Bonjour !
Attention week-end super productif. Pendant que le chapitre de la Lumière est chez la bêta, voici le nouveau chapitre de Délivrance. Je vous préviens, il change un peu des autres et je risque de vous déprimer un peu, mais j'ai tenté de l'alléger sur la fin. C'est ce chapitre qui va vous donner le ton de l'ensemble de la fic, il est très important.
Ah sinon, on m'a fait une remarque à propos du nom de l'avocat et de Quatre vie à relier. Je m'excuse sincèrement de la coïncidence, et si l'auteur passe par là et souhaite que je change, je le ferai. Mais je tiens à confirmer que c'est une coïncidence, la fiction est sur ma liste d'attente depuis un bon moment mais le temps me manque pour la suivre, donc je ne le savais pas ^^'
Bonne lecture et à très vite sur la Lumière.
Lau
Chapitre 6. Retour aux Etats-Unis
***
Cela faisait une heure que je me trouvais dans l'avion, en direction de New-York. Puis, arrivés là-bas, nous prendrions une correspondance en direction de Seattle. Enfin, nouvelle correspondance pour Port-Angeles.
Qui « nous » ? Edward et moi. Nous avions pris un avion précipitamment suite au coup de téléphone au procureur. Cet avion me ramenait des mois en arrière, au moment où je l'avais pris pour rentrer en France suite à mon viol. A ce moment là, j'avais cru ne jamais revoir Edward. Je m'étais enfermée dans mon amnésie et mon mutisme, dans ma douleur et ma peur.
Je n'étais guère différente aujourd'hui. Les seules différences relevaient de mon amnésie et du fait qu'Edward était à côté de moi, assoupi. Moi je ne pouvais fermer l'œil. J'avais peur et j'étais fatiguée, psychologiquement. Tout allait bien pour une fois. La crise était passée et j'arrivais à gérer à peu près toutes mes vies et mes émotions. Alors pourquoi me malmener à nouveau de manière aussi violente ?
J'avais l'impression que c'était un tunnel sans fin. Je me sentais comme dans une mauvaise série américaine (ou même française, on n'est pas mieux !) où il fallait toujours rajouter des obstacles pour tenir le public éveillé. Des trucs qui ne se passeraient jamais dans la réalité, en tous cas pas cumulé à ce point. Pourtant, moi c'était ma vie au quotidien. Entre bonheur et malheur, à toujours devoir me battre. Mais je frappais dans le vide, dans le vent. Mes coups n'atteignaient personne et ne faisaient pas avancer le problème vers sa résolution. Non, ils n'étaient que mirage car dès que je croyais atteindre ma cible, cette dernière changeait de direction et me laissait abasourdie, points serrés mais inutiles.
C'était en quelque sorte pire que certaines fois où j'étais au plus bas. En effet, au moins je pouvais me raccrocher à un espoir ou quelque chose qui me ferait avancer. Là, j'étais atteinte d'une grande lassitude qui gagnait peu à peu chaque parcelle de mon être, étouffant chaque espoir. Je ne ressentais plus rien en fait. J'étais amorphe. Et je me faisais peur.
Je m'endormis finalement, emportée par mes sombres pensées. Je refis alors de vieux cauchemars que j'avais espéré avoir dépassés. James Gigandet me rattrapant, me frappant, me violant. Je crus même voir une silhouette au loin avec des formes féminines. Mais le résultat était toujours le même. Malgré la force que j'employais pour me débattre, il s'en tirait toujours et moi je restais meurtrie au sol.
Quand je me réveillai, mon cœur battait la chamade. Je sentis alors une main me caresser et une voix au loin, m'intimant de me calmer. Edward était là, plus inquiet que jamais, et m'attira vers lui pour tenter de me ramener un peu à la réalité. Mes sanglots s'estompèrent peu à peu grâce à l'écoute de sa berceuse qu'il me fredonnait et les battements de mon cœur s'espacèrent. Je ne savais plus quel était le pire, si c'était quand je ne ressentais rien du tout ou quand j'étais dans cet état de désespoir.
Nous arrivâmes finalement à New-York après d'interminables heures de vol. Nous eûmes immédiatement une correspondance pour Seattle. C'était quand même assez étrange de voyager sous escortes. J'avais mis une capuche ample avec des lunettes de soleil pour qu'on ne voit pas dans quel état j'étais, mais de toute façon ce n'était pas moi que l'on regardait. Malgré tout, la présence de gardes du corps était à la fois dérangeante et rassurante. Ils étaient comme une barrière contre la réalité. Parallèlement, ils n'étaient pas mon monde. Je veux dire, quelle personne normale et banale en a besoin ?
Le voyage vers Seattle me parut plus court, mais il fut bien plus difficile. Je n'étais plus cernée que par des américains, et cela me ramenait vraiment dans l'univers où ma vie avait basculé. Je n'y étais pas préparée et absolument pas prête. Je pensais avoir des mois pour y faire face, mais le coup de téléphone avait tout changé. C'était un peu comme revenir sur les lieux du crime. Les Etats-Unis étaient associés à mon viol pour moi, et encore plus pour l'Etat de Washington. Je ne voulais pas y aller. Je devais y aller.
Nouvelle correspondance, je planais toujours. Nous n'avions presque pas échangé de mots avec Edward, nous contentant d'être là l'un pour l'autre. Lui aussi subissait une épreuve. Cette histoire l'affectait presque autant que moi, sauf qu'il ne se permettait pas de craquer. En chevalier servant qu'il était, il voulait être là pour me porter et me soutenir. Mais je savais que derrière ses silences il y avait une profonde colère et beaucoup de détresse.
Tout ce que nous pouvions faire, c'était arriver à Port Angeles. Il nous fallait dormir encore un peu dans l'avion pour pouvoir prendre des forces. Je ne voulais pas rester longtemps là-bas, je n'en étais pas capable. Je me pris donc un petit somnifère. A l'aéroport de Port Angeles, une femme nous attendait. Afro-Américaine, la bonne vingtaine ou petite trentaine, belle, et un visage grave.
- Bonjour, je suis le procureur Renée Radick.
Nous la saluâmes, et elle nous proposa de la suivre, ce que nous fîmes bien évidemment. Encore une fois, le voyage en voiture fut silencieux. L'atmosphère était très lourde, étouffante. Je commençai alors une crise d'angoisse qu'Edward essaya de contenir en me murmurant des paroles rassurantes. Dans son rétroviseur le procureur Radick nous observait, consternée. Ce n'était pas de la pitié qui habitait son regard, mais plutôt une réelle sollicitude. Je compris qu'elle voulait vraiment coincer Gigandet et me soulager.
Nous arrivâmes finalement à un grand bâtiment. Nous la suivîmes dans son bureau. Tout au long du chemin nous vîmes de grands yeux interloqués, reconnaissants certainement Edward. C'était toutefois le dernier de nos soucis. Le plus important était que l'on soit tous les deux, main dans la main pour ne pas nous enfuir à toutes jambes.
La porte du bureau fermée, elle nous intima à nous asseoir. Enfin nous allions en savoir plus.
- Merci d'être venus aussi vite. Comme je vous l'ai brièvement expliqué quand vous m'avez rappelé, James Gigandet a réussi à se trouver un réel alibi pour votre viol. Le problème est qu'il n'a pas eu de contact avec l'extérieur depuis son incarcération, son avocat à part. Du coup, il y avait moins de chance à ce qu'il s'arrange avec quelqu'un sur une quelconque version de faits. Malheureusement son avocat est connu dans notre milieu pour être des plus véreux.
Les larmes avaient recommencé à couler le long de mes joues. Il allait s'en sortir. Ce monstre allait être remis en liberté.
- Mais il n'y a pas d'autres jeunes femmes qui ont porté plainte ?, demanda Edward. Vous n'avez pas attendu que Bella se rende au commissariat pour l'arrêter, c'est d'ailleurs ce qui lui a rendu la mémoire…
- En effet, sinon il aurait déjà été remis en liberté. Mais vous étiez notre pilier. Il n'y a qu'une autre femme qui a osé porter plainte. Le problème c'est qu'elle a des problèmes psychologiques depuis, allant jusqu'à être schizophrène. Son témoignage peut être facilement mis à mal au procès. Déjà que le vôtre n'allait pas être évident à faire accepter à cause de votre amnésie, mais là j'ai peur que ce soit presque perdu d'avance.
Mes sanglots redoublèrent, mais je parvins à aligner quelques mots.
- Il n'y a donc rien à faire ? Tout est déjà perdu…
- Rien n'est jamais perdu mademoiselle Swan, je vous le promets. Je ne le permettrai pas. J'ai mis trop d'énergie dans cette affaire, et tout ce qu'il a commis est bien trop horrible. Je sais que Gigandet est à l'origine d'autres viols et meurtres, mais il est bien trop malin pour laisser une trace derrière lui. Il a cependant commis une erreur qui lui sera fatale : vous. Il ne vous a pas tuée, du moins sur le coup. On a réussi à vous trouver avant et à vous sauver. Ce sera notre meilleure arme car vous êtes bien là.
- Puis-je vous poser une question ?, demanda Edward. Savez-vous où est Victoria Gigandet, sa sœur ? L'avez-vous retrouvée ?
- Non. On dirait qu'elle a un don pour passer entre les mailles du filet et s'échapper dès que nous approchons sa trace. Je pense que Maître Lefrançais doit être en contact avec elle, créant un lien avec son frère. Mais ce ne sont que des suppositions. Je ne peux rien faire de concret contre lui pour l'instant, mais croyez-moi, un jour ou l'autre on le coincera aussi. Je suis certaine qu'il est impliqué dans des magouilles, ce n'est pas possible autrement.
On ressentait toute la haine que l'avocat procurait au procureur, et en quelque sorte cela me rassura. Elle ne nous laisserait pas tomber. Mais il me restait une question primordiale.
- Mais… et maintenant ? Je veux dire, je fais quoi ?
- Cela sera sa parole et celle du témoin contre la vôtre. Si je vous ai fait venir, c'est parce que je voulais m'entretenir de vive voix avec vous. Etes-vous certaine que personne n'a pu vous voir ou vous apercevoir ? Ou que vous, vous n'ayez vu personne ?
Sa question me désarçonna. Une fois encore je vis une silhouette au loin, alors que je me débattais. De l'autre côté de la rue, tout au bout. Trop loin pour qu'on m'entende ou me voie, j'étais dans le noir. Mais cette personne était dans la lumière. J'aurais voulu qu'elle vienne me sauver. Elle l'a fait. Un peu plus tard, c'est tout. Mais au moins elle l'a fait.
- Mademoiselle Swan ?
- Je… j'étais dans le noir, assez loin de l'entrée de la ruelle. Personne n'aurait pu me voir ou m'entendre, cela aurait relevé de l'impossible, à moins de venir dans cette ruelle.
- D'accord, mais vous n'avez pas répondu entièrement à ma question. Avez-vous vu quelqu'un ? Ou ne serait-ce qu'aperçu une silhouette ?
Je n'arrivais pas à répondre. Je ne voulais pas qu'Edward sache. Il allait certainement se fustiger de toutes les manières du monde alors qu'il n'aurait rien pu faire.
- Mademoiselle Swan ? Vous avez-vu quelqu'un ?
- Quoi Bella ? Mais pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
- Je… je ne suis pas certaine.
- Vous pouvez tout dire, le moindre détail peut se révéler primordial. Je dois savoir.
- Quand je me débattais et cherchais de l'aide, au loin je…
- Vous avez vu quelqu'un. Ce témoin peut être très important, car si effectivement il se trouvait là, cela appuierait ne serait-ce que le fait que vous étiez là également, à cette heure de la nuit. On ne sait jamais. Vous pouvez me décrire approximativement ? Homme ou femme ?
- Je…
Mes sanglots redoublèrent. Les mots n'arrivaient pas à sortir de ma gorge nouée. Je suffoquais presque, et les tentatives d'Edward pour me calmer n'avaient plus d'effet sur moi.
- Elle devrait aller se reposer, dit-il.
- Non, laisse-moi une minute s'il te plait.
Si je m'en allais maintenant, je ne reviendrais pas, je le savais. Je mis plus d'une seule minute à me calmer un peu, du moins suffisamment pour aligner quelques mots.
- Je crois savoir qui c'était. J'ai cru reconnaitre la silhouette à l'époque sans y croire car pour moi c'était impossible. Mais cette histoire m'a prouvé que rien n'était impossible. Je crois que c'était toi Edward. Ce que tu m'as raconté à propos du soir où tu m'as trouvée concorde en plus parfaitement.
Edward venait de se glacer d'effroi comme je m'en étais doutée. Le procureur ne disait plus rien non plus, attendant certainement une réaction de l'intéressé. Je m'en voulais terriblement, j'aurais dû garder cette information pour moi. Cela ne changerait rien, par contre Edward allait être blessé plus que de mesure.
- Attends… Tu veux dire que j'étais juste à côté quand tu t'es fait violer ? Pourquoi ne m'as-tu jamais rien dit ?
- Je… A quoi ça aurait servi ? Je ne suis même pas certaine que c'était toi. Et quand bien même ! Tu étais bien trop loin, moi j'étais dans le noir et toi tu étais éclairée par un réverbère. Qu'est-ce que ça aurait pu apporter de savoir que tu te trouvais peut-être là ?
- Mais j'avais le droit de savoir !
- Pourquoi ? Pour que tu te fasses du mal alors que c'est quand même toi qui m'a sauvée ? Tu es humain putain Edward ! Tu m'apportes tant au quotidien depuis ce jour, c'est tout ce qui compte à mes yeux ! Tu n'aurais jamais dû le savoir, le monde ne s'en serait pas plus mal porté.
- S'il vous plait, tenta d'interrompre le procureur.
- Mais tu as porté tout ça, toute seule depuis tout ce temps ! Je suis certain que tu n'en as même jamais parlé à Jasper ! Toi aussi tu es humaine Bella, ne l'oublie pas. J'avais le droit de savoir pour que tu n'aies pas à garder ça en toi. Regarde dans quel état tu es et à quel point tu as eu du mal à le dire ! Putain Bella je t'aime alors ne me cache rien, même si c'est pour me protéger !
Nous étions maintenant tous les deux à pleurer. Il me prit dans ses bras et me serra très fort. Nous nous raccrochions encore l'un à l'autre. Renée Radick eut le tact et la gentillesse de ne rien dire pendant ces quelques instants, nous laissant nous remettre de nos émotions. Puis, elle brisa le silence d'une voix douce, calme et posée.
- Bon, c'est un peu embêtant je dois l'avouer. Vous êtes déjà beaucoup impliqué Edward. Vous l'avez trouvée, votre père l'a soignée, vous sortez ensembles et en plus vous êtes une célébrité. Cela fait déjà beaucoup. Je ne pense pas que nous pourrons utiliser cela, mais je vais y réfléchir, sait-on jamais. Maintenant, j'ai une suggestion, non, une proposition à vous faire. Je sais que vous êtes fatigués, mais je crois que vous avez besoin l'un comme l'autre de décompresser. Je vais régulièrement dans un bar dansant tous les soirs avec des amis. Ils sont un peu fous, complètement décalés mais pas vraiment méchants. Voulez-vous venir un peu, le temps de boire un verre et de vous changer les idées ?
Nous nous regardâmes avec Edward, complètement stupéfaits par sa proposition. Cela me rappela la gentillesse de certains américains durant mon voyage. Alors qu'Edward semblait sur le point de refuser, j'acceptai. Il me regarda avec de grands yeux, mais me suivit d'un sourire. Nous en avions besoin tous les deux, et s'ils étaient vraiment décalés, cela me rappellerait peut-être Emmett qui me manquait.
Une demi-heure plus tard, nous étions à ce fameux bar. Edward avait continué de tenter de passer en mode incognito, mais nous savions que cela n'allait pas durer. Tant pis, si ça dégénérait, on pouvait toujours s'en aller. Nous suivîmes Renée – elle nous avait demandé de l'appeler ainsi quand on ne parlait pas au procureur – jusqu'à une table où se trouvaient un groupe de personnes. D'après ce que nous avions compris, ils étaient tous avocats d'un même cabinet qui soit faisait rire, soit était craint, mais ne laissait pas indifférent. J'avoue que je me demandais comment un cabinet pouvait faire rire. Cependant, je le compris vite avec beaucoup d'amusements.
Ils nous regardèrent avec de grands yeux quand Renée nous présenta. En fait ils étaient bouche bée, mais ils se montrèrent vite très naturels, tels des enfants. Un des hommes avoua même à demi-mot qu'il ne savait absolument pas qui était Edward. Il s'appelait John Cage. Tout le monde rit, et Edward n'en fut absolument pas offusqué, bien au contraire. Il aimait cela, il se sentait certainement comme n'importe qui. Une certaine Ally McBeal trépigna jusqu'à ce qu'elle craque et avoue qu'elle était une grande fan. Edward lui donna de très bonne grâce un autographe qu'elle reçut comme une enfant à Noël.
Oui, ils étaient tous spéciaux à leur manière, mais j'aimais beaucoup. On se sentait bien avec eux. Renée monta même sur scène pour interpréter une chanson. Sa voix était vraiment magnifique. J'aimais aussi beaucoup celle de la chanteuse principale, Vonda Shepard. Quand elle chanta For once in my life, Edward m'invita à danser, et nous fûmes bientôt suivis par beaucoup d'autres personnes. Des couples, des amis ou des collègues, des personnes qui avaient juste envie de se détendre le soir et d'oublier les tracas du quotidien.
Un peu plus tard dans la soirée, Elaine nous expliqua que déjà bien des stars avaient chanté dans ce bar. Sting par exemple. Son regard était plus qu'équivoque. Edward rit et accepta de monter sur scène. Il fut évidemment acclamé par la foule. Il emprunta alors une guitare classique et commença à gratter les premières notes.
Je reconnus immédiatement la mélodie. C'était One night, une des chansons figurant sur son dernier album. Elle n'avait encore jamais été interprétée ou entendue par une personne extérieure à la réalisation de l'album. La chanter ce soir avait une signification très particulière.
I don't know how it started,
All I'm sure is that I was in the darkness,
I was walking alone; waiting for something,
I just didn't think it was you.
It was the new moon. There were no stars,
No hope, no light, no life. But one night
You appeared, you showed me the way to find
Everything I was searching for.
Step by step I discovered how beautiful
Life can be; I understood how wonderful
Light can be; and the last thing I know
Is that I don't want to cry anymore.
Now it's the full moon. You show me stars,
Hope, light and above all thing, life. Since this night
You appeared, you show me the way to find
Everything I'm searching for.
Le silence complet avait pris possession de la salle. Tout le monde s'était tu pour écouter mon ténor, d'autant plus que cette chanson était inédite. Des larmes avaient même coulé le long de certaines joues, dont les miennes. J'étais certainement la plus à-même de comprendre la chanson. Je pense que Renée commençait également à voir l'ampleur des évènements qui avaient fait basculer nos vies en l'espace de quelques heures.
Quand sa voix et la musique se turent, il y eut un tonnerre d'applaudissement dans la salle. J'en eus plus de frissons que durant le show-TV. C'était plus convivial, plus proche. Un homme venait de chanter devant une poignée de personnes et les avait transportées. C'était aussi simple et magique que ça.
Je ne me sentais guère mieux, mais c'était comme s'il venait de nous exorciser, tous les deux. Il n'aurait pas pu choisir meilleure chanson pour ce soir. J'avais encore envie de pleurer. Pleurer parce que j'étais fatiguée de me battre et de vivre. Pleurer parce que sans Edward ma vie serait effectivement une nuit noire. Pleurer parce que j'étais en compagnie de personnes qui ne nous jugeaient pas, qui nous acceptaient tels que nous étions.
Pleurer parce que j'étais en vie, supportant ses bons et ses mauvais côtés.
Quand je dis que j'ai été très inspirée ce week-end, je ne plaisante pas. Elle n'est pas très longue ni très élaborée, mais inutile de chercher la chanson sur Internet, elle est bien de moi. Merci à Ness pour sa petite correction ^^
Le cross-over d'Ally McBeal me permettra d'alléger tous les passages aux Etats-Unis qui seront loin d'être roses. Si vous ne connaissez pas la série, je vous invite à faire des petites recherches sur Youtube. Elle est très drôle. Je sais, elle se passe à Boston, mais bon, j'espère que vous me pardonnerez lol.
A bientôt !
Lau
