voila enfin le chapitre 6!! Désolée pour l'attente

Résumé du chapitre précédant: Shun et Mû ont décidé d'essayer d'avoir une relation stable tous les deux et Ikki vit le grand amour avec Hyoga. Cependant, le médecin est sur le point de leur annoncr une mauvaise nouvelle


Opération et Complications

Mon rythme cardiaque accéléra soudainement alors que Angelo harcelait le médecin qui reprit la parole.

« - Shun est victime d'un cas très rare et très grave de tumeur au cerveau. »

Mon cœur faillit lâcher cette fois-ci. Mû serra ma main dans la sienne avec une force incroyable mais je fis abstraction de la douleur lancinante. Plus rien n'existait autour de moi. Une tumeur ? Je n'arrivai pas à y croire. Je me mis à trembler violement et quand je refis surface, je sentis dans larmes couler le long de mes joues.

« - Je vais lui prescrire des cachets à prendre et l'opération se déroula dans la semaine vu qu'elle et très longue et délicate à préparer. Cependant, hors de question de retourner en cours, les médicaments vont absorber une grande partie de son énergie et il va à peine pouvoir se déplacer. Il ne devra pas se dépenser ou son cas s'aggravera et il pourrait en mourir. C'est déjà prodigieux qu'il puisse encore marcher. »

La discussion continua, Aphrodite écoutant attentivement, puis nous repartîmes à notre appartement. Dans la limousine, entouré de Mû, Angelo, Ikki et Aphrodite, je restai inactif, les yeux dans le vide. Je n'avais pas encore réalisé. Je n'avais même pas la force d'avoir peur ni de pleurer. Pleurer pour quoi de toute façon ? Moi ? Ceux que j'allais laisser en partant ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. J'étais perdu comme un agneau loin de sa mère. Et pour la première fois en dix ans, je souhaitais que la mienne revienne, qu'elle me serre contre elle et qu'elle me dise que ce n'est qu'un cauchemar. Arrivé devant l'immeuble, je descendis du véhicule comme un automate et allai directement dans ma chambre sans un mot pour les autres, refermant la porte à clef. Je me mis en boule sous les couvertures et là, j'éclatai en sanglot sans pouvoir m'arrêter. La mort allait me prendre au moment de ma vie où le bonheur arrivait enfin entièrement. C'était tellement injuste. Car pour moi, il ne faisait aucun doute que j'allais mourir. C'était une évidence. Combien de temps restai-je immobile, me vidant de toute l'eau de mon corps ? Des heures. Quand je me calmai enfin, mon réveil indiquait minuit et je m'endormis, épuisé par toutes les émotions qui traversaient mon être. Le lendemain, je me levai vers 8h00 et je sortis discrètement. De ma chambre. Mon tuteur et mon aîné dormaient encore et dans la cuisine je préparai mon thé aux agrumes avant de me rendre dans le salon plongé dans l'obscurité. Sans ouvrir les rideaux, vois la pluie tomber allait me déprimer encore davantage, je voulus m'asseoir sur le canapé mais trébuchai sur quelque chose et faillis m'étaler sur la moquette. Je réussis cependant à rester debout et même à sauver la boisson chaude. Je posai la tasse sur la table et vis une silhouette par terre apparemment endormie. Je reconnus les longues mèches soyeuses de mon nouveau compagnon et j'écartai le drap pour m'allonger contre lui. Il passa son bras gauche autour de ma taille et je mis mon visage dans son cou. Je croisai son regard qui brillait de larmes dans la pénombre et il posa son front contre le mien.

« - Enfin, chuchota-t-il. Tu sors de ta cachette.

- Désolé.

- Je t'aime Shun et je serais à tes côtés jusqu'à la fin. Et si tu dois mourir, alors je te suivrais, en espérant aller au Paradis pour te retrouver.

- Mû je…

- Chut. Dors. »

Je me tus mais restai bien éveillé. Je voulais profiter de sa présence tant que c'était encore possible. Lui non plus ne se rendormi pas. Il m'embrassait doucement sur le nez et la bouche, les heures s'écoulèrent lentement et j'entendis Aphrodite se lever vers 1hh00. J'allai lui faire un café et quand il arriva, je vis qu'il avait passé une nuit affreuse. Ses cheveux étaient en bataille, il avait sans doute oublié de les attacher, et ses yeux bleus étaient soulignés de cernes. Mais, malgré ça, il me sourit et m'enlaça, posant un baiser sur mon front. Mû nous rejoignit et nous déjeunâmes ensemble en silence.

« - Où est Ikki ? demandai-je. Ça ne lui ressemble pas de faire la grasse matinée.

- Chez Hyoga. Il n'avait pas le courage de dormir seul. Il va rester avec lui aujourd'hui.

- Je comprends ? »

La journée se déroula dans le calme, je jouai aux cartes avec Mû alors que Aphrodite était parti à un casting. Le soir, il revint avec Ikki et une petite boîte contenant des gélules rouges et bleues. Mes médicaments. J'en pris un avant de m'endormir dans les bras du professeur de français. Une semaine passa, laissant s'installer le froid mois de février, et elle fut la plus pénible pour moi et mes proches. Toute notre grande famille était à présent au courant de ma maladie et Shion et Kiki venait me voir régulièrement, l'un pour contrôler ma santé et l'autre pour me divertir. Quant à moi, mon état devenait de plus en plus inquiétant de jour en jour. Je passai mes journées à lire ou à me reposer sur le canapé, avec une forte fièvre, je n'avais plus aucune force et j'avais perdu près de sept kilos. Mon compagnon avait supplié Camus de lui donner un congé mais ce dernier avait refusé. Zuko restait avec moi à n'importe quelle heure et Mû habitait provisoirement à la maison. Angelo essayait de me remonter le moral mais lui aussi avait peur pour moi, je le lisais dans son regard. Et je crois que c'est ça qui me faisait le plus mal : lire la détresse dans leurs yeux, savoir qu'ils se sentaient tous impuissants. Mais ils étaient tous présent et ça, c'était le plus beau cadeau qu'ils pouvaient me faire.

POV Mû

Je le voyais. De jour en jour, ton état s'aggravait. Les médicaments avaient accéléré la maladie. Mais toi, tu souriais. Toujours. Et tu disais que tout allait bien, qu'il ne fallait pas que je m'inquiète. Et puis tu m'embrassais. Mais moi je le voyais. Je voyais tes mains trembler, ta faiblesse, ta maigreur, la peur dans tes prunelles si innocentes. La fièvre donnait à tes joues une couleur carmin, rappelant celles de tes lèvres si désirables. Je t'admirais. Tu semblais faire face à ton sort avec tant de courage. Mais je me trompais lourdement. Il ne fallut d'ailleurs pas longtemps avant que tu n'éclates en sanglot dans mes bras, me disant que tu ne voulais pas mourir. Et moi, je ne pouvais que te rassurer, te dire des mots faux pour que tu cesses tes pleures, pour ne plus voir ces larmes cristallines dévaler de tes yeux verts. Chaque nuit je te serrais contre moi comme la plus précieuse et la plus fragile des merveilles de ce monde. Et chaque matin, alors que je me réveillai avant toi, j'avais peur que tu ne sois mort dans ton sommeil. Un soir, alors que nous écoutions la pluie contre les vitres, tu as relevé ton visage vers moi et tu m'as demandé de te faire l'amour, comme une dernière prière. Tu avais l'air d'un ange, les pupilles remplies de souffrance et d'abandon. Alors j'ai accepté. Cette nuit a été la plus douce et en même temps la plus douloureuse de ma vie. Et le lendemain matin, tu as été admis en urgence à la clinique. Tu étais aux portes de la mort.

POV Aphrodite

« Bon sang ! Ils en mettent du temps ! »

Cela faisait près de onze heures d'affilées que Shun était dans le bloc opératoire, près de onze heures que je tournai en rond comme un lion dans une cage et près de onze heure que Angelo me criait dessus avec agacement pour que je m'assois. Quand 18h00 sonna, je lui obéis et il soupira imperceptiblement. Milo et Camus finirent par nous rejoindre, accompagnés de Mû et Kanon qui, étant le tuteur de Seiya, venait prendre des nouvelles pour ce dernier. Ils s'assirent à leur tour et discutèrent pour passer le temps. Je restai silencieux, je n'avais pas la tête à parler, fixant la porte qui donnait sur le couloir des blocs, sursautant à chaque fois qu'elle s'ouvrait. Mais le chirurgien n'apparaissait pas. Ma peur augmentait à chaque minute loin de mon fils. Car c'était ce qu'il était devenu. Et le perdre à jamais serait la pire chose pour moi. L'opération avait seulement 30 de chance de réussir. Donc 70 de chance pour que cet enfant qui aime tant la vie la quitte et que la mienne redevienne aussi monotone et glaciale qu'elle était avant son arrivée. Mon manager, qui s'était éloigné quelques instants, glissa entre mes doigts un gobelet de chocolat chaud, il savait que le café allait trop m'énerver sinon. Je le remerciai d'un signe de tête et il sourit légèrement. Heureusement que je l'avais lui. Dire que nous étions les pires ennemis au lycée. Mais il m'avait sauvé la vie et nous étions devenu inséparable, avec bien entendu la période où nous étions sortis ensemble. Ceci est cependant une autre histoire. Mais aujourd'hui, je lui portais un amour fraternel sans borne et je serrais près à tout pour lui.

« - Aphrodite ? ALLO !

- Oui, dis-je en me tournant vers Kanon.

- Arrête de stresser comme ça ! Il va vivre, il faut juste croire en lui. Il se bat en ce moment alors souris un peu.

- Il a une bonne étoile ce gosse, renchérit Angelo. Jamais vu un gamin avec autant de bol ! »

Je n'étais pas tout à fait d'accord avec lui, je trouvai au contraire que le sort s'acharnait sur ce pauvre Shun qui en voyait des vertes et des pas mûres depuis que je l'avais adopté. Cependant je me détendis un peu et participai à leur conversation jusqu'à ce que, vers 22h00, le médecin arrive enfin. Je me ruai sur lui pour le faire parler.

« - Allons allons calmez-vous voyons, rigola t-il. L'opération a réussit, il est sauvé.

- Quel soulagement !

- Cependant…venez, je dois vous parler. »

POV Shun

J'entendais le tonnerre gronder. Mais ce son me paraissait loin et j'étais faible. Il serait si facile de s'endormir, de sombrer lentement dans un sommeil éternel. Mais c'était hors de question. Je pensai à Aphrodite et Aldébaran qui se battaient au tribunal pour que je reste en France avec mon frère, à Mû qui me protégeait et m'aimait comme personne, à Ikki avec qui j'avais enfin une vraie famille, à Camus et Milo qui m'avaient hébergé, à Shion, Kiki, mes camarades de classe, Isaak et tous les autres qui croyaient en moi. Non. Je n'avais pas le droit de les décevoir. Je me forçais à sortir des dédales de mon sommeil. Difficilement, je tournais le dos le dos à cette fameuse lumière blanche décrite dans les livres pour enfants. Difficilement, je remontais ce tunnel sombre et effrayant pour revenir. Je finis enfin par ouvrir les yeux. Il faisait nuit dehors et ma vue était trouble.

« - Où suis-je, murmurai-je d'une voix enrouée sans attendre de réponse vu que je me croyais seul.

- A la clinique. Tu sors d'une opération de quinze heures et d'un coma de trois jours. Nous sommes le lundi cinq février et il est 23h00 si tu veux tout savoir.

- Angelo ? demandai-je en tournant la tête vers une silhouette assise sur une chaise.

- Oui c'est moi. Je vois que tu n'as pas perdu la mémoire.

- Vas te faire foutre ! dis-je avec agacement sans bouger.

- Moi aussi je suis ravi de te revoir gamin.

- Gnagnagna ! Toujours aussi chiant en tout cas !

- Je te retourne le compliment.

- Où est Aphrodite ?

- Il dort sur le banc dans le couloir avec Mû. On s'est relayé pour veiller sur toi pendant trois jours. Les infirmières étaient furax.

- Pas étonnant avec un gars comme toi !

- En tout cas t'es en forme pour quelqu'un qui vient d'échapper à la mort. »

Je lui tirai la langue et il éclata de rire, m'entraînant à sa suite. Cependant, ma gorge sèche me fit tousser et je bus volontiers un verre d'eau, me redressant pour appuyer mon dos contre les oreillers. La perfusion à mon bras gauche me fit grimacer de douleur. La porte s'ouvrit et mon tuteur et mon compagnon entrèrent, le premier venant m'enlacer lourdement, m'étouffant presque.

« - SHUN ! Enfin !

- Tu me fais mal.

- Pardon, dit-il en me lâchant. C'est fini. Ce cauchemar à finalement prit fin ! »

Il avait l'air soulagé et affichait un immense sourire qui s'assombrit cependant bien vite.

« - Quoi ? demandai-je.

- Le…le médecin m'a dit que c'était un miracle que tu ais survécu mais…il m'a dit que tu aurais des séquelles irréversibles. »

BAM ! Un coup de couteau au cœur.

« - Et…quoi au juste comme séquelles ?

- Shun je… »

Il n'arrivait pas à parler et je vis sur les visages des deux autres qu'ils n'étaient absolument pas au courant.

« - Je…

- Aphro ?

- Tu…pour enlever la tumeur ils ont touché gravement une zone de ton cerveau et tu…ne pourras plus jamais marcher. »

ReBAM ! La réalité me rentra dedans comme un troupeau d'éléphant. Je vis un fauteuil roulant dans un coin de la pièce et je lui lançai un regard noir. Dire que j'allais devoir me déplacer dans cette chose à présent ! Ma vie allait changer du tout au tout et je n'y pouvais rien. Finalement, je me demandais si la mort n'était pas la meilleure solution. J'allais être dépendant sans cesse de quelqu'un, devenir un poids, alors que j'aspirais plus que quiconque à la liberté. Mû me sortit de mes sombres pensées en soufflant dans mon oreille droite et je tournai le visage vers lui. Il sourit et m'embrassa sur le bout du nez. Une infirmière, une jeune femme brune aux cheveux coupés au carré, entra et demanda aux adultes de sortir pour que je me repose un peu. Elle vint ensuite vers moi et, dans un soupir de soulagement de ma part, m'enleva la perfusion avant d'installer devant moi un plateau de nourriture que j'avalai en quatrième vitesse, soudain affamé.

« - Tu t'appelles Shun c'est ça ?

- Oui. Et vous, vous êtes ?

- Claire. Je vais m'occuper de toi tant que tu seras là.

- C'est gentil. Je risque de vous faire tourner en bourrique avec mes caprices.

- J'ai l'habitude, j'ai deux enfants. Je suis rodée. Tu devrais dormir un peu.

- Mais j'ai pas sommeil !

- Je sais mais c'est comme ça. Allez ! »

Je soupirai. Mon séjour allait être loooong !

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Chaque jour, Claire le passait avec moi. On regardait des téléfilms ou elle me parlait de ses enfants Lola et Maël. Elle était drôle et toujours de bonne humeur, je ne m'ennuyais jamais avec elle, elle faisait tout pour me dérider un peu et elle préparait elle-même mes repas. Deux jours après mon réveil, alors que la pluie avait cessé, elle m'avait forcé à sortir dans les jardins couverts de la clinique. Ce fut une torture pour moi de monter dans ce fauteuil que je haïssais et une plus grande encore de me montrer ainsi devant tous les autres patients, lisant la pitié dans leurs yeux. Mis à part cette sortie catastrophique, je m'amusai quand même bien. Le plus gênant avait été pour me laver, me déshabiller devant Claire n'avait pas été simple au départ. Mais elle ne disait rien de désobligeant quant à ma position d'infériorité, au contraire elle me racontait des blagues. Aphrodite et Mû venaient tous les jours, ainsi que Ikki. Je pus rentrer à la maison au bout d'une semaine et Claire se porta volontaire pour continuer à s'occuper de moi. Elle m'amenait au collège et venait me chercher, elle était là le matin quand je me levais et le soir quand je me couchais. Comme mon tuteur travaillait beaucoup, j'étais à la charge de la jeune femme. Mû était retourné chez lui, il avait été obligé de partir car Kiki était de retour vu que Shion était parti en Afrique. Saori avait prévenu Naruto et compagnie et j'avais eu de leurs nouvelles. Leur voyage en France avait été annulé mais e directeur de l'orphelinat était harcelé par Eijiro et Shizuka tous les jours. Un soir, le jeudi 22 pour être précis, alors que j'étais allongé sur le canapé en train de lire et que Claire était partie plus tôt que prévu, la porte d'entrée s'ouvrit brutalement, me faisant sursauter.

« - Je le savais, tu m'as menti ! s'exclama Angelo en débarquant dans le salon.

- Menti à propos de quoi sans vouloir être indiscret ? demandai-je en reprenant ma lecture.

- Tu as bien vécu en France, j'en ai la preuve !

- Pardon ?! dis-je, abasourdit.

- Tu m'as menti !

- Non ! Je t'assure je…tu peux me dire j'ai vécu exactement ?

- Dans l'immeuble de Camus, répondit-il en s'asseyant dans un fauteuil.

- C'est pour ça, murmurai-je plus pour moi que pour mon interlocuteur.

- C'est pour ça quoi ?

- Ben…quand je suis allé chez Hyoga j'ai eu…une impression de déjà-vu.

- C'était il y a dix ans. Ta mère a été tuée et toi et Ikki vous avez été envoyés au Japon deux mois plus tard. »

C'était donc ça ! Mes rêves avaient-ils un rapport ? Il fallait que j'éclaircisse cette histoire. Soudain, un détail me sauta aux yeux :

« - DEUX MOIS APRES ! Mais on était où pendant deux mois !?

- J'espérais que tu pourrais me répondre car je n'ai trouvé aucune information à ce sujet.

- Ah bah non, désolé. Je n'ai aucun souvenir. Où plutôt si mais…c'est étrange. »

Je lui racontai mes cauchemars et il réfléchit un long moment. Quant à moi, une multitude de questions se bousculaient dans ma pauvre tête à peine guérie. Décidemment, j'étais maudit ! Ikki arriva, accompagné de Hyoga et ils coupèrent court à la réflexion du manager.

« - Ben alors quelqu'un est mort où quoi ! dit mon frère devant nos mimes sérieuses.

- Ton humour est aussi vaseux que celui de Eiji, répliquai-je avec agacement.

- Oula c'est quoi cette humeur !

- Comment veux-tu que je sois !? On m'a dit que je devais passer le reste de ma vie dans un fauteuil roulant je te rappelle ! »

Il parut étonné de mon ton agressif et vint s'asseoir sur la moquette face à moi. Ses yeux brillaient de tristesse, ce qui fut pour moi un coup de poignard en plein cœur de le voir si désolé. Il prit mes mains dans les siennes et poussa un long soupir.

« - Je ne sais pas quoi dire. Je ne peux savoir ce que tu ressens mais si tu veux en parler je suis là. Frères à la vie à la mort, tu te souviens ?

- Oui. On s'était fait cette promesse le jour où je me suis fait renversé par un camion.

- Exact. »

Je lui rendis son sourire et Mû et Aphrodite arrivèrent. Mon tuteur m'embrassa sur le front et alla dans la cuisine préparer le repas ; mon compagnon accrocha dans mes cheveux une fleur de lys blanche et me souleva doucement pour m'asseoir sur ses genoux, m'entourant de ses bras rassurants.

« - Ca va bébé ? demanda t-il.

- Oui, ne t'en fais pas.

- Menteur !

- Pose pas la question alors !

- Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est bien la première fois que je t'attend parler comme ça !

- Un…léger problème mais rien d'important. Ne t'en fais pas. Je t'en parlerais si c'était grave de toute manière.

- Je te fais confiance.

- Encore heureux ! »

Il rigola et me chatouilla avant de m'embrasser derrière l'oreille. Toutes les personnes présentes restèrent dîner et Angelo raccompagna Hyoga alors Mû me portait dans ma chambre. Il m'aida à me mettre en pyjama puis me câlina un moment.

« - Et Kiki ? Il est tout seul ?

- Non il est chez un ami ce soir. Il m'a quasiment mit dehors pour que je vienne te voir.

- Ça veut dire que tu peux rester ?

- T'as tout compris. »

Il m'embrassa longuement et s'allongea à mes côtés, remontant un peu mes jambes. Mais il n'alla pas plus loin. Et chaque jour je me disais que ma vie n'aurait plus aucun sens sans lui. Je l'aimais un peu plus à chaque fois que j'étais avec lui, il savait exactement ce que je désirais, je n'avais pas besoin de mots pour lui faire comprendre mes émotions. Il était attentif à mon bien-être et attentionné, il ne disait jamais rien à propos de mon handicap et essayait toujours de m'aider. Il remonta les couvertures sur nous et mit ses mains sur mes reins pour me caller contre lui. Cependant, malgré sa présence, je n'arrivai pas à m'endormir. Les révélations de Angelo m'avaient chamboulé plus que prévu et je ne cessai de me demander comment notre vie à Ikki et à moi avait bien pu changer à ce point. En réalité, je ne voulais pas dormir ; de peur de faire d'autres cauchemars. J'avais peur de connaître la vérité, peur de découvrir qui j'étais vraiment.

« - Shun qu'est-ce que tu as ? »

Le ton inquiet de Mû me serra le cœur mais je ne pouvais rien lui dire. Du moins pour l'instant. Il le sentit puisqu'il soupira lourdement.

« - D'accord ne dis rien. Mais dors, demain tu as cours. »

J'acquiesçai et l'embrassai avant de, enfin, sombrer dans le sommeil.

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« - Sérieusement ? »

J'étais abasourdi et je dévisageais Claire comme si elle m'avait annoncé qu'elle venait de la planète Mars.

« - Oui bien sûr. Baptiste qui travail à l'hôpital a vu ça dans les journaux. Tu te rends compte !

- Oui mais à New York ! C'est pas la porte à côté quand même !

- Shun c'est une occasion unique ! Ils pourraient réussir à te guérir ! »


Voila!! Chapitre assez court, le prochain est en cours d'écriture, j'espère que ça vous a plu.

Que va décider notre petit Shun? Va-t-il rester infirme jusqu'à sa mort? C'est à vous de choisir, je m'adapterais en fonction de votre envie alors dites moi