Salut tout le monde !

Me voici, avec ce nouveau chapitre qui, je l'avoue, m'a fait délirer lorsque je l'aie écrit. J'espére qu'il vous fera le même effet...

Merci à tous ceux qui me lisent et laissent des reviews !


Chapitre 7 : Family ?

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Je fais les cent pas dans ma chambre, baguette à la main, ladite main croisée avec l'autre dans le dos, en me mordant nerveusement la lèvre.

Tu devrais te calmer. Le stress abîme les écailles.

Je regarde Nagini, qui est tranquillement lovée sur mon lit et me regarde paresseusement.

Je ne suis pas un serpent, je m'en fous des écailles ! Et je peux savoir ce que tu fais ici ?

Je te parle.

Je pousse un soupir exaspéré. J'avais oublié que ce fichu serpent avait une logique plutôt particulière et un don pour s'incruster chez moi qui me laisse perplexe.

Cela dit, beaucoup de choses me laissent perplexe ces derniers temps.

Et l'une de ces choses –probablement la plus importante- est le comportement de mon très cher père envers moi. Les réactions de mon papounet d'amour sont beaucoup trop… trop… illogiques.

Déjà, il ne m'a pas tué tout de suite.

Ensuite, il a découvert mon secret et n'a rien fait. Rien, vous entendez ? (bieeeeen, vous n'êtes pas sourd, un point pour vous).

Ca fait très exactement huit jours que je me suis faite immobilisée dans les cachots comme une abrutie de première (que je me soupçonne sérieusement d'être) et qu'il m'a fait son étrange petit speech auquel je n'ai pas compris grand-chose –voir même rien du tout- et s'est barré comme un lâche.

Huit jours que je me prépare à toutes les issues possibles, de la plus probable (qu'on m'attaque et que j'applique le Plan) à la plus improbable (Voldie m'oublie et j'applique le Plan).

Huit jours que je stresse comme une malade.

Huit jours que mon père me fait poireauter. J'imagine que s'il ne m'a pas oubliée, il doit beaucoup s'amuser de me voir flipper et imaginer toutes ses réactions chaque fois que je pense à lui… donc tout le temps.

MAIS il y a un bon point (enfin, si tant est qu'il puisse y avoir un bon point dans ma situation), et vous savez lequel ?

Lorsque j'ai combattu Voldy-chéri –enfin, son illusion-, il m'a dévoilé mes faiblesses et à quel rapport de force j'étais par rapport à lui. Donc, j'ai put utiliser ces confessions à mon avantage et m'entrainer durant huit jours pour progresser.

Mais comme dit le dicton, Gringott ne s'est pas faite en un jour (bien qu'historiquement oui. Mais c'est le fond qui compte, n'est-ce pas ?)

Autant dire que ce n'est pas en une semaine et un jour que je suis devenue Super-Woman –ni que j'ai eu sa poitrine d'ailleurs-.

Tout ça pour dire que le moment où Voldy ramènera le bout de son nez (pour le moment inexistant), je serais prête… à m'enfuir à toute vitesse.

Le reste du Plan n'a pas changé : me planquer dans l'Everest chez les moines tibétains pour passer le reste de ma vie à contempler les yachts paissant dans les vallées neigeuses (autrement dit : à glander).

C'est ça le problème avec toi.

Je marque un temps pour me tourner vers Nagini.

Mon problème.

Oui. Tu as un problème.

Qui est ?

Je ne vois pas vraiment quel est mon problème (mis à part des géniteurs pourris mais ça, c'est une autre histoire). Me dirigeant vers mon placard, je prends une pomme et la croque en regardant le reptile tirer la langue pour me répondre :

Tu n'as pas un esprit suffisamment ouvert.

Pour un occlumens, c'est une qualité, rétorquais-je sarcastiquement.

Tu n'es pas une très bonne occlumens. J'arrive à lire dans tes pensées.

Délaissant ma pomme pour quelques secondes, je me masse l'arête du nez en pinçant les lèvres pour me retenir d'hurler de frustration.

Nagini, tu peux lire dans les pensées de Lord Voldemort.

Et alors ?

Mais elle m'énerve, elle m'énerve !

Tu es probablement une des meilleures légilimens du monde. Face à toi, même mon père ne fait pas le poids !

Comment tu le sais ?

Tu me l'as dit. Bon, et si nous revenions à mon soi-disant problème ?

Je reprends ma pomme et plante agressivement les dents dedans en m'imaginant qu'il s'agit de Malfoy senior (c'est fou ce que ce type peut être efficace quand il s'agit d'évacuer ma colère…)

Tu n'imagine pas toutes les possibilités.

?

Les possibilités ?

Et bien, par exemple, dans ton Plan, tu n'as jamais envisagé la possibilité que Tom puisse faire de toi son héritière.

Ma pomme tombe bruyamment sur le sol et je la fais disparaître d'un coup de baguette.

Euh… Eden ? Tu vas bien ?

Je secoue la tête et prends une autre pomme en ricanant :

Je vais bien Gin', t'inquiètes.

Je ne m'inquiète pas, je demande.

Laisse tomber.

Je croque dans ma nouvelle pomme.

Sérieusement, il pourrait te considérer comme sa fille.

Ouiiiiiii bien suuuuuur, et Dumby met le citron dans le papier alu…

Hein ?

Je soupire.

C'est une expression Gin'.

Si c'est une expression alors…

Je ne sais pas pourquoi, mais ce petit air entendu commence à m'énerver. On reste calme, Eden.

Et voilà que je me parle à moi-même. J'espère que Voldy est content de ce qu'il a fait (au moins, ça apportera de la satisfaction à quelqu'un).

C'est dingue comme ma vie était beaucoup plus simple avant que Face-de-Serpent n'aie la super idée de revenir à la vie dans le seul et unique but de me les briser. Youpi.

Te briser quoi ?

Rien Nagini. Laisse tomber.

C'est encore une expression ?

On va dire que oui.

Le serpent se love sur le rebord de ma fenêtre, probablement pour profiter d'un timide rayon de soleil.

Alors ?

Alors quoi ?

Tu vas considérer l'hypothèse ?

C'est moi ou Nagini vient de dire un mot de plus de deux syllabes ?

J'ai entendu.

Je sais mon chou.

Répond à ma question.

Qui est ?

Tu m'énerves.

Ce n'est pas une question.

Oui je sais, je fais très débile. Mais c'est la première fois en huit jours que je peux me détendre un peu alors je profite.

Sauf que je ne m'attendais pas vraiment à ce que Nagini se jette sur moi, tous crocs dehors. Je l'évite et m'assied sur ma chaise, surprise par son geste.

Je peux savoir pourquoi t'as fait ça ?

Tu m'énervais. C'est fini maintenant.

J'avise ma pomme par terre –je l'ai lâché pour éviter mon assaillante- et soupire.

Putain…

Langage.

Une silhouette sort de l'ombre, je me lève de ma chaise et pointe ma baguette sur la jugulaire de…

Quel acceuil.

Lord Voldemort himself.

Merde.

Je baisse doucement ma baguette, me recule et met ma main gauche dans mon dos pour y récupérer un poignard. Manifestement, mon papounet d'amûr est venu après huit jours de silence radio. Bien.

Je vois que tes reflexes n'ont pas eu le temps de s'émousser, commente-t-il d'un ton détaché.

Huit jours, c'est court, rétorquais-je.

Il sourit.

_Effectivement, reprit mon père d'une voix normale. C'est court, mais cela laisse le temps de réfléchir, n'est-ce pas ?

_Certes, murmurais-je d'une voix rauque.

Un silence. J'ai l'impression qu'on me passe aux rayons X alors que Voldy m'examine des pieds à la tête.

_Dommage que tu ne sois pas un garçon…

Mais je l'emmerde !

_Est ce que j'ai pensé en premier après avoir appris ton existence.

… Mais pourquoi ?

_Il aurait été réellement plus pratique que j'ai un mâle pour héritier.

Je me fige.

J'ai mal entendu là.

Est-ce que Lord Voldemort a prononcé le mot héritier ?

En parlant de moi (bon, un moi garçon, mais tout de même quoi) qui plus est ?

Je n'ai pas l'habitude de jurer, mais là je pense que je peux me le permettre. Par le slip de Grindelwald, mais qu'est-ce qui se passe ?

_Mais après t'avoir observé, j'en ai conclu que tu étais beaucoup plus compétente qu'un quelconque mâle.

On dirait qu'il parle de reproduction (mais pourquoi ce genre de pensées me viennent à l'esprit alors que je suis sur le point de mettre le Plan en application ?).

_Mais quelque chose m'ennuie.

Je me crispe légèrement. J'ai entendu cette phrase pas mal de fois durant les réunions, et à chaque fois, ceux à qui elle était destinée se coltinaient nombre de Doloris. Et j'en ai peut-être gouté à pas mal grâce à ma très chère mère, mais je ne tiens pas vraiment à tester ceux du type qui en a fait une spécialité nationale.

_Pourquoi refuser la pensée que je puisse te tolérer ?

La question me bloque, mais déjà Voldemort continu :

_Ne t'es-tu donc pas demandé pourquoi je t'ai observé durant tout ce temps ? Ce que je me suis dit lorsque j'ai vu que la soi-disant Cracmol que tout mes Mangemorts considéraient comme une Sang-De-Bourbe passait ses soirées à jeter des sorts de magie noire ou à discuter avec mon serpent ?

… Mon cerveau tente péniblement d'assimiler ce qu'il vient d'apprendre (enfin plutôt de l'admettre étant donné que maintenant que je suis mise devant les faits, tous les indices passés s'assemblent parfaitement. Merde, merde, merde).

_J'ai été étonné lorsque je me suis rendu compte que même un esprit aussi brillant que le tien n'avait pas prévu cette éventualité.

Je ne trouve rien à répondre à ça, et j'entends Nagini ricaner discrètement.

Tu vois, siffle-t-elle, je te l'avais dit !

Je ne lui accorde pas un regard. Elle m'énerve, elle m'énerve, elle m'énerve ! Et puis c'est quoi cette mine joyeuse ?

Maintenant, on va pouvoir vivre tous les trois quand Tom aura conquis le monde !

Je lève un sourcil. Décidemment, elle a trop regardé 'la petite maison dans la prairie' Nagini. A moins que se ne soit la sénilité ?

On sera une vraie famille.

Voldemort et moi la regardons avec des yeux ronds, puis échangeons un coup d'œil consterné et… attendez une minute, est-ce que je viens de dire que j'ai échange un regard avec lui ?

Les jeux sont faits, rien ne va plus.

Tu en as toujours voulue une Tom, n'est-ce pas ? Une famille au sang aussi pure que le tien… Eden tombe à pique !

Statufiés, nous regardons le serpent le plus terrifiant du monde partir dans un lointain délire où il est question d'une gentille maison pleine de livres, de jeux d'échec, où nous pourrons passer nos soirées à discuter des prochains raids contre les moldus ou de la meilleure façon de torturer Dumby, en mangeant un délicieux rôti cuisiné par les elfes de maisons.

_... Quoi qu'il en soit, déclare finalement mon père en ignorant le monologue incessant de son serpent (qui jacasse à présent sur nos futurs pique-niques dans les ruines des villes moldues qui auront été anéantit par nos soins –dixit elle), je ne peux te laisser mettre ton « Plan » ridicule au point.

Tu sais ce qu'il te dit mon 'Plan ridicule' ?

_Un jour, Eden, tu auras à faire face à tes obligations. Mais je suis certain que tu dois savoir que ce jour arrivera bientôt.

Nagini glisse de mon lit et s'enroule sur les épaules de son maître en dardant son regard reptilien sur moi. Puis, Lord Voldemort me tourne le dos et franchit ma porte d'un pas chaloupé.

_Après tout, ajoute-t-il sans me regarder, le sang de Salazar Serpentard coule en toi, Eden… ma fille.

Il disparait dans les ombres, et je reste là, statufiée. Ma fille. Lord Voldemort m'a reconnu comme sa fille et comme son héritière. Et ses derniers mots me laissent un drôle de sentiment triomphant sur le cœur.

Et il le sait. Ce salaud de père sait que tous les enfants rêvent d'être reconnus par leurs parents, et c'est ce qu'il vient de faire. Ce connard veut se servir de moi. Il joue avec mes émotions pour faire de moi un pantin dévoué à sa cause. Il profite de sa paternité si longtemps ignorée sur moi. Il sait que je n'ai rien mis à part lui. Il me manipule.

Et le pire, c'est que ça marche.

….

_Et donc vous dites que cette jeune fille serait une Lestrange ?

Severus Rogue hocha la tête et reprit la parole :

_Exact. Elle vit comme une Cracmol depuis sa naissance. D'après ce que j'ai put comprendre de ma brève plongée dans son esprit, elle ne désirerait rien tant que de s'enfuir.

_Elle n'agréer pas avec les convictions de sa mère ? S'étonna Dumbledore.

Le maître des potions arrêta sa marche frénétique (il faisait les cent pas dans le bureau du directeur depuis son arrivée) pour répondre :

_Albus, cette gosse est traitée comme un elfe de maison depuis qu'elle sait marcher. Pourquoi diable suivrait-elle les convictions de ceux qui l'ont maltraitée ?

_Elle serait donc dans notre camps, murmura le vieil homme en joignant ses mains sous son menton.

Severus soupira. Est-ce que ce type était stupide ou est-ce qu'il le faisait exprès ?

_Je ne pense pas, rétorqua-t-il. Cette fille n'est dans aucun camp.

Mis à part le sien, songea le professeur.

_Il n'est pas trop tard pour la prendre avec nous. Une enfant ne devrait jamais avoir à rester aux côtés de Lord Voldemort.

Il était con.

_Pensez-vous que nous pourrons la faire libérer bientôt ?

'La faire libérer' ?

Il fallut quelques secondes avant que Rogue ne réponde, d'un ton pensif :

_Je ne pense pas. Le manoir Malfoy est beaucoup trop protégé pour ça.

_Mais tout de même, insista le vieil homme, nous ne pouvons pas laisser une enfant dans cette situation !

Ils discutèrent encore un moment, avant que le professeur de potion ne sorte du bureau, les consignes de Dumbledore en tête : Désormais, Eden serait surveillée de prés.

Il l'ignorait encore, mais un certain mage noir avait eu la même idée…


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Voilà... en espérant que ça vous aie plus...

Reviews ? Alleeeeeeez !

A la prochaine !

Signé : La folle.