Salut tout le monde,

me voilà bloquée par la neige et le verglas, et donc une possibilité pour moi de vous poster la suite de cette petite histoire !

Merci à vous : Imaginaire-de-kiki, jade sheppard, sarinette60, nini54, birginie, Mariefandetwilight, katner, mlca66, Grazie, Fan de twilight, lena -lna933, SweetyMarie, erika shoval, celia brandon massen (merci de ta compréhension pour les délais de publication :)), cemy972, Elodie pixie B, catiuski, MaPlumeMagique et Nini Hathaway.

Si vous êtes anglaises/anglophones, je vous rappelle que Lilyssy traduit bien gentimment cette fanfiction en anglais & je l'en remercie énormément ! Le premier chapitre est actuellement en ligne.

Merci à Emilia pour sa correction, Garance pour sa lecture test.

Prenez soin de vous, restez au chaud.

Tiftouff19.

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~ Chapitre 7 ~

Rosalie.

Je venais de déposer mon fils à l'école, et le chemin du retour me conduisit à pieds, devant le domicile d'Emmett. Je n'étais pas certaine de vouloir passer du temps avec lui en tête à tête, parce que je n'étais tout simplement pas prête à cela. Mais il prenait soin de mon petit, et le rendait heureux d'une façon inédite depuis le décès de son papa. Rien que cette raison, me soufflait de franchir le portail pour aller au moins boire un café avec lui.

J'observai sa petite maison. Le jardin était vaste, pour ses deux molosses. Il y avait deux niches colorées, avec le nom de « Pop » et celui de « Corn ». Un tas de jouets pour chiens était éparpillé dans la pelouse, des ballons de basket et des balles de tennis. Pour un homme célibataire, l'endroit était entretenu, et « plutôt » ordonné.

- Hé ! Bonjour Rosalie !

Pop et Corn aboyèrent dans ma direction, arrivant en courant au niveau de la clôture blanche.

- Hé les chiens, au pied !

Il siffla, et les deux lui obéirent instantanément.

- Entrez, ne restez pas sur le trottoir...

- Oh non, en fait j'allais rentrer et...

- Vous avez quelque chose de prévu ?

- Faire tourner la machine, passer l'aspirateur, ce genre de choses très stimulantes, ris-je.

- Vous avez bien deux minutes pour aller boire un café avec moi ? Je partais faire un tour au bistrot, en réalité !

- Oh... Oui, j'imagine que oui...

Il parut heureux.

- Ah ! Super ! Je vous invite, laissez-moi prendre ma sacoche et je suis à vous comme la sardine est à l'huile...

- C'est si poétique !

- N'est-ce pas ! Sourit-il.

Il rentra dans sa petite maison, et en ressortit quelques minutes plus tard vêtu d'un jeans bleu clair décoloré, et d'un tee-shirt blanc qui ne cachait rien des formes musclées de son torse imposant.

- Non, désolé les toutous, vous gardez la maison !

Corn aboya, faisant rire son maître. Il lui caressa la tête, et fit la même chose pour Pop.

- Soyez sages et ne saccagez pas la pelouse, bande de fous ! Vous venez, Rose ?

Nous avançâmes à pieds le long du trottoir de l'avenue principale.

- Vous avez l'air d'adorer vos chiens !

- C'est fusionnel ! Je les adore ! J'ai toujours eu beaucoup d'animaux quand j'étais enfant... Des chats, des chiens, des poules, des poissons rouges, des oiseaux, un cheval... Mon père était vétérinaire et il lui arrivait souvent de ramener un animal abandonné. Ma mère en devenait dingue ! Rit-il. Et ça me semblait naturel d'avoir des chiens avec moi, même si ma maison n'est pas aussi grande que la leur !

- Votre père était vétérinaire ?

- Oui, et un excellent ! Mon frère Steven est devenu maître-chiens, et ma mère tentait de gérer quatre enfants et dix ou douze animaux !

- Quatre enfants ?

- Oui, mon frère Brandon que vous avez rencontré, Steven donc, et ma petite sœur Cynthia ! Elle est à l'université Interlochen à Los Angeles, pour travailler dans le cinéma !

- Quel âge a-t-elle ?

- Dix-huit ans depuis peu. Je ne la vois pas souvent, mais je l'adore !

- Et vos parents vivent où, exactement ?

Nous entrâmes dans le petit bar, où deux hommes prenaient leur petit-déjeuner attablés au comptoir. Nous commandâmes nos boissons chaudes, et nous installâmes proche de la fenêtre, sur deux banquettes.

- Ils ont dû vendre la ferme pour se rapprocher de Seattle. Mon père est atteint par la maladie d'Alzheimer et comme ma mère n'a pas son permis, il était plus pratique pour elle de bénéficier des transports en commun pour l'accompagner, et être autonome. Steven vit dans une maison près d'eux...

- Vous n'avez jamais eu envie de vous rapprocher d'eux ?

Il avala une gorgée de son café que l'on venait de poser devant lui.

- Je vais vous paraître très égoïste, mais ça m'est dur de voir mon père décliner de cette façon... Il était si joyeux et intelligent... J'ai eu beaucoup de mal à accepter sa maladie, à le voir dépérir sous mes yeux. Et vous savez, il ne nous reconnaît plus, à part Steven... Il a dit que ma sœur était une intruse qui ponctionnait son argent... Même si je savais qu'il parlait sous l'effet de sa maladie, ça m'a fait mal. Il lui a dit qu'elle avait été un accident... Cynthia a préféré partir à Los Angeles, et moi venir ici...

Oh... Rien n'est facile, pour personne.

- Je suis désolée de l'apprendre...

Son visage, d'habitude si joyeux et gai était plus fermé. Plus grave. Et Emmett m'apparaissait sous un jour différent.

- Ne vous méprenez pas, si ma mère m'appelle, je prendrai immédiatement la route pour aller la seconder. Mais Steven a toujours été plus... sec... Plus « dur »... Il gère mieux ces affaires-là... Il a sa famille, et son épouse sait prendre soin de mes parents aussi. Une fois sur deux, nous sommes mis à la porte par notre propre père... Steven a fait une demande pour avoir une place dans un institut spécialisé, parce qu'il devient dangereux pour sa propre santé, et pour l'intégrité physique de maman...

- Ce n'est jamais drôle de voir ses parents décliner...

- Non... Mais ça fait déjà longtemps maintenant, alors je suppose que je m'habitue, même si j'attends toujours ce moment où on m'appellera pour m'annoncer ce que je ne veux pas entendre...

Il prit une nouvelle gorgée et joua avec sa tasse. Et il ne laisse rien transparaître de ses angoisses...

- J'ignorais tout ceci sur votre compte...

- Vous êtes une sorte de bulle d'air avec votre petit garçon ! Teddy est génial ! Sourit-il.

- Oui, c'est vrai...

- Il se plaît à l'école ?

- Oui, vraiment ! Il a ses copains, il est tout content d'y aller et de me raconter tout ce qu'il fait !

Il me sourit et je terminai mon thé.

- Vous savez Rosalie, je suis désolé d'avoir été si direct samedi dernier chez vous...

- C'est moi...j'ai réagis de façon... excessive... mais ce n'est pas facile d'accepter les regards des autres hommes...

Il fronça les sourcils.

- Quels autres hommes ? Vous voulez que j'aille leur régler leur compte ?

Je ne pus m'empêcher de rire.

- Non... Je parlais de façon générale, vous savez...

- Parce que, si quelqu'un vous importune, ne le laissez pas faire...

- Vous êtes gentil...

Le serveur nous apporta la note, et Emmett décida de régler les boissons.

- Merci !

- Tout le plaisir était pour moi...

Nous rejoignîmes notre rue, et je m'arrêtai devant ma maison.

- Merci pour cette petite sortie...

- Merci d'être venue...

Il resta devant moi.

- Dites...

- Oui ?

- Est-ce que... enfin j'me demandais... Accepteriez-vous de venir dîner avec moi, un soir ?

- Euh... Ben c'est-à-dire... Qu'il faut que je fasse garder Teddy et...

Et je n'ai personne.

- Et vos parents ou...

- Ma famille n'habite pas à côté... J'avais prévu d'aller les voir durant les vacances scolaires mais de rester sur place...

- Oh...

- Je suis désolée...

- Peut-être pourriez-vous trouver une baby-sitter ou...

- Je vais essayer de trouver une solution... Si vous me promettez que cela restera « correct »...

Il parut mi-offusqué, mi-amusé.

- Pour qui me prenez-vous, enfin ! Je ne suis pas un porc !

Je ne pus m'empêcher de lui sourire.

- Je vous appelle...

- Merci Rosalie... embrassez Teddy pour moi !

- Je n'y manquerai pas...

Je rentrai dans ma maison, tentant de calmer les battements de mon cœur qui s'était emballé. Comment réprimer cette drôle de sensation. Vouloir sentir, mais se sentir trahir Henri... Qu'aurait-il fait si c'était moi qui était partie, le laissant seule ?

Mon téléphone sonna, interrompant ma réflexion.

- Oui ?

- « Hey Rosie ! »

- Salut Jasper...

- « Alors ? Belli Bella m'a dit que tu avais trouvé un charmant voisin... »

- Merci de prendre des nouvelles ! Ris-je.

- « Ouais, excuse-moi, mais je suis content pour toi ! Tu mérites de reprendre ta vie ! »

- Je ne sais pas exactement quoi faire, Jasper... C'est tellement frais...

- « Henri est mort il y a un an maintenant, et aussi triste son décès fut-il, tu dois reprendre ta vie ! »

- J'ai... je ne sais pas... Emmett est gentil, il prend soin de Teddy...

- « Est-ce qu'il est beau garçon ? »

- Oui... Enfin...

- « Oh, OH ! Ma Rose ! Tu craques ! »

- En fait, je ne sais pas encore quoi faire... Il m'a proposé de m'inviter à dîner...

- « Et tu en as envie ? »

- Disons que... ça me ferait sortir un peu... Mais je n'ai personne pour garder Teddy...

- « C'est quand ? »

- Il n'a pas précisé de date...

- « Je n'ai rien de prévu ce week-end... Je peux venir te garder le petit, ça me fera plaisir de le voir... »

- Et Alice ? Tu vas la laisser seule alors qu'elle est enceinte jusqu'aux yeux ?

- « Alice est chez sa mère pour une semaine... Je suis seul ici, je suis resté parce que je n'ai pas eu de vacances... Je peux arriver vendredi soir, te garder Teddy samedi et repartir dimanche... »

- Bon... Mais...

- « Il n'y a pas de mais, Rosalie ! Rappelle ton voisin, dis-lui que tu acceptes son invitation... Dans le pire des cas, tu passeras une bonne soirée qui te sortira de chez toi ! Tu n'as rien à perdre, petite sœur ! »

- Nous sommes jumeaux, je te rappelle...

- « Ne change pas de conversation... Rappelle-moi dans dix minutes pour me dire si c'est ok ! »

A peine dix minutes plus tard, après un appel à mon voisin, j'envoyais un message à mon frère.

« Ok pour samedi,

c'est moche de forcer ta sœur à sortir !

Teddy sera heureux de te voir.
Merci! »

Mon téléphone sonna, quelques instants plus tard. Un message de Jasper.

« Hallelujah ! »