Merci à tous ceux qui suivent la fanfiction.

Merci à toi, SkyAngel1907, pour ta review^^
Heureuse que mes écrits t'inspirent.


Une pluie diluvienne s'abattait sur le Nouveau-Mexique.
La nuit était tombée.

Bizarrement, cela avait changé depuis mon dernier passage.

Avec Loki, nous avions voyagé dans certains pays.
Notamment les Etats-Unis.

Le temps semblait s'être déréglé.
C'était hallucinant…

Tout comme cette étrange base installée par les Midgardiens… une vraie petite fourmilière.
Cela sentait l'organisation secrète à plein nez.
A voir les hommes en patrouille, je dirais… euh… inconnue au bataillon.
Mais vu la sécurité déployée, organisation d'une importance capitale.

Trempée jusqu'aux os et invisible, je me faufilai parmi les gardes.
Oh… les beaux bestiaux…
Pas aussi baraqués que nos guerriers. Cependant, à l'échelle midgardienne, c'était… tout bonnement impressionnant.

Après avoir parcouru le labyrinthe formé par de drôles de passerelles couvertes, je parvins enfin au centre de l'installation.

Mjollnir était littéralement encastré dans le sol.
J'imaginai que Thor n'était toujours pas digne de le soulever.

Des agents munis de drôles d'appareils évoluaient tout autour.
A ne pas douter, ils recherchaient des résidus de magie.

- Coulson ! Rien à signaler !

Je me plaquai aussi sec contre un pilier.
Heureusement que j'étais invisible !

Sinon… et bien, j'aurais été dans une fâcheuse position.
Asgard également.

Le dit Coulson passa à quelques mètres de moi.
C'était un homme d'une quarantaine d'années vêtu d'un costard noir.
Vachement original.
Manquait les lunettes… ah non… dans la poche de la veste…

Un peu plus et je lui serais rentrée dedans !
Non mais quelle étourdie !

- Le phénomène s'est pourtant reproduit, les satellites sont formels. Retournez-y Barton ! Cette perturbation est tout sauf normale !

Barton était plus jeune. Muni d'un arc, c'était vraisemblablement un homme de terrain…

- A quoi pensez-vous ?
- D'après les relevés de Jane Foster, il s'agirait d'un pont d'Einstein-Rosen ou trou de ver.
- Et en langage courant, cela donne quoi ?
- Un pont qui relierait notre monde à un autre. Nous avons donc des visiteurs, Barton.
- Je fais le nécessaire.

Merde ! Ils avaient découvert du Bifrost !
Et en partie à cause de moi…

- Honohra !

Hein ?!
Mon prénom résonnait avec force dans mon esprit.

Je baissai les yeux.

Loki se tenait près de Mjollnir.
Vêtu dans un ensemble midgardien noir avec grand manteau vert foncé, il était très chic.
Sa réaction était beaucoup moins classe, par contre.

Oups !

Finalement, je n'avais plus envie de discuter.
Il n'était pas d'humeur charitable.

Le roi ne s'était pas attendu à ce que je le cherche.

- Honohra, qu'est-ce que tu fais ici ?!
Et si je prenais la fuite ? La poudre d'escampette ?
Quelle merveilleuse idée !

Je pris donc mes jambes à mon cou.
Aïe aïe ! Il n'avait pas du tout apprécié…

Je slalomai entre les agents.
Heureusement qu'ils ne me voyaient pas…

- Honohra !
Sa voix était tellement douce…
Hyperbole ironique…
S'il m'attrapait, je serais hachée menue.

xxxxxx

Je sortis des boyaux de la base.
Il pleuvait toujours comme vache qui pisse.
C'était bien le cadet de mes soucis.

La fureur de Loki était beaucoup plus dangereuse que quelques malheureuses gouttes d'eau.
Bon… d'accord… quelques malheureux seaux d'eau…

Des vertiges s'emparèrent de moi.
Oh oh… cela s'annonçait plutôt mal pour ma pomme.

Je continuai pourtant à courir.
- Heimdall ! hurlai-je une fois éloignée du QG.

Allez ! Allez ! Le Bifrost ! Active-le !

Malgré l'obscurité oppressante, je traçai. Après tout, les Asgardiens étaient quasiment nyctalopes.
Soudain, il apparut devant moi, les iris flamboyants.

Mince, mince…

Et le Bifrost qui ne s'était pas ouvert !

Je voulus faire demi-tour mais quelqu'un d'autre m'attrapa violemment par la taille.
Je ne pus m'empêcher de crier.
Loki plaqua sa main contre ma bouche.
De son autre main, il fit disparaître son clone.

- Lâche-moi, lui ordonnai-je mentalement.
- Pour que tu ameutes tous les Midgardiens aux alentours ?! Hors de question…

Ses nerfs étaient à vif.
Peut-être vaudrait-il mieux que je me calme… que je calme le jeu…
Non ?

- Je te promets de ne plus hurler comme une damnée.
Je pouvais sentir l'intensité de son regard dans mon dos.
Il savait parfaitement que je n'étais pas idiote au point d'alerter tous les agents midgardiens.

Mon mari retira doucement ses doigts de mes lèvres.
Sa prise autour de ma taille se desserra.
Je lui fis face.

Iris émeraude contre iris marron.

- Qu'est-ce qui t'a pris de venir à Midgard ?! Et pas de mensonges, ajouta-t-il plus posément.
- Venant du dieu des mensonges, je prendrais presque cela pour un compliment.
- Je te rappelle que je suis ton roi…
- Et alors ?! On n'a plus le droit de faire preuve de franchise ? Tu es roi, certes ! Mais n'oublie pas que je suis la reine et la reine doit être informée des plans et initiatives du roi !
- Sauf si le roi souhaite préserver la reine de toute affaire politique pour éviter qu'elle ne se fasse du mauvais sang.
- Tant que tu ne seras pas honnête avec moi, je me ferais du mauvais sang, répliquai-je.

Il me fixa, interdit.

- Tu es revenu sur ta décision ?
- Non.

Aussi glacial qu'un iceberg.

- Donc, tu as été remué le couteau dans la plaie. Avoue que tu aimes ça !
- Cela suffit, Honohra !

Loki serrait les mâchoires.
Il faisait d'un self-control des plus impressionnants vu ce que je lui balançais à la figure.

- Un vrai sadique. Mon mari est un vrai sadique.
- Tu vas te taire ?!

Le roi se retenait d'étrangler la reine.
Cependant, la reine commençait vraiment à se sentir mal.
Des points noirs dansaient devant ses yeux.

- Ah, je crois qu'ils t'ont entendu, mon petit…
Même si nous étions assez éloignés, nous pûmes observer la soudaine activité de la base.

Il me lança un regard assassin.

- Je suis allé voir Thor pour lui faire part de ma décision.
- Qui…est ?

Ma tête tournait.
Peut-être devrais-je lui dire…

- Tu sais parfaitement ce que je lui ai dit !
- Et si on en discutait… pardon… si on se disputait à Asgard ? Ce serait mieux que de se faire attraper, non ?

Ses yeux se firent interrogateurs.

J'étais prête à lui bondir à la gorge devant tous les Midgardiens il y avait de cela dix minutes et maintenant je battais en retraite.
Ce n'était pas dans mes plans à l'origine.

Mais la situation actuelle l'exigeait.

- Honohra…
- Waouh, tu as vu comme le ciel est magnifique… toutes ces étoiles !
Tous les prétextes étaient bons pour détourner l'attention.
- Bref… appelons… Heimdall, terminai-je difficilement.

Oui, oui, qu'il ouvre le Bifrost…

Loki était en train de me passer aux rayons X.
Et je ne voulais pas qu'il s'inquiète inutilement pour moi.
- Heimdall… Heim…

Le monde tournait et tournait autour de moi.
Je chancellai.
Ma vue se brouilla.

Le noir total.


- Honohra !

J'eus juste le temps de la rattraper avant qu'elle ne heurte le sol.

- Honohra…
Elle était si pâle.

Pourvu que… non… il en était hors de question…

Je penchais mon oreille vers son visage.
Elle respirait.

Je fus soulagé.

Inconsciente mais vivante.
Pas de temps à perdre.

Je pris mon épouse dans les bras.
Heimdall avait sûrement tout vu. Pourtant, le Bifrost demeurait fermé.

Bon sang ?! Où était ce foutu gardien quand on avait besoin de lui ?!

- Heimdall ! Je t'ordonne d'ouvrir le Bifrost !
J'étais tout de même roi.
Un roi totalement désemparé face aux souffrances de sa reine.

Si malheur devait lui arriver, je perdrais définitivement le contrôle.
J'embraserais les neuf royaumes.

Le dieu des mensonges deviendrait le dieu du chaos.
Asgard ne pourrait m'arrêter.

- Heimdall ! hurlai-je à pleins poumons.
Les mortels commencèrent à rappliquer.

Mon calme disparut totalement.
Ma respiration se fit plus saccadée.
J'allais devoir envisager une autre solution.

Je ferais tout pour la sauver.

- Heimdall !
Un large faisceau de lumière soudainement le ciel pour finir sa course à quelques mètres de nous.
Enfin…


- Hors de mon chemin…

Le gardien eut un mouvement de recul face à mon regard acide.
Ses yeux ambre s'attardèrent un instant sur Honohra.

- Mon roi, je…
- Silence, gardien ! Ton manquement à ton devoir a peut-être coûté la vie à la reine ! Ma femme !

Etait-ce une hallucination ou Heimdall tremblait ?
Commencerait-il à me craindre ?

- Je suis désolé… articula-t-il difficilement.
- Tu peux l'être. Nous règlerons cela plus tard.

Son regard transpirait la peur.

Je nous téléportai dans nos appartements.

xxxxxx

J'allongeai Honohra sur le lit.

Elle n'avait toujours pas repris conscience.
Sa magie était vive et pourtant, elle ne parvenait pas à remédier à son mal.

J'apposai les mains sur son front et son ventre.
Physiquement et mentalement, elle était épuisée.
Et ce fut avoir horreur que je constatai que le bébé était sur le point de mourir.

Il fallait tenter le tout pour le tout.

Je déshabillai entièrement ma femme.

Ce que je m'apprêtais à faire allait me demander énormément d'énergie. Mais que ne ferais-je pas pour elle… pour eux deux…
Je pris une grande bouffée d'air.

C'était maintenant ou jamais.

Mes paupières se fermèrent d'elles-mêmes.
Ma magie intérieure s'affola, parcourant chaque veine, chaque artère de mon corps.
Elle afflua rapidement dans mes doigts.

Je posai lentement mes mains sur son ventre.
Et le transfert débuta.

Concentré, je dirigeai le flux vers le bébé.
Aussitôt, une amélioration se fit sentir.

L'activité cellulaire reprit son rythme normal.
La circulation sanguine reprit également son cours, notamment grâce à la brusque multiplication des globules rouges.
Les organes reprirent leur développement.
Je décelai à nouveau une dynamique magique.

Mon énergie avait su relancer tous les mécanismes de l'organisme.
Cependant, je ne pouvais m'arrêter là.

Je devais créer une enveloppe protectrice qui endiguerait une éventuelle dégradation de son état.
Autrement dit, je devais protéger l'enfant des méfaits du stress d'Honohra.

Les extrémités de mes doigts étaient brûlantes.
A mesure que circulait la magie, mes forces diminuaient.
Peu importe ma santé…

Un délicat voile laiteux entoura le petit corps, lui procurant ainsi la force de vivre.

Il était sauvé…

Etant sûr que toute forme de danger était écartée, je passai à la mère.
Ses nombreuses angoisses l'affaiblissaient de jour en jour.
Son organisme était fatigué.

J'allais y remédier.

Sans hésiter une seconde de plus, j'insufflai la magie nécessaire à sa guérison.
La pression artérielle redescendit presque instantanément.
Tout comme pour le petit, le sang se purifia.

Mais le plus fantastique fut de constater que son esprit, même endormi, s'apaisait.
Tous les maux furent pansés.

Vidé de toute force, je stoppai le transfert.

Le teint d'Honohra n'était plus aussi pâle.
Une très bonne nouvelle.

J'eus juste le temps de la couvrir avant de m'écrouler de fatigue.
Un combat avait été remporté.
Maintenant, il ne restait plus qu'à mener à bien mon projet.


J'ouvris doucement les paupières.

La dernière chose dont je me rappelais était que Loki et moi nous prenions la tête.
Je l'avais traité de sadique.

Waouh ! Je pouvais dire que j'avais mis le paquet.

Je m'étirai doucement.
Ah… on était revenus à Asgard…
En même temps, les Midgardiens nous recherchaient… si nous étions restés là-bas… ça aurait été la cata !

Ah… j'étais nue…
Etant donné que j'étais tombée dans les pommes au Nouveau-Mexique, il ne pouvait s'agir que de Loki.

Pourquoi d'ailleurs ?
Avais-je frôlé la mort ?

Non… n'exagérons rien… mais je devais être mal…

Et où était-il ?
Ah… le voilà… allongé à côté… en train de faire la sieste ?!
Il était beau le roi !
Surtout que la nuit n'était pas complètement tombée.

Décidément, j'étais sans pitié…
Pas du tout aimé ses cachotteries.

C'était quand même mon mari.
Il avait le droit de faire des erreurs, non ?

Je caressai lentement les cheveux noirs de Loki.
Sa pâleur m'interpella.

Que s'était-il passé lorsque j'étais dans les vappes ?
Un affrontement ?
Les agents avaient-ils tenté de nous capturer ?

Etait-il blessé ?
Non, pas lui. Il était beaucoup trop agile pour se faire avoir.

J'apposai une main sur son front.
Une lueur bleue entoura mes doigts.

Mmm… rien de grave physiquement.
Par contre, je constatai une forte diminution de sa magie.

Oulà… j'avais vraisemblablement loupé un truc.

Comme pour me rassurer, je me collai à lui et l'embrassai.
Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, son corps dégageait une délicieuse chaleur. Une chaleur plus intense que le froid qui régnait en hiver.

Il ouvrit les yeux.
Et se redressa aussi sec.

Je le dévisageai, surprise.
- Loki, qu'est-ce…
- Ne dis rien. Laisse-moi juste savourer ce moment.

Ses iris s'attardèrent un instant sur mes seins.
Mon premier réflexe fut de les couvrir.

Il n'avait pas perdu le nord.

- Pourquoi ? Ils sont tellement beaux !

Il me fit un petit clin d'œil.
Une invitation au plaisir qu'il fallait malheureusement décliner.

- Plus tard… explique-moi plutôt… pourquoi…

- J'ai réalisé un transfert de magie afin de vous sauver.
- Nous sauver ? Tu veux dire que…

- Le bébé ne risque plus rien. J'ai réussi à créer une enveloppe protectrice tout autour de lui. Plus aucun mal ne pourra l'atteindre désormais.

Je me jetai dans ses bras.
Loki était de loin l'être le plus puissant des neuf royaumes.

- Le sort devra être renouvelé de temps en temps.
- Je suis certaine que tu t'en occuperas très bien.

Il souria.

Cela voulait sûrement dire oui.


Nous étions à nouveau allongés.

J'étais à nouveau calée contre lui.
Loki s'était à nouveau assoupi.
Normal.

De mon côté, je ne cessais de me poser des questions.
Sur lui.
Sur son comportement au Nouveau-Mexique.

La façon dont il m'avait interpellée dans la base.
La façon dont il m'avait parlée.

Son regard.

Il y avait quelque chose de pas net dans cette histoire.
Fallait que j'aille faire un tour.

Je m'extirpai lentement de ses bras afin de ne pas le réveiller.
Après avoir enfilé un truc, je quittai nos appartements.

xxxxxx

Machinalement, je me dirigeai vers la salle d'armes.
C'était l'endroit où j'avais le plus de chances de croiser Sif.

Les gardes se mirent au garde-à-vous.
Je leur fis signe de se mettre au repos.

Des bruits de lames parvinrent à mes oreilles.

Sif s'entraînait avec zèle.
Face à elle, Fandrall. L'épée à la main, il attaquait et attaquait.
La guerrière ripostait et ripostait.
Hogun observait et commentait l'assaut.
Volstagg baffrait comme à sa grande habitude.

Tous se stoppèrent à mon entrée.
-Honohra…
- Continuez…

Sif jeta un coup d'œil aux deux autres.
Volstagg consentit à prendre sa place.
Elle avait compris que je souhaitais que l'on discute en tête à tête.


Nous arpentâmes les grands jardins de la Cour.
Entretenus régulièrement par les serviteurs, les fleurs s'y épanouissaient avec ravissement.
Les différentes senteurs titillèrent agréablement mon nez.

Je venais de prendre une grande décision.
Une décision qui pourrait être bénéfique ou au contraire pourrait faire empirer la situation.

- Tu voulais savoir mon avis en ce qui concerne Thor…
Ses yeux s'illuminèrent soudainement.
- Vous avez ma bénédiction, Sif. Les garçons et toi… vous avez ma bénédiction pour aller le chercher à Midgard. Après, la décision vous appartient.
- J'ai envie de te demander : pourquoi ?
- Même s'il essaye de le cacher, Loki est complètement perdu.
Cela s'est prouvé lors de votre entretien. Un peu plus tôt, il m'avait dit le contraire. La situation avec Jotunheim le dépasse. Mon mari a besoin d'être épaulé par son aîné. Thor a fait des erreurs, certes. Mais quand ils seront réunis, plus aucun obstacle ne pourra leur résister.
- Tes désirs sont des ordres, ma reine.

Elle resplendissait.

- Pas un mot… autant à Loki qu'à Heimdall.
- Entendu.

De toute façon, Heimdall l'apprendrait.
Mieux valait qu'il le découvre par lui-même.
Le temps que cela arrive, Sif serait sur Midgard.

Oui, maintenant, tout irait mieux.


Sur la pointe des pieds, je pénétrai dans la chambre.

Comme de bien entendu, il avait déserté le lit.
Je ne fus pas étonnée de sentir ses mains effleurer mes épaules, de sentir ses lèvres couvrir mon cou de baisers.

Je frissonnai.

- Mère nous a préparé une petite surprise.

Nos yeux se rencontrèrent.

- Ah ? Dois-je me refaire une beauté ?

Ses iris brillèrent d'une lueur toute particulière.
- Tu es parfaite.
- Cela veut dire oui, me moquai-je.

Je filai dans la salle de bains pour réapparaître cinq minutes plus tard.

- Splendide.
Loki me contemplait.

Ma robe verte en satin semblait l'avoir conquis.

Le roi offrit son bras à la reine.
La reine accepta avec joie.
La reine voulait profiter de cette soirée.

Oublier momentanément les soucis.

Etre tout simplement avec son Loki.


A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures!^^