Daphnée: MERCI CHOUPETTE! AHH J'ai adorer ton review! Mici beaucoup!!!!

Youte! MERCI!!! Oui je le suis sadique Mwahhaha! attend de lire la suite!

Chapitre 7: «Le temps ne donne pas de seconde chance...»

Vers les quatre heures du matin, Daya s'était précipitée dans le lit de sa mère, effrayée lorsqu'elle avait vu un homme dormir sur le canapé pendant qu'elle allait prendre un verre d'eau. Marguerite se réveilla aussitôt que la petite eut posé un genoux sur le matelas.

-Maman... maman, il y a un étranger dans le salon, chuchota-t-elle.

-Mais non petite ange, c'est John Roxton, tu sais celui qui était avec nous hier?

-Oh... tu le connais bien?

-Oui, oui... très bien même.

-Moi je l'aime beaucoup! C'est pour ça que tu étais contente hier? Parce que tu l'aimes?

-On peut dire cela de cette manière...

-Où est-ce que tu l'as rencontré? demanda sérieusement la petite en pesant chacun des mots de sa phrase.

-Tu sais ma belle, c'est une très longue histoire un peu compliqué. Je ne pense pas que tu sois prête à l'entendre, mais je l'ai rencontré dans une expédition organisé par un grand professeur... satisfaite?

-Oui.

-Ferme les yeux à présent...

La fillette se tût et obéit en souriant comme s'il s'agissait d'un jeux. Elle s'endormit vite, tout comme Marguerite.

Le lendemain, Daya et Marguerite furent debout bien avant John qui paressait sur le sofa. La jeune femme s'arrêta avec un sourire en voyant ses jambes dépasser du meuble et la couverture qui le recouvrait à peine. Sans parler d'un de ses bras qui pendait vers le sol! Il semblait pourtant très confortable à le voir ainsi endormit! Daya vint la rejoindre toujours aussi de bonne humeur.

-Tu crois qu'on devrait le réveiller? demanda-t-elle

-Je ne sais pas, taquina Marguerite, qu'en penses-tu?

-Je pense que oui...

-Alors vas-y!

Toute énervée, la fillette hésita un moment, puis s'installa face à John qui pour un peu aurait émit des ronflements.

-Je peux l'appeler par son nom?

-Pourquoi pas!

Marguerite resta à l'écart, retenant son rire.

-Roxton! dit la petite brune.

Le concerné ne bougea pas d'un pouce. Daya fronça les sourcils, puis le secoua par l'épaule sans obtenir un meilleur résultat.

-Maman, viens m'aider s'il te plait!

Marguerite éclata de rire lorsqu'elle vit sa fille tomber vers l'arrière en tentant de tirer sur la main de Roxton. Décidément, il dormait vraiment dur! Compatissante envers sa fille, la jeune femme se rapprocha pour poser doucement une main dans celle de Roxton. Daya prit de ses deux mains l'avant bras du rêveur prête à tirer. Marguerite plus qu'amusée fit mine de vouloir faire tomber John du sofa, mais en remarquant un sourire s'étirer sur les lèvres de Roxton, elle sut que c'était un piège! Elle ne parvint pas à se retirer attend et avertir Daya, qu'il les attira sur le divan. La petite poussa un petit cri de surprise lorsque John se redressa avec un grognement comique, puis Marguerite se contenta de le regarder avec allégresse. Mine de rien, il lui avait fallu un effort presque surhumain hier soir afin de ne pas lui demander de venir dormir avec elle! Une seule fois avait suffit à ancrer en elle, ses caresses, ses baisers et ses mots doux. Voilà qu'elle fantasmait! Elle revint sur terre lorsque John passa une main dans les cheveux de sa fille qui riait encore. Assise sur le sofa à quelque centimètre de sa personne, Marguerite décida de se lever!

-Daya... vas mettre tes vêtements sur le lit, nous allons bientôt partir, notre chauffeur arrive dans pas très long.

La petite fille n'écouta pas la suite, elle fut déjà dans sa chambre en courant. Roxton sembla la suivre, mais il se tourna vers elle d'un air joyeux. Il ne portait que son pantalon et son coeur se mit à battre la chamade lorsqu'il déposa un chaste baiser sur sa joue. Elle resta figée sur place, le regardant filer vers la salle de bain. Elle était maintenant certaine d'une chose: peu importe ce qu'il advenait de son futur, elle voulait le passer avec Roxton et Daya. Elle ne voulait plus le décevoir, le blesser ou le faire attendre. Il avait déjà été trop patient! Puis du reste, si elle ne suivait pas son instinct, elle trahirait ses propres sentiments.

-Tu sais quoi Marguerite? remarqua-t-il en la rejoignant lorsqu'il fut sortit, la première fois que je t'ai vu, je dois admettre que tu projetais une dignité froide et sophistiquée avec tes vêtements fortuné, tes cheveux bien montés et ton visage maquillé... maintenant, je te trouve resplendissante!

Marguerite arqua un sourcil. Elle l'avait aussi remarqué... Seulement, sans le vouloir, une partie de ce qu'elle était en Europe avait disparut!

-J'avais perdu l'habitude dans le monde perdu... alors je pense que j'ai encore du mal à m'en remettre, mais ça devrait venir, ironisa-t-elle sachant qu'il l'avait pourtant complimentée. Elle détestait simplement se remémorer qu'elle avait à ce point changé dans sa manière de vivre!, toi tu habites toujours ton palace à Londres?

-Oui... puis tu y es la bienvenue, dit-il plus sérieusement.

Marguerite leva les yeux au ciel faignant l'exaspération, puis s'avança lentement vers lui avec des yeux emplit de malice.

-Si tu mets ton château à mon nom... je ne dirai pas non! fit-elle avec un sourire bien à elle.

-On n'essaierait pas de m'arnaquer par hasard?

-Pas du tout!

Pendant un bref moment, ils retrouvèrent leur complicité qui faisait d'eux des personnes inséparable.

-Mmmh, ça porte à réfléchir!

Marguerite sourit en faisant un pas de plus en avant. C'est fou comme elle était heureuse de le voir face à elle, de pouvoir le toucher! Ce qu'elle fit en glissant une main sur son menton. hypnotisé par ses yeux, John prit sa main avant qu'elle ne retombe le long de son corps et embrassa ses doigts.

-Tout ce que je veux John, c'est...

-Maman! Je suis prête!

Marguerite se retourna en sursaut vers sa fille, si rapidement qu'elle faillit frapper Roxton du revers de sa main qu'il avait tenu un peu plus tôt! John qui trouva la situation amusant, échappa un petit rire!

-Tu es magnifique, sourit la jeune femme.

-Merci! tu viens avec nous? demanda Daya avec un air important à l'avis de Roxton.

-Oui... seulement si tu veux bien sûr!

-Super! s'exclama la fillette, je veux dire... à une condition!

John haussa les sourcils, à cinq ans elle donnait déjà ses conditions, ce sera quoi à 15? Elle savait de qui retenir! Il était même surpris de l'entendre parler avec autant de facilité. Chacun de ses mots étaient compréhensible et elle semblait tout discerner!

-Laquelle? interrogea-t-il sous les yeux attendrie de Marguerite pour sa fille.

-Je veux... enfin, j'aimerais bien que tu me prenne sur tes épaules comme hier!

-Marché conclu, accepta John avec un magnifique sourire.

Il faisait face à SA fille. Il en ressentait une sorte de fierté mêler avec un pincement au coeur. Après tout, il ne l'avait pas vu grandir jusqu'ici. Il avait même ignorer son existence. Il comptait bien y remédier! Avec un clin d'oeil pour Marguerite, il se dirigea vers Daya.

-Aller princesse!

Il la souleva dans ses bras pour la mettre su ses épaules, tandis que la jeune femme allait chercher le sac qu'elle avait fait avec Daya ce matin. Il laissèrent la chambre d'hôtel, sans doute la plus dispendieuse étant donné qu'il y avait des pièces séparées, puis ils grimpèrent dans la voiture où le chauffeur de Marguerite les attendait à l'heure. Ils stoppèrent devant l'hôtel de John où il s'empara de ses vêtements. Ils furent ensuite en route en direction de la demeure de la jeune femme.

Arrivé devant la maison, Roxton fut agréablement surpris. Il tint sa petite Daya d'une main et de l'autre son sac. L chauffeur les salua et alla stationner la voiture dans le garage pour ensuite se retirer dans sa petite maison tout près de celle de Marguerite. John suivit la jeune femme à l'intérieur où il découvrit des pièces décorés avec goût. Ni trop claire, ni trop sombre, à l'image de Marguerite, songea-t-il. Simple(enfin...) et Magnifique. Elle lui fit visiter les lieux avec pour guide la petite fille qui courait de droite à gauche.

-Ça c'est ma chambre, dit-elle avec enthousiasme lorsqu'ils furent à l'étage, il n'y a que moi et maman qui peuvent entrer, ça c'est ma salle de jeux, ça c'est la chambre de maman!

Ils descendirent ensuite au salon où Daya s'empressa de s'installer sur la petite table de la pièce avec ses crayons et ses feuilles blanche, ouis à colorier. Marguerite posa les yeux sur sa fille sous l'attention de Roxton. La jeune femme avait bien sûr changer depuis qu'il l'avait laisser partir sur le seuil de son palace. Elle avait en quelque sorte mûrie, elle semblait plus... femme? Cependant, l'arrogance dans l'éclat de ses yeux gris-vert et la malice lui donnait toujours ses airs de petite fille. Oui... elle était sans doute plus belle qu'à leur rencontre(N/A wow! stop kim! Tout un passage pour préciser: Marguerite est quand même belle, même si elle a vieillit!) Il appréciait chacun de ses gestes et lorsqu'elle se tourna vers lui avec un sourire, il eut sincèrement l'impression de revivre!

La nuit tomba rapidement et après un délicieux dîner, Daya alla prendre un bain. Elle fut au lit très tôt, puis Marguerite et Roxton se retrouvèrent encore une fois dans le salon où ils ne soufflèrent mots pendant plus d'un quart d'heure.

-Raconte-moi ta vie, décréta John voulant savoir ce que la jeune femme avait vécu durant ces cinq dernières années.

-Ma vie? railla-t-elle, elle n'est pas très différente de la tienne... je respire, je mange et je dors...

-Soit sérieuse...

-Il n'y a rien à dire... je suis morte dans bien des pays, toi-même tu n'as probablement pas eu vent de Parsifal, j'ai élevé pendant ma première année une jeune russe; Vladimir. Il habite présentement à Londres... Hum, j'ai porter pendant neuf mois Daya et je l'ai éduqué...

-Et tu disais avoir une vie dangereuse, ironisa-t-il.

-Elle l'est... pour tout ceux qui m'entoure John.

-De quoi avais-tu peur en me quittant?

-De tout! Je t'en prit, je n'ai pas envie de revenir sur le sujet!

-Tu as raison...

Marguerite leva les yeux au ciel en souriant, prenant Roxton au dépourvue.

-Te rends-tu compte que nous sommes en train de parler dans mon salon en France comme des êtres terriblement sérieux et ennuyant!

-Ç'aurait pu être pire, admit John en riant.

-Peut-être... Pourquoi ne t'es-tu pas marié? demanda-t-elle stupidement.

-Tu voudrais que je le sois? Sérieusement Marguerite tu connais la réponse, c'est toi que j'attendais...

Marguerite évita son regard, puis se leva. Elle était vraiment idiote!

-Je vais prendre un bain et je vais dormir, la chambre d'ami est aussi à l'étage...

-Je vais rester ici un moment.

Marguerite n'avait qu'une envie, se jeter dans ses bras, mais il y avait encore ce doute qui la taraudait. Allait-elle le rendre heureux. Elle avait l'impression que sa vie au côté d'un homme était impossible! Non qu'elle ne le voulait pas, mais un autre échec la détruirait! Puis du reste, elle-même était insupportable!Néanmoins lorsqu'elle fut sous les couvertures, elle st que Roxton était le seul à pouvoir la faire sourire. Le seul à parvenir à faire naître en elle des sentiments que même l'amour n'aurait pu déceler. Sans attendre plus d'une seconde, sans doute sur un coup de tête, elle se précipita dans la chambre de sa fille. Celle-ci dormait quand elle passa une main sur son joli minois. Daya ouvrit un oeil tout endormie en demandant:

-Qu'est-ce qu'y a maman?

Marguerite s'allongea sur le grand lit de sa fille et murmura à son oreille:

-J'ai un secret à te confier.

En un bâillement, la petite ouvrit grand les yeux.

-Vas-y maman je t'écoute! répondit-elle sérieusement.

-Il est probable que tu ne comprenne pas tout à fait... se sont des histoires de grand mon coeur, mais je te les répéterai lorsque tu seras plus grande. Pour l'instant fait comme si je te racontais une histoire...

Marguerite se lança donc dans un récit imagé de ses aventures dans le monde perdu, relatant ce qui devait être prit en compte et évitant de plonger sa fille dans la confusion. À la fin de son histoire, elle avoua aimer beaucoup Roxton.

-Je le sais, murmura la petite, tu n'arrête pas de le regarder!

Marguerite éclata de rire, pour une enfant de cinq ans, elle avait l'esprit ouvert!

-Mais pourquoi il n'était pas là avant?

-Parce que je n'étais pas très intelligente!

Daya sourit, comme si elle avait tout comprit.

-Tu sais mon ange, j'aurais pu attendre avant de te dire tout ça, mais John Roxton est ton père...

-Roxton est mon papa? chuchota-t-elle.

-Oui.

Daya se redressa et Marguerite fit de même. Sa fille lui fit un énorme câlin, puis descendit du lit en courant. La jeune femme interpella la petite brunette qui ne l'entendit pas et la suivit dans le salon où Roxton était debout près de la fenêtre. Il eut tout juste le temps de se retourner vers elles en entendant le son de leurs pas. Daya lui sauta carrément dans les bras! Étonné, Roxton la serra, portant son regard sur Marguerite qui haussait les épaules avec l'envie de rire.

-Je suis contente que tu sois mon papa! s'exclama-t-elle, maintenant faut que j'aille faire dodo.

Sans un mot, le beau Lord posa sa fille au sol. Tout simplement, elle s'enfuit vers l'étage, sa mère sur ses talons, laissant derrière un John stupéfait! Marguerite reprit sa place sur le lit de Daya et embrassa son front.

-Bonne nuit, je t'aime fort!

-Moi aussi, bonne nuit maman!

-Si tu es trop fatiguée demain, tu manqueras l'avant-midi à l'école.

-Tu croix que les soeurs seront fâchées? demanda-t-elle avec un haussement de sourcils inquiet.

-Elles n'ont pas intérêt!

La petite fille sourit.

-Maman? chuchota-t-elle.

-Quoi? questionna Marguerite avant de se lever.

-Je suis chanceuse moi... Il n'y a que moi qui à le droit de voir ses parents durant les week-ends. Les autres et bien leur parents viennent les chercher que pendant les vacance de Noël, paque et été!

Marguerite lui sourit, puis lui souhaita encore bonne nuit avant de regagner sa propre chambre. Si elle avait Daya le week-end c'était parce qu'elle l'avait ordonné. L'école hébergeait obligatoirement les enfants le long de l'année. Marguerite qui avait vécu dans un pensionnat avait rapidement obliger l'école à lui rendre sa fille chaque fin de semaine.

Elle fut tenté d'aller rejoindre Roxton en bas, mais trouva plus sage d'aller dormir. Il était déjà tard sans en plus parler avec lui. Elle se faufila sous ses couvertures, alluma sa lampe de chevet, puis s'empara de son journal.

20 septembre 1923

Seigneur! Je n'aurais jamais cru goûter à cette partie de la vie où le bonheur semble prendre forme. Ma vie a complètement chamboulée dès l'instant où j'ai croiser le regard de John, mon monde, mes convictions, mes actes, mes gestes, tout! Parfois, ça ne choque de voir le court qu'a prit mon existence. Mais dans des moments comme ceux-ci, je ne changerais pour rien au monde les événements. J'aime John. Ce ne sont plus que des mots, mais une conviction! Peu importe ce qui adviendra, je ne veux plus l'imaginer loin de moi. Le sourire de Daya face à lui a complètement effacer le moindre de mes doutes. Le jeux auquel je semblait m'apprêter est terminé. J'ai eu ma part de souffrance, Roxton aussi... Le destin ne voulait visiblement pas m'éloigner de lui... quoique je ne croix pas au destin... Bref, je veux vivre auprès de lui! Il est sans doute le seul homme à supporter celle que je suis réellement.

La jeune femme reposa son journal, puis ferma la lumière. Elle ferma les yeux, regrettant intérieurement de ne pas avoir demander à Roxton de venir dormir avec elle...

Lorsque le soleil timide de cette journée de septembre se montra, ce ne fut pas très long que Daya vint rejoindre Marguerite, sautant sans scrupule sur le lit et se jetant sur sa mère.

-Maman! Il faut que tu te lève!

Marguerite, réveillée, garda ses yeux fermés pour enfouir sa tête dans l'oreiler. Daya éclata de rire et secoua davantage la jeune femme! Celle-ci riposta en planquant de manière comique sa fille sur le matelas.

-C'est bon, je me lève! ria Marguerite tandis que la fillette pouffait de rire.

Lady Krux, amena sa fille à la cuisine où malgré ses piètres talents de cuisinière lui fit des oeufs brouillés... Son cuisinier avait congé, alors elle devait plus ou moins se débrouiller. John arriva et il éclata de rire, voyant la jeune femme essayer de faire à manger. Marguerite se tourna vers lui faignant d'être offusqué.

-Pourquoi ris-tu Lord Roxton?

Roxton se baissa à la hauteur de sa fille et lui chuchota quelques mots à l'oreille. La petite fille pouffa et Marguerite lança la petite serviette qu'elle tenait au visage de John.

-Tiens, je rend mon tablier!

Roxton hocha de la tête d'un air amusant, puis approuva:

-Merci... je pense que c'est préférable pour nous tous!

Marguerite haussa les sourcils et lui donna un coup sur l'épaule lorsqu'il passa près d'elle, puis prit une place près de sa fille. Effectivement, Roxton s'avéra un très bon chef. Ils mangèrent, parlèrent et finalement ils furent prêt à reconduire Daya à l'école. Une fois là-bas, la directrice fusilla la jeune femme du regard.

-Savez-vous quelle heure est-il?

-Oui, répliqua Lady Krux regardant sa montre, 13h14...

-Dans ce cas, vous devriez savoir que les cours débutent à huit heure!

La bonne soeur jeta un bref coup d'oeil au beau Lord qui se tenait derrière la jeune femme semblant ne rien comprendre et replongea ses yeux froid dans ceux de Marguerite qui haussa les épaules.

-Oui, je le savais aussi! Mais si vous arrêtiez de me faire des reproches, peut-être que Daya pourrait aller rejoindre son professeur! s'impatienta-t-elle.

La vieille dame soupira en maugréant quelques mots incompréhensibles qui étaient supposés être du latin. Marguerite les comprit immédiatement. "Non seulement la petite n'a pas de père, mais la mère se permet une aventure!" La brunette fulminait lorsqu'elle déclara froidement:

-Si j'étais vous je ferais attention à ce que je dis!

La bonne soeur parut surprise et sembla mal à l'aise.

-Passez une belle journée, souhaita-t-elle légèrement intimidée.

-C'est ça! dit Marguerite, au revoir ma puce...

-Bye maman!

Elle donna un câlin à la jeune femme, puis alla vers Roxton faisant la même chose.

-Bye papa!

-Au revoir, petite ange!

La soeur haussa les sourcils étonnée. Elle ne souffla aucun mot, se contenta de suivre la petite à l'intérieur.

Marguerite reprit le chemin de la voiture en compagnie de John qui demanda:

-Que disait-elle?

-Hein?

-Tu as oublié? Tu parlais français avec la professeur...

-Oh! Rien de très intéressant, elle me reprochait l'heure à laquelle je conduisais Daya... Elle ne m'aime pas beaucoup et moi non plus!

-Oui, ça c'était facile à deviner, ria John.

Il l'embrassa sur la tempe, comme si c'était le geste le plus naturel du monde et s'installa dans la voiture.

À la demeure de la jeune femme, elle s'empara de son courrier et entra suivit de près par Roxton. Elle se laissa choire sur le sofa où elle ouvrit la première lettre. Elle venait de Challenger. Elle la montra à John après l'avoir lu. En bref, il prenait de ses nouvelles et donnait des siennes. La seconde était de Vladimir et la troisième n'avait pas d'adresse de retour. Elle l'ouvrit en même temps que Roxton se mit derrière elle pour lire.

"On n'est jamais trop prudent, Milana, surveillez vos arrières, vous en aurez besoin!"

Marguerite froissa la lettre pour aller la jeter. Roxton la rejoignit.

-Qu'est-ce que c'était? questionna-t-il.

-Une menace, rétorqua-t-elle sarcastique.

-Qui est Milana?

-Moi.

John fronça les sourcils espérant qu'elle répondrait plus clairement.

-C'était mon nom lorsque je m'amusais avec la Mafia Russe. J'étais sans doute la moins honnête et j'ai longtemps jouer le jeu... J'ai dénoncé beaucoup d'entre eux et ils semble qu'aujourd'hui ils s'en sont rendu compte. Donc, nous devons partir!

-Tu es sérieuse!?! interrogea-t-il, la suivant à l'étage.

La jeune femme ne répondit pas. Elle se contenta de vider le contenu de sa garde-robe et de ses tiroirs sur le lit. Prestement, elle s'empara d'une valise et comme elle allait l'emplir, Roxton l'arrêta en prenant son poignet. Elle se calma, plongeant ses yeux dans ceux de son compagnon.

-Marguerite, calme-toi, avant de partir, j'aimerais bien comprendre.

Elle sembla reprendre son calma au grand soulagement du chasseur. Elle se laissa tomber sur le lit avant d'entreprendre une conversation sérieuse avec lui.

-Parfait John! Tu veux comprendre? Et bien, pendant de nombreuses années de ma vie, je trafiquais des bijoux, des pierres précieuses ou des objets contre de l'argent. Lorsque je voyageais, j'étais souvent sous le nom de Marguerite Montclaire comme interprète. Parfois je le faisais pour moi, d'autre pour le pays. Beaucoup d'homme insoupçonné se sont fait arrêter, les autres je les laissais s'en sortir dans mon intérêt. Mais s'il y a un endroit où je pouvais faire de l'argent très facilement, c'était bien dans la mafia Russe. Ils sont sûrement inconscient car il me font confiance, alors j'ai longtemps profité d'eux. Je faisais en même temps partie du K.G.B... sans parler du M.I5 mais bon... Tout cela pour te dire que j'ai trahi Igor tant de fois qu'il doit probablement être au courant et il me poursuivra jusqu'à ce que je sois morte!

-Bon sang, souffla John, combien de nom différent as-tu? demanda-t-il hors sujet.

-Hum... je ne sais pas, cinq, huit, dix! Aucune idée!

Roxton hocha de la tête. Marguerite avait sans doute eu un passé mouvementé. Il en connaissait peu sous ce qu'elle disait. Un jour peut-être allait-elle lui permettre de tout savoir, mais c'était tout ce qu'elle lui accorderait de connaître pendant longtemps. Il sourit. Il se fichait tellement des erreurs qu'elle avait pu commettre ou qu'elle ferait. Il aimait celle qu'elle était. Une femme dont le passé avait laissé bien des cicatrices, une femme forte avec un caractère qu'il adorait. Passionée, malicieuse, amusante, magnifique!

-Viens à Londres, dit-il.

Les yeux de la jeune femme s'illuminèrent avec une lueur espiègle.

-Dans ton énorme palace?

-Oui, ria-t-il.

-C'est d'accord.

Roxton haussa les sourcils sans vraiment y croire. Elle avait dit oui! Les choses avait décidément changées. Il le savait depuis hier soir, lorsque sa fille s'était jeter dans ses bras. Marguerite avait de ce même fait laissé une porte ouverte pour lui dans sa vie!

-Mais, continua-t-elle.

Pendant un moment, il crut qu'elle allait revenir sur sa décision.

-Je dois m'occuper du chagement d'école de Daya...

Roxton soupira de soulagement.

-Je propose que nous passions le reste de la semaine ici.

-Ce n'est franchement pas prudent!

-Je suis là.

Marguerite leva la tête vers lui, puis sans un mot se leva d'un bond.

-Changeons de sujet!

C'était bien elle, cet empressement de détourner ce qui l'agaçait! Elle prit sa main pour l'inciter à se mettre debout, puis l'entraîna hors de la pièce.

-Sais-tu que le monde perdu m'est resté gravé en tête pendant très longtemps! Le matin, encore, je croix me réveiller dans la Tree House. Alors j'ai prit l'habitude de me promener dans la forêt à quelques mètres de ma maison.

Roxton sourit, remarquant qu'elle retira sa main de la sienne. Comme si ce seul contacte la bouleversait. Elle le conduisit ensuite à l'extérieur. Il faisait particulièrement chaud et le soleil brillait maintenant dans le ciel sans nuages. Elle pointa le commencement de la petite forêt. Ils suivirent donc le chemin menant aux arbres.

L'odeur de la forêt emplissait l'air et c'était comme s'ils revenaient en arrière. Ils marchèrent silencieusement pendant un long moment et sur le chemin du retour, ils se disputaient à savoir qui ferait le dîner. Marguerite détestait cuisiner, mais elle adorait l'agacer!

-Pourquoi pas moi? se borna-t-elle.

-Franchement, parce que je n'ai pas envie de mourir sur ta table de cuisine!

-Pff! Attention Lord Roxton, je risque vraiment de mettre de l'Arsenic dans ton assiette.

-Tu n'oserais pas! dit-il faignant d'être scandalisé tandis qu'il contournait un arbre pour la rejoindre.

-Bien sûr que si!

-Dans ce cas...

-Quoi? s'empressa-t-elle de demander voyant son air malicieux.

-Tu ne mérite que de dormir dehors cette nuit! Ce sera plus prudent pour moi!

-Hein!?!

Elle comprit en le voyant s'enfuire vers sa maison!

-Roxton! C'est ma propriété! s'écria-t-elle.

Elle le rattrapa juste à temps et se posa dans l'entrebâillement de sa porte arrière.

-Essais pour voir! M'enfermer dehors, je te jure que tu ne t'en sortira pas si tu essais! s'indigna-t-elle avec un sourire.

-Une menace?

-Non un avertissement!

-Je fais une entente alors.

-Laquelle? demanda-t-elle amusée.

-Si je parviens à prendre possession des lieux, je fais à dîner, sinon tu le feras.

-Facile, pouffa-t-elle.

-Vraiment? interrogea-t-il, baissant la tête vers la jeune femme.

Il l'enlaça lentement, sans que Marguerite n'eut enlevé ses mains de sur les côtés de la porte, puis l'embrassa. La jeune femme en avait eu conscience, mais elle chavira sous ce baiser presque avide. Elle fit courir ses doigts sur la nuque de John et elle le sentit resserrer leur étreinte. Il avait perdu le fil de ses intentions. Elle aussi d'ailleurs, mais elle en restait tout de même plus alerte. Elle s'accrocha à lui, répondit à son étreinte avec une passion qui lui avait été enlevé depuis ces cinq dernières année. Après de nombreuses secondes, elle se détacha de lui, contempla son visage perplexe et lui ferma la porte au nez. Elle se retint de ne pas lui tirer la langue en signe de victoire!

-C'est de la triche! s'exclama-t-il avec un rire de l'autre côté.

-C'est toi qui a commencé! dit-elle en ouvrant la porte, mais puisque je suis d'humeur honorable, tu peux faire à mangé.

-Trop gentil!

Elle éclata de rire. Voilà, ils se retrouvaient.

Quelques heures plus tard, lorsqu'ils eurent terminé leur repas, John demanda:

-Alors comment c'était?

-Ça fait différent du raptor que tu cuisinais, délicieux, avoua-t-elle plus sérieusement.

-Merci bien!

-De rien!

Roxton la regarda se lever pour débarrasser la table. Il adorait lorsqu'elle employait ses petites habitudes espiègles à son égard. C'était sûrement ce petit haussement de sourcil ou son sourire bien à elle qui le forçait à l'admirer sans se lasser. Ils passèrent par la suite au salon où ils parlèrent de tout et de rien, en particulier de leur cinq dernières années.

Quand il fut tard, John se retrouva seul dans le salon, assit sur le sofa. Marguerite était montée afin d'aller dormir et il ne put se résoudre à rester en bas plus longtemps dans l'intention d'aller dormir dans la chambre d'ami.

Marguerite passa une main dans ses cheveux détachés. Elle allait sortir de la pièce lorsqu'elle s'arrêta devant Roxton. Debout dans sa chambre. Il la fixait.

-Qui a-t-il Roxton? Si tu n'as pas assez de couvertures, il y en a dans...

-J'étais seulement venu te souhaiter bonne nuit...

-Oh.

Elle sourit et s'avança vers lui.

-Bonne nuit Roxton.

À l'unique lueur de la chandelle qui éclairait sa chambre, la jeune femme eut du mal à cerner l'expression de ses yeux pers. Elle la vit néanmoins lorsqu'il fit un pas vers elle. Une décharge électrique semblait passer entre eux et elle laisserait cette sensation de manque si l'un d'eux s'éloignait. Roxton caressa ses lèvres d'un long baiser. Marguerite eut la même réaction que cet après-midi, entourant ses mains autour du cou de John. Il embrassa son visage, puis il souffla:

-Marguerite, laisse-moi t'aimer... (N/A toute une nuit, faire avec toi la la la la la la la la!..... j'arrête!)

Le coeur de la jeune femme se mit à battre la chamade. Ces quelques mots avait été prononcés telle une prière à laquelle il voulait s'accrocher. Comme s'il avait eu besoin de faire une requête presque suppliante. En guise de réponse, elle s'attarda à sa chemise avec ardeur. Plus rien ne comptait au-delà de leur étreinte. John fit danser ses mains sur la taille de Marguerite, la faisant chavirer sur le lit. Il l'embrassa à mainte reprise avant d'enlever ses vêtements. Leurs corps, leurs caresses et leurs baisers tentèrent d'exprimer toute la passion, la tendresse et l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre.

Tandis que la jeune femme glissait ses mains sur le dos de Roxton, sa nuque, son visage, elle frissonna sous la tendresse qu'il manifestait. Il agissait comme si elle était son air pour vivre! Elle ne s'était jamais sentie aussi aimée ou désirée dans les bras d'un homme.

Roxton voulait en fait s'imprégner de chaque parcelle de son être, car enfin il pouvait goûter à sa peau et ses baisers, à son corps et ses lèvres contre le sien. Elle lui avait tellement manqué qu'il aurait aimé éterniser chaque instant auprès d'elle. Sentir pour toujours son souffle contre son cou...

*** (N/A Suffit! On va me prendre pour une obsédée!)

Le lendemain matin, Roxton et Marguerite se réveillèrent en même temps. La jeune femme posa sa tête au creux de l'épaule de John et le serra dans ses bras.

-Je t'aime Marguerite, murmura John d'une voix ensommeillée.

-Moi aussi, répondit-elle en embrassant son cou.

Elle ferma les yeux, prête à sombrer encore dans le sommeil, faisant toutefois glisser machinalement ses ongles sur le dos de John. Celui-ci était sur le point de ronfler lorsque les éclat d'une vitre cassée les éveilla de leur somnolence!

-Qu'est-ce que c'était demanda la brunette, se redressant légèrement.

Roxton resta près d'elle et fronça les sourcils.

-Reste ici, je vais aller voir, dit-il.

Il enfila à la hâte ses vêtements, puis sortit de la chambre. Marguerite mit sa robe de chambre et décida d'aller le rejoindre. Elle le trouva dans le salon où la moitié de la fenêtre était brisée.

-Merde! s'écria-t-elle en ramassant une feuille de papier qui traînait sur les lieux.

"Brûle en enfer Parsifal, Milana ou Marguerite!"

Elle déchira la feuille et Roxton ne pouvait pas croire qu'elle ne semblait pas ébranlé par les menaces. Après tout, on en voulait à sa vie et sa réaction frôlait l'indignation au lieu de la peur.

-Qu'ils se montrent et je les tue! maugréa-t-elle en montant les escaliers pour aller à l'étage.

Il la suivit, puis la regarda prendre une arme pour la mettre sous son oreillé.

-Je préfèrerais partir, avoua-t-elle en se tournant vers lui.

-Je suis de ton avis! As-tu ton passe-port?

-Bien sûr, Daya aussi...

-Dans ce cas, prépare tes valises, je vais dire à ton chauffeur d'aller chercher Daya...

-Il faut qu'un de nous soit là, vas-y, je vais faire nos bagages.

-Viens avec moi, décréta-t-il

-Pourquoi? C'est mieux que je fasse les choses ici.

John soupira, s'empara de sa main pour l'attirer vers lui d'une manière comique, puis l'embrassa furtivement.

-Très bien, je reviens!

Marguerite sourit. Elle l'entendit fermer la porte derrière lui et s'empressa de ranger ses choses dans ses valises et ses sacs. Elle fit de même dans la chambre de Daya ce qui lui prit au-dessus d'un quart d'heure.

Elle sut avant même qu'un homme l'empoigne mettant son bras autour d'elle et sa main sur sa bouche que c'était quelqu'un qu'elle connaissait qui était derrière elle. Elle ne put émettre aucun son distinctif tandis qu'il la conduisait où traînait Igor et un homme qu'elle avait l'impression de connaître... Cela lui revint en mémoire. C'était un espion du K.G.B, elle avait travaillé avec lui! Elle ne se souvenait plus de son nom, mais bon! La question qu'elle aurait du se posé était: Que faisait-il avec le grand dirigeant de la mafia Russe! Elle n'eut pas l'occasion de réfléchir, l'homme qui la tenait, la poussa sur le sofa. C'était Dimitri. Elle les regarda tour à tour avec une expression innocente sur son visage pourtant impassible.

-Où est-il? grogna Igor.

Cette fois, elle n'avait aucune idée de qui il parlait!

-Qui? demanda-t-elle sèchement.

-Vladimir! Idiote!

Marguerite fulminait sans pouvoir faire un mouvement.

-Aucune idée! mentit-elle.

-Faux! Nous avons intercepté une lettre d'un certain Alexander...

Elle haussa les épaules.

-Et alors? Ça sonne comme Vladimir ce prénom? Puis du reste, je ne l'ai vu qu'une fois et j'ai à peine idée de qui vous parlez!

-C'était MON gamin! hurla Igor.

Marguerite s'étrangla intérieurement sans que rien ne transparaisse dans ses expressions! Bon, c'était écrit où ça? Vladimir lui avait dit qu'Igor lui avait donné du travail! Bravo! ironisa-t-elle pour elle-même. Expédier le fils d'un des plus grands trafiquants de la mafia Russe à Londres!

-Que voulez-vous que je vous dise? Surveillez-le si vous l'avez perdu!

-Où est-il?

-Vous vous êtes donné tout ce mal pour retrouver votre fils, venir à Paris!

-Oh non, répondit l'agent du K.G.B, j'ai eu pour ordre de vous tuer...

-Ah, je vois et en bon citoyen, vous accomplissez votre devoir avec le pire des gangster! railla-t-elle.

Bon la situation devenait plus claire. Igor était ici pour son fils et les hommes qu'elle avait dénoncé, Dimitri, bien qu'elle avait de bonne relation avec lui suivait les ordres de son patron et Olaf(son nom lui était revenu en tête) avait eu pour ordre de l'éliminer puisque l'agence des espions avait probablement découvert le triple jeux auquel elle jouait! Bref, tout allait pour le mieux! Olaf fit mine de venir la frapper, mais Igor le retint.

-Pas avant qu'elle m'ait dit où est Vladimir!

Cet enfant quoique menteur, ne méritait certes pas de subir les foudres de son père! Elle nierait tout et il finirait par la croire non?

-Je ne sais pas Igor, croyez-vous honnêtement que je risquerais ma vie et ma réputation pour un adolescent? Qui plus est le votre!

Cette remarque parut franchement le faire réfléchir. Lorsqu'elle croisa le regard de Dimitri, elle vit qu'il était dans un certain sens de son côté. En vérité, le jeune homme la vénérait presque!

-Très bien, concéda Igor, mais que faites-vous de tous ces hommes qui ont été dénoncés? Olaf m'a tout raconté.

-Deux ou trois de moins? Quelle importance? Au moins, ce n'était pas vous. Faites travailler vos méninges et remarquez de quel côté j'étais le plus penchée!

Voilà un point de marqué avec Igor, maintenant Olaf avait mille et une raison de la tuer. Cependant, en mettant les deux hommes de la mafia de son partie, elle ne risquerait plus rien! En effet, Igor et Dimitri semblèrent convaincu, elle avait toujours eu leur confiance!

Dimitri sourit. Il avait toujours eu un grand penchant pour la jeune femme. Elle était audacieuse et intelligente. Il adorait la manière dont elle tournait la situation à son avantage. De plus elle était belle. Quel personne censé aurait voulu lui faire du mal? sauf peut-être lorsqu'elle prenait ses airs de tueuse comme maintenant! Il savait que Milana avait plusieurs vies. Il l'avait vite comprit. Il s'était donc garder de dire à Igor qu'elle avait elle aussi une gamine! En fait, il voulait son bien. Il en était peut-être même amoureux!

Marguerite fronça les sourcils, scrutant les geste de Olaf. Celui-ci sortit une arme, pointa une fraction de seconde Igor et tira. Tout s'était passé tellement vite que Dimitri et elle eurent conscience de la situation lorsqu'ils virent Igor s'effondrer sur le tapis. Dimitri cria en russe:

-Vous êtes un homme mort! Vous êtes cinglé, merde!

Suivit d'une demi douzaines de jurons en russe. Marguerite se contenta de lever les yeux vers Olaf. Maintenant, elle avait de léger problème!

-Vous êtes la femme la plus manipulatrice que je connaisse! rugit Olaf, vous travaillez pour le MI5! Ça ne se fait pas, être espionne pour deux pays à la fois! J'ai même eu vent par quelques personne que vous étiez alliées avec les Allemands! Ce qui surpasse le K.G.B, c'est que vous tirez trop d'avantage à vos mission! On m'a ordonné de vous tuer!

Marguerite arqua un sourcil.

-Voilà qui me surprend, ironisa-t-elle.

***

Pendant ce temps, John bavardait avec sa fille à l'arrière de la voiture. La fillette racontait avec enthousiasme ses exploit en dessin! Puis, elle approuva vigoureusement le voyage à Londres!

-Ça serait super! Tu as une grande maison?

-Oui, ria-t-il.

-Mille fois mieux! s'exclama-t-elle.

Il ébouriffa les longs cheveux de sa fille et ils arrivèrent finalement chez Marguerite. Dans le vestibule, Roxton perçu une autre voix dans la maison que celle de la jeune femme. Il la tint la main de Daya et entra à l'intérieur.

Au moment où le regard de Roxton croisa celui de Marguerite derrière le dos d'un homme, un coup de feu retentit dans la pièce sous le cri strident de sa fillette, parcourant son échine d'un frisson glacé. Chaque mouvement ou événement autour de lui semblèrent aller au ralentit tandis qu'un homme s'effondra contre la moquette, laissant une vue complète sur Marguerite dont les yeux se levèrent de son estomac vers son visage...

Bien que Daya fut très jeune, elle comprit immédiatement en voyant le sang qui s'écoulait de la plaie de sa mère!

-Maman! cria-t-elle telle une enfant apeurée.

Marguerite eut l'impression que l'air autour d'elle lui avait été retirer pendant qu'elle essaya de prendre une inspiration. Comme si elle recherchait quelque chose qui lui était désormais inaccessible. L'étonnement l'empêcha de dire un mot, puis ses jambes vacillèrent. Le temps reprit son court normal lorsqu'elle sentit John la rattraper sous son manque d'équilibre. Il la tint contre lui, frôlant une main sur son front. Au loin, elle crut entendre les cris ou les pleurs déchirant d'une enfant; Daya.

-Marguerite! Marguerite! Je t'en pris tiens bon! pria John dont la voix se faisait de plus en plus lointaine.

-Maman!

Elle discerna le visage de Roxton au-dessus d'elle. Ses yeux semblaient se perdre dans les siens avec une lueur de panique. D'une voix brisée, il continuait de murmurer son nom et pour la première fois de sa vie elle eut peur de tout perdre! Pas de cette simple frayeur parmi tant d'autre, non. De cette peur de mourir. Pourtant la douleur lancinante qui s'élançait dans son corps pour se transformer en torpeur était bien réelle!

-John! s'écria-t-elle.

Roxton pensait sincèrement qu'on lui avait enlever une partie de son être! Comme si le monde avait soudainement cessé de tourner. Elle ne pouvait pas le quitté, pas comme ça! Marguerite commençait à voir floue et pour s'assurer qu'il était encore là, elle tendit une main qu'elle glissa sur son menton.

-Ne me laisse pas, souffla John en posant son front contre le sien.

-Jamais, murmura-t-elle d'une voix rauque.

Avec le peu de force qui lui restait, elle le serra contre elle.

-Je t'aime, je vous aime, prend soin de Daya Lord Roxton!

Roxton tint la jeune femme dans ses bras, enfouissant son visage dans son cou.

-Ne me quitte pas, ne me fais pas ça Marguerite, je ne peux pas vivre sans toi!

Personne ne sut, si c'était un sanglot qui parcoura les épaules de John, qui dans un geste désespéré la garda près de lui. Lorsque son coeur cessa de battre, il n'eut que la place pour le corps inerte de la jeune femme entre les bras d'un homme complètement sidéré par la douleur. Il l'avait retrouvé! Il l'aimait! Elle lui avait enfin accorder le reste de sa vie! Elle ne pouvait pas partir! Pourtant, lorsqu'il sentit le corps de la jeune femme, inerte, il leva la tête en l'air et cria! Pour soulager son coeur ou son âme. Mais aucune parole ne parviendrait à l'avenir à apaiser la souffrance...

Daya fut capable de se détacher de l'emprise de Dimitri qui avait préféré garder la petite loin de la scène. Cependant, lorsqu'elle se jeta corps et âme sur sa mère, il regretta de ne pas l'avoir laisser avant. La fillette entoura sa mère de ses bras.

-Maman! Maman! pleura-t-elle, maman! Réveille-toi!

Roxton carrément déchiré, du se résoudre à prendre la petite main de Daya. À cet âge la mort est plus facile à apaiser au fil des années...

-Maman! On ne peut pas la laisser ici! Non!!!

Lentement, John prit sa fille qui tendait les bras vers le corps de Marguerite et murmura d'une voix où toute la tristesse et la douleur du monde y était gravé:

-Elle ne reviendra plus...

FIN (ou presque)

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Woa!!! je suis trop sadique Mwahaha! Un review pour me menacer et les épilogues arrivent!