Disclaimer: Harry Potter et tout son monde appartient à JKR. Je ne perçois rien pour la publication de cette histoire.

Message à mes lecteurs:

Je ne forçais personne à laisser une review. Il est intéressant pour moi d'avoir l'avis de mes lecteurs au fur à mesure que l'histoire avance. Ce qui me permets d'affiner celle-ci en fonction des remarques. 146 personnes qui suivent l'histoire mais toujours les mêmes qui me disent ce qu'ils en pensent. Peut-être n'ont-ils rien à dire et que l'histoire leur plait. Je ne peux malheureusement le dire. Je suis malgré tout heureuse d'avoir pu créer un soubresaut d'excitation sur mon histoire avec ce challenge. Voila et félicitation à Draconis. Ce qu'elle pense du chapitre et à la fin.

Bonne lecture à tous.

7. La vie (compliquée) de couple

Le plan de Drago ne marchait pas ! Vraiment pas du tout ! Les yeux grands ouvert dans l'obscurité, allongé à côté de son mari dans le lit conjugal, il s'efforçait de maitriser les émotions violentes qu'il venait d'éprouver et de retenir les larmes qui lui brulaient les yeux.

Sur sa bouche flottait encore le goût des baisers d'Harry. Et dans son corps, les ondes de plaisirs qui l'avaient envahi quelques instant plus auparavant n'en finissaient pas de mourir. Pourquoi était-ce aussi bon à chaque fois ? Pourquoi cet homme était-il si tendre, si patient, si habile ?

Depuis une semaine, il essayait de garder ses distances, de se retenir d'éprouver du plaisir, mais cela ne servait à rien. Harry trouvait toujours le moyen de briser ses défenses et chaque fois, il se retrouvait éperdu de passion, épuisé de bonheur, désespéré de ne pouvoir retenir la violence des émotions qui le rendaient chaque fois un peu plus amoureux de son mari.

Si seulement, il réussissait à voir les choses comme les voyait Harry ! Pour lui, faire l'amour, c'était une manière très agréable de fabriquer les bébés, pas davantage. Pourquoi fallait-il qu'il y ajoute cet intense besoin d'aimer ?

- Des lèvres chaudes se nichèrent dans son cou.

- Tout va bien ?

Drago frissonna, bouleversé par les intonations de cette voix qui l'émouvait au plus profond de lui.

- Oui, tout va bien.

Comme l'art de mentir revenait facilement !

- Alors… On recommence ?

- Pas question ! Je travaille de bonne heure demain.

- Apelle le patron et dis-lui que tu es malade.

- Quelle mentalité ! Comment as-tu réussi à faire fortune avec des principes pareils ?

- Je n'ai encore jamais été marié ! Figure-toi que cela me plait ! Et que j'ai bien l'intention d'en profiter…

Lorsqu'Harry posa sa bouche brulante de désir sur la sienne, Drago ne sut pas résister.

Non. Décidément, son plan ne marchait vraiment pas.

Dès qu'il eut poussé la porte de son ancien logement, l'odeur de vanille du pot-pourri qu'il gardait dans l'entrée lui chatouilla les narines en signe de bienvenue. Il avait été si occupé depuis deux semaines qu'il n'avait pas eu encore le temps d'y revenir. Harry avait même dû envoyer quelqu'un pour récupérer une partie de sa garde-robe.

L'une après l'autre, il en redécouvrit les pièces avec l'étrange sentiment que tout cela, meubles et bibelots, appartenait à une vie antérieure. Il les avait nettoyés et décapés sans magie… Il les aimait mais ils ne faisaient plus partie de sa vie désormais.

L'émotion le submergea. Quelle chance finalement qu'Harry, retenu par un voyage imprévu, n'ait pu l'accompagner ! Il pouvait ainsi se laisser aller sans vergogne à la nostalgie qui l'étreignait.

Pourtant, il lui fallait aujourd'hui faire le tri entre ce qu'il voulait garder, c'est-à-dire ce qui était compatible avec la vie de Monsieur Potter, et ce qu'il devait abandonner pour toujours. Par où commencer ?

Comment se débarrasser en une demi-journée de six années d'une existence bien remplie ? En fait, Drago n'était pas du tout prêt à se séparer de quoi que ce soit… Il tenait à la moindre broutille ! Tout simplement parce que chaque objet ici, constituait une preuve de cette indépendance, cette reconstruction, qu'il avait s durement acquis. D'accord, ce n'était pas du tout rationnel mais il n'avait pas le cœur de renoncer à quoi que ce soit !

D'ailleurs, il s'expliquait sans difficulté son comportement. Ses parents bien qu'aimant, l'avait soumis à la rigueur de l'éducation du à son rang. Puis, le Lord était revenu d'entre les morts et sa vie avait basculé. Morts, tortures, mensonges… Il avait entièrement régenté sa vie jusqu'à ce que son mari ne les libère tous. Des procès s'en étaient suivit la déchéance, la diffamation, la chute, jusqu'à son emménagement dans le Londres Moldu. Là, dans cette petite maison, il s'était senti libre et responsable pour la première fois de son existence.

Maintenant, il était marié à cet homme, le Sauveur, qui s'était avéré bien différent de ce qu'il avait toujours cru. Harry était charmant, adorable même mais parfois aussi autoritaire qu'avait pu l'être ses parents. Il ne lui manquait qu'un titre de noblesse et des terres !

Tout l'après-midi, il s'efforça de trier ses affaires, en vain. Au moment d'aller chercher Harry au service des portoloins internationaux du ministère, il jeta un dernier coup d'œil sur tous les effets dont il n'avait pas eu le courage de se séparer aujourd'hui. Un dernier coup d'œil ? Non. Il n'abandonnerait rien. Après tout, il gagnait sa vie et fort bien de surcroît maintenant. Pourquoi ne pas continuer à louer cette maison ? Tant qu'il aurait un coin a lui, rien qu'à lui, tout irai bien.

Cette décision prise, il glissa une de ses clés sous le pot d'hortensia et quitta son ancien logement le cœur léger.

Harry sortit de la douche et attacha une grande serviette autour de sa taille. Depuis son départ pour Dallas, ce matin à 6 heures, Drago lui manquait. Il avait trouvé la réunion stérile, les gens ennuyeux et il avait attendu avec impatience le moment de la prendre dans ses bras. Le sourire aux lèvres, il pénétra dans la chambre. Drago ne s'y trouvait pas. Morgane ! Où se pouvait-il donc être à cette heure-ci ? Le rai de lumière qui filtrait sous la porte du bureau attira son attention et son sourire s'évanouit aussitôt. Quel besoin avait-il de travailler ce soir ?

Doucement, il poussa la porte et ses craintes se trouvèrent aussitôt confirmées. Penché sur l'écran de son ordinateur, Drago alignait des chiffres et étudiait des courbes avec une concentration qui le contraria au plus haut point. S'il avait su que Drago se passionnerait autant pour son travail, il se serait bien garde de lui accorder cet emploi… Il n'appréciait pas du tout de trouver ainsi relégué au second plan. Surtout as par son mari et au profit d'un ordinateur ! Ce qu'il voulait, c'était que Drago vienne s'allonger contre lui et que la nuit leur ramène les délices qu'ils avaient connus à New York.

Depuis quelque temps, il avait du mal à reconnaitre le Drago du début. Celui-ci jouait la carte de l'indifférence, paraissait même se désintéresser des caresses qu'il lui prodiguait et affichait une froideur qu'il ne comprenait pas. Il lui fallait chaque fois déployer des trésors de patience et d'imagination pour briser les défenses que son mari reconstruisait avec un entêtement qui le laissait sans voix. Heureusement, il avait sa récompense… Leur entente physique était miraculeuse et le comportement de Drago ne l'en intriguait que davantage.

Drago sursauta en apercevant la tenue légère de son époux et fronça les sourcils lorsqu'Harry proposa :

- Si, nous pensions un peu à nous maintenant ?

- Non, Harry, il faut que je travaille

L'agacement s'empara de lui mais soucieux de n'en rien montrer, il s'agrippa au dossier de la chaise.

- Il y a des comptables pour t'aider…

- Je ne peux pas tout leur confier. C'est moi qui ai le souci de tout harmoniser.

- Je croyais surtout que tu avais le souci de tomber enceint !

- Un rapport par jour doit largement suffire. Inutile de faire du zèle. Cela ne peut que nous fatiguer l'un et l'autre inutilement.

- Ecoute… J'ai besoin de toi.

- De moi ? Tu plaisante ! Ce que tu veux, c'est que je sois ton harem à moi seul. Toujours disponible, toujours prêt à satisfaire le moindre de tes caprices…

- Tu te trompes, Drago. Dis-moi ce qui te ferait plaisir.

- Exactement ce que je t'ai demandé au début : un bébé et un emploi. Tu n'as jamais précisé que je devais me précipiter chaque fois que tu lèverais le petit doigt !

Harry s'approcha de son mari, bien décidé à ne pas se laisser décourager.

Je comprends ! C'est comme cela que tu effrayais tes prétendants dans le monde moldu. C'était efficace !

Drago essaya de s'écarter de lui mais impitoyable, mais impitoyable, Harry continua :

- Tu te rappelles ? Je t'avais dit qu'on ne m'effrayait pas si facilement…

Des larmes perlèrent aux yeux du jeune homme.

- Pourquoi me parles-tu de cette façon ?

- Et toi, pourquoi te comportes-tu de cette manière ? Tu n'étais pas comme cela au début. Tu n'avais pas peur de moi. Que se passe-t-il ?

Drago le repoussa d'un geste brusque, sauta sur ses pieds et partit se réfugier derrière le bureau.

- Il y a que… que je ne veux pas tomber amoureux de toi !

- Quoi ?

Le ciel se serait écroulé sur la tête d'Harry qu'il n'aurait pas été davantage surpris. Drago avait peur de tomber amoureux de lui… Soudain, un désir inconnu le submergea. Un désir nouveau, qui n'avait rien à voir avec le désir physique qu'il connaissait si bien. Il voulait que Drago l'aime ! Il voulait être la personne la plus importante dans sa vie, passer avant son travail, avant ses parents, avant l'enfant qu'ils essayaient de concevoir.

Comment pouvait-il avoir des idées pareilles ? Il ne croyait pas à l'amour… Et pourquoi ne croyait-il pas à l'amour. Parce qu'il ne savait pas ce que c'était, tout simplement. Il n'en avait jamais fait l'expérience, il était totalement démuni face à ce sentiment. Il n'avait pas connu l'amour maternel. Il avait été affamé et traiter comme un elfe de maison jusqu'à ses onze ans. Certes, il aimait Hermione et les Weasley. Il avait aimé Blaise. Mais c'était de l'amour fraternel. Il aurait bien aimé savoir à quels signes Drago se rendait compte qu'il était en train de tomber amoureux de lui !

Lui n'avait que son argent à lui offrir et il n'en voulait pas. Pendant, 10 ans il avait travaillé d'arrache-pied pour en arriver là. Ne plus subir les attaques de la presse, ne plus être le pantin du ministère, faire du monde sorcier un monde juste. Il avait changé. Hermione n'arrêtait pas de le lui chanter ! Maintenant il avait tout. Tout sauf l'essentiel, puisque le seul homme au monde dont il désirait être aimé s'appliquait à ne pas tomber amoureux de lui. La seule conclusion qu'il pouvait tirer de tout cela c'est qu'encore une fois il ne méritait pas d'être aimé.

Drago était parti dans la chambre, Harry s'approcha précautionneusement et demanda :

- Ce serait donc si terrible ?

- Qu'est-ce qui serait terrible ?

- Si tu tombais amoureux de moi ?

Drago laissa échapper un seul mot.

- Oui.

- Mais pourquoi ? Explique-moi !

- Parce que jamais tu ne me rendrais mon amour.

Ainsi, c'était donc vrai ! Il le jugeait incapable d'amour ! Etait-il trop tard pour apprendre ? D'une chose au moins il était certain.

- Je te désire de toutes mes forces, Drago.

- Ce n'est pas la même chose. Parfois, c'est difficile de faire la différence mais ce n'est pas pareil.

Une lueur d'espoir s'infiltra dans le cœur d'Harry.

- Tu me désires toi aussi, n'est-ce pas ? Pourquoi as-tu fait comme si ce n'était pas vrai ?

- Il me semblait que c'était la meilleure manière de me protéger…, avoua-t-il dans un soupir.

- Tu voulais te protéger de moi ?

- Oui.

- Et… tu y réussis ?

- Je ne sais pas.

Harry prit le visage de Drago entre ses mains, plongea son regard dans les yeux clairs et déclara :

- Je ne veux plus que tu te livres à cette lutte. Tu es mon mari et il est normal que tu m'aimes.

- Et toi, tu es mon époux. Il est normal que tu m'aimes aussi. Je ne veux pas être le seul à éprouver des sentiments, Harry.

Une vague de désespoir déferla sur Harry. Il ne pouvait pas lui accorder ce qu'il demandait ! Il ne savait pas… Il n'avait jamais appris. Drago exigeait trop de lui. A vrai dire, il lui demandait l'impossible.

L'impossible ? Jamais il n'avait accepté que ce mot fasse partie de sa vie. Il lutterait de son mieux, il ferait appel à toutes ses ressources, il ne s'avouerait pas vaincu.

Pour l'instant, il n'avait qu'une parade à sa disposition mais il allait s'en servir de son mieux. Il enlaça son mari et sans lui laisser le temps de protester, il l'embrassa tendrement, doucement pour ne pas l'effrayer. Lentement, il laissa ses mains se perdre sur le corps qu'il connaissait parfaitement maintenant. Le corps de Drago se détendait au fur et à mesure qu'il progressait. Alors de tendre, le baiser devint langoureux.

Il entreprit de déshabiller son cher et tendre. Ses lèvres glissèrent de la bouche au cou du blond. Action qui fut récompensé par un gémissement de Drago qui entreprit alors de rattraper son retard sur le nombre de vêtement enlevé. Bien vite, ils se retrouvèrent tous deux nus. Harry recula pour admirer son mari. Qu'il était beau !

Drago ne lui laissa pas plus de temps pour l'admirer et s'avança tout en faisant glisser ses mains sur son ventre puis dans son dos jusqu'à ses fesses. Il posa sa bouche sur son cœur et remonta vers sa bouche en laissant une trainée enflammée sur sa peau. Son corps était en feu. Ses mains allèrent se perdre dans les cheveux si doux du blond. Drago s'était collé contre lui et ondulait d'une façon qui le rendait fou. Il le souleva et le porta jusqu'au lit.

De sa bouche, de ses doigts de son corps, il fit la seule chose qu'il savait faire au blond. Toute la nuit, il lui fit l'amour.


De Draconis: Je suis vraiment contente d'avoir ce chapitre en avance! Vraiment, merci beaucoup! :3

Leur évolution a passé un autre stade, finalement leur attraction était trop forte pour les faire passer à côté d'une relation amoureuse...Bien qu'Harry n'est pas encore les moyens de comprendre ce sentiment. J'espère que le fait que Draco garde son ancienne maison n'envenimera pas leur relation...