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Titre : Deux façons

Auteur : Shad'y

Note :

Héhé… Contente !

'Vous n'aime ! Chères lectrices !

/!\ âme sensible, s'abstenir… /!\

Pas de lemon.

Violence.

Je ne suis pas sadique.

J'le dis juste au cas où…

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Ils étaient au salon. Un des grands décorés dans des couleurs chaudes. Duo somnolait, assis dans le canapé à côté de Monsieur Yui qui lisait. Une main s'égara sur la cuisse du natté. Il tourna son regard vers ses yeux bleus, si bleus et si électrisants.

Duo savait ce que lui voulait. L'autre se rapprocha, ses lèvres effleurant dangereusement le cou laiteux du natté.

« - S'il vous plaît… Je ne veux pas…

Monsieur Yui releva son regard. D'une voix presque tremblante, Duo continua.

« - J'ai encore mal… S'il vous plaît…

Monsieur Yui sourit et replongea dans le cou délaissé. Il le mordilla, l'embrassa tandis que ses mains passaient sous la chemise. Il murmura comme pour rassurer le natté « Juste des caresses… ». Duo se détendit et répondit alors au baiser de l'autre. Les mains se firent plus aventureuse et dégrafèrent le pantalon. Duo essaya de l'en empêcher.

« - Monsieur ! Vous aviez dit que…

Il plaqua la main sur la bouche de Duo, son regard assombrit par le désir.

« - Silence !

Une image se superposa à la réalité, un vieil homme le tenant par la gorge, son premier maître, violent et effrayant. Une vague de terreur le parcouru et Duo perdit son calme.

« - Non… Non !

Duo se débattit. Il ne voulait pas. Ni la douleur physique. Ni celle morale.

Une porte s'ouvrit.

Duo stoppa net, mais trop tard. Une voix calme et glacée s'éleva.

« - Et bien, Fils, tu vas le laisser faire sans qu'il soit puni ? Il faut qu'il sache qui est le maître ici.

Duo vit l'autre le regarder et baisser le regard, comme si il ne pouvait rien changer à ce qui arriverait.

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Duo fut emmené dans une pièce au sous-sol, sans fenêtre. Celle-ci ressemblait à un cachot, et à bien y regarder, s'en était un. Un anneau était accroché au plafond, ainsi que deux au sol.

« - Déshabille-toi.

Monsieur Yui avait suivi mais ne disait rien. Ce serait Monsieur Lowe qui le punirait. Duo retira sa chemise et son pantalon. Il ne lui restait plus que son boxer.

« - Entièrement nu.

Il obéit. Il était nu face à son bourreau, les mains cachant son sexe.

« - Tourne-toi.

Il le fit.

Monsieur Lowe lui saisit les deux mains et les accrocha à l'anneau situé au plafond à l'aide d'une lanière au cuir fine, puis il en fit de même pour ses chevilles avec les anneaux au sol. Monsieur Lowe ouvrit un coffre et en sortit un objet.

Duo avait peur. Monsieur Lowe passa devant lui et lui montra ce qu'il tenait dans les mains. Les yeux de Duo s'agrandir de terreur. Pas ça. Monsieur Lowe eut un sourire sadique. Il tourna autour de Duo.

« - Il semblerait que ce ne soit pas la première fois que tu te fasses fouetter…

Il caressa une cicatrice qui ornait le dos du natté. Il passa la natte par-dessus l'épaule de son propriétaire.

« - Pour quelle raison ?

Duo baissa la tête. Sa voix trembla lorsqu'elle sortit de sa bouche.

« - J'ai voulu… Tuer une autre…

Il termina pour lui.

« - Pute ?

Duo acquiesça. Il sentit la peur lui monter au ventre quand la présence menaçante du père disparut. Il entendit le fouet fendre l'air. Il sursauta. Le rire du père se fit entendre, un rire sadique. Monsieur Yui s'était reculé dans l'ombre. Il ne pouvait rien faire. Si il faisait quelque chose cela aggraverait le cas du natté et le sien.

Le premier coup partit, fendant l'air et s'abattit sur le dos blanc de Duo. Il se cambra à en faire craquer son dos, le souffle coupé, les yeux écarquillés. Aucun son ne sortit de ses lèvres. Le second coup lui arracha une plainte. Et au bout d'une dizaine de coup, il ne les comptait plus, les larmes coulaient lentement sur ses joues, accompagnées de cri à chaque coup. Il ne suppliait pas. Ne chercher même pas un écourter cette punition. Il savait que cela ne ferait qu'empirer si il suppliait.

Monsieur Yui était toujours contre le mur, il regardait. Ne détournant à aucun moment ses yeux. Pour se punir. Il n'aurait pas dû réagir comme ça. C'était de sa faute. Il s'en voulait énormément. Sa mâchoire était serrée à l'extrême, ses poings se serraient convulsivement.

Monsieur Lowe continuait les coups. Prenant plaisir. Un coup sur le dos. Un coup sur les reins. Il donna un coup bien placé, faisant une entaille plus profonde où le sang coula. Monsieur Lowe laissa échappé un soupir d'excitation.

Duo hurla.

Il commençait à flancher. Il avait du mal à tenir sur ses jambes, les lanières de cuir, de ce fait, entaillé la fine peau de ses poignets.

« - Père. Je pense que cela suffit pour une première fois.

Le fouet s'arrêta. Il se tourna lentement vers son fils.

« - Ce n'est pas sa première fois.

Duo, de dos, laissa échapper un gémissement.

Une goutte de sueur coula de son front, glissa jusqu'à l'arrête de son nez et tomba au sol. D'autres gouttes suivirent ce trajet.

« - Je ne veux pas qu'il soit trop abîmé…

Monsieur Lowe laissa un sourire ourler ses lèvres.

« - Tu as raison, Fils…

Il reposa le fouet sur le coffre, s'avança, et appuya sur un bouton. Mathilde et jean arrivèrent peu de temps après.

Elle retint un cri de stupeur quand elle vit Duo. Elle savait où ils étaient grâce au boîtier composé de petite lampe situé dans la cuisine, où chaque ampoule représentait une salle de la demeure, et elle supposait donc ce que Duo avait subi, mais cela choquait toujours. Jean se positionna devant Duo, tandis qu'elle défaisait les liens, d'abord ceux des chevilles, puis ceux des poignets. Le natté, en sueur, s'écroula dans les bras de Jean, incapable de tenir sur ses jambes. Ils repartirent tous trois.

« - A l'avenir, n'hésite pas à le punir, Fils…

Monsieur Yui le regard s'avancer vers la porte.

« - Oui, Père.

Monsieur Lowe réajusta son pantalon, devenu trop serré.

« - Je ne mangerais pas ici ce soir.

« - Bien Père.

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Monsieur Yui pénétra dans la chambre du natté. Mathilde était accroupie auprès de ce dernier et passait doucement un linge blanc humide sur le dos ensanglanté. Elle se releva lorsqu'elle le vit.

« - Tu as fini ?

« - Presque.

Elle termina sa tâche, et sortit. Il osa alors s'approcher du lit et s'accroupit aussi. Le natté était sur le ventre, un drap léger remonté seulement jusqu'à mi-fesse. Il n'était pas encore conscient. Les bras le long du corps, sa tête tourné vers l'extérieur du lit. Il avait si fragile. Monsieur Yui passa ses doigts sur la lèvre inférieure de l'autre. Elle était meurtrie. Il s'était mordu pour contenir ses plaintes. Ses doigts glissèrent le long de son cou, n'effleurant que légèrement, pour finir leurs courses sur le dos blessé. Ils contournèrent les plaies, mais se retirèrent vivement lorsqu'une plainte porteuse de douleur franchi les lèvres du natté.

Des larmes coulèrent sur les joues de l'eurasien.

Il murmura plus pour lui-même, que pour un quelconque auditoire.

« - Tout cela est de ma faute. Je n'aurais jamais dû d'acheter. Non. Pourquoi a-t-il fallu que je ressente quelque chose pour toi, alors que cela te détruit. Je le savais. Je… Je suis désolé… Je ne voulais pas… Je détruis tout ceux que j'aime. Je détruis tous… Je ne veux pas te détruire. Aides-moi… Aides-moi…

Ses mains faisaient le contour du corps. Ne le touchant plus. Répétant sans fin ses derniers mots.

Mathilde était dans le couloir, derrière la porte. Elle attendait. Fébrile. Elle avait entendu. Monsieur Yui avait enfin ouvert son cœur. Elle soupira de soulagement.

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Deux yeux améthyste s'ouvrirent. Un gémissement se fit entendre. Il avait mal. Il se souvint de ce qui s'était passé. Le fouet. Les coups. La douleur. Il sentit une présence à ses côtés. Il baissa son regard.

Monsieur Yui était à côté de lui, accroupis. Il murmurait des phrases. Il n'avait pas vu qu'il s'était réveillé. Des larmes coulaient le long de ses joues.

« - Aides-moi… Je ne veux plus te faire mal… Aides-moi… Je ne veux pas détruire ce que j'aime… Je ne veux pas te détruire… Aides-moi…

Mathilde avait raison. Il l'aimait…

Il ne l'avait pas cru ou du moins jusqu'à maintenant. Mais le visage habituellement si froid, si glacé, avait disparu. La douleur et la tristesse se lisaient sur celui-ci. Il voulut bouger, il gémit. Monsieur Yui tourna la tête vers lui. Il cessa de parler.

Monsieur Yui ne voulait pas que l'autre le voit pleurer.

Il se leva pour partir.

Duo essaya d'articuler « non, attends». Il n'y parvint pas.

Il essaya de la retenir en lui attrapant son vêtement.

Il n'y parvint pas non plus.

Il bascula vers le sol de la chambre.

Monsieur Yui l'ayant vu, se précipita pour le rattrapa. Se faisant, il lui fit mal.

Son masque froid, déjà fissuré, se brisa.

Les larmes recoulèrent.

« - Pardon… Pardon, pardon, pardon…

Duo passa ses bras autour du cou de l'eurasien.

Monsieur Yui était à genou par terre, Duo en face de lui, assis à cheval sur ses genoux, toujours nu, le drap en partie au sol.

Monsieur Yui n'osait le toucher à présent, de peur de lui faire de nouveau mal. Ses mains restant en suspens dans le dos du natté.

Duo raffermit sa prise, posa sa tête dans le cou de l'eurasien. Les mots sortirent enfin.

« - Chut… C'est rien… Pas votre faute… Ce n'est pas votre faute…

« - Je te fais mal. Je ne sais que faire du mal.

« - Non… Ne dites pas ça… Vous ne connaissez que ça, ce n'est pas votre faute…

« - Si…

« - Si il doit y avoir un responsable, c'est Monsieur Lowe… Votre père…

La voix de Duo était douce, cherchant à rassurer à tout prix. Il ne voulait pas le voir faible, il ne voulait qu'il pleure… Il releva sa tête et posa celle de Monsieur Yui contre son torse et le berça. Tendrement.

« - Duo…

Le cœur de Duo fit un bon. Les mots se bousculèrent dans sa tête. Comment connaissait-il son prénom. Depuis le début, jamais il ne le lui avait demandé. Jamais. Ses yeux se posèrent sur ceux colbat.

Monsieur Yui répondit à se question muette.

« - Mathilde me la dit…

Un léger sourire s'installa sur ses lèvres, mais disparut aussitôt. Il reprit.

« - Je ne veux plus te faire mal. Mais à chaque fois que je te touche, je le fais. Je… Je ne sais pas aimer… Comme dans les films, ou dans les romans…

La voix se brisa. Duo parla à son tour.

« - Ce n'est pas votre faute…

Monsieur Yui se serra un peu plus contre le natté, posant ses mains sur ses cuisses nues pour le rapprocher de lui, plongeant sa tête dans le cou laiteux de Duo.

« - Duo… Apprends-moi à « Aimer »…

Duo sourit. Il resserra sa prise sur le corps contre lui, posant à son tour dans sa tête dans le cou de l'autre, tout en soufflant un mot, léger.

« Oui »

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Petite dédicace à toi, Catirella !

Je pense que tu comprendras (voir reviews pour les autres)…

Allez reviews et Kisu à tout le monde !