Dernier chapitre posté pour aujourd'hui ! Je poste la suite dans deux jours environ ! :) Merci de laisser une petite review !
Si Percy avait eu un bout de papier sous la main, il en aurait fait une liste à cocher. Une liste qui validerait ses "exploits" à ne pas refaire.
*Tuer un monstre à l'aide d'une simple épée. C'est fait.
* Combattre un tas de demi-dieux déjantés ou leurs parents en personne. C'est bon.
* Survivre jusqu'à dix-sept ans, c'est OK.
* Tuer un titan surpuissant, c'est fait aussi.
* Survivre dans un milieu hostile, en l'occurrence un désert... Bah, cette étape venait de commencer. Sachant que la première et la troisième condition, dureront, il espérait pour la troisième, assez longtemps encore.
Donc, allez savoir pourquoi, Percy pensait à tout ça pendant les dix dernières secondes de sa véritable vie de demi-dieu. Maintenant, il était un humain tout à fait normal qui ne pouvait pas se servir de quelconques pouvoirs marins, surtout dans un désert. Mais qui dit désert, dit forcément oasis. Les juges n'étaient pas si cruels, non ?
Bon, concentre-toi sur le jeu, se persuada-t-il.
Une voix enregistrée résonna dans l'arène.
- Que les jeux de l'étendard commencent !
La corne d'abondance se trouvait à quelques dizaines de mètres. Katniss lui avait assuré que les armes étaient primordiales. Il respira une dernière fois pour se donner du courage et sauta à terre.
Percy pensait atterrir de façon héroïque. Retomber un genou au sol, à moitié accroupi, une main posée dignement à terre. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir à sa posture. Il sentit ses pieds se poser sur le sable, vacilla légèrement et partit en direction de la corne dans une course effrénée. Il eut le malheur de regarder derrière lui. Tout les participants couraient dans le même sens, une lueur déterminée dans les yeux et la mâchoire serrée par la rage. Séparés de leur partenaire pour le moment, ils se moquaient pas mal de l'environnement dans lequel ils se trouvaient. Ils couraient, ils vivaient leurs jeux, c'était tout ce qu'ils faisaient.
Percy redoubla d'effort. Il arriva enfin sur la pierre grise qui constituait le sol de la corne d'abondance. Il chercha frénétiquement une épée en acier car la sienne ne ferait pas l'affaire. Même si elle était fabriquée pour lui et donc, parfaitement équilibrée. Il en trouva une assez longue et qui tenait bien dans sa poigne. Il se munit rapidement d'une machette et prit un sac au hasard. Les autres tributs arrivaient à leur tour. Annabeth et Peeta les premiers. Mais il détourna le regard et repéra enfin Katniss, déjà en train de s'éloigner de la corne.
- Katniss ! hurla-t-il.
Elle s'arrêta net dans son élan et lui fit signe de la rejoindre. Ils gravirent ensemble la dune de la petite vallée où se trouvait la corne. Et ce qu'ils virent au sommet les cloua sur place. La dune redescendait en pente douce et se terminait à la limite... d'une forêt. Une forêt remplie d'arbres immenses et touffus. Le genre de forêt qui ne laissait passer qu'un infime rayon de lumière et n'arborait aucune clairière. Percy regarda sa partenaire.
- On y va ?
- C'est parti... répondit Katniss.
Et ils reprirent leur course de plus belle.
Ce n'est que quand ils n'entendirent et ne virent plus personne derrière eux qu'ils se stoppèrent au pied d'un grand saule. Percy tomba à terre, aussi épuisé que quand il levait des tempêtes terribles. Katniss se posa à ses côtés et ils restèrent quelques minutes dans un silence complet, seulement troublé par leurs respirations encore haletantes. Curieusement, Percy sentit que l'air était bien plus frais que dans le petit désert. Enfin, plus frais... De quarante-cinq à trente degrés. Il tourna la tête vers Katniss qui semblait avoir repris toutes ses couleurs.
- Ça va ? demanda-t-il simplement.
- Ouais, t'inquiète, je suis habituée maintenant.
- Comment fait-t-on pour trouver notre étendard ? embraya-t-il directement.
- Regarde dans nos sacs.
- Mais on les a pris au hasard ! Comment peut-on savoir si ce sont les nôtres ?
- Regarde, je te dis.
Percy obéit à contrecœur et ouvrit un des sacs. Il y trouva des biscuits secs, une gourde malheureusement vide, une corde, des hameçons (au cas où l'envie de pêcher nous prenait) et un mystérieux petit appareil technologique. Il appuya sur le bouton de mise en marche et l'écran s'alluma.
- Veuillez nous indiquer votre empreinte digitale, prononça une voix métallique.
- Je fais quoi ? demanda-t-il. J'appuie sur l'écran ?
- Bah oui, dit Katniss, comme si c'était une évidence.
Il posa son index sur la petite tablette et aussitôt, la voix s'éleva :
- Percy Jackson et Katniss Everdeen, voici votre plan. Votre mission consiste à retrouver votre étendard et le protéger de toutes attaques éventuelles, et ceci, jusqu'à la fin des jeux. La perte de votre étendard sera signalée par un petit bip sonore. Une fois l'étendard perdu, toute récupération de celui-ci est interdite. Merci d'avoir écouter ces conseils. Pour toutes autres informations, tapez un. Pour signaler votre abandon, tapez deux. Pour...
- Ouais, bon, on a compris, souffla Percy.
Il regarda le petit plan qui s'était affiché à droite de l'écran. Un point rouge clignotait à l'intérieur d'un cercle creux vert. Un point jaune se trouvait loin de ce point rouge dans un cercle bleu. Les légendes de ces couleurs étaient inscrites au-dessous de la carte. Le point rouge indiquait leur emplacement alors que le jaune signifiait celui de leur étendard. Quant aux cercles, il y en avait quatres. Le jaune était le plus petit, puis venait ensuite le vert dans lequel ils se trouvaient, le bleu puis le blanc. Mais aucune indication ne permit à Percy de savoir ce que leur réservé les autres cercles.
- Bref, conclut-il. En gros, on est encore très loin de trouver notre étendard.
Annabeth :
- Allez Peeta ! On est presque arrivé !
Annabeth et son partenaire se trouvaient à quelques minutes de leur étendard. Enfin, c'était ce qu'elle croyait. Mais à chaque fois qu'elle regardait le petit point rouge sur leur carte électronique, il lui semblait qu'ils étaient à des millions d'années de ce fichu petit point jaune. Elle s'attendit encore à ce que Peeta lui demande s'ils étaient arrivés, comme un enfant de cinq ans. Mais ce dernier s'était tu. Intriguée, Annabeth jeta un coup d'oeil derrière elle. Et elle ne vit pas le jeune homme blond.
- Peeta ? Peeta, c'est pas drôle, où es-tu ?
Aucune réponse.
- Allez, sors de ta cachette. T'es pathétique, là.
Encore un silence pesant. Annabeth commença à paniquer. Et si ce n'était pas une farce ?
- Peeta ?! cria-t-elle plus fort. Peeta, je t'en supplie, réponds !
Elle revint en courant sur ses pas mais aucune trace de lui. Il s'était comme envolé.
- Peeta ! Peeta !
Elle hurlait de plus en plus fort. Elle perdait son sang-froid.
- Annabeth, arrête de paniquer, ça ne sert à rien, se dit-elle pour elle-même.
Soudain, un craquement de feuilles retentit derrière elle. Jamais elle ne s'était retournée aussi vite de sa vie. Et malheureusement, elle aurait préféré s'en abstenir. Un loup au pelage gris se tenait devant elle.
- Oh mes dieux, chuchota-t-elle.
Elle réalisa qu'elle venait de jurer par les dieux de l'Olympe, alors qu'elle était filmée et diffusée en directe dans tout Panem. C'est pas ta priorité, se réprimanda-t-elle.
Le loup la regardait intensément comme s'il cherchait à lire dans son regard. Il avança d'un pas et Annabeth sentit un frisson de peur lui parcourir l'échine. Mais au lieu de se jeter sur elle, comme Annabeth croyait qu'il en avait l'intention, il ouvrit la gueule et se mit... à parler.
- Viens avec moi, je sais où se trouve Peeta.
Annabeth aurait pu courir se réfugier dans un endroit sûr, mais elle était tellement pétrifiée, qu'elle n'osa pas bouger. Et aussitôt le loup eut-il prononcé ces paroles qu'un deuxième apparut à côté de lui, exactement identique. Il parla à son tour d'une voix métallique, comme si elle n'était pas réelle. Ce qui, normalement, aurait dû être le cas.
- Non, ne l'écoute pas, je sais où se trouve Peeta.
Puis, un clone de ce loup se renouvela encore une fois. Il répéta les mêmes paroles. Et un autre apparut à son tour, puis un autre, et encore un autre...
Annabeth cria d'impuissance :
- Taisez-vous ! Peeta ! Peeta ! Non, arrêtez ! Arrêtez !
Assaillie par les hurlements des dizaines de loups, elle tomba au sol, sur les genoux.
- Je vous en prie ! Taisez-vous ! Peeta, Peeta ! répétait-elle. S'il te plaît, reviens Peeta !
Et elle se roula en boule, complètement paniquée.
Quand les hurlements cessèrent enfin, elle se releva doucement en se massant le crâne.
- Peeta... eut-elle encore la force de demander.
Elle s'aperçut que tous les loups avaient disparu. Et soudain, dans le silence pesant qui régnait jusque-là, elle entendit une voix étouffée, un murmure presque inaudible :
- Annabeth.
- Peeta ? réagit-elle instinctivement, une pointe d'espoir dans la voix.
- Annabeth... je suis là... dans les buissons...
Elle chercha le jeune homme du regard et vit une main lasse s'élever au-dessus des buissons.
- Peeta ! Oh, Peeta, ça va ? fit-elle, soulagée.
Elle s'approcha de son coéquipier. Des estafilades ornaient ses joues et son front, son T-shirt était en morceaux et ses cheveux trempés et dégoulinants.
- Pour quelqu'un qui vient de se faire jeter à l'eau et faillit se noyer, plutôt pas mal, répondit-il en souriant.
Annabeth lui donna une petite tape sur la tête.
- Imbécile ! Tu m'as faite une de ces peurs ! Ne me refait plus jamais une chose pareille ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Non, en fait, je ne veux même pas le savoir. Tu me raconteras plus tard. Montre-moi ce point d'eau. J'ai terriblement soif.
- D'accord, maman Annabeth, en avant ! répondit Peeta.
Ils arrivèrent au point d'eau à la nuit tombée. Jamais Annabeth ne fut aussi soulagée de boire de l'eau. Ils se partagèrent les gâteaux qu'elle avait récoltés et s'allongèrent ensuite sur leurs duvets, repus et soulagés.
Annabeth était encore un peu perturbée par les loups et se demandait s'il y aurait encore d'autres mésaventures comme celles-ci. Peeta parut le remarquer.
- Annabeth, ça ne va pas ?
- Percy me manque, mentit-elle.
Ce n'était pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout, un mensonge. Il lui manquait terriblement. Elle ne le verrait plus jamais. Elle n'avait même pas pu lui dire au revoir. Enfin, adieu. Elle remercia les dieux de se trouver avec un autre garçon qui certes, ne remplacerait, au grand jamais, Percy, mais qui était de bonne compagnie et comprenait ses inquiétudes.
- Ne t'inquiète pas, reprit-elle, voyant que Peeta attendait une réponse concrète, ça va aller. J'espère juste que Percy et Katniss ont trouvé de l'eau, qu'ils sont en sécurité et qu'ils pensent à nous en regardant les étoiles.
- J'espère aussi, répondit-il simplement.
- Bonne nuit, Peeta.
- Fais de beaux rêves, Annabeth.
