« bla » pour les choses dites tout haut
« bla » pour les pensées de Juliet
«bla » pour Parseltongue (L'anglais de Fourchelang) pour plus tard
« bla » pour les choses écrites par Juliet.
ATTENTION! MENTIONS EXPLICITES D'ABUS SUR UN ENFANT!
oOoOo Aurors et Mémoires oOoOo
Alors que les deux Aurors et Albus s'asseyaient de nouveau près d'elle, Juliet écrivit un petit message qu'elle montra ensuite à Albus.
« Qui était cet homme Mr. Dumbledore? Il possède tant de haine envers moi, mais je ne le connais pas, il est familier, mais rien de bon ne peut en venir... Je ne comprends pas... »
Elle regarda Albus soupirer alors qu'il lisait son message.
« C'était le Professeur Severus Snape, il enseigne les Potions ici à Hogwarts. Il a eut des désagrément avec ton père, ma petite. Il ne s'en ai jamais vraiment remis. Je vais lui parler plus tard. »
Juliet observa la grande porte de l'Infirmerie alors qu'Albus lui parlait. Elle ne comprenait pas ce qu'il pouvait avoir causer une tel haine chez Severus Snape. Elle le sentait encore présent, près de cette porte, probablement écoutant leur conversation. Elle reprit le calepin.
« Je crois qu'il est encore près de la porte, je peux encore le sentir... Je vais lui écrire un message, plus tard aussi. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer, mais nous devons remédier à cela avant que les cours commencent. Je n'aimerais pas commencer l'année avec un professeur ainsi qui me hait sans comprendre pourquoi... »
Albus hocha la tête et pendant qu'il passait le calepin à Kingsley et Tonks, il se leva pour aller régler le petit problème avec Severus. Alors qu'il faisait cela, Kingsley et Tonks se regardèrent puis regardèrent l'enfant qui les observait comme un rapace observant une proie.
Aux yeux de Juliet, Kingsley était le parfait exemple de neutralité, ni noir ni blanc, un gris parfait. Il s'échappait de lui très peu d'émotions. Tandis que la jeune femme était d'un gris rosé étrange. Il était rare qu'il y avait de la couleur ainsi autour des gens comme ça, Juliet ne savait pas ce que cela voulait dire... Par compte, elle dégageait des émotions fortes, comme en pulsions. Elle était très étrange !
« Donc, Juliet Potter, je suis Auror Shacklebolt et voici Auror Tonks, nous étions avec Professeur Dumbledore lorsqu'il vous a sortit de 4 Privet Drive. Vernon, Pétunia et Dudley Dursley sont présentement sous garde à notre Quartier-Général, sous bonne garde. Dans la loi magique de Londres, il est très mal vu de faire mal à un enfant, c'est le pire des crimes possible. Nous sommes ici pour que tu puisses nous dire exactement ce qui s'est passé chez tes gardiens. Nous avons ici un parchemin transcripteur, tu n'as qu'a poser ta main sur le cylindre qui l'entoure sans bloquer la fente. Lorsque nous te posons des questions, je vais devoir le toucher avec ma baguette. Tout ce que tu voudras nous dire apparaîtra sur ce parchemin. C'est complètement sans douleur, alors ne t'inquiètes pas. »
Kingsley tendit un cylindre de métal à Juliet. Il y avait des runes marquées sur celui-ci. Elle le prit dans sa main et un parchemin sortit d'un orifice qui longeait le centre sur sa longueur. Sur celui-ci se trouvait écrit les paroles de Juliet.
« Ainsi Auror Shacklebolt? »
Juliet regarda Kingsley alors que celui-ci leva un sourcil et que Tonks souriait drôlement.
« Ah Ah Kingsley! Tu me dois une mornille! Je te l'avais dit qu'elle serait capable de le faire avec le minimum d'instructions! »
« Toi et tes intuitions Tonks, je devrais apprendre à ne plus gager avec toi. Bon et bien nous allons commencer ta version des faits... »
Kingsley posa sa baguette sur le cylindre en dictant son nom, Tonks fit de même en ajoutant que c'était la version des faits de Juliet Potter.
« Que s'est-il passé pour que tu aies ces blessures? Sois précise s'il te plait, tout ce dont tu peux te souvenir. » demanda Kingsley.
« Pétunia m'a réveillée très tôt le matin, c'était la fête à Dudley et je devais préparer son déjeuner comme je devais le faire tout les matins depuis que je suis assez grande pour avoir accès au dessus du four. Dudley faisait une crise car il avait moins de cadeaux que l'année passée. Lorsqu'il s'est calmé et que leur déjeuner soit à moitié terminé, le courrier est arrivé. Je suis allée le chercher comme d'habitude et en le classant j'ai vu qu'il y avait une lettre pour moi. Une vraie lettre pour moi, à mon nom et même avec mon adresse complète, avec même ma chambre « Placard sous l'escalier. » »
« Attend un peu Juliet, tu dis que ta chambre était ce petit placard duquel nous t'avons sortie? » Tonks semblait incrédule.
« Oui Madame, depuis aussi longtemps que je me rappelle c'était ma chambre. Je ne pouvais pas sortir du placard après 4 heures le soir, sauf pour manger quelques fois. Lorsque j'étais punie, je devais passer quelques jours coincée dans le placard. »
« Ils ne te laissaient pas sortir? Pas même pour aller aux toilettes? » Kingsley Shaklebolt envoya une vague de colère que Juliet ressentit très bien.
Elle baissa la tête un peu gênée alors qu'Albus revenait prendre place. Il entendit la question et fronça les sourcils. Il s'assit et se mit à lire avec Kingsley et Tonks.
« Je devais utiliser un sceau dans un recoin de mon placard. Pétunia me laissait sortir au 2 jours pour le vider lorsque j'étais punie, sinon je devais le vider chaque matin avant d'aller faire le déjeuner. Ce n'était pas très commode et cela ne sentait pas très bon. Je devais souvent laver ce sceau, car Pétunia n'aimait pas avoir cet odeur lorsqu'elle passait devant le placard. »
Kingsley sembla ajouter quelque chose dans un petit carnet qu'il sortit rapidement de sa poche. Il regarda ensuite Juliet et lui fit signe de continuer.
« Donc je suis retournée dans la salle à manger pour donner leur courrier à Vernon et Pétunia ; ce matin-là il y avait même quelque chose pour Dudley. Alors que j'allais commencer à lire ma lettre, Dudley me l'a prise des mains en disant qu'il y avait une lettre pour « l'idiote ». Vernon me l'a prise et il a regardé à l'endos et a vu le symbole de Hogwarts, que je ne connaissais pas à ce moment. Il est devenu très pâle puis il l'a déchirée en deux en m'interdisant de la lire. Il l'a ensuite jetée dans la poubelle. J'ai été stupide et j'ai fait un mouvement pour aller prendre la lettre. C'était la première chose qui m'était adressée à moi, je voulais tant la lire. Vernon m'a prit à la mâchoire et m'a levée de terre en me répétant que je ne devais pas la lire. Je ne pouvais pas bouger et il serrait si fort que j'avais vraiment mal. »
« Il m'a ensuite remise dans mon placard, m'y lançant comme une poupée. En même temps il disait que je n'allais pas avoir de nourriture jusqu'a nouvel ordre, que j'étais une idiote pour tenter de prendre quelque chose qu'il m'interdisait. J'ai levé les yeux après être atterrie dans le fond du placard. Il me regardait et puis son pied m'a atteint à la poitrine. Il criait d'arrêter d'essayer de l'ensorceler, me traitant aussi de sorcière. Il s'amusa ensuite à me donner plusieurs coup de pied au torse. On aurait dit qu'il venait de perdre la tête. J'avais beaucoup de difficulté à respirer et à rester consciente. Il m'a ensuite ressortie du placard pour continuer de me punir. Je me rappelle vaguement l'avoir vu enlever sa ceinture pour l'utiliser sur moi. Pétunia est venue aussi et m'a donnée un coup au visage avec quelque chose de noir et lourd. Je crois que c'était le tisonnier. J'ai cru apercevoir Dudley aussi, mais tout est flou après cela... Je me rappelle avoir demandé de l'aide, je ne croyais pas que Vernon allait arrêter cette fois-ci. Je croyais bien mourir... »
Un lourd silence pesa sur l'Infirmerie alors que les deux Aurors et Albus lisaient ce que Juliet faisait apparaître sur le parchemin transcripteur. Juliet ne les regardait plus et alors qu'elle tentait de retenir les larmes qui voulaient couler sur ses joues, elle se retrouva dans les bras d'Albus, la tête contre sa robe bleue nuit. La tristesse et l'envie de donner du réconfort que dégageait Albus brisa les dernières barrières des résistances de Juliet. Celle-ci était secouée de lourds sanglots silencieux, agrippant ses petites mains sur sa robe alors que Albus la serrait doucement et Fawkes se remit à chanter. La chanson de Fawkes était poignante, vibrante, pleine de tristesse et de regrets, comme si, à sa manière, il voulait enlever un peu de ces émotions chez Juliet.
Juliet venait de réaliser à quel point elle avait été proche de la mort, combien près elle y avait été grâce aux bons soins de sa famille... Elle ne comprenait pas, mais elle était triste, à la fois pour elle et pour les Dursley. Elle dû prendre un bon moment pour se reprendre. Albus la regarda et prit dans l'une des nombreuses poches de sa robe un mouchoir rouge et doré. Il essuya les joues de Juliet doucement.
« Crois-tu être capable de continuer petite Juliet? Auror Tonks et Shaklebolt peuvent revenir plus tard... »
« Non, non Mr. Dumbledore, je voudrais finir tout cela maintenant. »
Elle leva les yeux vers les Aurors, tout deux semblaient encore sous le choc de ce qui s'était passé exactement. Ils n'avaient vus que le résultat et ne pouvaient pas vraiment comprendre ce qui pouvait pousser quelqu'un à faire cela. Kingsley se racla la gorge légèrement et regarda dans son carnet avant de se tourner vers Juliet de nouveau, le regard résolu.
« Je te jure sur ma magie Juliet que je vais tout faire pour que Vernon, Pétunia et Dudley Dursley soient punis sévèrement pour tout le mal qu'ils t'ont fait. Personne ne devrait avoir à subir tout cela. Ainsi annoncé, ainsi soit-il. »
Juliet ferma vivement les yeux alors que les contours de Kingsley devenait d'un blanc extrêmement pur. Lorsqu'elle les ouvrit de nouveau, elle pouvait presque voir la magie dans l'air.
« Peux-tu nous dire quelques incidents qui se sont produits par le bras de chacun de tes gardiens? » Tonks demanda, regardant en même temps Kingsley avec un air un peu surpris.
« Vernon est celui qui me punissait le plus souvent... Depuis que j'ai 5 ans à peu près toutes les raisons sont bonnes. Je ne suis pas assez rapide, je ne baisse pas assez la tête, de petites choses qui me valait un coup par la tête, un tirage de cheveux ou quelques coups de ceinture. Il aimait aussi me casser un ou deux doigts si j'échappais quelque chose en sa présence... La semaine passée, j'ai échappé un peu de thé sur lui en le lui donnant le matin. Habituellement il m'aurait cassé un ou deux doigts, mais il a semblé changer d'avis et a pris le tisonnier et l'a fait rougir dans le feu. Il disait que je devais être marquée comme tous ceux de ma race, ces wierdos qui ne doivent pas se mélanger avec les gens de bonne stature comme lui et sa famille. Il disait que c'était pour me punir d'être si maladroite et idiote en même temps... Lorsque le tisonnier fut bien rouge, il demanda a Dudley de me retenir pour que je ne bouge pas. J'avais tellement peur. J'ai tenté de fuir, mais cela ne m'a apporté qu'un coup de poing derrière la tête de la part de Vernon. J'étais à moitié assommée alors qu'il traçait un W sur mon ventre. »
Kingsley écrivait des choses en même temps qu'il lisait le texte sur le parchemin transcripteur, de la colère et de la haine s'échappait par intervalle de lui. Tonks quant à elle, regardait le texte et fronça les sourcils avant de regarder Juliet avec compassion. Albus tenait l'une des petites mains de Juliet caressant Fawkes de l'autre. Il avait l'air de plus en plus dévasté par ce qu'il lisait. Fawkes regardait docilement la petite fille de ses billes noires. Juliet prit quelques respirations avant de continuer.
« Pétunia quand à elle, s'amusait plus à me punir lorsque je brûlais quelque chose dans la cuisine, manquait de bien faire le jardin ou bien que quelqu'un du voisinage venait se plaindre de Dudley. Comme Madame Evans, c'est une gentille femme, mais un peu trop naïve. Son fils Mark lui a dit que Dudley le harassait et quand elle est venu demander des explications à Pétunia, celle-ci à réussit à la convaincre que j'étais la coupable et que j'avais probablement dit à Mark de toujours dire que c'était Dudley et sa gang d'amis qui le maltraitait. Je n'en veux pas à Madame Evans de l'avoir crue, elle ne me connaît pas, alors qu'ils connaissent tous Dudley, qui est très poli et gentil lorsqu'il y a des adultes dans le coin. Pétunia est venue derrière moi lorsque je faisais cuire le souper ce soir là. Elle m'a surprise et j'ai échappé un peu de nouilles par terre... Elle m'a donné quelques coups de cuillère en bois pour ensuite me prendre le bras et le poser sur le rond rouge du poêle. Elle ne l'a pas laisser là longtemps, mais cela faisait très mal. J'ai du couper ma seule possession pour me faire un bandage pour ne pas que cela s'infecte. »
Juliet leva la maindroite ou il était possible de voir, à l'intérieur du poignet les courbes caractéristique d'un rond de poêle imprégnée dans la peau tendre de l'enfant. Tonks interrompit Juliet à ce moment.
« Ta seule possession? »
« Oui, une petite couverture bleue et blanche portant mon nom en brodée dessus... »
« C'est probablement la couverture dans laquelle tu te trouvais lorsque je t'ai déposé chez les Dursley... » Albus murmura tristement.
« Et Dudley, Miss Potter? » Kingsley demanda soudainement pour continuer et finir le tout le plus rapidement possible.
« Il est une grosse brute. Il est très gâté par Pétunia et Vernon, ce qui l'a rendu très difficile. Il veut que tout fonctionne à sa façon et rien d'autre. Il s'est trouvé quelques amis qui sont comme lui et qui s'amusent à terroriser les enfants du quartier et à l'école. Il leur vole souvent leur argent de poche, leur lunch, les menace, les bouscule. J'essaie toujours de les protéger, car ce n'est pas juste, beaucoup des enfants auxquels ils s'attaquent sont très petits et très peureux. Après avoir fait cela quelques fois de trop, il a décidé de faire de moi sa cible préférée. Il m'empêcha d'avoir des amis, effrayant chaque personne tentant de venir trop près de moi. Il s'amuse à jouer à « La Chasse à Juliet » qu'il appelle. C'est qu'ils tentent de m'attraper, ces amis et lui. S'ils réussissent, je me retrouve souvent avec des bleus, des marques et parfois quelque chose d'ouvert. Il aime imposer de la douleur sur les gens, probablement après avoir vu son père faire tant de choses sur moi. Il trouve probablement cela normal et c'est triste. »
« Nous aimerions savoir si tu peux nous donner une raison qui expliquerait le fait que tu sois sous l'effet d'un sort de Mutisme? » demanda Tonks après un moment.
« Je crois que cela s'est produit lorsque Dudley a eu un accident il y a six ans. Il jouait à « La Chasse à Juliet » avec ses amis Polkiss et deux autres dont je ne me rappelle plus vraiment le nom. Ils m'avaient poussée par terre et puis alors qu'ils allaient me battre, j'ai vu une voiture arriver en zig-zagant. J'ai crié à Dudley d'arrêter, de ne plus avancer dans la trajectoire de la voiture, mais il ne m'a pas écouté. Il s'est fait prendre de plein fouet. Lorsque nous sommes revenus de l'hôpital, Pétunia et moi, Vernon m'attendait et m'a battue pour la première fois. Il a juré que si je disais ne serait-ce qu'un mot, un son, quoi que ce soit, il allait me tuer de ses propres mains. J'ai été inconsciente pendant peut-être deux jours, je ne suis pas certaine. Je me rappelle, lorsque je me suis réveillée, de m'avoir continuellement répété « Je voudrais être muette, je voudrais être muette... » Encore et encore, sans arrêter. C'est juste quelques jours plus tard que je me suis rendue compte qu'il m'était réellement impossible d'émettre le moindre son. »
« Est-ce qu'il y a eut d'autres abus sur ta personne Miss Potter? Est-ce que votre Oncle vous a déjà touché à un endroit inapproprié? » Kingsley semblait redouter cette question.
« Non, jamais Auror Shacklebolt. Mais d'après ce qu'il disait parfois, je crains qu'il attendait que je vieillisse un peu avant de tomber à ce stade... Il disait que je devais payer lorsque j'allais être plus âgée, je ne pouvais pas vivre gratuitement sous son toit. »
Juliet fut parcouru d'un frisson alors qu'elle pensait à cela. Il y avait dans les yeux de Vernon un éclat tellement malsain lorsqu'il parlait de cela qu'à chaque fois qu'elle y pensait, elle ne pouvait s'empêcher de frissonner. C'était certain que ce n'était pas de l'argent qu'il voulait d'elle. Un moment passa alors que Tonks lisait le rapport de Poppy sur les blessures de Juliet. Elle le passa par la suite à Kingsley et celui-ci, après l'avoir lut, toucha le parchemin avec sa baguette et nota l'heure et la date de la fin de l'entrevue : 11heures, le 24 Juin 1991. Tous les quatre signèrent à la fin du document pour l'authentifier. Kingsley fit une copie du parchemin qu'il remit à Albus pour les archives de l'école. Il rangea ensuite le document et le rapport de Poppy dans un sac scellé par magie. Kingsley sortit ensuite un bol en pierre couvert de rune pour le poser au pied du lit de Juliet.
Il lui expliqua que c'était une pensive et Juliet accepta de donner la mémoire de chaque évènement dont elle avait parler. Cela dura un moment et fut particulièrement difficile pour Juliet. Elle avait à revivre ces mémoire pour que Albus puisse les copier dans la pensive. La pensive fut ensuite rangée dans un sac semblable à celui contenant le parchemin et le rapport de Poppy.
Enfin Kingsley et Tonks se levèrent et serrèrent la main de Juliet.
« Ce sont toutes les questions que nous avions pour vous en ce moment précis. Si nous avons d'autres choses qui viennent au courant de notre investigation, nous viendrons vous voir. Pendant ce temps, prenez du repos, d'accord, Miss Potter? Vous l'avez plus que mérité. » Kingsley laissa un sourire passer sur son visage naturellement impassible.
Juliet lui sourit aussi, hochant la tête à sa question. Elle avait bel et bien l'intention de prendre du repos. Alors que Tonks lui serrait la main, elle lui sourit.
« Le petit Mark Evans est bien triste de te savoir dans un tel état. Il s'inquiétait lorsque nous avons sortit tes gardiens de chez eux. Lorsque nous allons aller voir sa mère, veux-tu que je lui dise un mot? »
Juliet hocha la tête et prit une page blanche de son petit calepin. Elle prit quelques bonnes minutes pour ensuite enlever la page, la plier doucement et la remettre à Tonks. Elle écrit quelque chose d'autre qu'elle lui montra.
« Je suis heureuse de voir qu'il pense à moi de temps à autre. Cela réchauffe mon coeur! Prenez soins de vous aussi Auror Tonks, Auror Shacklebolt. Je reste à votre disposition si vous avez d'autres questions. »
« Ne t'inquiète pas pour nous, petite Juliet, on va être bien prudents comme toujours. Prend du repos! » Tonks posa sa main sur la tête de Juliet et ébouriffa légèrement ses cheveux.
Juliet rit sans bruit alors que Tonks et Shacklebolt sortaient de l'Infirmerie. Elle se tourna vers Albus. Celui-ci regardait les draps du lit avec tristesse. Juliet pensa un moment et alors qu'elle allait lui écrire quelque chose, son ventre grogna bruyamment. Albus leva la tête et ses yeux pétillèrent légèrement, accompagné d'un petit sourire.
« On dirait bien que tu as faim. Je vais te commander quelque chose aux cuisines. Tu ne peux manger que du liquide pendant deux jours au moins, sinon Poppy voudra ma peau... Je t'aurais déjà donné l'un de mes sorbets citron sinon... Tu devras aussi prendre cette potion après ton repas, d'accord? C'est une potion de Nutriments. Cela ne goûte pas très bon, mais tu es trop sous-alimentée pour te remettre rapidement de toutes tes blessures. »
Juliet regarda Albus se lever et aller parler dans le foyer après y avoir jeté la même poudre étincelante. Après un moment un bol de soupe chaude apparut sur la table à côté du lit de Juliet. Comme cela sentait bon! Elle ne se rendait pas compte à quel point elle avait faim, mais l'odeur de cette soupe lui rappelait douloureusement qu'il y avait bien une semaine qu'elle n'avait pas eu plus qu'un bout de toast par jour. Albus l'aida à s'installer avec la petite table par dessus ses genoux. Elle mangea lentement, trouvant que cette soupe était vraiment la meilleur qu'elle ait jamais mangée. Elle commençait à aimer cet endroit.
Après avoir terminé son repas et bu l'horrible potion, elle se recoucha dans le lit, se sentant très fatiguée, autant émotionnellement que physiquement. Mais elle ne se permit pas de dormir avant d'avoir écrit une lettre et la donner à Albus, lui demandant de bien vouloir la remettre au Professeur Snape pour elle. Elle eut de la difficulté à ne pas s'endormir pendant l'écriture de cette lettre, mais réussit. Elle ferma enfin les yeux se sentant en sécurité avec ce gentil vieil homme veillant sur elle.
oOoOo Changement de scène oOoOo
Dans les donjons de Hogwarts, École de Sorcellerie, un homme habillé de noir tournait en rond devant son foyer. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'il avait vu la veille et ce qu'il venait juste de se passer dans l'Infirmerie. Comment était-ce possible que la petite peste de Potter fut si blessée? Il était impossible de penser que la famille de Lily Potter soit méchante. Lily avait toujours eu un grand coeur et avait été, bien malgré tout, une amie qu'il appréciait vraiment. Ils avaient eu leurs désagrément, mais avaient put se pardonner l'un l'autre et recommencer a neuf.
Il avait finalement compris, après avoir observé Lily pendant quelques mois, qu'elle n'était pas définie par le terme « Sang-de-bourbe ». Elle était une personne de grande intelligence et de capacité magique. Severus s'était excusé de son attitude à son égard, et malgré un début étrange, leur amitié avait grandit. Seulement lorsqu'elle avait choisit de devenir l'amoureuse de James Potter, Severus s'avait sentit abandonné et par amitié pour Lily, celui-ci l'avait laissé aller, car il ne pouvait rester amis si elle sortait avec James, cela causerait trop de troubles pour eux deux. Lily écrivait de temps à autre à Severus, mais après qu'elle ait vu qu'il ne lui répondait plus, elle lui avait envoyé une dernière lettre, s'excusant d'avoir choisit James.
Gentille Lily ne pouvait pas avoir une famille si méchante... Ou peut-être que si. Il se rappelait vaguement qu'elle lui avait parlé de sa soeur qui la méprisait comme la peste, la traitant d'étrange et de débile. Oui, peut-être avait-il été trop vite dans sa vision des choses, mais la petite était quand même la fille de ce fichu James Potter, l'horreur de son existence.
Severus se laissa tomber sans grâce dans le fauteuil qui se trouvait directement devant le foyer. Il massait ses tempes tentant de comprendre. Il était entré dans l'Infirmerie et la seule vue de la petite fille avait ravivé en lui la haine qui l'habitait pour son rival. Quelle surprise eut-il alors que la petite fille le fixa avec les yeux de Lily. Il ne s'attendait pas à cela, il ne savait même pas qu'elle avait les yeux même de Lily, la même teinte, le même éclat et ce qui le surprit encore plus, le même âge. Ces yeux semblaient si vieux dans le visage enfantin de Juliet Potter que c'était presque comme si quelqu'un les avaient enlevés de Lily pour les poser sur elle.
Il se prit la tête entre ses mains alors qu'il revoyait les yeux de Juliet couler de larmes de sang. Qu'est-ce qui avait causer une telle chose? Lui? Albus était tellement furieux contre lui alors qu'il le faisait sortir de l'Infirmerie avec l'aide de Kingsley. Il ne lui avait pas dit un mot alors qu'il lui fermait la porte au visage. Severus avait cru rester là pour entendre ce qui allait se passer par la suite, comprendre un peu plus la nature des plaies de la petite, se rassurer dans son fort intérieur qu'elle avait eut la vie toute en rose qu'il avait cru qu'elle aurait et que tout cela était une farce. Mais Albus avait ouvert de nouveau la porte, le chassant de l'endroit sèchement, lui disant seulement qu'il viendrait le voir plus tard.
Depuis tout le temps qu'il travaillait avec Albus, c'était la première fois qu'il le voyait si fâché et sec avec lui. Il était certain qu'ils avaient leurs désaccords, mais jamais ainsi. Severus attendait donc Albus, rongé de questions. Severus attendit ainsi pendant presque quatre heures. Son feu devint vert et Albus entra dans l'antre du Maître des Potions. Il semblait exténué et se laissa lui aussi tomber dans un autre fauteuil à côté de Severus. Albus conjura alors du thé pour eux deux et emplit en silence les deux coupes, en en tendant une à Severus. Albus resta silencieux encore un petit moment et c'est tout ce que cela prit pour que Severus perde le peu de patience qu'il lui restait.
« Allez-vous me parler, Albus, ou bien allez vous rester là comme un vieil homme silencieux... Vous savez bien que les petits salons de thés ne sont pas de mon genre, alors parlez ou bien partez ! » Severus parla sèchement. Il était toujours un peu sec alors que quelque chose lui échappait.
Pour seule réponse, Albus sortit un petit replis de papier d'une des nombreuses poches sa robe bleue et il la tendit à l'homme pour ensuite continuer à boire son thé. Severus fronça les sourcils alors qu'il prenait le papier des mains d'Albus. Il remarqua sur le dessus que quelqu'un avait écrit son nom d'une écriture nette qu'il ne reconnaissait pas. Il la déplia et commença à lire.
Professeur Snape,
Je m'excuse profondément pour la réaction que j'ai eu lorsque vous êtes entré dans l'Infirmerie ce matin. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais je vais vous dire ce que je sais pour sûr. Mr. Dumbledore m'a dit que j'avais une sorte d'empathie et lorsque vous êtes apparu, j'ai pu vous sentir beaucoup plus fortement que n'importe quoi jusqu'à présent.
Vous m'avez fait mal, bien que je doute que cela fut voulu. J'ai ressentit toute votre haine, votre colère, votre ressentiment dirigé contre moi comme une marrée voulant me noyer. Pourquoi tant de haine envers moi alors que je ne vous connais pas ? Qu'ai-je bien pu vous faire, Professeur ?
Je n'ai pas envie de faire mes études avec cette haine, je ne cherche qu'à comprendre. Voulez-vous m'aider à comprendre le pourquoi de cette haine ? Je sais pour sûr que vous n'êtes pas quelqu'un qui a le coeur noir. Malgré ces vagues d'émotions que vous m'avez envoyés, vous demeurez près du côté blanc et cela me surprend plus que vous ne pouvez le croire. Jusqu'à maintenant, chaque personne chez laquelle j'ai ressenti une haine ou une colère proche de celle qui s'est émanée de vous était plus noire qu'autre chose et cela me terrifiait.
Je suis terrifiée de vous. Totalement terrifiée de cette haine et colère dont je ne connais rien. La seule chose que Mr. Dumbledore a bien voulu me dire c'est que cela avait quelque chose à voir avec mon père.
Je ne suis pas mon père Professeur, je n'ai jamais eu la chance de le connaître. Je ne connais que peu le son de sa voix, comme celle de ma mère.
Je ne cherche qu'à comprendre...
Vous vous dites probablement que je ne sais pas de quoi je parle, mais je sais ce que c'est que d'haïr... Je sais ce que c'est que d'avoir tant de haine que parfois, vous croyez exploser et être seul à avoir ce baguage. Si vous le voulez bien, nous pourrions discuter ou échanger des lettres. Je n'ai aucun contrôle sur mon don, aucun moyen de bloquer les émotions que vous envoyez vers moi, et personnellement, je ne veux pas être face à ces émotions avant un certain moment encore. Je suis terrifiée...
Ne me répondez pas tout de suite, et ne répondez que si vous le voulez vraiment. Je comprendrai si vous ne voulez rien savoir de moi.
Juliet Lily Potter.
Personne n'avait jamais vu le visage de Severus alors qu'il était complètement abasourdit. Comment cet enfant pouvait-elle savoir comment il se sentait, ce qu'il avait tout ressentit ainsi, même avec de l'empathie, c'était impossible. Il était aussi totalement surprit par la façon dont Juliet avait monté sa lettre. Il ne pouvait pas ne pas lui répondre, il ne pouvait pas ne pas lui donner des raisons. Il voyait tant de Lily dans cette simple lettre que cela enleva une partie du ressentiment qu'il avait pour James Potter. James Potter n'habitait pas seul le corps de Juliet Potter, Lily aussi y habitait et cela apporta un simple sourire dans son visage austère. Un sourire presque timide qui se montra également sur les lèvres d'Albus.
« Elle est très éveillée pour son âge, ne trouvez-vous pas Severus ? »
« Oui Albus... Pouvez-vous lui dire que je vais lui répondre lorsque j'aurais fait le point sur moi-même... Sans le savoir, elle vient de me donner beaucoup de choses à quoi penser... »
Albus fit disparaître le service de thé, se leva et disparut dans une vague de flammes vertes quelques moments plus tard, laissant Severus seul à relire cette lettre...
« Tu existes encore Lily... Je garderai ma promesse... » chuchota-il dans le noir, les yeux fixés sur cette lettre. Et si quelqu'un aurait été présent, il aurait put jurer avoir vu une larme couler sur la joue de Severus Snape, alors qu'un triste sourire s'animait sur ses lèvres.
oOoOo Fin du chapitre oOoOo
Hey hey ! Je prends beaucoup plus de temps maintenant pour faire mes chapitres. Un update aux deux semaines c'est encore pas si mal.
J'ai fini de lire une fiction que j'avais commencé il y a quelques temps et j'ai bien aimé la définition de l'empathie d'un des personnages. Voici ce qu'elle avait mise :
"Empathy was a curse and a blessing. It made you able to help people, it helped to deal with emotional problems, solve difficulties or fights, but it made you vulnerable and compelled you to help those in need. Celen had always compared it to Healing. There was the same need, yearning to help, the difference being that healers healed the body while he tried to heal the mind or the soul. " The Dragonmasters, by Naia Chapter 21"
C'est un peu comme cela que je vois l'empathie de Juliet. J'aime bien le personnage de Severus... Et vous allez sûrement voir Sirius aussi bientôt. J'ai aussi fait un changement dans le chapitre 5 de la date qu'ils étaient. Je sais aussi que la lettre est supposée arriver au début du mois de Juillet, mais j'ai changé cela aussi pour que tout suive bien, donc elle ne commencera pas bientôt l'école, Mimi, mais cela s'en vient ne t'inquiète pas ! Bon bon bon... si vous avez des commentaires, je les attends ;)
Drider Queen
