Beaucoup seront surprise par ce chapitre en espérant qu'ils vous plaise toujours autant.
Merci pour vos visites et vos reviews, comme toujours cela fait chaud au coeur


Chapitre 6 : « Apprendre à se connaitre et peut être plus »

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PDV BELLA

Cela faisait bientôt trente minutes que je tournais en rond dans ma chambre. Le stress d'aller rencontrer Edward seule à seul me faisait toute drôle à l'intérieur. Je m'étais vêtis avec un jean slim, un chemisier blanc aux manches ¾ et je mis mes bottes de cowboy que mon père m'avait fait acheter. J'avais fait mes cheveux en chignon lâche, mais ne m'étais pas maquillée. Je regardai l'heure, 21 h 50. C'était l'heure d'y aller. Je sortis par les portes qui menaient à l'extérieur de ma chambre et me dirigeai vers les écuries.

En arrivant tout près, j'entendis Edward parler à l'un des chevaux et des bruits de selle.

Je m'avançai jusqu'à lui, nerveusement. J'avais des papillons dans le ventre. Ce n'était pas normal. Mais dans un sens oui, j'essayais d'écouter les conseils que l'on m'avait donnés. Ceux d'écouter mon cœur et non les autres. Mes pas durent se faire entendre puisqu'il tourna sa tête vers moi, et il me fit un grand sourire lorsqu'il me vit.

— Salut Bella. Tu veux t'occuper de Coquine? Dit-il en souriant.

— Salut, lui dis-je en rougissant déjà. Euh... pour Coquine, je ne sais pas comment faire. Lui répondis-je mal à l'aise.

N'étant pas une fille de ferme ou de campagne (avec animaux) je n'avais jamais fait cela et je n'avais jamais non plus, monté sur l'une de ces bêtes.

— Approche, il ne reste pas grand-chose à faire, je vais te montrer.

Je m'approchai de lui et allai voir ce qu'il voulait que je voie.

— Attrape le tapis sur la rambarde.

Je pris ce qu'il m'avait demandé et me rapprochai de lui.

— Voilà. Tu t'y connais un peu en chevaux ou pas du tout? Demanda-t-il gentiment.

— Pas du tout, je dois dire. Je suis plus douée en voiture qu'en chevaux. Dis-je honteusement.

— OK ce n'est pas une tare, ne t'inquiète pas. Dit-il rieur. Bon, tu vois la bosse là. Montrant une bosse en haut du dos de la jument. C'est ce que l'on appelle le garrot. Tu poses le début de ton tapis dessus et le reste part vers la croupe OK? Me dit-il en me montrant le dos et les fesses du cheval.

— OK. Dis-je en m'approchant de Coquine et j'y déposai le tapis comme il me l'avait demandé.

— Ensuite prend la selle, stp. Me demanda-t-il.

Je me retournai et trouvai la selle sur la clôture. Je la pris d'une main, mais étant trop pesante, je dus la prendre à deux mains. Elle était lourde, j'avais failli perdre l'équilibre en la prenant. Je me repris correctement et l'amenai à Edward.

— C'est lourd, hein? OK, pose-la maintenant sur le tapis que tu as déjà déposé.

— Oui, lui dis-je en forçant pour essayer de déposer la selle correctement. C'était difficile, la jument était grande et moi non.

— Tu veux que je t'aide?

— Stp. Dis-je en me mordant la lèvre inférieure.

— Pas de problème, je serai ton chevalier servant pour cette soirée. Dit-il un sourire en coin.

Il me prit la selle des mains et la mise sur la jument.

— Te sens-tu de la sangler et de lui mettre le filet mordant ou pas?

— Euh... disons que c'est assez impressionnant un cheval, et sa tête encore plus, je... non, dis-je après avoir dit n'importe quoi.

Il ne répondit pas, mais prit les sangles et les boucla fermement. Une fois cela fait, il tapa le ventre du cheval et resserra les sangles encore une fois. Ensuite, il prit le filet et le mit en passant le mordant dans la gueule du cheval avec agilité.

— Voilà une fois dessus, je resserrai encore un peu les sangles. Je vais m'occuper de Flèche et on pourra y aller OK?

— OK, je vais t'attendre, lui souriais-je.

Il entra dans l'écurie et en ressortit avec une belle bête, cela devait être Flèche. Il était tout noir, je croisai son magnifique regard doré. Edward le fit stopper, l'attacha, le brossa, lui fit lever ses pattes pour lui curer ses sabots. Il le caressa puis lui mit un tapis, la selle et le filet. Lorsqu'il eut terminé, il revint vers moi.

Je ramenai mes mains vers l'avant et les mises ensemble, je ne savais pas comment faire pour la suite et cela me stressait quelque peu.

Il attrapa une bombe et me la tendit.

— Sachant que tu ne sais pas monter, je préfère que tu mettes ceci stp.

Je le pris et grimaçai en me la mettant sur la tête. Je devais être affreuse avec cela.

— Je vais t'aider à monter et toi tu vas t'accrocher au pommeau de la selle.

— OK, dis-je en m'étirant pour attraper le pommeau qui était bien au-dessus de moi.

— Mets ton pied dans l'étrier et pousse sur ton autre pied le plus fort possible. Ensuite, une fois hissée passe ta jambe du côté droit.

Je fis ce qu'il me dit, je dus me reprendre à deux reprises pour y arriver. La dernière fois fut la bonne. Il m'avait aidée en me poussant sur les fesses. Cela m'avait légèrement déstabilisé la 1ere fois, l'homme que je convoitais m'avait touchée à cet endroit. Voilà pourquoi j'avais dû me reprendre.

— Bien, pas si mal pour une première. Lève les jambes stp. Je fis ce qu'il me demanda et il re-sangla Coquine pour moi. Bon, dernières recommandations, Coquine suivra surement Flèche et partira au galop. Quand cela arrivera, ne panique pas, suis le mouvement, ressens-les et respire. Accroche-toi au pommeau en te baissant en avant légèrement. Pour les rênes, simple, tu les tiens entre le pouce et le majeur, le pouce étant vers l'extérieur. Pour aller à gauche, tu tires à gauche légèrement et pour la droite même procéder. Mais logiquement, elle me suivra, ce n'est pas une jument difficile. Des questions? Demanda-t-il en souriant.

— Euh... pas pour l'instant... mais le galop me fait peur un peu je dois dire, dis-je avec un sourire à demi confiant.

— Ne t'inquiète pas tant. Flèche est, de par son nom fougue, je ne pourrais pas le retenir beaucoup, mais nous allons commencer par le pas. Dit-il en allant vers son cheval.

Il embarqua sur Flèche et me fit signe d'aller le rejoindre.

— Je fais comment pour le faire avancer ?

J'étais d'une nullité avec l'équitation, c'était honteux.

— Donne des petits coups de talons. Je vais l'appeler.

Il émit un bruit avec sa bouche et Coquine avança. Je dus me tenir sur le pommeau pour tenir sur le cheval. C'était ma première fois après tout.

— WO, émis-je comme son à mon tour, ayant été surprise quelque peu.

— Respire Bella, dit-il en riant. Prête?

— Ouiii... dis-je incertaine.

Il ria puis émit le même bruit que tout à l'heure en faisant avancer les deux chevaux au pas.

— Je vais t'emmener à une petite crique que j'ai découverte, mais si nous ne voulons pas arriver trop tard on va devoir accélérer un peu OK?

— D'accord, lui dis-je en sentant mon cœur accélérer dans ma poitrine. Cette fois-ci, ce n'était pas dû à cet homme, mais bien à ma peur de faire du galop.

— N'oublie pas ce que je t'ai dit et tout ira bien, Coquine suivra Flèche, OK? Et essaie de te détendre.

Facile à dire pour lui, pensais-je.

— C'est parti. Dit-il en donnant quelques coups de talon à Flèche. Il partit de suite au galop et Coquine s'emballa de suite et le suivit.

Lorsque je sentis la jument partir au galop, tout mon corps se crispa, cela avait été instantané, je n'avais rien pu faire contre. J'essayai de me remettre les idées en place, je ne regardais pas le paysage, malgré qu'il aurait fallu pour voir où aller, mais non, pour l'instant j'étais incapable. Mon derrière frappa douloureusement la selle à quelques reprises avant de me relever quelque peu et d'avancer mon corps vers l'avant, sans oublier de me tenir au pommeau, ce n'était pas le temps de tomber à la renverse. Lorsque cela fut fait, je relevai la tête et vis le regard d'Edward posé sur moi, amusé.

Nous galopions déjà depuis, quoi ? Une bonne demi-heure, ayant passés par des vallées et des collines. Le paysage était magnifique avec la pleine lune reflétant sur tout ce que nous y voyons. Nous approchâmes d'une petite forêt et il nous y fit entrer.

Après quelques minutes de trot, j'aperçus un petit espace d'herbe fleuri qui rejoignait un bassin naturel d'où s'écoule une rivière non loin. C'était splendide. Quelques rayons de lune traversaient les arbres et allaient se refléter dans le bassin. C'était... c'était... magnifique.

— Puis-je t'aider à descendre? Dit-il en tendant la main.

À force de regarder le spectacle que j'avais devant les yeux, je n'avais pas remarqué qu'il était descendu de cheval.

— Oh ! Oui, stp, lui dis-je avec le sourire.

Une fois descendu, il m'amena à une couverture disposée au sol à côté d'un petit panier.

— Alors, comment trouves-tu?

— C'est tout simplement magique. Avec la lune reflétant sur l'eau ainsi, wow.

Il sourit et s'assied en m'invitant à le faire.

Ne sachant pas où m'assoir je m'assois non loin de lui, mais de l'autre côté du panier. Ce dernier nous séparait.

— Alors Bella, conte-moi un peu ta vie passée. Demande-t-il après quelques minutes de silence.

— Je... Je n'ai pas beaucoup de choses à dire sur ma vie. Elle a été plutôt plate et monotone.

— Tu ne m'as jamais parlé de ta famille, de tes amours, pourquoi avoir choisi professeur. Dit-il un sourire en coin en prononçant le nom de ma soi-disant profession.

Il m'avait prise au dépourvu et je ne savais pas comment j'allais m'en sortir sans trop faire de gaffe.

— Commençons avec ma famille, alors. Je n'ai aucun frère et sœur. Ma mère est décédée d'un accident de voiture lorsque j'avais 3 ans donc je n'ai aucun souvenir d'elle. Mon père est le shérif de notre petite ville Forks. Il est marié depuis cinq ans avec Sue, une femme superbe et gentille. Ils vont avoir un enfant bientôt. Dis-je songeuse. Je pris une légère pause et repris. Sue à deux autres enfants aussi. Leah 25 ans et Seth 18 ans. Donc, un peu de sang neuf dans la famille ne fera pas de tort. Dis-je en souriant.

— OK et tes amours?

Je pouffai légèrement à cette idée saugrenue qui s'appelait amour. C'était plutôt déception, oui !

— Mes amours ? Que veut dire ce mot ? On dirait que cela ne va que de déception en déception de ce côté. Donc, je suis célibataire, si c'est bien ce que tu voulais savoir. Lui dis-je sans le regarder.

— Et pourquoi professeur? Demanda-t-il en détournant ma question.

— Pff... Je soufflai, qu'allais-je répondre à cela? Je n'ai jamais vraiment choisi cette profession. Elle m'a plutôt été imposée. Mais aujourd'hui, après avoir vu tous ces visages rayonnants d'apprendre que ce soit en littérature ou en musique, cela vaut tout l'or du monde.

Je lui avais dit une semi-vérité. Je ne pouvais pas lui dire le pourquoi j'étais professeur, mais cela m'avait tout de même été imposé.

— Imposée ? Demanda-t-il comme s'il comprenait vraiment le fond.

— Oui, dis-je sans en rajouter.

— C'est à dire?

— Ce n'était pas mon premier choix de métier. Voilà tout.

— Tu aurais aimé faire quoi?

— Tu n'aimeras pas ma réponse. Avoir lu les journaux et tout autres quotidiens, j'ai découvert que toi et ta famille détestiez les journalistes. J'aurais bien aimé, moi, en être un.

— Et si l'on t'avait donné la mission de faire une enquête sur nous qu'aurais-tu fait?

Mon coeur ne fit qu'un tour dans ma poitrine. Il savait, il devait systématiquement le savoir pour me dire cela.

— Pourquoi cette question ?

— Curiosité, simplement, mais tu ne réponds pas! Dit-il décontracter en haussant les épaules.

— Sincèrement, être ce genre de personne sans scrupule qui veut avoir un article pour se faire dire que s'il ne le fait pas, il perd son emploi. J'en ai connu, c'est pour cela. Je l'aurais probablement fait, oui. Mais aujourd'hui, toujours en me mettant dans la peau de l'un de ceux-là, après un mois à être avec vous. Non. Aujourd'hui lors de la 1ere journée de classe cela fut magique, c'était la 1ere fois pour moi. Je ne le regrette pas. Y'a rien de plus important que ces enfants.

— Parfait. Dit-il avec un petit sourire.

— Elle était bizarre cette question Edward. Lui dis-je, perplexe en souhaitant que je ne me sois pas trop mis les pieds dans les plats.

— Pourquoi te sentir mal à l'aise avec une question totalement rhétorique? Dit-il en fronçant les sourcils.

— Pour rien, mais tu semblais tellement y tenir. Dis-je en relevant les sourcils.

— Et toi?

— Moi, quoi ?

— Parle-moi de toi... demandais-je pour changer de sujet.

— Comme tu le sais par Alice, j'ai été adopté par Carlisle et Esmée qui ne pouvaient pas avoir d'enfant. Côté amour et bien c'est calme par choix et j'ai choisi ce métier, car je connais la souffrance des enfants d'orphelinat et je ne voulais pas qu'il passe par là où j'étais passé.

— D'accord. Euh... côté amour, pourquoi par choix? Tu peux être plus explicite sur ce sujet?

— La dernière relation sérieuse que j'ai eue s'est finie en catastrophe et je ne veux pas revivre cela. Dit-il simplement.

— Oh, dis-je avec une pointe de déception dans la voix.

— Qui a-t-il?

— Je ne sais pas au juste... j'ai eu une discussion avec Alice et on aurait juré qu'elle était venue fouiller dans mon crâne et savait tout de moi. Elle m'a donné un conseil, mais cela va... je laissai ma phrase en suspend, mais la continuai pour moi en pensée, « à l'encontre de ce qu'il venait de me dire ».

Il s'esclaffa et s'allongea sur le dos admirant le ciel.

— Ah Alice. Je ne suis pas fermé à l'amour, mais je suis plus prudent que dans le passé. Je cherche la bonne et réserve mes sentiments exclusivement pour elle. Dit-il plein de tendresse.

— J'espère que tu la trouveras, lui dis-je en regardant l'étoile Polaire, au dessus de nos têtes.

Je devrais arrêter d'écouter les autres aussi. Me faire dire qu'il est un homme bien et me le faire vanté et d'écouter mon coeur alors que lui n'attendait que l'amour véritable. Je crois que je ne serai jamais celle-ci. Surtout lorsqu'il l'apprendra.

— Je l'ai peut-être trouvé. Murmura-t-il presque pour lui-même.

— Tu es bien chanceux. Moi, c'est tout confus, dis-je doucement en me couchant également sur la couverture.

J'aimerais tant que cela soit moi, et non à la fois. Je risquerais de le faire souffrir, mais dans un autre sens, mon corps était totalement attiré par lui et j'adorais les enfants qui se rattachent à son monde.

— Pourquoi est-ce confus? Souffla-t-il.

— Mes sentiments. Je ne sais pas si je dois m'embarquer ou non dans une histoire alors que je ne sais pas combien de temps je vais rester. Tu m'as donné une probation de trois mois... je ne voudrais pas que moi et l'autre personne souffrions si je devais quitter. Ma tête me dit non pour ces raisons, mais mon cœur dit OUI. Pourquoi est-ce que je te dis tout cela ? Dis-je en me relevant et me dirigeant la crique.

— Pourquoi t'enfermes-tu autant dans le défaitisme?

— Parce que c'est la peur qui me fait réfléchir ainsi. Mais me demande-moi pas de quoi, stp.

Il se fit silencieux continuant à regarder le ciel, ses bras croisés derrière sa tête.

— À quoi tu penses? Je me doute que c'est à mon sujet... m'avançais-je.

— Je pense que tu es bien compliqué et que tu ne fais jamais ce que tu veux réellement.

— Toi, tu sais ce que je veux réellement? Lui demandais-je avec curiosité.

— Je ne suis pas à ta place Bella. Mais si tu fais les mauvais choix seule toi, en souffrira. Tu m'as dit que l'on t'avait imposé le choix de ton métier, mais qu'au final tu ne regrettais rien, mais ne crois-tu pas que ton choix à toi n'aurait pas été mieux? Tu dis avoir peur de faire souffrir l'autre, mais lui as-tu posé la question de savoir ce que lui voulait? Dit-il en me regardant droit dans les yeux.

Il me dit cela avec une telle intensité dans la voix et ses magnifiques yeux vert émeraude disaient tout. Il avait raison. Je ne faisais que des mauvais choix.

Je fermai puis rouvris les yeux.

— Et si je lui demande ce que lui veut, il va me répondre quoi?

— Lui seul peut te répondre Bella. Dit-il doucement.

— Que veux-tu, Edward? Dis-je en regardant ses prunelles éclairées par la lune.

— Toi. Dit-il sûr de lui.

Je figeai un instant, je n'étais pas certaine d'avoir bien entendu. Puis je le réalisai.

Un sourire béat apparu sur mon visage.

— Maintenant, reste à savoir ce que toi tu désires réellement. Dit-il toujours aussi calmement.

— Je sais ce que je veux, mais...

— Mais quoi, Bella? Demanda-t-il doucement.

Je soupirai longuement. Ce que je m'apprêtais à faire n'était pas facile.

— Te rappelles-tu tout à l'heure ta question au sujet du journalisme?

Je n'attendis pas sa réponse, je continuai.

— C'est mon histoire.

— Je le sais. Dit-il doucement.

— Tu... Tu le sais... dis-je mon visage se décomposant.

— Enfin, nous le savons tous que tu es journaliste et non professeur, oui. Dit-il toujours aussi calme.

— Comment cela se fait-il? J'ai laissé des indices, c'est quoi? Demandais-je désemparée.

— Nous le savions avant que tu n'arrives au domaine Bella.

— Pourquoi m'avoir acceptée parmi vous, alors que vous nous détestez tous?

— Nous détestons les intrigants, les chercheurs de racontars. Nous savions et avons pris la décision ensemble. Et les supplications d'une personne nous y ont bien aidés.

— Je la connais cette personne?

— Hé bien oui je pense, sachant que c'est ton père. Dit-il un sourire en coin.

— Mon père... répétais-je incrédule.

— Oui, j'ai téléphoné au numéro de référence qui était celui de tes parents. J'ai demandé après toi, là on m'a appris que tu étais à ton travail. Sachant que sur ton CV tu disais ne pas en avoir j'ai été intrigué et ai donc demandé quel était ton travail. De là j'appris que tu étais journaliste. Ton père me demanda qui j'étais et quand je lui appris je crus qu'il allait s'étouffer au téléphone quand je lui appris, bref nous avons discuté et te voilà ici.

Un sourire en coin apparut à mes lèvres en pensant à mon père. De qui grâce à lui, j'étais ici.

— Que va-t-il se passer avec moi, maintenant ?

La peur me tiraillait le ventre dans l'attente de cette réponse.

— Encore une fois à toi de faire tes propres choix. Si tu souhaites faire ton article fais-le, si tu souhaites partir pars, si tu souhaites rester, reste. Ta vie t'appartient à toi de faire les bons choix. Dit-il la voix emplie de tendresse.

— Je... je n'ai pas envie de partir, maintenant que je t'ai trouvé. La seule question est au sujet de ce foutu article. Qui d'ailleurs n'a que 2 lignes d'écrites depuis 1 mois.

— Alors, ne pars pas, mais pourquoi l'article te pose problème?

— Mon mandat était de tout raconter. Le pourquoi du comment, vous étiez si réputé et que les enfants vous aimaient autant.

— Nous n'avons rien de particulier, tu sais. À part peut-être la richesse du coeur.

— Oui, cela je m'en suis rendu compte. Avec mes pensionnaires et Matt, OK, je ne m'y connais pas dans ce domaine, mais j'ai tellement appris avec eux, et je sens que l'on peut s'apporter encore davantage, les uns les autres.

— Si tu décides de faire ton article, personne ne t'en empêchera ici. Maintenant, tu es seule à prendre tes décisions. Dit-il un sourire en coin. Et merci pour ton éloge du domaine.

— Je n'ai que du bien à dire, tu sais. Mais... j'ai peut-être une idée... si j'écris mon article, je désire que tu le lises avant et que tu me donnes ton accord. Puis Forks c'est trop loin, de toi, de vous tous, je pense remettre ma démission à la fin de mon article. Si jamais je désire recommencer dans le journalisme, je chercherai dans la région qu'en penses-tu? Lui demandais-je.

— Pour ton article, je n'émettrai que la condition que nous donnions tous notre accord, pour le reste je suis d'accord avec toi. Dit-il avec un sublime sourire.

Je lui souriais en retour. Il me restait dorénavant à me décider si je faisais ou non cet article.

— Si je le fais, je ne vois aucun problème que tous donnent son accord. Cela va parler de mon expérience ici. Comment j'ai changé ma vision. Mais j,ai encore quelques mois à me décider. Euh... je voulais mettre une autre chose au clair avec toi, dis-je en rougissant.

— Oui?

— J'ai voulu, me voiler la face depuis la fois que l'on s'est embrassés, mais... j'ai besoin de toi. Ma supercherie, qui je croyais, en était une, me gâchais l'existence. Je croyais que tu allais me mettre à la porte. Voilà pourquoi.

— OK, c'est le fait de ne pas savoir qui te faisait me repousser, c'est cela?

— Oui, le fait de me sentir sur la corde raide puisque je ne devais pas me dévoiler. Mais vous le saviez déjà. Je vivais tellement mal avec cela. Je ne voulais pas te faire de peine volontairement.

— Et qu'as-tu décidé?

— Si tu veux toujours de moi, j'aimerais bien essayer.

— Tu connais déjà mon choix Bella.

Un sourire timide apparu sur mon visage.

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PDV EDWARD

Je me levai et m'approchai d'elle doucement. Je mis mes lèvres près de ses lèvres et murmurais enfin.

— Il n'appartient qu'à toi de franchir la dernière barrière.

— Je... je... ah puis merde, dit-elle en apposant ses lèvres sur les miennes.

Ses lèvres douces se posèrent sur mes lèvres et je sentis un million de sentiments me parcourir. Ses lèvres si douces, si tendres, si chaudes, se mouvaient à merveille avec moi. Je la pris dans mes bras, resserrant mon étreinte sur elle de façon possessive. Nos corps se moulaient parfaitement bien ensemble. J'avais l'impression à cet instant qu'elle était faite pour moi, pour mes bras, pour mon corps.

Je savais parfaitement que notre avenir, si nous en avions un, était plus qu'incertain, mais je voulais le faire. Je voulais essayer d'être moi à nouveau et de nouveau croire en une passion, cette passion, sans avoir peur alors, je me jetai à corps perdu dans se baiser à la fois tendre, fougue et plein d'urgence.

Je me reculais doucement collant mon front au sien. Ma condition humaine me demandait un minimum de souffle et là j'en manquais cruellement.

— Merci. Murmurais-je.

— Merci à toi, dit-elle à bout de souffle, les yeux fermés.

Je souris tendrement, mais déchantai vite m'apercevant de l'heure.

— Bella, l'instant est magique, mais je suis désolé, nous devrions rentrer, Matt va avoir besoin de moi. Dis-je tristement.

— Ouais, me dit-elle. Je... toi, moi, nous, c'est quoi? Demanda-t-elle en se décollant de moi et se dirigeant vers la couverture.

— Un couple nouveau? Demandais-je timidement.

Moi, Edward Cullen timide non, mais une première.

Bah quoi, cette fille t'intimide, Ed ?

Rooohhh la ferme et m'appelle pas Ed stupide conscience.

Revenant au présent en mettant fin à mon monologue intérieur, je compris que Bella m'avait parlé.

— Désolé j'étais ailleurs, tu disais. Demandais-je doucement.

— J'aime, bien comment ça sonne : un nouveau couple, me dit-elle en riant doucement de son rire cristallin.

— Cela ne te dérangera pas auprès des autres ? Demandais-je en m'approchant d'elle.

— Ce sera intimidant au début, mais au fond de moi, non. Dit-elle en passant ses bras autour de mon cou.

— Alors à notre couple nouveau Miss Swan. Dis-je en me fondant sur ses lèvres vraiment trop tentantes pour mon propre bien.

— À nous, dit-elle quelques secondes plus tard, après avoir remis son front sur le mien à bout de souffle, une nouvelle fois.

— Prêt pour un galop? Dis-je un sourire en coin.

— Ouais, je n'ai pas trop le choix, de toute manière, me répondit-elle, en ramassant la couverture, le panier et sa bombe au passage.

— Tu n'aimes pas ?

— Disons que pour une première fois, cela a été assez intense. Me dit-elle en souriant. J'y vis une lueur qui dansait dans ses yeux en me regardant.

— Je connais plus intense. Susurrais-je avant de me détourner pour aller prendre les chevaux.

— Hum... intéressant, M. Cullen, me dit-elle en se rapprochant de moi.

— Allez, grimpe, mauvaise fille. Dis-je en rigolant.

Elle ne fit que rire de ce que j'avais dit, en grimpant aider par moi sur Coquine.

Je grimpais moi-même sur Flèche en ayant empaqueté notre couverture et le panier qui n'avait d'ailleurs pas servi.

— Je vais lâcher la pression de Flèche alors accroche-toi OK? Dis-je souriant et fier.

— Tu veux ma mort, me dit-elle surprise, puis elle finit par sourire. Allez, Go! Matt va t'attendre.

— Accroche-toi bien. Criais-je en donnant deux coups de talon sur les flancs de Flèche ce qui le fit partir au petit galop.

Je relâchai les rênes le laissant aller à sa nature première, courir à grande enjambée. Il se fit un plaisir d'accélérer ses mouvements laissant un peu Coquine derrière moi.

Je lançais des coups d'œil furtifs à ma belle, voyant que tout se passait bien, je me laissais gagner par ces sensations divines.

J'aimais sentir le vent s'engouffrer dans mes cheveux, à travers mes vêtements. Au rythme de ce galop fougueux, mon corps vibra de par les sons des sabots claquant contre la terre et l'herbe. De par ces moments, je me sentais libre, heureux sans toutes ses peines qui m'enfonçaient aux enfers par moment. J'aimais me sentir voler, être en accord parfait avec mon cheval. À ce moment-là, nous ne faisons qu'un, il n'y avait plus d'homme et d'animal, de dominant et soumis. Nous étions égales profitant de cette sensation sauvage, faisant monter nos adrénalines. Nous n'avions ni engagements, ni contraintes. Nous étions nous simplement.

J'apercevais non loin le domaine, me ramenant doucement à notre terre la mère ainsi qu'à Bella, ma nouvelle compagne. Je la regardais en ralentissant Flèche, elle souriait, appréciant surement les mêmes sensations qui m'avaient transporté quelques minutes plus tôt.

Je descendis de Flèche et attendit Bella à l'écurie qui arrivait au petit trot pour finir au pas.

— Alors comment as-tu trouvé ce galop? Dis-je en l'aidant à descendre de Coquine.

— Wow, ça allait vite. Mais finalement, après m'être habitué, je me sentais volée, libre et heureuse.

— Merci d'être venue. Tu pourras rentrer seule ou pas? Je dois doucher les chevaux et ensuite repartir auprès de Matt, mais si tu as peur je peux faire un crochet à la maison. Dis-je en enlevant les filets des chevaux en leur mettant leurs harnais.

— Euh... je ne voudrais pas te retarder non plus, et je ne crois pas qu'il m'arrive quelque chose. À moins que tu veuilles venir parce que toi tu le veux. Me répondit-elle en enlevant la bombe de sur sa tête. Elle défit son chignon et secoua sa tête en faisant tomber ses boucles sur les épaules.

— Si tu peux patienter, j'en ai pour une bonne demi-heure à les doucher.

— Tu veux de l'aide? Me demanda-t-elle gentiment.

— Te sentirais-tu de là tenir? Mais attention, elle va bouger beaucoup, le jet l'impressionne.

— Oui, OK, me dit-elle.

Je lui tendis le harnais qu'elle prit et lui dis de se mettre à l'emplacement pour les laver. Coquine commença à reculer en entendant le jet, mais Bella la tenait ferme. Nous la lavions tranquillement et nous passions à Flèche qui, lui était plus tranquille. Puis je les menai à leur box où une ration de graines, bien mérité les attendaient. Je pris la main de Bella sans un mot échangé et l'a mena sur le chemin du retour.

— J'ai bien aimé ma soirée avec toi, me dit-elle avec le sourire.

— Moi de même. Dis-je en répondant à son sourire charmeur.

— Que fait-on pour la suite? Me demanda-t-elle en me regardant dans les yeux.

-Qu'entends-tu par là?

— Nous... Tu travailles beaucoup... Vis-à-vis les autres. Et... Alex, aussi. Souffla-t-elle.

— Alex, que vient-il faire là-dedans? Et pour les autres, je croyais que tu t'en fichais? Pour mon travail, j'essayerai de me libérer un peu plus, mais je ne peux rien te promettre là-dessus.

— Merci pour ton travail. Pour les autres, c'est juste à savoir si on laisse couler ou bien si on leur annonçait. Et pour Alex, elle se mordilla la lèvre inférieure et repris. Il a, à plusieurs reprises démontré des signes de drague à mon égard. Je ne voudrais pas qu'il ait le coeur brisé ou autre.

— J'avais remarqué qu'il avait un petit béguin pour toi. Je lui parlerai si tu le veux. Et pour les autres du moins mes soeurs et frères autant leur dire non?

— Pour tes frères et soeurs oui, on leur dira ensemble. Pour Alex, c'est un bon garçon, il pourrait être mon frère à la limite. Ne lui brise pas le coeur, je ne lui en veux pas.

— Je suis sûr qu'il comprendra parfaitement ne t'inquiète pas va. Dis-je un sourire en coin. Bon, te voilà arrivé devant chez toi, Mlle.

— Merci Edward, me dit-elle avec un sourire timide, en rougissant quelque peu sous la lumière du porche.

— Bonne nuit, susurrais-je tendrement au creux de son oreille avant de reposer un baiser, mais cette fois-ci sur sa joue.

— Bonne nuit à toi aussi, répondit-elle tendrement tout en ayant un frisson qui lui traversa tout le corps.

Je lui fis une belle révérence, ce qui la fit rire et me tourna à contrecœur, car mon petit Matt m'attendait.

J'arrivais bien vite aux dortoirs. Matt avait toujours une chambre seule, mais était parfaitement intégré aux autres. Le hurlement de Matt me fit courir à travers les couloirs et en arrivant Jasper essayait tant bien que mal de le calmer.

D'un signe de tête, il s'éloigna et je pris sa place. Je le berçai, le réconfortai et lui chantonnai la berceuse. Il se calma et je pus discuter un peu avec Jazz. Il prit congé une petite heure plus tard et je m'endormis un petit sourire aux lèvres. Ma nuit, je devais l'avouer fut courte, entrecoupée par les crises de Matt, mais reposante quand même.

Au petit matin, j'indiquais à Matt que je passais une partie de la matinée à la salle de musique, s'il voulait venir et qu'ensuite nous travaillions ensemble. Arrivé à la maison, j'appréhendais un peu. Avait-elle changé d'avis ? Voulait-elle encore parler à mes frères et sœur?

Tu deviens une vraie fille Cullen !

Oh, arrête! Tu te poses les mêmes questions que moi !

Normal, je suis ta conscience, idiot.

LA FERME !

Sincèrement, je devenais vraiment frappé. Je me parlais à moi-même et en plus je ne faisais pas que parler, je m'engueulais, de mieux en mieux franchement.

Ouvrant la porte, je vis une Bella toute fraîche et souriante. Je m'avançai vers elle lui embrassant le front, en ayant pris le soin de vérifier que personne ne nous surprend avant l'annonce officielle, et lui dit que je revenais de suite après ma douche.

Entrant dans ma chambre, je vis mes vêtements déjà prêts sur mon lit, sacré Alice, pensais-je.

Je me déshabillai et allai en caleçon à ma salle de bain. Je regardais mon reflet dans le miroir, j'avais quand même une tête un peu fatiguée. Je réglais l'eau de la douche à la bonne température et entrai dans la cabine.

L'eau me détendais, relaxais mes muscles tendus, pas par cette nuit, mais par l'annonce que je devais leur faire. Depuis Mégane je ne leur avais jamais plus présenté quiconque, c'était excitant et bizarre en même temps. Je suis sûr que mon petit lutin était déjà au courant, mais bon elle prenait sur elle pour ne rien dire.

Au bout d'une demi-heure de détente et de lavage, je sortis enfin de la douche. Je passais par l'évier pour le moment rasage, ensuite je filais mettre le jean noir que ma sœur avait sorti ainsi qu'une chemise à manche courte, couleur bleu ciel. J'enfilais mes baskets noirs qui vont avec le jean, repassa par la salle de bain pour essayer de me coiffer, où bien sûr je lâchais vite l'affaire, mis un peu de parfum et descendit enfin au salon pour notre petit-déjeuner commun.

Je m'installai à table, où tous y étaient. Rose me regardait suspicieuse, Alice tendrement et mes frères, je n'aurais su dire. Les discussions commencèrent tout en mangeant. Vers le milieu du repas, je décidai qu'il était temps d'annoncer ma relation avec Bella.

Je lui fis une petite pression au niveau de la main, pour lui signifier qu'il était temps. Je me raclais la gorge pour avoir l'attention de tous.

— Voilà, je voulais vous annoncer que Bella et moi sommes officiellement en couple. Dis-je en regardant mon assiette. Je crois même que j'étais en train de rougir.

— Félicitation, grand frère, même si je le savais, me dit Alice souriante.

— Hé, bien! Vous en avez mis du temps. S'esclaffa Jasper.

— Je me doutais bien que quelque chose se tramait entre vous deux, ajouta Rosalie, en souriant.

— Ed, en couple ! Rigola mon idiot de frère, Emmett.

— Ouais et? M'offusquais-je.

— Ça faisait longtemps, je commençais à me demander si un jour tu reviendrais avec une fille. Dit-il avec un sourire de malice.

— Em' la ferme, criâmes-nous en même temps avec Alice et Jasper.

— Hey! C'était des farces Ed. Ne le prend pas comme ça, rajouta-t-il.

Je grommelais de paroles intelligibles mêmes pour moi.

Bella serra quelque peu mes doigts puis me regarda avec un air désolé, petit sourire aux lèvres et le rouge aux joues.

— Emmett lâche le un peu, veux-tu? Tu sais très bien le pourquoi, du comment. En tout cas félicitations à vous deux. Nous dit Alice, tout sourire.

— Merci Lice, soufflais-je.

— OK, désolé Ed. Bien content d'avoir Bella dans la famille. Dit-il en faisant un clin à Bella.

Le reste du repas se déroula dans la bonne humeur. Je proposais à Bella d'aller à la salle de musique pour sa deuxième leçon, elle accepta sans rechigner.

Nous saluons tous le monde et partions, direction : la salle de musique. Nous arrivions presque lorsque Bella prit enfin la parole.

— Ça s'est bien passé en général l'annonce, n'est-ce pas ? À part pour Emmett, mais bon..., on ne le changera pas, hein ?

— Non. Tout c'est bien passé, dis-je souriant.

— Heu... puisque toute ta famille sait maintenant pour nous... je n'aurai plus à jouer ce rôle stupide de me voiler la face, mais il se passe quoi pour les cours de littérature désormais. Et les enfants ? Ils croient que je suis enseignante. Demanda-t-elle avec un regard d'inquiétude posé sur moi.

— Tu veux continuer les cours?

— J'aimerais bien. Mais je vais avoir besoin d'aide, je dois l'avouer.

— OK, pas de problème, on sera tous la pour te le dire. Pour les enfants, prend le choix de leur dirent ou non. Toi seule es bonne juge.

— Je ne le sais pas... depuis le tout début que je me sens mal dans tout cela. Depuis que j'ai dit « oui » à Laurent. J'ai menti à plusieurs personnes. Même à mes pensionnaires. Matt, vous tous. Je ne sais même pas pourquoi vous ne m'en voulez pas. Donc, dire à des enfants que je leur ai menti est le résultat d'une perte de confiance selon moi. Dit-elle en regardant le sol.

— Pour les enfants je pourrai t'épauler si tu le veux et pour Laurent? Qui est Laurent?

— Oui, j'aimerais bien, me dit-elle en souriant. Laurent... c'est mon patron au journal.

— Oh... Tu devrais voir avec Alice et Papa Hale pour cette question. Dis-je rassurant.

— Alice et papa Hale ? Me demanda-t-elle interloquée.

— Alice, car elle pourra te préparer mentalement même Rose en fait, et Papa Hale, dis-je en riant doucement. C'est notre avocat, c'est le père de Rosalie et Jasper.

— OK, merci. J'ai peur justement de la réaction de Laurent. Que j'écrive cet article ou non et sa réaction que je dise textuellement que je donne ma démission dans l'article si jamais je le fais. J'ai un contrat avec lui.

— T'inquiètes pas va, papa Hale est notre super avocat. Dis-je en souriant et en lui ouvrant la porte de la salle.

— Merci, me dit-elle en passant devant moi. Elle me fit un magnifique sourire, puis entra.

Nous entrions dans la salle et je me débarrassais de ma veste et parti aider Bella à le faire. Je l'invitais ensuite à s'assoir à même le sol comme la dernière fois.

— Alors Isabella, dis-je pour la taquiner, as-tu fait tes devoirs? Demandais-je sérieux cette fois-ci.

— Bizarrement, je pourrais dire qu'un seul rythme me vient en tête oui.

— Et quel est-il?

— Le galop de Coquine et de Flèche. Malgré ma peur, j'ai bien aimé. Bien hâte de répéter l'expérience. Mais je vais attendre avant, dit-elle en se frottant l'intérieur des cuisses. Ça fait mal.

— Tu serais capable de prendre un objet et le reproduire ?

— Oui, surement, dit-elle en se levant pour aller chercher un objet.

Elle regarda la salle dans toute son envergure et se dirigea finalement vers la batterie qui était à l'opposé de mon piano. Elle commença un rythme saccadé puis au fur à mesure qu'elle le faisait il prenait un rythme régulier. Elle battait la mesure avec son pied, se rappelant mentalement le rythme des sabots. Je sentais le rythme, mais pas ses émotions.

Je l'interrompis donc.

— Tu me parles d'une expérience, un vécu. Sers en toi pour faire passer ce que tu as ressenti. Voudrais-tu que je te montre ?

— Oui, dit-elle quelque peu, choquée, non, déçue.

— Je suis désolé, je ne voulais pas te vexer, ma douce. Dis-je en m'approchant.

— Non, c'est OK. J'étais contente de te montrer, mais ce n'était pas assez. Ce n'est rien.

— Si, je parle en connaissance, mais j'oublie parfois que les autres ne s'y connaissent pas autant. Attends, je vais te donner un exemple pour que tu comprennes ce que j'attends de toi.

Je réfléchis trente secondes quand la lumière se fit dans mon esprit.

— Quand tu enseignes la littérature que ressens-tu? Demandais-je souriant.

— Euh... un trill, ça vibre par en dedans, la peur aussi, de ne pas faire correctement.

— OK, tu te sens transporté, vivante, joyeuse, anxieuse? Tout ça en même temps. Mais tu as peur, tu sens l'adrénaline montée, tu vis ce que tu dis, tu exprimes à travers ton corps, ce que tu leur expliques exacte? Dis-je sans me départir de mon sourire.

— Oui, exactement. Me répondit-elle en souriant à son tour.

— Et bien pour la musique c'est la même chose. À travers tes yeux, tes gestes, tes sons que tu nous donnes, nous devons comprendre ce que tu as ressenti, comme le vivre avec toi, se laisser emporter par tes sons. Si tu te sens volé, joyeuse, vibré, effrayé, tout cela doit passer par ta musique, tu comprends?

— Oui. Mais le dire et le faire est une autre chose... pour moi, je veux dire.

— Oui, je sais. Veux-tu que je te montre et ensuite tu recommences ?

— OK, vas-y.

J'allais à ma guitare, m'assied au sol et intima un rythme soutenu dès le début. Je revivais ses sensations de légèreté, d'être complet, vivant, heureux comme jamais.

Me sentant volé, transporté, ma main s'arrêtait par moment battant le rythme à même le coffre de ma guitare. Je dandinais des épaules tout en jouant et affichait un grand sourire.

J'étais presque sûr que mes yeux pétillaient de bonheur à cet instant. Une fois la mélodie finie je regardais Bella qui paraissait choquée.

— Quoi ? Demandais-je.

— Ah ben merde. Tu joues vraiment de n'importe quoi ! Jamais je ne pourrai.

— Merci. Mais tu y arriveras. Dis-je en me relevant. J'allai à elle et mis ma main sur son cœur et l'autre sur son ventre. La musique doit venir là, tu vois ?

— Hum, hum, me dit-elle en relevant doucement son regard pour l'accrocher au mien.

— Prends confiance, soufflais-je à son oreille.

— OK, souffla-t-elle doucement. Je fais comment?

— Prends tes baguettes et sens, vie, ce que tu fais. Faire sortir tes sentiments de par tes mouvements à travers tes mains.

— OK, dit-elle, en fermant ses yeux, prenant une bonne respiration, puis elle commença à donner le rythme à ses baguettes, en gardant toujours ses jolis yeux clos.

Elle sembla entrée dans une bulle, qu'elle seule avait accès. La laissant hors de porté loin de moi, puis elle commença à donner vie à ses baguettes. Tapotant à même le sol au rythme du galop. Le son résonna d'abord incertain. Au moment où je m'apprêtais à l'aider, elle y mit plus de cœur, plus de rythme et plus de joie.

Je fermai les yeux et revivait ce moment. Je la revis la bouche ouverte de surprise au moment où nous sommes partis au galop. Je la revoyais, les mèches de son chignon lâche ballottant au vent, les yeux pétillants et ses joues rosies par le vent et l'excitation. Je commençais à ressentir les sentiments qu'elle avait ressentis en chevauchant Coquine, hier soir.

Les émotions qu'elle ressentait se lisaient sur son visage, un léger sourire apparaissait aux coins de ses lèvres. Je la voyais se concentrer sur ce moment, je voyais qu'elle se laissait aller. Elle y mettait son cœur, son âme dans cette musique, dans cette cadence.

Le rythme se finissait et j'ouvris les yeux. Elle ouvrit enfin les siens, les yeux pétillants et rechercha les miens qu'elle trouva de suite.

— C'était génial Bella. Dis-je un sourire franc.

— Arrête, tu dis cela pour me faire plaisir. Dit-elle en rougissant.

— Je suis sincère Bella. Dis-je doucement.

— Merci, alors, répondit-elle en baissant le regard et rougissant de nouveau.

— Bella, quand tu mets ton cœur à la passion cela se ressent, je t'assure. Dis-je en caressant sa joue.

Elle releva le regard, et me sourit. Elle mit sa main sur la mienne, qui était sur sa joue et la caressa doucement. Nous finissions le cours ainsi, moi lui apprenant certains rythmes et différences de sons et elle en écoutant et mémorisant ce que je lui apprenais.

Nous sortîmes de la salle peu avant midi. Non loin du parc, je vis Alex seul, je glissais à l'oreille de Bella de faire ce qu'elle voulait et que moi je partais voir Alex.

Elle me fit un petit baiser sur les lèvres et partit. J'allais rejoindre Alex qui releva la tête lorsqu'il m'aperçut, je lui fis un petit sourire qu'il me rendit en fronçant les sourcils.

— Hey Ed, tout va bien ?

— Oui, oui, en fait j'aimerais te parler si tu as du temps là ?

— Bien sûr. C'est Bella, hein ?

Ce gosse était vraiment doué.

— Heu, ouais, mais comment tu le sais ? Demandais-je gêné.

— Bah! T'sais, suffit de vous regarder pour voir que vous deux ça colle.

— Oui, ça colle bien même. Dis-je un petit sourire aux lèvres.

— T'es chanceux Ed, la laisses pas filer celle-là, hein ? Sinon je saute sur l'occas moi.

— T'inquiète pas va, impossible que je la laisse filer pour le moment. Dis-je en riant. Et je suis sûr que tu trouveras la tienne. Dis-je sincère.

— Merci, j'espère. Dit-il un sourire rêveur aux lèvres.

Il l'avait mieux pris que je ne l'aurais cru. Puis nous avions discuté un petit quart d'heure, histoire de papoter et vint ensuite l'heure du déjeuner. Nous allions ensemble au réfectoire, lui alla à sa table et moi j'allai rejoindre Matt, qui me raconta sa mâtinée en compagnie de Jasper. Moi je lui contais notre programme de l'après-midi où Bella nous rejoindrait peut-être.


Alors qu'avez vous pensez de la réaction d'Edward et de Bella?

Nous avions déjà ce concept avant vos réactions alors nous espérons que vous n'êtes pas déçu.

Jess et Lili