
- Hé Camus… tu as toujours été discret sur tes relations… on sait pourquoi maintenant… taquina Seiya.
- Putain, Seiya, je vais vraiment t'éclater la gueule… si tu continues.
Les filles élaborèrent un plan pour chacune, June devait convaincre Shun de passer le cap, il fallait caser Cassandra avec Camus, Ikki avec Pandore, Shaina avec Shaka, Marine et Aiolia rien à faire, préparer le mariage de Freya et Hyoga et que Saori puisse sortir avec Kanon.
- C'est bien beau tout ça mais… Saori, Kanon… il a quand même quinze ans de différence avec toi ! Et va savoir si son frère ne va pas s'opposer à votre union. Dit Marine.
- De toute façon, Saga n'aura pas le choix, il ne peut rien me refuser.
- Et Milo ? Et Mû ? Et Seiya ? Enfin ceux qui restent… demanda Shaina.
- Ils trouveront ne t'inquiète pas, quoique pour Milo je crois qu'il a gardé contact avec une joie hindoue. Répondit la déesse.
- Ah bon ? s'étonna l'italienne.
- Ne t'inquiète pas, elle a plutôt l'air de s'intéresser à Milo. Elle ne prendra pas ton Shaka.
Soudain, elles entendirent un énorme fracas qui venait de dehors, les filles s'avancèrent sur le balcon et furent surprise. Tous leurs élus de cœurs se tenaient à quelques mètres d'elles et s'apprêtaient à taper le pauvre Milo.
- Aiolia, qu'est-ce que tu fais ici ? cria Marine.
- Camus ! Et toi ? s'écria la métisse.
- Seiya, Hyoga, Shun ! Vous aussi ?! s'étonna Freya.
- Même Shaka est ici et Kanon ! ajouta June.
- Depuis combien de temps, vous êtes resté à nous épier ? demanda Athéna.
- Euh… on vient d'arriver en fait c'était Milo… qui… qui voulait venir, vous savez comment il est et pervers en plus… donc on…
- Seiya, c'est même pas vrai c'est vous qui êtes monté les premiers, je vous ai juste suivi. D'ailleurs, les filles vous êtes très mignonnes dans ces petites tenues… coupa le Scorpion.
Les filles prirent tout ce qu'il leur passait sous la main et les lança contre les gêneurs, les couples s'éparpillèrent un peu partout dans la résidence réservés aux plus hauts placés du Sanctuaire. L'Hindou et l'Italienne étaient sur l'un des nombreux et vastes balcons.
- Je croyais que tu étais plus sage que ça ! s'écria Shaina.
- Shaina, je t'assure c'est les autres qui sont passés dans mon temple et m'ont obligé de venir…
- Et ils t'ont dit quoi ? Que tu trouverais des filles en petite tenue ?
- Non… pas du tout ! Et Milo a raison, tu es très mignonne dans cette tenue.
C'en était trop, l'italienne prépara son attaque « Thunder Clow » mais le descendant de Bouddha lui attrapa la taille et elle ne put faire son attaque.
- Lâche-moi, Shaka ! Je vais vraiment m'énerver !
- Tu ne peux pas vraiment bouger, j'ai plus de force que toi ! sourit l'Hindou.
- T'es pire qu'un gamin et après t'es sensé être l'homme le plus proche de dieu…
- Bon écoute-moi, je t'assure que les autres ont fait ça, ils m'ont entraîné avec eux et je resterai toujours l'homme le plus proche de dieu, mais n'oublie pas que je suis humain avant tout.
- Et les hormones qui pètent !
- Si tu continues c'est ce qui va arriver !
Avoir sa protégé dans ses bras l'excita quelque peu, il devait se contrôler mentalement. C'était une chose insoutenable, pire qu'un combat, ses pulsions de mâles prendraient bientôt le dessus.
- Ben viens, je t'attends quand tu veux !
- Tu le veux vraiment ?
Le chevalier savait les sentiments qu'elle lui portait mais il était trop gêné de lui avouer qui l'aimait. Avant qu'elle ne rétorque quelque chose, il se déplaça rapidement vers elle, lui prit la taille et se dirigea dans la chambre en question.
June et Shun étaient à l'opposé de la chambre d'Athéna, la blonde attaqua son petit ami.
- June, ça ne sert à rien… je t'ai dit que j'étais désolé.
- Tu ne m'as pas dit pourquoi vous nous avez suivi !
- Je t'assure que c'est Seiya qui nous a entraînés dans cette histoire.
- Et je parie que vous avez tout entendu.
- Entendre quoi ? mentit Andromède.
- Tu te fous de moi ?
Le chevalier utilisa son « Nebula Storm » mais en faisant bien attention de ne pas blesser sa bien-aimée. Elle se retrouva vite à terre, il s'allongea sur elle, les yeux pleins de malices.
- Alors c'est qui le plus fort ?
- Shun !
Il l'embrassa, elle répondit à son baiser, il la releva et la mit à califourchon sur lui tout en continuant à l'embrasser.
- Alors toujours énervée ?
- Tu trouves toujours le moyen de te faire pardonner.
Hyoga et Freya se tenait sur le même balcon que la chambre d'Athéna.
- Hyoga… tu sais que tu me déçois beaucoup !
- Hein ? Mais pourquoi ? Je t'assure que c'est Seiya qui nous a embarqué dans cette histoire…
- Et qu'est-ce qu'il t'a dit de si intéressant ?
- Euh… que…
- Tu sais que ce n'est pas bien d'écouter aux portes ?
- Freya… je suis désolé. Et puis tu ne vas pas me le ressortir à chaque fois non ou bien ? C'est normal d'être curieux.
- Franchement tu me déçois beaucoup !
Le chevalier de glace se déplaça à la vitesse de la lumière, la Princesse le vit disparaître instantanément et il apparut derrière elle, il l'enlaça.
- Hyoga !
- Ma Princesse… si tu continues… je risque de te faire des choses pas très sage… murmura-t-il à l'oreille.
La blonde rougit ne sachant que dire, le Russe lui donna de doux baisers sur sa joue, son lobe d'oreille et dans son cou.
- Arrête…
- Tu n'aime pas ?
- Au contraire… mais…
Il continua et lui fit un suçon au cou, elle se libéra de son étreinte.
- T'es horrible ! T'aime vraiment me torturer !
- Avoue que ça ne te déplaît non ?
- Oui mais… je… je préfère qu'on garde cela le soir de notre mariage !
- Et pourquoi ?
- Parce que simplement… ce sera mieux.
- Et si j'ai envie de te prendre ici tout de suite ?
- Je… non ! Mieux vaut se…
- Chevalier du Cygne, Princesse Freya que faites-vous ici ? demanda le Grand Pope.
- Grand Pope, je… excusez-nous. Dit Hyoga en s'agenouillant.
- Cygnus, peux-tu m'expliquer ce que tu fais dans l'antre sacrée réservée à Athéna et au Pope ? Et tu es pourtant si familier avec la Princesse Freya, n'oublie pas qu'elle est noble.
- Grand Pope, je… ce n'est pas ce que vous croyez. Athéna nous a invité dans sa chambre pour ce soir.
- J'étais au courant.
- Mais il s'est avéré que les chevaliers… nous ont suivis.
- Cela n'explique pas pourquoi le chevalier du Cygne est si familier avec vous, normalement il vous doit le respect.
- N'êtes-vous pas au courant ? demanda la Princesse.
- Au courant de quoi ?
- Je vais me marier prochainement avec le chevalier du Cygne.
- Quoi ?
- J'ai la bénédiction d'Athéna et d'Odin, je le jure sur la tombe de mes parent ô Grand Pope.
- Est-ce vrai, Cygnus ?
- Oui, je vous l'assure et Athéna et la Reine Hilda sont pour ce mariage.
- Je vois politiquement ce serait une alliance avec Asgard mais nous savons tous que c'est un mariage d'amour. Quelle tête en l'air cette Saori, elle ne me dit jamais rien ! Bon très bien et où sont les autres ? Cygnus, avant j'ai tout entendu, tu devras attendre votre nuit de noces pour pouvoir…
- Hé, Shion on peut savoir ce que tu fais dans ma chambre ? demanda la déesse.
- Athéna ?! Je… hé bien on se le demande, un de tes chevaliers se tient ici.
- Ces imbéciles nous ont suivis… et les filles leurs donnent une correction. Tenez le fautif c'est lui ! dit-elle en tirant l'oreille de Pégase.
- Saorrrriii tu me fais mal ! cria le chevalier.
Les chevaliers fautifs se tinrent dans la chambre de Saori, sauf Cassandra et Camus. Ils attendirent encore un moment, pendant ce temps la métisse et le Français se tenaient dans l'un des salons.
- Tu ne m'as pas répondu ! Pourquoi nous avoir suivi ?
- Je te jure que c'est Seiya qui nous a poussé à venir.
- Et je vais encore te croire ! Est-ce que vous avez tout entendu nos secrets ?
- Non, je t'assure.
- Je ne te crois pas !
- Vous parliez de trucs de filles et cet imbécile de Milo voulait encore venir vous mater, tu crois que ça ne nous rends pas dingue ?
- Qu'est-ce que tu veux dire par-là ? Tu serais jaloux ?
Le guerrier rougit et détourna son regard, c'était bien la première fois qu'il le faisait.
- Camus…
- Je… je ne suis pas jaloux mais je ne supporte pas qu'on traite comme ça les femmes !
- Hé bien selon Milo… tu n'es pas comme ça avec tes petites copines, au contraire tu les traites bien mais tu n'es pas aussi possessif et jaloux avec elles tandis qu'avec moi… de plus… tu n'étais pas obligé de jouer le rôle de fiancé durant le bal.
- Il parle trop celui-là.
- C'est moi qui lui ai demandé !
- Pourquoi ?
- Euh… il vaudrait mieux rejoindre les autres non ?
- Tu ne m'as pas répondu, Cassandra !
- Je ne te dirai rien ! Et tu n'es pas mon petit ami à ce que je sache ou sinon c'est une nouvelle dont je ne suis pas au courant.
- Cassandra pourquoi tu ne veux rien me dire ? Tu as quelque chose à te reprocher ?
- Et pourquoi tu tiens tant à ce que je te dise tout ? Je ne suis qu'une amie rien de plus !
- Tu l'es bien plus pour moi.
- Camus… qu'est-ce que tu veux dire par-là ?
- Je… laisse tomber.
- Il faut que j'use de la même manière que tu m'as faite à l'hôtel ?
- Je crois que tu n'y arriveras pas !
- Et pourquoi donc ?
- Parce que… j'ai plus de force que toi.
- T'es pas galant !
- Si tu continues c'est toi qui va payer ! taquina le Français.
Avant qu'elle ne puisse dire quelque chose, il lui attrapa les mains et gela une partie du mur enfermant ses poignets.
- Camus, tu ne vas pas recommencer et… j'ai les poignets qui gèlent !
- Tu n'as pas été sage…
- Arrête ! dit-elle en rougissant.
- Pourquoi j'arrêterais ?
Il passa ses mains sur ses cuisses et remonta jusqu'à sa taille.
- Si tu ne me dis rien, je vais aller plus loin.
- Pourquoi est-ce que tu aimes me torturer ?
- Je ne te torture pas… je veux juste te faire parler.
- Mais j'ai rien à te dire ! Et toi aussi tu me caches des choses ! Et pourquoi tu me fais ça ?
- Parce que la première fois te parler ne servait à rien, tu restais de marbre tandis que le contact…
- Camus ! Ton chantage tu peux te le mettre là où je pense !
- Vraiment ?
- Vraiment !
- Tu ne me connais pas encore bien… j'obtiens toujours la vérité !
- Tu peux parler tu n'arrives même pas à l'avoir avec moi.
- Justement… au bout d'un moment tu vas bien succomber.
- T'es comme ça avec toutes les filles où bien c'est une habitude chez toi ? On se demande pas pourquoi tu as autant de succès avec les filles.
- J'ai presque pas de succès avec les filles !
- Tu parles ! Et le bal ?
- Es-tu jalouse ?
- Non je constate un fait que tu ne veux pas admettre !
- De toute façon, je n'ai jamais vraiment eu de relation sérieuse et qu'est-ce que je devrais dire de toi !
- Quoi ?
- Ben oui, tous ces mecs qui te tournent autour en boîte et ce gars… qui… a failli…
Il ne termina pas sa phrase, il avait rappelé ce mauvais souvenir à sa correspondante. Une larme coula le long de sa joue.
- Cassandra… je… je ne voulais pas te faire de la peine… je suis désolé…
Il enleva la glace qui la retenait prisonnière, elle s'écroula parterre et pleura à chaudes larmes. Le guerrier de glace l'enlaça durant plusieurs minutes.
- Cassandra… je…je…Je m'en veux tu as vécu un enfer.
Il la serra plus fortement contre lui, il s'en voulait de lui avoir fait de la peine.
- C'est vraiment aller loin ce soir… je… je suis vraiment désolé. Ajouta le Français.
- Camus…
Le chevalier d'Athéna la releva légèrement, elle se mit à califourchon sur lui.
- Ecoute, je vais arrêter de faire le gamin… je suis vraiment pas mature des fois…
- Tu sais je trouve ça mignon… mais…je suis trop sensible moi aussi des fois.
- Et puis tu sais si tu vas vivre au Sanctuaire, je ne serai pas la seule personne que tu côtoieras… je pense que tu trouveras bien quelqu'un pour faire ta vie, fonder une famille, terminer tes études.
- J'ai le temps pour tout ça, j'ai surtout envie de connaître la vie au Sanctuaire et de te connaître toi.
- Moi ? Mais je…
- Milo avait bien raison à ton sujet, tu as beau être un glaçon à l'extérieur mais à l'intérieur tu es comme un volcan en activité.
- Quoi ? Mais je vais le tuer ! Il en a trop dit sur moi !
- Arrête, je t'ai dit depuis le début c'est moi qui l'ai harcelé pour savoir un peu plus de choses à ton sujet.
- Et pourquoi ne pas me les demander ?
- Parce que… il te connaît mieux que quiconque au Sanctuaire.
- Mais pourquoi est-ce que tu veux mieux me connaître ? Je ne suis pas le seul…
- Chut… n'en dis pas plus… je ne veux pas te faire un dessin… dit-elle en posant ses doigts sur ses lèvres.
- Tu l'auras voulu ! Vu que tu ne veux rien me dire…
- Oh non, tu ne vas pas recommencer !
Avant qu'elle ne puisse réagir, il la plaqua à nouveau au mur et gela ses poignets.
- Si tu fais quoique ce soit… je vais crier.
- Crie toujours cette bâtisse est immense.
Ses mains parcouraient à nouveau ses fines jambes et remontèrent jusqu'à sa taille.
- Je continue ?
- Je vais… crier…
Il remonta légèrement le débardeur de celle-ci et y déposa quelques baisers. Soudain on ouvrit la porte et on alluma la lumière, le Grand Pope se tenait devant eux.
- Chevalier du Verseau peut-on savoir ce que tu fais ici ? C'est un endroit sacré !
- Grand Pope !
- Et que fais-tu à ton invitée ? Ici ce n'est pas un endroit pour coucher n'importe où ! Délivre-la !
Le pauvre chevalier rouge comme une pivoine la délivra et s'agenouilla.
- Veuillez me pardonner… mon attitude est indigne d'un chevalier.
- Oui et tu n'es pas le seul.
Quelques minutes plus tard, tout le monde se tenait dans la salle du trône du Grand Pope.
- Chevaliers, vous m'avez vraiment déçu ce soir ! s'écria le Grand Pope.
- Celui qui doit plus payer c'est Seiya. Il a embarqué ces pauvres garçons. Ajouta Athéna.
- Je ne veux pas savoir de qui est la faute, ils savent tous la règle. Ils n'ont pas accès à cette partie du Sanctuaire sauf en cas de réunion officielle.
- Shion, j'ai bien mon mot à dire non ?
- Oui bien sûr.
- N'inflige pas une trop grosse punition à mes chevaliers.
- Hé bien comme j'en ai vu deux qui batifolaient… et en plus maître, disciple, je crois que durant une bonne semaine vous ne verrez pas ces chères demoiselles, cela calmera un peu vos ardeurs.
- Quoi ? Mais Shion…
La déesse voulait voir son Kanon le plus possible, cela envenimerait leurs plans à toutes, elle eut une idée.
- Et pourquoi ils ne seraient pas à notre service pendant une semaine ?
- Athéna… tu… bafouilles mon autorité devant la chevalerie…
- Et alors ? C'est moi la déesse ici !
L'ancien chevalier du Bélier savait parfaitement le caractère de sa Déesse, elle pouvait être insupportable des fois et il ne devait pas oublier qu'elle n'était encore qu'une adolescente.
- Très bien, très bien. Mais si il y a un combat, ils seront suspendus de leurs fonctions.
- Logique non ? Ah oui, pour alourdir la punition, messieurs vous serez obligé d'être à notre disposition 24/24h.
- Quoi ? s'exclamèrent tous les chevaliers.
- Par contre toi Seiya… comme tu es le fautif et que… hem… tu seras l'assistant du Grand Pope.
- Pffff franchement je préfère être au service de l'une de ses demoiselles. Rétorqua Pégase.
- Et toi Milo… mmmhhh pour toi… tiens tu pourrais remettre en état les archives, il y a bien longtemps que plus personne.
- Oh Saori, s'il te plaît…. J'échangerais bien ma place contre celle de Seiya.
- Très bien et ça fera réfléchir à deux fois cet imbécile de Seiya !
- Hé ! Pourquoi me traites-tu d'imbécile ? demanda le concerné.
- Pégasus ! Un peu de respect envers ta déesse ! intervint Shion.
- Pardonnez-moi votre Excellence.
- Je vais vous désigner les personnes que vous allez servir pendant une semaine alors Seiya ce sera les archives, Milo sera avec Shion, Camus avec Cassandra, Shaka avec Shaina, Aiolia avec Marine, Hyoga avec Freya, June avec Shun et toi Kanon, tu seras avec moi. Et si j'entends que ces hommes n'auront pas fait ne serait-ce qu'un détail de ce que les filles veulent vous aurez affaire à moi et les répercussions seront encore plus grandes que la colère d'un dieu ! ordonna la déesse.
- Saori, quand veux-tu entrer cela en vigueur ? demanda Shion.
- A partir de demain matin !
Tout le monde repartit dans leurs temples ou la chambre de Saori, les filles s'allongèrent sur les matelas qui étaient préparés pour elles.
- Alors les filles ? Vous pensez qu'ils ont tout entendu ? demanda Athéna.
- Personnellement, je…je ne sais pas… dit timidement Cassandra.
- On s'en fout ! maugréa Shaina.
- Toi, on dirait que ça ne s'est pas bien passé avec ton Shaka… ajouta Marine.
- Et alors ? On s'en fout de ces cons !
- Shaina, qu'est-ce qui s'est passé avec ? demanda Saori.
- Je ne veux pas y répondre !
- Même si un ordre de ta Déesse ?
- Saori, tu uses beaucoup de ton pouvoir… mais bon autant en parler.
- Alors ? demandèrent les filles.
- Ben… j'avoue que depuis le début je… je… n'arrête pas de le traiter de pervers et il me disait qu'il ne l'était pas… peut être que je cherchais à… euh…
- En fait, il a voulu te faire l'amour ! coupa Freya.
- Euh… pas tout à fait, j'avoue que je n'arrête pas de le provoquer.
- Pourquoi ne pas avoir continué ? demanda Marine.
- Parce que c'est ses instincts de mâle risquaient de prendre le dessus…
- Idiot… sont tous pareils ces hommes… ajouta la rousse.
- Je n'aurais jamais imaginer Shaka aussi… pervers. Dit Saori.
- Je crois que je suis allé trop loin… j'ai peur qu'il s'éloigne de moi maintenant. Dit l'Italienne.
Freya posa une main sur l'épaule de son amie.
- Shaina, je te dirais que si tu ne lui plaisais pas, il ne t'aurait pas avoué à moitié qu'il était jaloux non ?
- Oui et alors ?
- Eh bien avec la punition que lui a donné Saori, il n'aura pas le choix.
- Dis donc Marine, tu as l'air d'en connaître un rayon sur les hommes… remarqua la métisse.
- Aiolia voulait vraiment… enfin vous savez…il faut les dominer un peu ces hommes. J'ai appris avec lui surtout avec son tempérament…
- Saori, depuis combien de temps ont-ils ressuscité ? demanda Cassandra.
- Ça doit faire près de quatre ans maintenant, pourquoi une telle question ?
- Comme ça…
- Cassandra tu as peur de quelque chose ? demanda June.
- Je… non rien c'est bête…
- Dis-nous tout, de toute façon on est entre filles. Ajouta Saori.
- J'ai peur de manquer d'expérience… je… je n'ai jamais… je me garde pour le bon.
- Est-ce que tu es sorti avec beaucoup de garçons ? demanda Marine.
- Rien de bien sérieux… car le soir où ils voulaient passer à l'acte, je refusais catégoriquement. Ça m'a valu des soirées à rentrer à pied ! plaisanta-t-elle.
- Cassandra, tu aimes Camus ! s'écria Saori.
- Quoi ? Mais non… je…
- Alors pourquoi ce glaçon s'est transformé en… rayon de soleil depuis que tu es là ? demanda l'Italienne.
- J'en sais rien !
- Il t'aime et ça depuis le début, il a montré sa photo à tout le monde alors que normalement c'est quelqu'un de discret et même quand il était avec Milo, il restait impassible devant tout le monde. D'ailleurs, je ne sais pas ce que vous attendez pour vous déclarer l'un à l'autre.
- Oh tu peux parler, Shaina ! Et toi avec Shaka ?
- Mais… c'est pas la même chose !
- De toute façon, les filles on a une semaine pour pouvoir atteindre nos objectifs, d'ailleurs je vais organiser une réunion et un bal en faveur de nos accords de paix avec les dieux. Ajouta la Déesse.
Les filles s'endormirent, le lendemain, elles rejoignirent leurs hommes dans leurs temples respectifs sauf Seiya qui devait remettre les archives en état avec l'aide du Grand Pope. Shaina entra dans le temple de la Vierge, elle sentit son cosmos qui s'était affaibli, paniqué elle toqua à la porte de sa chambre et entendit un « oui » étouffé.
- Shaka ?
Elle vit le descendant de Bouddha sous sa couette, elle releva la couverture.
- Tu dois effectuer ta punition mon cher…
L'italienne rougit, ses yeux parcoururent le corps musclé du blond.
- Quoi ? Putain je suis crevé !
- Si Bouddha t'entendait il te mettrait à mort sur le champ !
- Je m'en fous ! Les principes de Bouddha peuvent être mis au placard pour l'instant, bon c'est bon je me lève, t'as gagné !
- Par Athéna… ce que tu peux être horrible le matin…
- Depuis quand jures-tu par Athéna ?
- Euh…
- Et puis merde, je vais prendre ma douche…
- Shaka… je… je suis désolé, je ne voulais pas te mettre de mauvaise humeur. Dit-elle timidement.
- C'est bon… je veux juste aller prendre ma douche et on va attaquer cette semaine de punition.
- Tu veux que je te prépare quelque chose ?
Le guerrier leva un sourcil.
- Pardon ? C'est plutôt moi qui suis sensé le préparer non ? Vu que nous devons être à votre service.
- Oui mais…
- Très bien… et puis de toute façon, ça me changera de mes céréales du matin.
- Ah bon ? Parce que tu ne sais pas cuisiner ?
- Deux-trois choses mais c'est surtout indien et encore quand je suis seul, je grignote.
- Non, non, non ! Il faut que tu aies un déjeuner équilibré, dès maintenant j'aimerais que tu fasses attention à ton alimentation !
- T'es pas ma mère à ce que je sache ?
- Shaka, tu sais que si je dis à Saori que tu t'es mal conduit avec moi, tu risques d'avoir de grosses répercussions !
- C'est bon t'as gagné, et ensuite tu veux faire quoi ?
- Je me disais qu'on pourrait aller à la plage, qu'est-ce que tu en penses ?
- Alors ça ne sert à rien que je prenne une douche si c'est pour me resalir ensuite.
- Je vais aussi prévenir Saori et les autres si ça leur dit.
- Mais… on ne peut pas sortir du Sanctuaire comme ça.
- Oh mais nous sommes en temps de paix et puis un traité va être signé entre les dieux de l'Olympe.
- Quoi ? Hadès et Poséidon ce seraient réincarné ?!
- Ne t'inquiète pas, ils ont fait une alliance et puis d'après Athéna et sa détermination et son amour pour les hommes, Zeus lui-même dût se rendre à l'évidence et puis… les dieux de l'Olympe craignent un réveil de Cronos…
- Ah ?
- Bon aller on arrête de se lamenter et va te préparer.
Kanon, Saori, Shun, June, Shaina et Shaka avaient décidé de passer une journée à la plage mais Cassandra et Camus avaient opté pour une autre activité. En effet, la métisse voulait faire quelques activités dans la ville d'Athènes même s'il faisait très chaud, elle savait qu'elle pouvait compter sur son glaçon préféré de lui donner un peu de fraîcheur, ils allèrent en premier dans un musée qui exposait des peintures. Contrairement à ce qu'elle pensait, Camus semblait dans son élément ensuite ils rejoignirent un groupe de passionnés de musique classique et baroque dans un petit quartier de la ville, une jeune femme jouait de la harpe pendant que les convives prenaient le thé ou discutaient calmement. Cassandra et Camus s'étaient assis devant l'harpiste.
- Dis comment savais-tu qu'il y avait ce genre d'activités ici ?
- Je suis allé voir le site internet de l'université et il y avait quelques activités, j'espère que tu ne t'ennuies pas.
- Non au contraire, ça change et puis quand j'étais en France ça m'arrivait de faire aussi ce genre d'activités.
- Alors tu n'en veux pas trop à Saori ?
- Je préfère ce genre de punition que de me recevoir les foudres de Zeus ou encore supporter la mauvaise humeur de notre Déesse.
- Et tu ne m'as pas dit pourquoi vous nous avez suivi.
- Hein ? Oh mais simplement que Seiya nous disait qu'il allait nous montrer quelque chose de bien… dit-il en rougissant.
- Je sens qu'il va se faire détester de tout le monde pendant un moment.
- Remarque quand même qu'on s'en sort mieux que lui, on doit passer nos journées avec des jolies filles tandis que lui, il doit rester dans la poussière et les vieux papiers.
Une jeune fille aux longs cheveux châtains et aux yeux bleus se dirigea vers eux.
- Cassandra ? demanda une jeune fille.
- Oh Léna, qu'est-ce que tu fais ici ?
- Ça doit bien faire un moment qu'on ne s'est pas vu, depuis ton inscription à l'université. Tu commences quand ?
- Normalement dans deux semaines si je ne me trompe pas, oh suis-je bête, je te présente Camus c'est grâce à lui que je viens terminer mes études ici.
- Enchanté ! je m'appelle Lena, je suis aussi à l'université d'Athènes et comment avez-vous connu Cassandra ?
- Euh…
- Camus m'a connu sur ce site célèbre, tu sais où les étudiants et les profs du monde entier correspondent.
- Ah ? D'accord mais il me semble qu'il ne parle pas beaucoup ton cher Camus, serait-il timide ? demanda-t-elle en souriant.
- Non…
- Et où avez-vous étudié ?
- J'ai fait mes études en France et j'ai acquis une licence en littérature française.
- Tiens c'est marrant, peut être que nous aurons un deuxième Albert Camus. Taquina Lena.
- Je ne pense pas non…
- Cassandra, je peux te demander quelque chose ?
- Oui.
- Euh… j'aimerais te prendre à part.
Les deux filles s'en allèrent un peu plus loin.
- Dis donc, il est vraiment mignon ton correspondant, tu crois que j'aurais ma chance ?
- Euh… je… je ne sais pas.
- Je peux lui demander, tu penses ?
- Hein ? Je…
La métisse se demandait vraiment si elle pouvait lui dire non, mais elle ne sortait pas encore avec lui.
- Est-ce qu'il est libre ? demanda l'étudiante.
- Euh… oui mais… il…
- Super merci beaucoup Cassandra.
- Mais je…
Lena se précipita en direction de Camus.
- Camus, tu fais quelque chose ce soir ?
- Pourquoi ?
- Parce que je voulais t'inviter à sortir, Cassandra m'a dit que tu étais libre.
- Hein ?
Il tourna son regard vers sa bien-aimée, il se dit qu'elle devait lui avoir dit cela. Il doutait, pouvait-elle avoir ne serait-ce qu'une once de sentiment d'amour ? Elle devait probablement ressentir que de l'amitié même après ce qu'il s'était passé entre eux.
- Oui je suis libre ! répondit le Français.
Dès que la métisse entendit cela, elle fut abattue.
- Très bien rendez-vous devant le Port d'Athènes, il y a pleins de restaurants sympas. Dit Lena.
Le soir, Camus se prépara pour sa sortie, même Cassandra l'aida à s'habiller.
- Tu ne m'en veux pas ? demanda-t-il.
- Comment ça ?
- Ben de sortir avec une autre fille ?
- Je ne vois pas pourquoi je t'en voudrais.
- Mais…
- Je t'ai dit depuis le début, si tu as envie, il ne faut pas t'en empêcher.
Le guerrier la salua et partit pour son rendez-vous, la métisse se morfondait dans le temple du Verseau. Elle attendit durant plusieurs heures, à une heure du matin, il rentra.
- Tu es rentré tôt.
- Ouais…
- Pourquoi ?
- Bof.
- Comment ça ?
- Cassandra si je suis sorti avec elle c'était pour te faire plaisir.
- Qu'est-ce que vous avez fait ?
- Nous sommes allés au restaurant et ensuite en discothèque, je lui ai dit que je voulais rentrer car j'étais fatigué, je l'ai raccompagné et je suis rentré.
- C'est tout ce qu'il y a eu ?
- Elle m'a embrassé…
- Ah ? Et tu dois la revoir ?
- Oui demain matin, elle voulait que j'aille prendre le petit déjeuner chez elle.
- Il faut aller te coucher alors.
- Cassandra, est-ce que… ça te gêne que je sorte avec elle ?
- Je… tu es libre de faire ce que tu veux… d'ailleurs de mon côté cela me servira à découvrir le Sanctuaire sans toi…
Le Verseau sentait qu'elle était perturbée. La semaine passa assez vite mais il n'y eu pas de grand changements. Plusieurs mois passèrent, June et Shun avaient passé à l'acte, la relation entre Saori et Kanon n'avaient pas beaucoup changé, Marine et Aiolia s'étaient fiancés, Camus sortait avec Lena et Cassandra avait commencé ses études à l'université, il n'eut pas de changement entre Shaina et Shaka et Seiya sortait avec Miho, elle avait emménagé au Sanctuaire, Milo avait invité pour quelques jours Lakshmi. Le jour du traité de paix arriva, les dieux de l'Olympe le signèrent. Le soir, il eut un bal, il se déroulait au Sanctuaire. June et Shun dansaient, Milo et Lakshmi discutaient sous l'œil méfiant de son tuteur, Camus se tenait à l'écart et Lena buvait quelques verres en discutant avec Saga. Cassandra se tenait un peu à l'écart, elle avait emménagé chez Shaina car Lena venait souvent voir Camus et dormait souvent chez lui et la métisse s'était éloigné de son correspondant, sentant aussi qu'il avait aussi des « besoins ». Cassandra se mit sur le balcon et admirait la mer, soudain Shaina la rejoint.
- Cassandra ça ne va pas ?
- Si tout va bien pourquoi ?
- Parce que… je suis étonné que Camus se balade avec cette Lena. Je croyais que tu avais des sentiments pour lui.
- Oui mais… je… il est bien avec Lena.
- Mais… tu ne veux pas souffrir pendant je ne sais combien de temps.
- Et toi avec Shaka ?
- Euh… je… je ne sais pas encore, il n'y a pas eu de changement et rien de nouveau pendant ces derniers mois, Cassandra ça va bientôt faire un an que tu vis au Sanctuaire…
- Shaina… si tu veux je peux déménager ce n'est pas un problème pour moi.
- Non au contraire et puis tu sais… tu vas dire que je suis folle mais nous nous sommes rapprochés les filles et moi de toi. Personnellement, ça m'embêterais que tu partes surtout si tu restes chez moi, tu peux rester autant de temps que tu veux.
La métisse enlaça son amie.
- Shaina, tu sais… vous êtes comme ma famille mais… tu sais je peux oublier Camus… enfin, je l'espère.
- Ne m'as-tu pas dit que tu avais eu le coup de foudre pour lui dès que tu l'avais vu ?
- Oui et alors ?
- Eh bien justement !
- Camus m'a dit qu'il sortait avec elle juste pour me faire plaisir et que c'est une de mes copines mais je ne sais pas si il a des sentiments et puis… depuis que je suis parti, il n'a jamais compris pourquoi. Et faut avouer que ça fait depuis plusieurs mois qu'il la fréquente.
- Bon si ce n'est pas Camus, il y en a pas un autre qui te plairait ? Genre Shura, Angelo, Aphrodite, Aldébaran, Mû ? Ou alors un des chevaliers d'argent, ceux de bronze ont tous le cœur pris je crois.
- Mais… non…
- Et Saga ?
- Il est aussi mignon mais non…
- Ah ?
- Je trouverai bien quelqu'un d'autres.
- Enfin Cassandra…
- Mais ne t'inquiète pas et va plutôt rejoindre ton Shaka.
- Mais…
- Aller ne t'inquiète pas… et puis on ne sait jamais, il y a peut être des filles qui lui tournent autour, d'ailleurs regarde.
- Hein ? Je vais leur botter leurs fesses. Dit-elle en se dirigeant vers elles.
L'italienne se dirigea vers les filles en question.
- Je vous assure Mademoiselle, je ne peux pas danser avec vous. Dit le descendant de Bouddha.
- Mais enfin… Monsieur, pourquoi donc ? Vous êtes seul.
- Je…
- Excusez-moi mesdemoiselles mais ce cher Monsieur est déjà pris ! intervint Shaina.
Elle l'entraîna sur la piste de danse et colla son corps contre le sien, il rougit.
- Je… merci Shaina.
- Normal non ? Il suffit que je te laisse deux secondes et paf, il y a pleins de filles qui te tournent autour. Et tu m'as bien rendu la pareille, il y a quelques mois.
- Je n'ose même pas leur dire non… alors que je peux combattre quelqu'un… va savoir.
- Tu es humain c'est tout…
- Tu sais que ce sari te va bien ?
Elle rougit.
- J'avoue que depuis que tu m'en prête, j'adore porter ce genre d'habits pour les bals, on s'y sent bien et c'est élégant.
- J'adore habiller une femme.
- Shaka, je ne comprends toujours pas pourquoi tu ne veux pas te caser avec quelqu'un.
- Parce que je… euh… je ne suis pas encore prêt.
- Comment ça ? Tu as tout pour plaire. Tu es beau, galant, protecteur et peut être que tu es romantique, de ce côté-là je ne sais pas mais…
- Shaina… qu'est-ce que je devrais dire de toi ?
- J'ai un caractère de cochon et… et… je ne suis pas prête ! De toute façon celui que je veux n'est pas disponible !
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Tu aimes encore Seiya ?
Le blond savait parfaitement de qui elle parlait mais il voulait l'entendre de ses propres oreilles et il la serra un peu plus contre lui.
- Non c'est pas Seiya… et puis ça te regarde pas !
- Très bien, très bien mais… tu sais que je suis disponible si jamais… murmura-t-il à son oreille.
L'Italienne rougit.
- Qu'est-ce que tu veux dire par-là ?
- Laisse tomber c'est surtout pour te dire que si tu as besoin de te confier je suis là.
- Merci.
Pendant ce temps, Lena discutait toujours avec Saga, le Français se dirigea sur le balcon et trouva sa correspondante.
- Cassandra, tu es toute seule ?
- Je prends juste un peu l'air. Lena t'a abandonné ?
- Un peu, elle discute avec Saga… le pauvre à l'air de s'ennuyer. Du moins c'est ce qu'il montre mais ma foi…
- Ça va avec Lena ?
- Très bien pourquoi tu t'inquiètes ?
- Je… comme ça…
- Tu veux vraiment la vérité ?
- Alors pourquoi tu me mens ? Est-ce que tu es bien avec elle ou pas ?
- Pour du cul, elle est prête à écarter les jambes à n'importe qui !
- Quoi ?
- Je croyais que tu fréquentais des gens bien…
- C'est juste une collègue de l'université rien de plus ! Et c'est pas moi qui t'ai dit de sortir avec elle ! Et si ta queue réfléchit mieux que ton cerveau, tant mieux pour toi ! dit-elle en partant en direction de la salle de bal.
Le chevalier de glace lui prit la main.
- Cassandra, je ne voulais pas te blesser…
- Lâche-moi ! Tu prends n'importe quelle fille tant qu'elle assouvit tes besoins !
Camus lui rattrapa la taille et plongea son regard dans le sien.
- Tu crois vraiment ça ?
- Alors pourquoi tu sors encore avec elle ?
- Tu es jalouse ?
- Non mais les gens qui se foutent de ma gueule m'énervent !
- Pourquoi tu es parti ? Pourquoi est-ce que tu es parti vivre chez Shaina ?
- C'est normal que je parte alors que tu as une petite amie non ?
- Je croyais que ça t'aurais fait plaisir…
- Je m'en fous ! Je ne t'ai obligé à rien mais si tu veux une fille juste pour prendre ton pied, je crois que tu as trouvé !
- Putain mais tu le fais exprès ou quoi ?
- Je ne fais rien exprès !
- Et toi ? Tu es sorti avec personne depuis que tu es parti de chez moi et tous ces mecs qui te courent après ?
- Contrairement à certaines, je n'écarte pas les jambes pour n'importe qui !
- Qu'est-ce que tu veux dire par-là ?
- Mais qu'est-ce que ça peut te faire ?
- Cassandra… écoute, il n'y a rien de sérieux avec cette fille… à part coucher avec elle, je ne fais rien d'autres…
- Mais ce que je m'en fous ! Ne t'inquiète pas, elle a une sacrée réputation à l'université, je sais très bien comment elle est. Ce qui me dégoute c'est que tu sois resté autant de temps avec elle !
- Cassandra… je ne recherche pas que le cul avec une fille… je veux aussi partager d'autres choses avec elle. Comme avec toi…
Le guerrier ne l'avait pas lâché, il l'avait emmené dans un coin du balcon. Là où personne ne pouvait les trouver, du moins pas Lena.
- Comment ça avec toi ?
- Je ne te l'ai jamais dit mais… je me sens bien aussi avec toi.
- Arrête, je ne te crois pas…
Une larme coula, elle se sentait trahie, celui qu'elle aimait lui avait brisé le cœur mais non seulement il lui avait dit cela trop tard.
- Pourquoi tu ne me crois pas ?
- Parce que… je… ne peux pas te croire.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?
- Camus…
Il la regarda longuement, sa main caressa sa joue et lui prit le menton pour l'embrasser. Ce baiser fut sauvage, intense et doux en même temps qui dura pendant plusieurs secondes. Ils se regardèrent durant un moment.
- Pourquoi tu m'as embrassé ?
- Tu ne veux décidément rien comprendre ! Tu m'as fait mal au cœur quand tu es parti.
- Fallait pas sortir avec elle alors !
- C'était pour te faire plaisir… mais je peux la quitter ! De toute façon, je te dis il n'y a rien de bien sérieux entre elle et moi.
- Tu dis que je t'ai fait mal au cœur ? T'es borné comme mec ! Et puis, tant que tu as une fille dans ton lit tu es content !
- Cassandra !
- Camus… il vaudrait mieux que je parte.
- Je… je ne veux pas… je suis perdu sans toi…
- Tu parles !
Le chevalier de glace l'embrassa à nouveau.
- Je ne suis pas le genre de fille que tu fréquentes, arrête !
- Cassandra… je te jure que je suis perdu… j'ai… j'ai sombré dans l'alcool…
- Quoi ?
- Milo est le seul au courant…
- Et il ne m'a rien dit ?
- Il ne voulait pas t'inquiéter… je te demande juste de revenir vivre vers moi.
- Pourquoi as-tu sombré dans l'alcool ?
- Parce que… je…je…
Il l'embrassa à nouveau, la serrant contre lui encore plus intensément, passant sa main dans son dos. La métisse passa ses bras autour de son cou.
- Camus… on se fait du mal… pour rien. Tu m'as bien fait trop de mal au cœur ces derniers mois.
- Cassandra, je suis perdu sans toi.
Elle le repoussa et partit en direction de la salle de bal. Quelques heures plus tard, elle se retrouva chez Shaina discutant avec elle.
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- C'est Camus… il… a sombré dans l'alcool… il m'a avoué qu'il se sentait perdu depuis que je suis partie.
- Quoi ? Cassandra, il faut que vous parliez.
- Tu peux parler ! Et toi avec Shaka ?
- Je… j'ai peur de m'engager aussi. T'imagine si je… oh et puis laissons tomber…
- L'aube va bientôt se lever, il vaudrait mieux dormir non ? Tu ne dois pas aller à ta séance de méditation avec Shaka ?
- Je dois encore faire quelques petites choses. Dors seulement.
- Je…
- Aller tu as eu une rude nuit, tu veux que je te prépare une tisane ?
- Non merci.
- Cassandra, je sais que ça me regarde mais… peut être tu devrais aller voir Camus après non ?
- On verra.
L'Italienne resta éveillée toute la journée, au matin elle alla pour sa séance de méditation chez Shaka.
- Salut y a quelqu'un ?
- Salut Shaina, ça va ? Tu es bien matinal, je pensais que tu viendrais dans l'après-midi seulement.
- Si je te dérange, je pars tout de suite !
- Mais non, tu sais que tu es la bienvenue.
Le chevalier de la Vierge l'invita à s'assoir à ses côtés, il vit qu'elle était fatiguée.
- Shaina, tu as l'air fatiguée, tu peux aller te reposer si jamais.
- Non, j'en ai pas envie et j'ai besoin de médiation.
Elle se mit en tailleur, durant un quart d'heure le blond l'observa, sa protégée tanguait légèrement et se retenait de dormir. Un moment donné, elle tomba de fatigue sur l'épaule du chevalier, il la regarda. Elle semblait dormir paisiblement, il la porta jusque dans son lit et elle se lova contre lui quand il la coucha. Elle marmonna quelques mots incompréhensibles et lui mordilla le cou.
- Shaina… arrête…
Il essaya de la repousser gentiment mais elle s'accrochait à lui.
- Mmmhh… encore…Shaka…
Le blond rougit de plus belle, elle passa sa main sous sa chemise et griffait son torse ce qui amplifiait de plus en plus le désir de son « amant ». Le pauvre chevalier ne savait plus où se mettre, non seulement il savait que sa protégée avait des sentiments pour lui mais en plus elle rêvait de lui ou plutôt dire qu'elle faisait des rêves très agréables avec l'Hindou. Il la tint contre lui qu'elle ne puisse pas bouger et s'endormit à son tour contre elle.
Cassandra s'était réveillé tôt, elle avait peu dormie cette nuit-là repensant à ce que lui avait dit Camus et à leur baiser. Elle décida de suivre le conseil de son amie et monta de temple en temple. La plupart des chevaliers dormaient encore, elle arriva au temple du Scorpion et vit Milo qui admirait la mer, l'air encore endormi.
- Salut Milo.
- Oh Salut Cassandra, comment va ?
- Ça va…
- Sans plus ?
- Non et toi ?
- Ça va, je suis encore fatigué et j'ai peu dormi d'ailleurs toi aussi on dirait.
- C'est pas grave…
- Tu veux qu'on mange quelque chose ensemble ? J'allais préparer le petit déjeuner.
- Pour être honnête, je n'ai pas très faim.
- Aller ! dit-il en lui faisant un clin d'œil.
- Très bien tu as gagné, je comprends pourquoi les filles craquent avec toi.
- Moi ? Jamais.
Le guerrier lui prépara le petit déjeuner pendant qu'ils mangeaient, la métisse lui demanda comment s'était passé sa soirée.
- Alors comment s'est passé ta soirée ?
- Bien sauf que cet imbécile de tuteur n'arrête pas de la coller, heureusement que Thétis l'invitait souvent à danser.
- Tu pourras lui envoyer un mot de remerciement mais… comment Thétis peut s'intéresser à ce… vieux tuteur !
- Euh… en fait elle a vite compris notre situation et elle est intervenu, d'ailleurs elle s'est aussi très bien entendu avec Lakshmi.
- Lakshmi ? C'est un très beau prénom.
- Et toi ?
- Ben rien de spécial, je suis surtout resté avec Shaina.
- Pas toute la soirée en tout cas, après je l'ai vu revenir telle une furie vers ce pauvre Shaka et lui a tiré le bras car il se faisait draguer par une quantité de filles… tu étais avec Camus ?
- Comment le sais-tu ?
- C'était prévisible et puis Lena est resté avec Saga, le pauvre…
- Milo pourquoi ne m'as-tu pas dit que Camus avait plongé dans l'alcool ?
- Parce que… il m'a demandé de ne pas te le dire, il ne veut pas que tu te fasses du souci pour lui.
- Et pourquoi il se détruit autant ? Il m'a… dit qu'il était perdu sans moi…
- Je ne comprends pas Camus… je crois qu'il a peur… et c'est la première fois que ça lui arrive.
- Mais peur de quoi ?
- Un sentiment nouveau est apparu chez lui et normalement il est impassible.
- Que veux-tu dire ?
- J'arrête !
- Mais qu'est-ce que tu veux dire par-là ?
- J'en ai trop dit, Cassandra.
- Alors tu peux me dire pourquoi il reste avec Lena ?
- Il ne veut pas lui briser le cœur… et… il a peur de te perdre pour une chose qu'il a faite !
- Mais qu'est-ce qu'il a fait ?
- Vous êtes assez grand pour régler vos problèmes !
- En fait, ce qu'il lui faut c'est juste quelqu'un dans son lit pour assouvir ses besoins !
- Non c'est pas ce que tu crois !
- Tu parles, il a déjà essayé avec moi !
- Il te respecte beaucoup trop pour profiter de toi comme ça…
- Me respecter ? Tu parles ! Peut être qu'il ne veut pas faire souffrir Lena mais en attendant il est bien content qu'elle assouvisse ses envies.
- N'oublie pas qu'il est sorti avec elle pour te faire plaisir.
- Mais je ne lui ai rien dit, c'est Lena qui a tellement insisté.
- Cassandra, tu sais… un homme a aussi besoin… enfin tu vois, il a aussi des envies et comme je t'ai dit il te respecte beaucoup trop pour t'infliger cela donc il s'est reporté sur quelqu'un d'autre. Imagine, ça devait faire depuis des mois qu'il n'avait pas…
- C'est pas une raison et quand il était avec toi ?
- C'est pas la même chose… et puis j'avoue j'aime trop les femmes même si j'ai vécu quelque chose de fort avec Camus.
- Milo, tu…
- Camus est mon meilleur ami, mon frère… bref je ferais tout pour lui mais je ne me voyais pas non continuer une relation comme ça et je voulais fonder une famille.
- Rien ne t'en empêchait de le faire avec Camus.
- Tu lui demanderas au moment voulu, j'en ai trop dit et c'est à lui de se décider…
- Même ce que tu m'as dit, ça m'a un peu éclairé, merci Milo.
Elle passa ses bras autour de sa taille et lui donna une grosse bise sur sa joue, le Scorpion rougit.
- Cassandra… si tu continues je risque de tomber amoureux de toi. Dit-il en souriant.
- Tu parles, ton indienne doit être une fille formidable !
- C'est vrai ça !
La métisse passa dans la maison du Sagittaire, elle marcha à pas de loup même si elle savait qu'il n'y avait personne. Soudain, une main se posa sur son épaule.
- Hhhhhiiiii !
Elle se retourna et vit Aiolia.
- Aiolia ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu n'es pas sensé être avec Marine ?
- Aiolia ? C'est mon frère ! Tu le connais ?
- Si c'est ton frère alors… tu es… Aiolos ?!
- Oui c'est moi.
- Mais pourquoi reviens-tu maintenant alors que… les chevaliers ont ressuscités il y a déjà quelques années ?
- Je ne voulais pas revenir sur Terre mais Hadès a tellement insisté pour me ressusciter que j'ai fini par céder.
- Je sens que tu vas faire des heureux.
- Et tu me dis que mon petit frère serait avec Marine ?
- Ils sortent ensembles, ils sont même fiancés.
- Et toi tu es ?
- Je m'appelle Cassandra, je suis… enfin… j'étais la correspondante étrangère de Camus.
- Pourquoi le « étais » ?
- Trop long à t'expliquer mais peut être il faudrait que tu ailles trouver Athéna ? Enfin… si elle s'est réveillée.
- Ça ne presse pas mais ne dis rien je me présenterai ce soir à notre Déesse.
La jeune fille se dirigea au temple du Verseau, elle vit des bouteilles d'alcool vides qui envahissaient tout le temple, elle se dirigea dans l'appartement de Camus mais elle entendit des grincements de lit et des cris. Elle trouva la porte entre ouverte et eut une vision d'horreur. Le Français était en plein ébat avec Lena, non seulement il la pénétrait par derrière mais il avait un langage des plus vulgaires, de plus son appartement avait aussi des bouteilles d'alcool vides, à moitié pleines et pleines. Elle dirigea son regard sur la table et fut surprise, une sorte de poudre blanche était étalée sur celle-ci, elle voulut reculer et partir mais son pied renversa une bouteille et se brisa, Camus entendit cela et tourna la tête vers la porte et vit avec horreur que sa correspondante l'avait surpris.
- Cassandra ?!
- Tu me dégoutes Camus ! cria-t-elle en courant en direction de la sortie.
Elle descendit les escaliers en courant de temple en temple, Milo fut le seul à la croiser en chemin.
- Cassandra qu'est-ce qui se passe ?
- Laisse-moi Milo !
Il s'interposa et lui attrapa le bras.
- Dis-moi ce qu'il se passe !
- Oh, Milo… non… j'ai trop honte ! Trop honte pour moi, trop honte pour Camus !
- Raconte-moi.
- Son temple… tu as vu son temple ?
- Non et ensuite ?
- Je… je l'ai surpris en plein ébat avec Lena mais il… il avait un langage si vulgaire… mais le pire j'ai vu de la poudre blanche sur sa table… il se drogue en plus ! Mais qu'est-ce qui lui arrive ? demanda-t-elle en pleurant.
- Quoi ? Il se drogue en plus ?! Il se détruit autant que ça ?! Je vais aller le trouver sur le champ.
- Non… Milo !
- Cassandra, je ferai tout pour lui mais qu'il se détruise comme ça, non ! Et en plus il te fait souffrir !
Le Scorpion se dirigea chez le Verseau, il tomba à la renverse quand il vit toutes les bouteilles dans le temple, il se dirigea dans son appartement et poussa la porte, Camus s'était mis un caleçon et une chemise qui avait besoin d'être lavée.
- Camus ! Faut qu'on parle tout de suite !
- Qu'est-ce que tu veux ? On peut même plus être… tranquille…
- Lena tu veux bien partir ?
- Quoi ? Et… puis… quoi… encore ? C'est… pas… chez… toi ici !
Milo tira son meilleur ami du lit et le traîna dans le temple.
- Putain ! Tu me fais chier, Milo !
La métisse arriva au même moment.
- Milo, arrête je t'en supplie ! Ca ne sert à rien !
- Si… il prétend tenir à toi alors pourquoi il se détruit comme ça ?
Le Scorpion donna plusieurs coups de poing à son meilleur ami, il atterrit plusieurs mètres plus loin.
- Regarde Cassandra ! Est-ce que c'est le même Camus que tu as connu ? demanda Milo.
- Arrête ! Non ce n'est plus le même… Camus pourquoi est-ce que tu te détruis comme ça ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? demanda le Français.
- Laissez-mon Camus tranquille ! intervint Lena.
- Et merde, le retour de la salope ! renchérit Camus.
- Lena… tu pourrais m'expliquer pourquoi Camus se trouve dans une telle merde ? demanda la métisse.
- C'est normal, il n'arrête pas de penser à toi, il n'arrête pas de t'appeler parmi ses rêves, il crie ton nom quand il jouie. Je suis jalouse, je veux qu'il ne pense qu'à moi et pas à toi voilà pourquoi je lui ai fait découvrir cette merveille, je suis sa reine quand il est sous cet effet…
- Tu l'as emmené dans une vie de débauche, de drogue et il se détruit ! cria Cassandra.
- Au moins il ne souffre plus ! rétorqua Lena.
La métisse s'approcha d'elle et la gifla, la blonde tomba à terre.
- Si tu t'avises de t'approcher de Camus encore une fois, je jure que je te le ferai regretter et ne t'avise pas de te rapprocher de moi à l'université !
Lena semblait déconnectée de la réalité et pleura doucement, Cassandra s'approcha de son chevalier des Glaces. Il la regardait mélancoliquement.
- Camus… je… ne t'approche plus jamais de moi…
Il se releva et lui retint la main.
- Cassandra…
- Laisse-moi ! cria a-t-elle et le gifla.
Le Scorpion vint vers elle et passa un bras autour de son épaule, il lança un regard noir à son meilleur ami et tourna les talons. Cassandra pleura pendant des heures chez Milo.
- Milo… je vais partir… je suis resté presque toute la matinée chez toi.
- Cassandra, je ne veux pas te laisser comme ça.
- Mais et Lakshmi ?
- Je dois seulement la voir ce soir et encore je dois encore négocier avec son tuteur…
- Mon pauvre, tu penses que tu as tes chances ?
- J'en sais rien… je doute.
- Le grand Milo connaisseur des femmes doute ?
- Il y a je ne sais combien de prétendants qui lui demandent sa main tous les jours.
- Elle a du succès.
- Ce n'est pas que ça… c'est aussi pour sa fortune mais je soupçonne son tuteur de se débarrasser d'elle tant qu'elle est au Sanctuaire, elle est en sécurité mais quand elle devra repartir pour les affaires, elle sera vulnérable.
- Elle ne va pas l'avoir toute sa vie non ?
- Quand elle aura sa majorité, elle pourra gérer elle-même ses affaires mais je voudrais la protéger jusque-là.
- Ça ne me dit toujours pas pourquoi tu doutes.
- Ben… j'ai peur qu'elle me repousse.
- Hein ? Mais pourquoi donc ? Tu as déjà aimé dans le passé non ? Et Camus ?
- Avec Camus oui… mais avec une fille comme elle… j'ai peur de souffrir…
- Je ne suis pas la meilleure pour en parler mais… dis-lui ce que tu as sur le cœur… mais je ne pense pas qu'elle soit le genre de fille facilement impressionnable, je suppose qu'elle veut quelqu'un de sincère.
- Ben tu vois que tu peux aussi des conseils ? plaisanta le Scorpion.
