Bonjour! Le chapitre du jour sera centré sur le personnage de Jean, bonne lecture!

Ps: SNK et ses personnages ne m'appartiennent en aucun cas.

Chapitre 6

POV Jean

Je venais de quitter mon dortoir en claquant légèrement la porte derrière moi. Je sentais à la fois la colère et la tristesse bouillonner en moi. J'avais autant envie de casser quelques têtes que de rester seul dans mon coin.

Pourquoi étais-je si en colère ? Pourquoi les mots d'Eren m'avaient-ils autant blessé ?

Sur ces questions sans réponses, je me mettais à sortir de l'enceinte de mon lieu de vie pour aller découvrir la station balnéaire par moi-même. Après tout, pourquoi ne pas profiter de la vie pour changer ?

En arrivant au lieu qu'on appelait 'La croisée des chemins', je fus quelques peu surpris en entendant des voix familières. En effet, je n'avais qu'à tourner la tête pour voir Reiner et Bertolt parler avec une passion indescriptible dans leurs yeux. Peut-être avaient-ils trouvé quelques choses d'intéressant ? Je décidais d'aller les voir pour en savoir plus.

« Hey Bertolt, Reiner ! » Je les saluais simplement d'un geste du bras en me rapprochant d'eux.

Lorsqu'ils croisèrent mon regard, ils semblaient sortir d'une sorte de transe et étaient quelques peu abasourdis.

« Hey Jean ! Toi aussi tu as décidé d'aller découvrir la station ? » Le ton de Reiner était assuré et calme, à l'instar de sa stature imposante.

Il me regardait en s'appuyant l'épaule sur une des colonnes de béton, qui se trouvaient un peu partout sur la croisée des chemins. Bertolt quant à lui était assis sur un banc de bois tout près de lui.

« Oui, pourquoi rester dans son dortoir quand on peut explorer ? » Ma réponse était évidente.

« C'est exactement ce qu'on se disait Bertolt et moi justement. D'ailleurs, il a trouvé le chemin vers une aile de la station qu'on n'a pas eue l'occasion de visiter en arrivant, tu veux te joindre à nous ? »

Je jetais légèrement un regard vers Bertolt comme pour attendre son approbation, puis le voyant légèrement hocher la tête, je répondis avec enthousiasme.

« Bien sûr, pourquoi pas ? »

Satisfait de ma réponse, Reiner s'approcha de moi puis me fit une tape affective sur l'épaule tandis que Bertolt, esquissant un sourire, se leva simplement du banc sur lequel il s'était posé.

« Parfait, alors allons-y ! » La voix de Bertolt était peut-être plus claire que celle de notre grand gaillard, mais pas moins masculine. Il me paraissait être le plus sage des deux, ce qui me poussait étrangement à lui faire confiance. En tout cas, j'avais plus confiance en lui qu'en cet enfoiré d'Eren et son pouvoir de titan.

Bertolt prit la tête de notre groupe tandis que Reiner et moi le talonnions. En marchant, je remarquai un panneau fléché désignant le chemin que nous étions en train d'emprunter.

« Aile de la Sérénité… » Je soufflais presque ces mots tout en continuant ma marche. Sérénité ? Était-ce un endroit pour se reposer ? Ou peut-être un endroit où faire vide de notre corps et esprit ? Je n'en savais rien et puis de toute façon je n'en avais que faire. Tant que ça m'éloignait de ce crétin de Jaeger, j'étais satisfait.

Pendant le reste du trajet, nous discutions de sujet plus ou moins importants comme les titans, Titaneye ou bien même le repas du soir.

Quelques minutes plus tard notre destination se trouvait droit devant nous. Un immense bâtiment qui ne ressemblait à aucun autre immeuble existant à l'intérieur des murs. J'étais quelques peu troublé. Comment ce Georges pouvait avoir accès à autant de nouveautés technologiques ?

« Et ben ! Ils ne font vraiment pas à moitié les choses ici. Je me demande ce qu'il contient… » Bertolt était le premier à parler, avec son calme habituel. Il avait le pouce placé sur son menton, comme s'il cherchait une réponse que même lui ne pouvait trouver.

« On ne va pas tarder à le découvrir, aller, dépêchez-vous tous les deux ! » Reiner était déjà parti en avant, courant à vive allure.

Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais cet endroit me faisait me sentir mal à l'aise. Il y avait quelque chose d'étrange, probablement lié aux nombreuses caméras placées un peu partout sur la grande place en face du bâtiment.

« Toi aussi tu les as remarquées ? Bizarrement, je n'y avais pas prêté attention auparavant, mais là c'est comme si elle nous fixait, tu ne trouves pas, Jean ? » Bertolt s'était rapproché de moi en désignant du regard toutes les caméras du terrain. Alors comme ça il y en avait aussi quand nous étions à la croisée des chemins ? Merde, comment j'ai pu les manquer ? 'C'est qu'il a le regard précis…' pensais-je.

« Oui, mais ce qui me gêne, ce n'est pas tant les caméras, mais plutôt les écrans qui se trouvent à côtés de chacune d'elle. Autant je peux comprendre qu'il y a des caméras pour notre sécurité, mais des écrans au beau milieu de nulle part ? Tu ne trouves pas ça super bizarre ? » Bertolt hocha simplement la tête en signe d'affirmation, puis lâcha un bâillement et reprit son chemin derrière Reiner.

« J'imagine que c'est une question pour un autre jour. Voyons un peu ce qui se cache dans cet énorme édifice. » Me dit-il rapidement de dos.

Il avait raison. 'De toute façon, pourquoi s'inquiéter de quelques caméras et écrans, hein ?' Pensais-je tout en repoussant ma théorie loin dans mon cerveau. Je suivis nonchalamment mes deux collègues à travers les portes d'acier de la grande bâtisse. Elles grinçaient légèrement, probablement dû à une rouille qui s'y était accumulée. Rien de bien étonnant en soi.

A l'intérieur, une énorme pièce remplie de matériel d'entraînement. Des harnais tridimensionnels à foison, de grands espaces pour y pratiquer nos manœuvres, des poids pour entraîner nos corps et toutes sortes de machines pour renforcer notre musculature.

« Je rêve ou quoi ? C'est le paradis pour se mettre au niveau ici ! » Reiner avait les yeux grands ouverts. Je ne pouvais pas lui en vouloir après tout, moi aussi j'étais surpris de voir un tel espace ici. Je pensais qu'on allait devoir s'ennuyer à lire des livres ou à écouter le caporal en chef déblatérer pendant toutes ces vacances, mais il semblerait que je me sois trompé. Tant mieux !

« Si vous trouvez un sac de frappe avec la tête de Jaeger dessus, faites-moi signe, j'aimerais bien me défouler un peu ! »

« Je t'aurais bien aidé Jean, mais il n'y en a aucun. Et puis j'aime bien Eren. » Reiner, tout souriant, semblait appuyer intentionnellement sur ses derniers mots, comme pour me faire passer un message.

« Au faite Jean, je voulais savoir, pourquoi haïs-tu tant Eren ? Il s'est passé quelque chose de vraiment mauvais entre vous ? » Bertolt me posa un regard curieux en me posant sa question sensible.

Pour être honnête, je ne savais pas vraiment comment y répondre. Ce n'était pas que je le haïssais, mais plutôt que je l'enviais. Il avait tout ce que je n'avais pas ou que j'aspirais à avoir. Des amis proches de lui, du pouvoir et… du talent.

Et pourtant avec tous ses atouts, il n'en faisait qu'à sa tête. Il mettait en danger ses amis, gâchait son pouvoir et son talent qui pourrait un jour nous permettre de sortir des murs. C'est pour ça que je ne pourrais jamais le respecter. Il est bien trop imprudent et tête en l'air.

Si j'avais eu son pouvoir j'aurais pu sauver Ma… non j'ai tort. Je savais que j'avais tort, et pourtant cela me fendait le cœur. Lui, il aurait pu le sauver. Lui, il aurait pu ramener mon ami. Et pourtant, il n'en a rien fait. Cela me mettais à la fois en colère et m'attristait.

« Rien de spécial, c'est juste sa tête qui m'énerve, c'est tout. » J'essayais d'éviter la question, car y répondre serait bien trop compliqué et je n'en avais pas vraiment envie non plus. À mon grand soulagement, cela semblait leur avoir suffi, car ils détournèrent leur regard de moi pour aller essayer quelques machines.

« Ok, ces machines ont l'air géniales, vous en pensez quoi? » La question de Reiner était rhétorique et sans importance puisqu'il s'était déjà installé sur l'une d'entre-elles. Bertolt s'était installé près de lui sur une autre machine avec un usage totalement différent.

« Ne vous amusés pas sans moi ! » Je m'installais pas très loin d'eux sur une machine qui semblait faire travailler mes jambes.

Tandis que je m'exerçais, une question me vint en tête.

« Hey les gars. Je voulais savoir, comment vous arrivez à supporter aussi bien la trahison et la disparition d'Annie ? Vous sembliez assez proche les uns et des autres. » Ma question était personnelle bien entendu, mais j'avais besoin de le savoir pour mon propre intérêt.

Ils mirent quelques secondes avant de me répondre, puis soudain Reiner ouvra la bouche.

« Pour être honnête, on supporte ce fardeau jour après jour. Au début c'était dur, certes, mais avec un peu de temps, on finit par s'y faire, en quelque sorte. C'est lui le plus touché, il était plus proche d'Annie que je ne l'étais, pas vrai ? » Reiner tourna la tête vers Bertolt en lui faisant un clin d'œil puis se mit à reprendre son exercice corporel.

« Annie… était spéciale. Elle avait de nombreuses qualités que je ne saurais décrire et lorsque j'ai appris qu'elle se trouvait à jamais dans un bloc de glace, j'étais bouleversé. Si j'ai réussi à m'en remettre, c'est en grande partie grâce à Reiner. Il m'a soutenu pendant tout ce temps. » Bertolt jeta un œil vers notre ami commun puis se retourna à nouveau pour me faire face.

« J'imagine que si tu me demandes ça, c'est en rapport avec Marco, n'est-ce-pas ? » Bien sûr qu'il le savait. Ce mec était vraiment très intelligent.

Je n'étais pas du genre à m'ouvrir aux autres, mais puisqu'ils m'avaient répondu avec autant de franchise, tout ce que je pouvais faire était de leur rendre la pareil.

« Oui… Après tout ce temps, je n'arrête toujours pas de penser à lui. J'ai l'impression que s'il est mort, c'est à cause de moi et de ma faiblesse. Il… me manque, enfin je crois. » Je n'étais pas très doué avec mes sentiments, alors quand j'en parlais aux autres, c'était encore pire.

« Je suis passé par là aussi. Je sais que ce n'est pas facile de supporter la mort d'un être qui nous est chère alors si jamais tu veux une oreille attentive, n'hésite pas ! » Bertolt leva son pouce dans ma direction et repris à son tour son exercice.

Je me sentais mieux. Grâce à Reiner et Bertolt, je comprenais mieux comment surmonter l'épreuve que je vivais depuis maintenant quelques mois. Je leur en étais reconnaissant et j'avais une dette envers eux.

Après quelques minutes d'exercices intenses, nous étions tous essoufflés. Nous avons donc décidé de retourner à notre demeure afin de nous reposer avant le repas du soir.

En marchant, j'observais le ciel tombant doucement dans le crépuscule tandis que mes deux collègues discutaient de choses triviales. C'était un sentiment étrange, de quiétude voire même de fraternité.

En arrivant dans notre immense maison, je pouvais entendre la voix imposante du major venant de la pièce à vivre. Moi, Bertolt et Reiner avions décidés de voir ce qu'il se passait exactement. En ouvrant la porte, je fus choqué par ce que je venais de voir.

Qu'est-ce qui se passait ici au juste ?


Pourquoi la voix d'Erwin se fit retentir dans la salle principale? On se le demande bien ;)

Le prochain chapitre sera centré sur Sasha et Connie.

Salut!