Bonsoir les girlz !
Diantre, déjà la suite ?! Mais cette pauvre Futae n'a t-elle point de vie, ni rien de mieux à faire de ses week-end ?
Apparemment, non. T_T
Me voici donc déjà de retour (pour vous jouer et mauvais tour !) et honnêtement, je DETESTE ce chapitre ! Mais il fallait bien que le poste, donc... le voilà. Je voulais m'en débarrasser au plus vite et lâcher ce MONSTRE incontrôlable dans la nature, sans me retourner !
Oh ! J'ai fait tout ce que j'ai pu, mais disons que le manque de sommeil n'aidant pas, la situation m'a légèrement échappée et je me suis un peu trop épanchée à mon goût... Du coup, ce chapitre s'est étalé, étalé et encore étalé, grossissant à vue d'oeil sans que je ne puisse interrompre à temps sa croissance ! Ce qui fait qu'au final, je n'ai pas pu caser le tiers des idées que j'avais dans ce chapitre.
Rassurez-vous cependant, cela ne veut pas dire que j'ai tiré un trait sur ces idées, mais cela signifie simplement qu'elles verront juste le jour plus tard que prévu, dans un prochain chapitre ! Dire que j'avais dans l'espoir de pouvoir écrire le début du rendez-vous chez la sexologue ! Je pensais que la partie "fête" durerait moins longtemps, mais je me suis lourdement plantée...
Ahahaha quelle BLAGUE, n'empêche ! (vous allez vite vous rendre compte pourquoi je dis ça quand vous aurez lu ce chapitre, tant que je suis loin du compte en ce qui concerne les évènements que j'avais prévu d'y faire figurer !)
Bref, trève de bavardages et de plaintes inutiles !
Je vous remercie encore une fois CHAUDEMENT pour tout votre soutien et je ne le répète jamais assez, mais vous êtes géniales !
C'est pour vous faire plaisir que je poste aussi rapidement et régulièrement, alors j'espère que... même si ce chapitre ne me satisfait pas, il vous plaira au moins à vous ! C'est l'essentiel, je dirai !
ENJOY !
Etre ou ne pas être, telle est la question !
…
Roméo, pourquoi es-tu Roméo ?
…
Non, non, mauvaise histoire !
On parle d'un sujet sérieux, là !
Hamlet et les Capulets n'ont qu'à bien se tenir, ce soir, c'est Aomine Daiki la vraie vedette !
Car son heure est enfin arrivée ! Celle qu'il attend avec une patiente (forcée) toute relative, depuis l'âge de neuf ans. (oui, notre petite panthère préférée est précoce, vous en doutiez ?)
Tous les dieux du sexe, toutes mythologiques confondues, (il fallait au moins déployer un tel arsenal !) se sont apparemment penchés sur son futon la nuit dernière pour lui accorder son dû. Oh, ça leur a pris du temps à cette vingtaine de vieux barbus ! On pourra toujours arguer qu'ils n'étaient pas vraiment pressés d'intervenir, mais tout ce qui compte, c'est qu'ils se sont finalement décidés.
Et dans leur grande mansuétude, ils n'ont pas fait les choses à moitié...
Une actrice de films classés X, rien que ça !
Quel badaud peut se vanter d'avoir connu sa première expérience sexuelle, gratuitement hein, avec une professionnelle du milieu ? Aomine était conscient de sa chance inouïe et il était très excité de pouvoir mettre en avant ce fait d'arme des plus remarquables.
Dès demain, à l'entraînement (s'il avait la force de s'y rendre, paraît que ce genre d'activités sportives pompe autant que chez Jacquie et Michel), il ne manquerait d'ailleurs pas de le clamer haut et fort, tel un enfant de huit piges ayant reçu la dernière figurine Gundam ultra customisée (qui lance des rayons lazers et fait même pipi à votre place) pour Noël !
Honnêtement, c'était exactement cela : Noël avant l'heure !
Et Aomine était pressé de déballer son cadeau...
Sans perdre de temps, l'as avait fendu la foule qui s'agglutinait sur la piste, comme des zombies attirés par de la chair fraîche. Sauf que le seul qui allait tâter de la chair fraîche et bien, c'était lui.
Lui et lui seul, ce qui lui faisait un bien fou. C'était galvanisant à la fois et...
… totalement flippant, aussi.
D'ordinaire, Aomine n'était pas du genre peureux. Il en fallait beaucoup pour l'impressionner, mais si une comédienne qui a l'habitude de côtoyer des chibres longs comme des tuyaux d'arrosage ne suffisait pas à le rendre ne serait-ce qu'un tout petit peu nerveux, ce serait suspect. Et illogique.
Plus il approchait du futur champ de bataille (j'ai nommé les toilettes pour hommes), plus le soldat basané ralentissait la vitesse de ses pas de manière inconsciente. Un millier de pensées contraires venaient saturer son cerveau déjà peu efficace, raidissant lentement ses membres. (et pas LE membre qui en aurait eu le plus besoin, hélas) Une vague de doutes commençait à l'assaillir puissamment.. Avait-il pris assez de munitions ? Parviendrait-il à viser correctement l'ennemi ? Mais surtout, son fusil d'assaut ne risquait-il pas de s'enrailler, comme cela avait été trop souvent le cas cette semaine ?
Arrivant difficilement devant la porte des toilettes, il posa la main sur la poignée moite et il inspira profondément, priant cette fois-ci intérieurement les dieux de la victoire, plutôt que ceux du sexe. (qui avaient déjà fait leur part du taf)
Il baissa la tête et murmura d'une voix à peu audible.
« Me lâche pas Daiki Junior, ok ? Je compte sur toi,vieux ! »
Ah, il n'en menait pas large... Même les soirs de grand match, il ne se sentait pas aussi agité. (à part lorsqu'il savait qu'il allait devoir dompter un certain tigre...) Pourtant, il secoua la tête, bien décidé à ne pas se laisser démonter. C'est normal pour un combattant d'avoir des moments d'incertitude, mais la guerre n'attend pas ! SA guerre ! Aomine poussa fermement la porte et pénétra dans l'espace clos avec toute la détermination dont il était capable...
… uniquement pour la voir s'écrouler pitoyablement à peine dix secondes plus tard...
La fille, dont il ignorait toujours le vrai prénom (mais dont il se rappelait vaguement le nom de scène « Usagi » quelque chose, en rapport avec le tatouage qu'elle arborait fièrement sur le sein gauche), était déjà là. Il apercevait les immenses talons de ses chaussures noires sous la porte de la cabine située la plus à droite, contre le mur. Aomine, qui ressemblait plus à une poule mouillée qu'à une féroce panthère tout à coup, sentit ses jambes flageller.
Avait-il vraiment ENVIE de ça ?
Pour sûr, c'est la chance d'une vie et ça ferait bien dans son C.V. mais...
Sans même parler de sa capacité physique d'assurer ou non cette mission délicate, il y avait un autre enjeu... peut-être même le plus important...
Kagami...
Comment allait-il réagir lorsqu'il apprendrait qu'Aomine venait de tirer une gonzesse dans les chiottes d'une boîte sordide ?
« Ah mais merde, ne commence pas à penser à lui ! Ca ne le concerne pas ! » S'ordonna t-il mentalement, mais sans grande conviction cependant.
« Tu as raison ! Ce ne sont pas ses affaires et puis, s'il est vraiment ton ami, il sera heureux pour toi. Rares sont les élus qui ont le privilège de perdre leur virginité entre les cuisses habiles d'une experte ! » Ricana une voix familière dans sa tête.
« Hein ? Qui me parle ? » S'étonna Aomine, parcourant la pièce du regard, pour localiser son interlocuteur mystère.
Brusquement, et bien qu'il n'ait pas bu (à sa connaissance) la moindre goutte d'alcool, un mini diablotin apparut sur son épaule. Il portait des cornes rouges sur la tête, une queue pointue et même une fourche dans la main ! Aomine sursauta et se cogna contre le mur en reculant de surprise.
« C'est quoi ce bordel !? I...Imayoshi !? »
Pas de doute, la créature avait les traits de son ancien capitaine. Cet air de fouine sournoise et vicieuse, il l'aurait reconnu entre mille...
« Laisse-toi tenter Aomine ! Tu crois vraiment que Kagami voudra de toi si tu restes puceau ? C'est un homme d'expérience, lui ! Vous ne jouez pas dans la même cour et il est temps pour toi de quitter ton bac à sable ! Tu ne peux pas faire joujou avec ton seau et ta pelle toute ta vie ! Tu vas bientôt entrer à l'université, que diantre ! Tiens-tu réellement à être la dernière pucelle de Tokyo ? »
« Non mais tu m'as pris pour Midorima ?! »
« Midorima hein ? Figure-toi que j'ai ouï dire que toute la Génération des Miracle faisait pot commun avec les membres de l'équipe de Shutoku pour remédier à ce problème ! Ils comptent lui payer les services d'une fille de joie le jour de son dix-huitième anniversaire, si tu vois ce que je veux dire... Mais bon, comme il est plus dégourdi que toi, je pense qu'il n'en aura pas besoin, LUI. »
« Quoiiiiiiii ? Mais j'étais pas au courant, moi ! C'est quoi ces conneries ? Et pourquoi moi j'y ai pas droit ? »
« C'est pour ça que tu ne dois pas laisser filer cette fille ! Une telle chance ne se représentera pas deux fois ! Et si tu es suffisamment bon, cette fille pourrait même venir louer tes exploits devant Kagami ! Il sera alors tellement impressionné qu'il te tombera dans les bras, sans résister ! »
Wow... c'était... tentant... Le simple fait de sauter une porn star aussi, bien entendu. Mais il y avait... plus que ça, au final. Cette nouvelle donnée pourrait très bien lui assurer le succès auprès de Kagami, par la même occasion. Pas qu'Aomine y tienne particulièrement (il n'est pas GAY je le rappelle... n'est-ce pas?), mais c'est vrai qu'il serait ravi d'en mettre plein la vue au fauve de Seirin. Ca lui rabattrait le caquet pour toujours et siiiiiiiii éventuellement, Kagami s'en trouvait séduit, ce serait un bonus appréciable.
Aomine n'en ferait rien, naturellement, mais si Kagami se mettait à lui courir après suite à cet événement, l'as de la Génération des Miracles se fatiguerait certainement pas à le repousser. Pas que ça à faire ! Et puis, ce ne serait pas comme si c'était LUI qui avait cherché le rouge.
Aomine était si irrésistible qu'il serait naturel que son rival tombe sous son charme. Lorsque cela arriverait, Aomine se condamnerait alors (volontairement) à subir les assauts débridés du tigre, parce que tel serait son destin de playboy. Et comme chacun le sait, nul n'échappe guère son destin ! Si en plus Kagami pouvait lui taper une petite scène de jalousie par dessus le marché, Aomine s'en contenterait volontiers également.
Ah, trop dure (belle) la vie de beau gosse !
Tandis qu'il s'apprêtait à aller ouvrir d'un geste assuré la porte de la cabine où se trouvait la clé de la fortune, une autre voix plus fluette l'interrompit à son tour.
« Aomine-san ! Ne commets pas cette erreur, je t'en conjure ! »
« Ah non, merde, ça suffit hein ! Arrêtez de me faire chier ! Ma décision est prise et... Sakurai ? Qu'est-ce que tu fous là ? Tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi !» Maugréa le brun en se tenant le crâne.
Le petit châtain était apparu sur son autre épaule, faisant face à l'Imayoshi qui continuait à se gausser comme une baleine.
« Su... sumimasen ! Mais... Je suis ta conscience ! »
Ca, Aomine voulait bien le croire. En effet, Sakurai était vêtu d'une longue toge blanche immaculée et il était même coiffé d'une auréole dorée. Sans parler des deux adorables petites ailes touffues qui battaient dans son dos...
Oi, il était en train de virer schizo comme Akashi ou quoi ?
« Tu ne dois pas aller avec cette fille ! C'est une mante religieuse ! Elle va t'arracher la tête et la dévorer après l'accouplement ! »
« Mais c'est débile comme argument ! Ca devient n'importe quoi là ! »
« Go... Gomen nasai ! » S'excusa à nouveau l'ange avant de reprendre. « Mais crois-tu vraiment pouvoir marquer des points dans le cœur de Kagami-san après cela ? Il va être dégoûté ! Je pense qu'au contraire, si tu veux le conquérir, tu devrais t'abstenir de fauter avec cette demoiselle dépravée ! Conserve plutôt ton précieux pucelage et fais-en cadeau à Kagami-san ! Il sera tellement honoré par cette offrande qu'il tombera amoureux de toi sur le champ ! » Assura t-il en rougissant.
« Ouais, c'est ça et on vivra heureux et on aura beaucoup d'enfants ! Pfff... mais pour qui tu m'as pris, Satsuki ou quoi ? Ce genre d'arguments ne marche pas sur moi, ça fait bien longtemps que j'ai arrêté de croire aux contes de fées ! »
« Et pourtant, Kagami-san n'est-il pas le prince charmant que Kuroko-san t'avait promis ? »
Aomine se figea sur place. Indéniablement, il s'était lui-même fait semblable réflexion un peu plus tôt dans la journée. Mais mince, c'était ridicule, ça ne lui ressemblait pas de verser dans le romantisme bon marché ! Kagami n'était PAS son prince charmant, c'était son rival ! Et la nuance était capitale entre ces concepts !
Car même si la frontière était mince entre les deux termes dans l'esprit d'Aomine, elle existait bel et bien ! Ce n'était pas ainsi que Sakurai aurait raison de sa volonté d'en finir avec son statut encombrant de vierge ! Et il n'était évidemment pas question du signe astrologique du scoreur là...
« Casse-toi, ma décision est prise ! » Trancha Aomine en balayant le pauvre ange d'un geste de la main.
Et puis, rien à foutre de Kagami ! C'est vrai quoi, le cul de Kojiro Hyuga (ainsi que celui des ¾ des mecs présents à la soirée) semblait plus l'intéresser que le sien ! Grand bien lui en fasse, mais ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase de la raison d'Aomine. Puisque le tigre se moquait de lui, pourquoi devrait-il sagement l'attendre comme Sakurai le lui avait conseillé ?
Attendre alors qu'il ne viendrait sans doute jamais...
Il n'était pas une femelle docile, bon sang ! Non, Aomine n'était pas comme la femme d'Ulysse qui attendit pendant des décennies le retour de son vaillant époux, pour finalement se donner la mort en comprenant qu'elle ne le reverrait jamais ! Ce serait complètement stupide de se sacrifier de la sorte pour quelqu'un qui n'en a que faire de vous... Alors tant pis pour Kagami, s'il voulait vraiment le brun, il aurait du se bouger plus tôt !
Ayant repris du poil de la bête, Aomine fonça jusqu'à la cabine en bombant exagérément le torse. Il gratta félinement la porte pour faire signe à la flamboyante rousse de lui ouvrir, ce qu'elle fit sans hésiter, elle. De toute façon, il était tellement gonflé à bloc qu'il aurait été capable de défoncer la porte si jamais elle avait trop tardé à le faire entrer. Sans perdre une seule seconde, la jeune femme l'attrapa par le T-shirt et le tira avec elle à l'intérieur. Elle referma ensuite le loquet qui claqua sèchement, sonnant comme le glas de... la défaite ? Aomine ne savait plus très bien...
Et en toute franchise, il se sentait un peu comme un témoin de Jéhova qu'on aurait accepté de laisser entrer : il était tellement étonné, qu'il n'avait même pas pensé (ou prévu) ce qui allait se passer ensuite !
En tous cas, ça y était.
Plus moyen de reculer maintenant.
Il était pris au piège des filets d'une chasseuse amatrice de bêtes sauvages.
« Ah enfin, je commençais à croire que tu t'étais dégonflé... »
« Nan, je me repoudrais juste le nez. Désolé d'avoir été long. » Sourit la panthère.
« T'as intérêt à te rattraper, joli coeur... »
« T'en fais pas poupée, je vais t'envoyer au septième ciel ! Non, non, au huitième, même ! »
Sûr de lui, il échangea un baiser torride, tout en langue, avec sa conquête du soir. Finalement, ce n'était pas une mauvaise chose d'être venu ici. Certes, il avait un peu craint pour la sécurité de ses fesses, mais la soirée allait se finir en beauté pour lui.
Et l'apothéose se produirait lorsqu'il pénétrerait enfin l'intimité de cette jeune femme si réceptive. Aomine n'était pas dupe, il savait qu'il allait devoir faire patte blanche avant que ce miracle n'arrive... alors il redoubla d'intensité dans son baiser, visitant chaque recoin de la cavité buccale de sa partenaire qui, sans doute à cause de son rouge à lèvres, avait un goût de fraise.
…
Fraise...
Fraise = Sakurai.
Sakurai = #TeamKagami.
Ahhh crotte, ce n'était pas le moment de faire des équations ! Il avait du passer trop de temps au téléphone avec Midorima l'autre fois et voilà le résultat ! Erf, non, non, ne pas penser à Midorima non plus, ça pourrait lui couper l'envie ! (même si c'était le calme plat pour le moment.)
Les mains de la panthère parcoururent les flancs voluptueux de sa proie, faisant lentement remonter la robe de celle-ci. Mieux valait ne pas perdre de temps et aller droit au but. Cela faisait presque dix-huit ans qu'il attendait ce merveilleux instant et il ne voulait pas tout gâcher à cause d'une maladresse de débutant. La fille l'enlaça jalousement, pressant son buste généreux contre son torse pour lui offrir un massage inspirant.
C'était fantastique.
Comme dans un rêve !
Doux, chaud et bien rebondi...
Parfait...
La comédienne remonta sa cuisse pour la poser sur la hanche d'Aomine et elle entama alors une danse érotique pour éveiller son désir. Se frottant à lui sans la moindre pudeur, un peu comme le kéké qui dansait tout à l'heure avec Kagami, elle...
…
PUTAIN ENCORE CE MAUDIT KAGAMI !
Rhaaaa mais qu'il lui foute la paix une bonne fois pour toutes ! Ce n'était vraiment pas le moment de penser à cette tête de gland ! Il allait tout gâcher, comme d'habitude ! Les doigts d'Aomine se crispèrent sur la robe, se recourbant comme des serres sous l'effet de sa frustration et de sa colère. Miss 100 E le remarqua tout de suite et elle rompit leur baiser mouillé digne de collégiens. (baiser qui tenait plus de la soupe de langues, pour être franc.)
« Est-ce que ça va ? »
« Ou... ouais... »
« Tu peux arrêter de me faire mal alors ? » Demanda t-elle, en sentant les doigts d'Aomine s'enfoncer dans sa chair de façon brutale.
« Hmm... pardon. »
« C'est rien. Je sais que tu es nerveux... après tout, c'est normal, tu n'as jamais fait ça. »
Non, c'était clair là, plus possible de le nier vu son manque de maîtrise flagrant. Mais pas la peine de lui rappeler pour autant. C'était un peu... vexant quand même. Il avait espéré pouvoir faire la blague, mais comme il avait du mal à garder son sang froid, il s'était trahi tout seul quant à son inexpérience.
Heureusement pour lui, la fille avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. (le contraire eut été un comble !) Et mieux encore, elle ne lui tint pas rigueur de son empressement. Aomine essaya de se détendre et de se calmer pendant qu'elle reculait légèrement. Elle le poussa gentiment mais fermement vers la cuvette des W.C. pour qu'il se retrouve en position assise. Aomine la laissa faire à sa guise s'en remettant entièrement entre ses mains. (ce qui était extrêmement plaisant, vu la paresse légendaire de notre ganguro favori)
Ce n'était pas le moment de faire du zèle et il le savait bien, tout comme il était conscient que dans une pareille situation, c'était sa compagne qui allait TOUT faire, se chargeant de TOUT. La seule chose dont il aurait à se préoccuper, serait de retenir le maximum de choses et de tâcher de ne pas s'évanouir lors du bouquet final.
Il s'efforça de sourire, mais en vérité, il était horriblement mal à l'aise et ce malaise allait crescendo. Ses mains étaient moites, son souffle devenait court et il tremblait même légèrement. S'il continuait ainsi, il allait vraiment tomber dans les vapes avant même que le spectacle ne commence et ce serait fort dommage. La nana pourrait aussi se rendre compte que quelque chose n'allait pas et elle déciderait alors de mettre fin prématurément à l'opération commando, sans même qu'Aomine n'ait pu parachuter ses petits soldats dans la zone de conflits !
La bonne nouvelle, c'est qu'il était parvenu jusqu'ici à donner le change de manière suffisante pour qu'elle ne prenne cela que pour de la nervosité passagère. Elle le surplombait à présent un peu autoritairement et elle appuya même un de ses pieds contre la cuvette, juste entre les cuisses écartées d'Aomine.
« Vire ton pantalon joli cœur. »
Oh alors elle comptait se la jouer dominatrice ? Pas qu'Aomine ait son mot à dire sur la question... Il obéit docilement, même si ça ne lui ressemblait pas de se laisser mener à la baguette. Mais il ne voudrait pas commettre une erreur fatale avec elle... Tandis qu'il défaisait son pantalon (conservant ses sous-vêtements pour l'instant), la sirène avait totalement fait remonter sa robe, laissant apercevoir ses bas, son porte-jarretelles brodé et son string noir en dentelle fine.
Elle était si sexy qu'Aomine remercia en silence Kise pour ce superbe cadeau d'anniversaire très en avance.
Il ne lui en voulait plus du tout de l'avoir piégé à propos de cette boîte gay.
Sentant son cœur dérailler, Aomine approcha ses doigts tremblants du string de la demoiselle, mais cette dernière lui donna une petite tape sur la main.
« Non pas tout de suite. C'est moi qui fais. »
Ok, ok ! Pas de souci, elle pouvait bien lui faire tout ce qu'elle voulait tant elle était désirable !
En plus, comme il l'avait déjà vue jouer dans plusieurs films, il savait à quoi s'attendre, bien que ce soit sans doute différent en « vrai ». Mais au moins, il était certain qu'il ne s'agissait pas d'un travelo déguisé, nan parce que vu l'endroit, cela eut été fort probable ! Et c'était toujours ça de gagné.
Du bout de son pied toujours posé près de l'entrejambe de l'adolescent, la jeune femme entama de masser doucement Daiki Junior. Elle exerça une savante pression dessus sans l'écraser, mais suffisante pour le forcer à sortir de sa tanière. Oh bordel, elle savait s'y prendre, la garce ! Aomine appuya bien son dos contre le siège des toilettes et il se laissa guider, profitant de cette... « mise en jambe » gracieusement dispensée par l'experte en chef. Ce n'était pas désagréable, loin de là et il avait même hâte qu'elle passe au plat de résistance...
Fermant les yeux, les joues rouges de sang, il se mit à gémir pour encourager sa partenaire. Mais la demoiselle claqua rapidement des doigts pour le ramener sur terre et le contraindre à la regarder.
« Ce serait dommage que tu rates le meilleur moment, beau gosse. Garde les yeux bien ouverts et profite du paysage... » Annonça t-elle mystérieusement.
Elle cessa donc de le tourmenter et passa à une autre forme de torture, lorsqu'elle se décida à baisser son string avec une langueur toute calculée. Ne voulant pas aller trop vite, elle laissa glisser sensuellement le mince bout de tissu le long de ses jambes interminables et elle écarta écarta ensuite les cuisses pour lui offrir une vue imprenable sur...
OH BON SANG...
!
Ca dépassait LARGEMENT toutes les espérances d'Aomine !
Voici donc à quoi ressemblait la LUNE de Sailor Moon, en chair et en os !
C'était BEAUCOUP mieux que dans un film ! (et en effet, elle n'avait pas menti tout à l'heure en clamant à Kagami qu'elle était du genre... modèle « épilé » intégralement.)
Sentant des larmes de joie (trop d'émotion.) poindre au bout de ses cils et un autre style de larmes perler au bout de Daiki Junior (nan pas encore, mais ça n'allait pas tarder à venir.), Aomine avait du mal à avaler sa salive ! Tous ses fluides corporels semblaient carrément détraqués par cette vision divine. Il avait devant lui les portes du Paradis ! Et elles étaient grandes ouvertes, attendant qu'il s'engouffre à l'intérieur ! LA LUMIERE ! IL VOYAIT LA LUMIERE !
HALLELUIA !
La vache... il ne savait plus si c'était Luna ou Artémis qui se trouvait devant lui, mais en tous cas, il avait hâte de faire ronronner ce minou chatoyant...
Paraissant détecter son impatience, la délicieuse créature féminine vint s'asseoir à califourchon sur ses genoux, lui faisant à présent face. Elle ne perdit pas de temps et bondit directement sur ses lèvres encore gonflées par le précédent baiser échangé. Aomine accueillit la langue de la jeune femme avec appétit, lui accordant l'accès à sa bouche sans passer au préalable par la case péage. Il passa même ses grandes mains dans le dos de sa conquête pour la rapprocher.
« Impressionnant... je ne m'étais pas trompée, on dirait. » S'enthousiasma la belle en sentant quelque chose de consistant cogner son mont de Vénus. Elle était pressée de voir ce qu'allait donner la chose en question une fois qu'elle aurait atteint son potentiel maximal...
Alors bandera, bandera pas ?
Le suspense fut de courte durée.
De toute évidence, Daiki Junior n'était pas non plus insensible aux efforts déployés par la damoiselle en détresse sexuelle, puisqu'il avait commencé à redresser la tête, dès lors qu'elle lui avait dévoilé son intimité. Cela rassura Aomine sur ses capacités physiques nouvellement retrouvées (et accessoirement, sur ses préférences sexuelles, toujours d'actualité). Tout se passa donc merveilleusement bien, au départ...
A un détail près.
Qui plomba la suite du programme.
Car si la virilité du brun avait bien montré quelques signes d'intérêt, elle refusait catégoriquement de se réveiller entièrement. Daiki Junior avait beau réagir, c'était très loin d'être suffisant. Il restait à demi mou... un peu comme si un mage noir de niveau 67 lui avait lancé un sort de paralysie, l'empêchant de se dresser fièrement jusqu'aux cieux, jusqu'au Paradis de la chair... et... dans ces conditions, impossible d'en faire quoi que ce soit de très excitant. Même lui enfiler son casque de latex pour le combat semblait peine perdue à cause de sa déplorable absence de vigueur.
Et merde...
Malgré cette déconvenue, sa compagne prit les choses (ou plutôt « la Chose ») en main, tentant de ranimer le flasque Daiki Junior. Peu désireuse d'abandonner le brun à son triste sort, elle sortit le membre récalcitrant de sa cachette et... pour parler franco, il fallait reconnaître qu'elle avait un sacré coup de poignet, la gourgandine ! On sentait qu'elle avait carrément l'habitude de prodiguer ce genre de flatteries débauchées.
Signe de sa pourtant grande (et paradoxale) réceptivité, les gémissements d'Aomine firent écho dans la salle déserte et même si ce traitement de faveur était délicieusement exécuté, il n'en demeurait pas moins que le sexe de la panthère restait désespérément inoffensif et couché. C'était franchement la honte... le feu d'artifices promis tenait plus du vulgaire pétard mouillé et au bout de plusieurs minutes d'acharnement, de baisers passionnés et de massages frénétiques, l'actrice réalisa qu'elle ne parviendrait pas à allumer la flamme nécessaire à la mise en orbite du satellite Aomine...
Le plus humiliant dans cette infructueuse tentative, fut sans doute le moment où elle attrapa une des mains d'Aomine pour la coller sur ses seins temporairement dénudés. Même cela n'y fit rien, n'y changea rien, plongeant le fauve dans un profond état de déprime proche de la torpeur. Lâchant un soupir de déception, la comédienne se releva et elle remonta bien sa robe pour couvrir sa poitrine, puis elle tira sur la jupe pour tirer le rideau de son théâtre personnel.
Fini pour ce soir, la représentation venait de s'achever et Aomine n'avait même pas pu voir la pièce jusqu'au bout... Mis K.O. par son adversaire, Aomine se sentait un peu comme devant la borne d'arcade d'un jeu de baston... Le boss final venait de l'envoyer au tapis et son personnage refusait de se relever...
GAME OVER.
YOU LOSE.
CONTINUE ?
3...
2...
1...
Et malheureusement pour Aomine, il ne lui restait plus aucune pièce à insérer dans la fente de la machine, dans tous les sens du terme... Dans un ultime sursaut de désespoir, il attrapa la robe de la rousse, comme pour la retenir auprès de lui. Il ne savait pas exactement ce qu'il allait lui dire, mais tout ce qui comptait, c'était qu'il soit parvenu à attirer son attention.
« Attends... ça ne peut pas se finir comme ça... Reste steuplé... Réessayons... »
Lui-même n'était pas convaincu par ses propres paroles mais puisqu'il était à court d'argument, il espérait que cela suffirait à éveiller de la pitié chez cette fille et qu'elle lui accorderait une seconde chance... Enfin... à quoi bon ? Parce que même si c'était le cas, Aomine était persuadé que ce soir Daiki Junior poursuivrait sa grève de la foufoune...
« Tu es sûr que tu n'es pas gay ? » Sourit gentiment la fille en se retournant vers lui, visiblement pas rancunière.
« Ouais, certain. J'ai déjà essayé... »
« Avec le beau roux qui n'aime pas les vagins ? Je me doutais bien que vous n'étiez pas frères... »
« Non... et non... Mais... je t'assure que moi, j'aime les gonzesses ! Surtout si elles ont d'énormes seins comme les tiens ! Sauf que dernièrement, c'est... compliqué... et j'ignore pourquoi... »
Il semblait si abattu que, prise de remords, la fille vint se planter entre ses jambes. Attendrie, elle posa les mains sur ses genoux, se baissant même pour le dévisager avec compassion et sincérité.
« Hey, ce n'est pas grave... Ca va bien finir par s'arranger et tu sais quoi ? Quand ton gros braquemart sera disposé à refonctionner, tu n'auras qu'à m'appeler, d'accord ? Je veux être la première à l'essayer. »
« C'est... c'est vrai ? » S'étonna le brun, redressant la tête pour la fixer. Ses yeux de cocker larmoyant pétillaient à nouveau d'espoir.
« Bien-sûr ! Ca arrive à tout le monde d'avoir des pannes ! A ton avis pourquoi certains acteurs porno sont obligés de se shooter au viagra ? Allez, ne t'en fais pas, je ne suis pas vexée, j'ai bien senti que je te faisais de l'effet... Fais voir ton bras. »
Aomine s'exécuta sans poser de question et la fille retroussa bien la manche du T-shirt que Kagami avait prêté à son rival. Ensuite, elle dégaina son rouge à lèvres mate, avant d'inscrire au raisin son numéro de téléphone à même la peau chocolatée.
« Je m'appelle Hitomi, au fait. On se voit bientôt, ok ? J'ai hâte que ton petit problème soit réglé ! » Conclut-elle par un clin d'oeil, en sortant dignement de la minuscule cabine.
« Daiki... ! » Eut-il à peine le temps de lancer pour se présenter, sans être certain qu'Hitomi l'ait entendu avant de disparaître.
Il resta planté là quelques secondes, clignant des yeux. C'était... surréaliste. Il n'arrivait pas à croire ce qui venait de se passer et surtout... la façon dont cette mésaventure s'était achevée ! Au final, c'était peut-être pour le mieux ! Un mal pour un bien, en quelque sorte, parce que même s'il était parvenu à assurer ce soir, il n'aurait sûrement pas obtenu les coordonnées téléphoniques de cette déesse de la luxure ! Or à présent, il pourrait l'inviter à sa guise à venir se rouler dans le stupre avec lui, dès que l'envie l'en prendrait !
La soirée avait plutôt mal démarré, mais tout rentrait dans l'ordre, finalement !
Le brun leva les yeux au ciel, remerciant tous les dieux qu'il connaissait. Il était vraiment comblé, ravi comme Murasakibara devant la vitrine d'un magasin de confiseries. Séchant ses larmes de crocodile, il rangea le matos et réajusta ses vêtements dans la foulée avant d'aller rejoindre ses camarades. Il espérait juste qu'une guerre nucléaire ne s'était pas déclenchée en son absence...
Lorsqu'il localisa (facilement) Momoi et Kagami, quelque chose lui sauta immédiatement aux yeux : (ou plutôt, aux oreilles) ses deux amis riaient un peu trop pour que cela soit tout à fait honnête. Alors soit on venait de leur raconter la blague du siècle (ce dont il doutait fortement, tant la musique assommante empêchait toute communication verbale), soit ils avaient consommé un truc pas net... et par truc pas clair, il entendait naturellement drogue ou alcool.
Le rouge et la rose dansaient comme des possédés sur un des podiums, s'affichant carrément et se donnant bien en spectacle sous les yeux ébahis de la panthère, qui tentaient tant bien que mal de faire face à ce viol visuel. Kagami, en particulier, torse nu et chemise d'Aomine nouée autour de la taille, s'en donnait à cœur joie.
Et vu le groupe de fans amassé au pied du podium (grâce auquel il était parvenu à retrouver ses deux acolytes), Aomine se demanda un moment s'il n'était pas en train d'assister à une représentation de strip-tease. D'ailleurs, il s'attendait à voir des liasses de billets voler en direction du tigre à tout moment, à moins que quelques téméraires ne s'aventurent à fourrer directement la monnaie dans son pantalon...
S'écrasant une main sur le visage pour la énième fois de la soirée (il avait perdu le compte avec ces deux idiots!), Aomine se saisit un peu vivement du poignet de la rose et il la tira de son perchoir. Il en fallu de peu pour que Momoi Satsuki se pète une cheville, mais après tout, c'était de SA faute, personne ne lui avait demandé de mettre des échasses en lieu et place de chaussures normales ! Réceptionnant bien le colis, il entama son interrogatoire, d'un ton agacé. Il en avait assez d'être le seul ADULTE RESPONSABLE ici ! Nan mais sérieusement ! Qui l'aurait cru ?
« Oi Satsuki ! J'peux savoir ce que vous foutez ? »
« Oh Dai-chan tu es revenu ! On ne faisait rien de mal moi et Kagamin, on dansait simplement ! »
Malgré les déclarations sur l'honneur de Momoi, Aomine ne loupa rien du verre à moitié rempli qu'elle tenait dans sa main droite.
« Et c'est quoi ça ? » Demanda t-il en pointant du doigt le gobelet incriminé.
« Juste un peu de champagne ! »
Du... champagne. Et un peu chez Momoi = « un seau entier ».
Bah voyons.
Manquait plus que ça !
« Mais... mais t'es trempée ! Et tu colles de partout ! »
« Hmm... ! C'est parce que j'ai pris une douche de champagne ahaha ! »
OH PUTAIN...
Dire qu'il s'était juré de casser la gueule du premier clampin qui oserait renverser son verre sur la robe de Momoi. Là, il allait carrément être forcé de le pendre haut et court !
« Ok... je vais essayer de garder mon calme... Mais laisse-moi deviner, Kagami aussi a eu droit à son éjaculation faciale de champagne, je parie ? »
« Un garçon est monté sur le bar et il a commencé à arroser tout le monde ! »
« Et comme par hasard, vous vous trouviez en dessous, c'est ça ? »
« Non, mais comme c'était du champagne, je me suis dit que ce serait bien qu'on puisse en boire gratuitement ! C'est pas tous les jours qu'on peut y goûter ! » Argumenta la jeune fille.
« Naturellement. Et à aucun moment Kagami n'a pensé à te dire que toutes les consommations étaient gratos, je suppose ? Non parce que si tu voulais juste gratter un verre de champ' à l'oeil, t'étais pas obligée de te mettre SOUS la bouteille et de te prendre une golden shower ! »
Et je vous laisse le soin de regarder sur Internet ce qu'est une « golden shower » toutes seules, comme des grandes, parce que, de toute façon, ce ne sera pas la dernière allusion sexuelle que comportera cette fic !
Soulé par cette accumulation de conneries grosses comme une maison, il chopa la cheville de Kagami pour le déséquilibrer. Le rouge était effectivement bien beurré, encore plus que Momoi, ce qui n'était pas étonnant...
Parce que même s'il tenait bien l'alcool par rapport à la rose, il ne fallait pas oublier que Kagami avait commencé à picoler beaucoup plus tôt qu'elle aussi !
Et pour preuve, l'américain s'était lancé dans une interprétation toute personnelle du refrain de « Crazy in Love », à faire pâlir Beyonce (ironiquement, il aurait été drôle d'entendre le tigre chanter « I kissed au girl ». Même si Aomine n'y aurait pas cru !). Et à cette heure plus qu'avancée de la nuit, les oreilles d'Aomine n'avaient vraiment pas besoin de cela.
Non mais sans déconner, il y a encore quinze minutes, le rouge était à l'article de la mort, en train de vomir ses tripes, mais voici qu'à présent il se trémoussait de manière obscène ! C'était à n'y rien comprendre ! En quel matériau de l'espace pouvait bien être fait son foie ?
Et malheureusement pour Aomine, ses ennuis n'étaient pas terminés. Après les attouchements fessiers, le vomi et la panne d'érection, le tigre avait pris la décision de lui tomber lourdement dessus. Aomine le rattrapa de justesse, manquant de se ramasser par terre, sous le poids mort de cette viande saoûle ! C'est qu'il était loin d'être aussi léger qu'une plume l'animal ! Et maintenant, le brun se retrouvait avec deux imbéciles un peu trop « joyeux » à devoir surveiller ! Et ce n'était PAS comme ça que cette fête était censée se dérouler !
« Hihi Aomine t'es reviendu ! » Clama le rouge, avec son innocence caractéristique.
« Ouais baka ! Et j'vais plus te lâcher d'une semelle ! Comment ça se fait qu'à chaque fois que j'ai le dos tourné, t'en profites pour faire des conneries ? » Le railla un peu le brun en le soutenant par la taille.
Devant le manque flagrant de répartie de Kagami, un frisson d'effroi remonta le long de son échine.
« Putain... jure-moi que tu vas pas encore vomir, je t'en supplie ! Parce que j'ai plus aucun vêtement de rechange là ! » Paniqua Aomine.
« Naaaan je vais bien, t'en fais pas ! »
Et comme si cela pouvait rassurer Aomine, Kagami enfouit son visage dans le cou du brun et il le gratifia d'un léger coup de langue taquin, non sans se blottir davantage contre le corps de son rival...
… qui eut une certaine réaction au sud, suite à cette encombrante proximité...
Ah ben oui, c'est ça Daiki Junior, t'as raison, réveille-toi maintenant ! Un mec qui pue la transpi, la gerbe et la vinasse, c'est tellement mieux qu'une nana qui sent la rose, tout le monde le sait !
« T'as vraiment des goûts de chiottes Junior, laisse-moi te le dire... »
Mais bon, à cette heure-ci, il ne cherchait plus à comprendre ! Serrant fermement Kagami pour éviter qu'il ne se fasse la malle une nouvelle fois et en profite pour retourner se jeter dans son harem de tarlouzes, Aomine fronça des sourcils.
« Satsuki, amène-toi ! On lève le camp ! » Haussa t-il le ton.
« Oui, oui, d'accord, pas la peine de t'énerver ! Tu sais, ça fait déjà un quart d'heure que moi et Kagamin on a envie de partir ! On en avait marre de t'attendre, c'est de ta faute tout ça ! Tu aurais du prendre tes précautions et aller aux toilettes avant ! Pourquoi faut-il toujours que tu fasses les choses à la dernière minute ? C'est pénible à la fin ! » Se rebiffa faussement la manager.
« C'est ça ! Et bientôt, elle va me dire que c'est MOI aussi qui les ai forcés à picoler comme des bois sans soif ! C'est pas comme si je leur avais mis un verre dans la main ! »
Enfin, ce n'était pas totalement vrai... Il avait peut-être légèèèèèèèèèèrement aidé Kagami à se lancer, mais en aucun cas il ne l'avait forcé à continuer !
Kagami avait un peu de mal à marcher et du coup, Aomine se sentait quand même un tout petit peu coupable/responsable (mais pas trop non plus, hein !) de son état de loque humaine. La rose menait donc l'expédition et elle les guida à bon port, faisant un rapide détour par les vestiaires pour récupérer son sac à main.
Une fois son bien entre les mains, elle s'empressa de fouiller l'incarnation bon marché de la quatrième dimension. (Toutes les filles qui me lisent se reconnaîtront dans cette affirmation : les sacs à main sont magiques, on n'y retrouve jamais ce que l'on cherche et parfois, des trucs que l'on pensait perdus depuis des mois y font leur mystérieuse réapparition !) Et contre toute attente, elle n'en ressortit pas son nécessaire à maquillage, mais bel et bien son téléphone portable qu'elle se hâta de consulter.
« Hmm... quelle heure est-il ? Oh ! 2h27 du matin ! Parfait, mes statistiques étaient justes ! »
Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle fichait encore ? Ce n'était pas le moment de regarder l'heure ! Aomine soupira, roulant des yeux. Décidément, il ne comprendrait jamais rien aux bonnes femmes, ni à leur sens tout relatif des priorités !
« Oi Satsuki, dépêche-toi ! Tu regarderas ton portable dehors ! On a une urgence là ! » S'insurgea t-il.
Il fallait sortir le tigre d'ici au plus vite pour qu'il puisse respirer l'air frais de l'extérieur, tant Aomine le sentait prêt à lui claquer entre les doigts.
Et en parlant du loup...
« Dis Aomine... est-ce que vous autres les Miracles vous vous comportez de la même façon au pieu et sur le terrain ? » Interrogea Kagami, ivre mort.
« QUOI !? » Eructa le principal concerné, décontenancé par cette question soudaine.
D'où ça sortait ça ? C'était quoi cette question à la noix (de coco) ?
« Ben ouais... » Exposa fièrement le curieux. « Genre... Akashi est absolu au lit, Midorima tire de loin, Murasakibara a un énorme appétit, Kuroko est invisible, alors on ne le sent pas, Kise est doué pour copier, donc le Kamasutra ne doit avoir aucun secret pour lui et toi bah... t'es l'plus rapide ! Ahaha ! »
Aomine se mordit la langue, manquant de s'étouffer sous l'effet de la rage...
COMMENT CA, IL ETAIT LE PLUS RAPIDE ? Qu'il le traite d'éjaculateur précoce aussi tant qu'il y était, non mais ! Non mais c'était du n'importe quoi cette théorie de mec bourré !
...
Tout compte fait, c'était peut-être lui qui allait claquer et non pas Kagami, à force d'entendre des idioties pareilles...
« Pour être le plus rapide, encore faudrait-il que j'arrive à tirer... » Pensa mélancoliquement la panthère de Toho.
« Bordel de merde... mais t'es vraiment pété en fait ! »
« Hé ! J'suis pas pété, je suis désorienté, nuance ! » Objecta le tigre. (copyright ma cousine, c'est sa phrase préférée quant elle a un coup dans le pif !)
Mais bien-sûr... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu !
« C'est ça, j'te crois ! Et pour info, sache que si je joue au basket de la même manière que je fais l'amour, alors dans ce cas, ça veut seulement dire que j'arrive à mettre des mains au panier dans n'importe position, tu piges ou faut que j'te fasse un dessin ?! »
Oui, ça, c'était bien mieux que l'hypothèse débile avancée par Kagami !
Ce qui nous amenait donc de fil en aiguille à une autre question d'importance capitale.
« Et donc ça veut dire quoi, te concernant Bakagami ? »
« Moi ? A ton avis ? Ca signifie je suis celui qui saute le plus, pardi ! » Se vanta modestement le fauve de Seirin.
…
What... ?
Seriously... ?
Pitié Seigneur, venez-lui en aide !
Le pire, c'est que Kagamoche disait ça en mode "normal", comme si ça coulait de source et que c'était d'une logique implacable !
« Ok... la prochaine fois, au lieu de demander, rappelle-moi de bien fermer la gueule surtout... »
La petite troupe leva rapidement le camp. Plus la peine de s'attarder ici et ce, pour plusieurs raison, mais la principale étant la santé mentale déclinante du scorer de la Génération des Miracles...
Il faisait plutôt bon dehors ce soir-là, heureusement. On sentait que l'été commençait à s'installer, entraînant dans son sillage des températures caniculaires, même la nuit. Tant mieux, Aomine préférait largement la chaleur étouffante, aux morsures du froid. Quitte à choisir, il supporterait sans doute plus facilement d'être plongé dans une cuve de magma en fusion, plutôt que dans les eau glacées de l'Antarctique.
C'était ainsi que son esprit dérangé envisageait les choses...
Bref !
Comme Kagami semblait aller mieux, il alla s'asseoir sur une dalle de béton (une « bite », ça s'appelle, voilà qui était fort à propos !) et Aomine se rendit à son chevet pour s'assurer qu'il ne fasse pas un coma éthylique.
Le plus gros de la soirée était passé, du moins, c'était ce que pensait Aomine. Et comme chacun le sait, penser n'était pas son fort. Car en réalité, ils étaient très loin d'être sortis de l'auberge. Restait d'abord à trouver comment rentrer maintenant et sans train, ce qui s'annonçait compliqué et long surtout. Pas pour Kagami qui habitait à seulement quelques pâtés de maisons d'ici, mais Momoi et le brun vivaient loin du centre ville (trop cher pour leurs modestes familles).
Cependant avant de rentrer au bercail, il allait falloir se coltiner une autre source d'emmerdes potentielle...
Car de toute évidence, ils avaient été suivis... ou plutôt, repérés...
Un gang de quatre ou cinq voyous sortit de l'ombre. Au début, ils s'approchèrent lentement de leurs proies pour ne pas éveiller leurs soupçons, mais l'un d'eux profita de l'éloignement et du manque de vigilance d'Aomine (trop occupé à dorloter son tigrou malade) pour venir coincer Momoi contre le mur d'une bâtisse.
« Tiens, tiens, tiens... regardez ce que nous avons là les gars ! En voilà une belle poulette ! Tu t'es perdue beauté ? On pourrait peut-être te raccompagner chez toi... tu sais, les rues sont loin d'être sûres à cette heure-ci... » Fit le chef, bientôt rejoint par ses amis loubards.
Ils portaient des vestes en cuir cloutées et c'était ridicule de constater à quel point ils ressemblaient à des punks tous droits sortis d'un mauvais épisode de Ken le Survivant avec cet attirail grotesque sur le dos !
Quoiqu'il en soit, ils avaient quand même l'air louches et dangereux, malgré leur accoutrement clownesque...
« Ca ira, mais non merci... mes amis sont avec moi et... »
Elle n'eut même pas le temps de terminer sa phrase que le chef posa sa grosse paluche malpropre sur son ravissant décolleté.
Il n'en fallut pas plus à Momoi pour se mettre à hurler à plein poumons (et elle avait du coffre vus les obus dont Mère Nature l'avait dotée !). Se sentant pousser des ailes, la belle gifla sèchement l'incongru malpoli qui avait osé la toucher ! Comme vous vous en doutez, cette réaction ne fut pas du goût du garçon qui empoigna la jolie Satsuki pour la maîtriser et bien qu'elle se débattit, cette dernière ne fit clairement pas le poids.
C'est alors que...
« Hé connard, lâche-la tout de suite. » Somma une voix grave et masculine dans le dos de l'agresseur.
« T'as entendu ce qu'on t'a dit ? Cesse d'emmerder la demoiselle et ne nous force pas à répéter. » Termina une seconde voix moins profonde, près de l'autre.
Le gars se retourna et avec son groupe, il fit face à deux mecs, sans doute les amis de la rose. L'un d'eux était brun avec des yeux d'un bleu nuit électrique. Il n'avait pas l'air commode. Quant à son pote torse nu, il avait le regard d'une vraie bête. C'était particulièrement accentué par ses sourcils sauvagement indisciplinés.
« Dai-chan ! Kagamin ! » Cria Momoi, inquiète.
Parce que sans attendre, voici que les cinq racailles avaient dégainés couteaux, crans d'arrêt, cutters et autres joyeusetés. Manquait plus que les grosses chaînes et on était bon pour la soirée SM du siècle.
Pas impressionnés pour un sous, Kagami répondit en faisant craquer ses poings (Sanosuke's style, les vrais savent !) et Aomine fit de même avec sa nuque, la massant en gardant son perpétuel air blasé.
« Bon bah... on va devoir se battre, on dirait. »
« Je prends la rangée de gauche et toi celle de droite, ok ? Le premier qui a fini vient aider l'autre. » Proposa calmement le tigre.
« Ca marche. J'espère pour toi que tu vas assurer. Pas le moment de gerber, ni de chier dans ton froc ! »
« T'inquiète. Je sais. Les mecs comme ça, j'en ai l'habitude. Y en a pas mal dans leur genre qui squattent les terrains de street bas'. J'en ai corrigés quelques uns à L.A. »
[AFIN DE POUVOIR APPRECIER PLEINEMENT LA SEQUENCE QUI VA SUIVRE, VOTRE AUTEURE VOUS INVITE A BIEN VOUS CALER DANS VOTRE FAUTEUIL, EN ECOUTANT DE PREFERENCE LA MUSIQUE DU STAGE 1 DU JEU "STREETS OF RAGE" !]
READY ?
GO !
… ouais nan, peut-être pas, faut pas exagérer non plus. Pas que je crois Aomine et Kagami incapables d'effectuer coups de pieds sautés et German Supplex sur les gredins, mais cette histoire se veut aussi réaliste (AUCUNE CREDIBILITE) que possible !
Distribuant mandales et coups de tatanes pour essayer de désarmer leurs opposants, Kagami et Aomine se débrouillaient relativement bien. Pour le moment, ils parvenaient à esquiver les lames aiguisées qui volaient en leurs directions, ce qui n'était pas étonnant vu les réflexes de ninja de la panthère, mais l'était déjà beaucoup plus venant du tigre. A moins que l'état d'ébriété prononcé de Kagami ne lui ait permis d'acquérir l'ancestrale technique de combat de rues dite du « drunken man » !
Manque de bol, la supériorité numérique de l'équipe B commençait à se faire sentir et elle joua pleinement en défaveur des deux fauves lorsque le chef, excédé de voir que ses sbires se faisaient tenir en respect par deux lycéens dépourvus d'armes, attrapa Momoi à la gorge.
Voilà qui devrait calmer Aomine et Kagami...
Ou les énerver encore plus...
« A votre place, j'arrêterai les conneries si vous ne voulez pas que votre copine soit blessée. Ce serait dommage d'abîmer un si joli visage. »
Raisonnables, car craignant pour la sécurité de leur amie, Aomine et Kagami baissèrent instantanément leur garde, rentrant les griffes. Ils étaient prêts à se rendre... La santé de Momoi était plus importante, seule sa sécurité comptait avant tout.
Mais brusquement, une canette rouge et blanche (de la célèbre marque de soda américaine que je ne citerai pas ici) s'écrasa violemment contre la joue du caïd qui tenait Momoi en otage. Momentanément sonné, ce dernier desserra son étreinte et il n'en fallu pas davantage à Aomine pour intervenir à la vitesse de l'éclair, tel une panthère déchaînée dotée de super réflexes. Comme quoi, sortie du domaine sexuel, sa grande rapidité était un atout indéniable. Extirpant Momoi des griffes de l'agresseur, il la ramena vers lui et Kagami.
Le tigre n'avait d'ailleurs pas bougé d'un poil, affichant un sourire admiratif et béat.
Et nul besoin de sortir de Todai pour comprendre ce qui venait de transformer le féroce rouge en fangirl rougissante...
Non loin d'eux, se tenait une silhouette aisément identifiable...
L'auteur du TIR de canette salvateur, qui avait permis à Aomine de gagner du temps pour récupérer Momoi...
J'ai nommé...
BATMAN ! (Bah quoi ? Avec ses fringues sombres, on pouvait facilement s'y méprendre)
Heu nan !
… KOJIRO HYUGA ! * insérez musique de super héros *
En tous cas, il tombait à pique celui-ci ! Aomine ne pouvait que le reconnaître, même si cela lui coûtait intérieurement. Sans son intervention héroïque, Momoi aurait pu être blessée et rien que pour cette raison, la panthère se sentait redevable du tigre noir.
« Besoin d'aide ? » Demanda t-il comme si cette évidence ne sautait pas aux yeux.
« Attention ! » Cria Kagami.
Un des gars s'était effectivement approché de son futur ex probable petit-ami, brandissant un couteau de la chasse de la taille d'une main (une machette, en d'autres termes). Mais genre d'une grande main de basketteur. Genre celle de Murasakibara, par exemple.
Trop content de pouvoir lui rendre la pareille, Aomine paya sa dette sous la forme d'un coup de poing bien placé dans les côtes du type, qui hurla de douleur en sentant ses os craquer.
Kagami garda Momoi bien cachée derrière lui, la protégeant pendant que les deux fauves à la robe brune faisaient le ménage autour d'eux. Et entre les punchs ravageurs d'Aomine et le jeu de jambes du footballeur (comme quoi, c'est utile de fréquenter un goal qui pratique le karaté !), cette équipe de minables raclures ne fut bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Les pauvre gars prirent leurs clics et surtout, leurs claques dans la tronche, avant de détaler sans demander leur reste.
Aomine se précipita sans attendre vers son amie d'enfance, priant mentalement pour qu'elle n'ait rien. Parce que si un de ces mecs avait touché à un seul de ses cheveux couleur barbe à papa, jamais il ne se le pardonnerait.
« Satsuki, ça va ? » Fit-il en s'agenouillant face à elle, pour mieux l'examiner.
Elle était encore un peu choquée, quoi de plus normal, mais globalement, ça allait.
Ouf, quel soulagement !
De son côté, Kagami faisait des mamours à leur sauveur improvisé. Les deux fauves se trouvaient nez contre nez, ronronnant de tendresse. Aomine avait envie de vomir tout à coup et ça n'avait rien à voir avec l'alcool... Ca le mettait hors de lui, ça le dégoûtait de voir l'autre footeux débarquer comme si de rien n'était et se taper toute la gloire ! Il aurait du le laisser se faire planter tout à l'heure, tiens ! Non, non... quand même pas, mais...ce n'était pas juste ! Lui, avait veillé sur Kagami toute la soirée (bon à part durant le court laps de temps pendant lequel il s'était retrouvé bloqué aux toilettes dans une fâcheuse posture !), ça devrait compter aussi, bordel !
« Ils sont si mignons, tu ne trouves pas ? »
Heu... sérieusement Momoi ?
Comment lui dire que non, ce n'était définitivement pas sa tasse de thé ?
« Ils me filent la gerbe, ouais... »
Ah bah oui, tiens. Comme ça, ça marchait aussi !
« Dai-chan ! » Le gronda son amie, signe que tout était redevenu normal.
« Dis donc Satsuki, tu ne trouves pas ça bizarre que Monsieur Baltringue ait été dans le coin, juste quant on avait besoin de lui ? »
« Heu... c'est sûrement une coïncidence ! » Tenta t-elle de noyer le poisson.
Sans grand succès.
Aomine n'était pas dupe.
« Dis donc... qu'est-ce que t'as encore fait ? »
« Moi ? Mais rien ! Je le jure ! » Rougit Momoi.
« Et tu t'imagines que j'vais te croire, peut-être ? »
« Beeeennn il se peut que je lui ai ACCIDENTELLEMENT envoyé un message en début de soirée pour lui dire où on allait passer la nuit et vers quelle heure on comptait rentrer...? »
« Ah putain, je le savais ! »
« Dai-chan ! Langage ! »
« Mais pourquoi t'as fait ça ? » Soupira t-il, blasé.
Et déçu.
Surtout déçu.
Enfin, ce n'était pas totalement de la faute de Momoi. Il savait que ce n'était pas intentionnel, mais elle venait de foutre en l'air toutes ses chances avec...
Non. Rien du tout. Ne pas penser à ça...
C'était stupide...
De son côté, Hyuga enleva sa veste de jogging et aida Kagami à l'enfiler pour couvrir son torse, toujours aussi nu. A croire que ce sale ricain était un putain d'exhib'... ce qui n'étonnerait qu'à moitié Aomine, à bien y réfléchir. Néanmoins, une fois habillé, Kagami rendit sa chemise à Aomine.
« Tu peux garder mon maillot, tu me le rendras plus tard. »
Sage décision parce que, de toute façon, Aomine ne pouvait décemment pas se balader torse poil dans les transports en commun. Ni lui rendre son T-shirt dans cet état lamentable de crasse. Bien entendu, il demanderait (ou plutôt supplierait) sa mère de le laver avant de le redonner à son propriétaire.
« Hyuga a gentiment proposé de me raccompagner chez moi. Je vous aurai bien invités à dormir à l'appartement, mais mon père est là et j'ai plus de place. En plus, je ne voudrai pas que vos parents s'inquiètent. »
Très juste.
Aomine zyeuta sa montre et il en arriva à la même conclusion, ne relevant même pas le fait que l'as du Japon allait reconduire le tigre américain jusqu'à sa tanière... (et sans doute en profiter comme il se devait. Quoique... pas nécessairement puisque Tigre Senior ne permettrait peut-être pas une telle chose sous son toit...) Il serait dommage de se faire intercepter par sa mère en rentrant trop tard !
« Ouais, t'as raison... il se fait tard. Moi et Satsuki on va essayer de choper le dernier bus de nuit. »
« Demain après-midi, si j'arrive à me lever, je vais faire un street basket avec Kuroko et Kise... ça te dit de venir après l'entraînement ? »
« Ok, ouais. Je passerai. » Assura la panthère, pas sûre non plus de parvenir à quitter son lit.
« Génial ! A demain alors. Rentrez bien. »
« Soyez prudents. » Conseilla même Hyuga, histoire d'enfoncer le clou.
Les deux paires (couples ?) se séparèrent donc, prenant des chemins opposés... Aomine était étonnamment silencieux et calme, ne faisant pas vraiment attention à ce que lui racontait cette pipelette de Momoi. Bon, il capta quand même qu'elle était plutôt ravie de son coup et il y avait de quoi. Elle semblait être parvenue à rabibocher les deux tigres... Et imbibé comme il l'était, Kagami ne serait pas farouche ce soir, si d'aventure, Kojiro décidait de tenter quelque chose...
Argh non !
Aomine ne devait pas penser à ça ! Ca ne le regardait pas (argument en carton), mais surtout, il ne VOULAIT PAS savoir ce qui allait se passer entre ses deux rivaux ! Bon ok, en vrai, il en crevait d'envie, mais il n'était pas certain d'apprécier la réponse...
Purée... là, c'était vraiment mort pour lui, non ? Hyuga venait de prendre une avance conséquente sur lui... Il ferait vraiment mieux d'abandonner et de passer à autre chose...
Dire qu'il avait presque embrassé Kagami...
Tout ça pour ça... quelle poisse !
Se traînant péniblement jusqu'à l'arrêt de bus, les deux potes du jardin d'enfant attendirent ensemble...
Pourvu qu'Aomine arrive avant sa mère au moins... C'était tout ce qu'il demandait.
Relevant le bras pour regarder une dernière fois sa montre, il remarqua à nouveau le numéro de téléphone d'Hitomi qui trônait toujours fièrement sur son biceps, tel une valeureuse médaille de guerre...
Un léger sourire prit alors place sur son visage.
Au bout du compte, la soirée n'avait pas été si mauvaise...
Il avait même eu droit à un lot de consolation de premier choix...
Se hissant tant bien que mal jusqu'au palier de sa porte, Aomine se surpris à maudit l'ascenseur d'être encore en panne. Momoi, quant à elle, avait opté pour continuer sa grimpette pieds nus. Ses chaussures à talons la faisaient bien trop souffrir pour qu'elle les tolère ne serait-ce qu'une minute de plus !
Alors qu'il cherchait désespérément (et pas très efficacement) le trou de la serrure, quelqu'un se cogna à lui...
Aomine se figea, de la sueur perlant sur son front malgré la fatigue...
Il craignait le pire. Comme si, par le simple fait de se retourner, il risquait de se retrouver nez-à-nez avec un fantôme ! (sa hantise, dans tous les sens du terme et sans mauvais jeu de mots!)
« Daiki, c'est toi mon poussin ? Qu'est-ce que... »
Mais le spectre en question ne termina pas sa phrase. Car il n'était autre que l'impétueuse Natsuki Aomine...
… fraîchement (plus si fraîche, d'ailleurs) débarquée de son dîner, qui, au vu de l'heure matinale, s'était éternisé en un autre lieu plus noctambule.
Les deux membres de la famille Aomine se jaugèrent silencieusement de la tête aux pieds, comme pour déterminer lequel avait fait le plus de folies de son corps...
Peu certaine de pouvoir gagner à ce petit jeu, (sans doute à cause de sa mine brouillée par la nicotine et l'alcool) Natsuki céda la première.
« Ok, jeune homme. Voici le marché : je ne dis rien, si tu ne dis rien non plus. »
« Vendu. » Abdiqua Aomine, sautant sur cette occasion trop belle pour qu'il la laisse filer.
C'était bien la première fois qu'il allait pouvoir s'en tirer ainsi... et cela ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose. Au vu du manque de combativité et de la démarche plus que douteuse de sa chère mère, le fils en conclut que sa mamounette adorée avait également eu droit à sa somme de déboires... Quant à savoir si cette somme était plus importante que la sienne, disons que Daiki lui laissait le bénéfice du doute...
Ne souhaitant pas la harceler de questions (pour l'instant, il était trop fatigué pour se lancer dans un interrogatoire en bonne et due forme), Aomine entra donc à sa suite.
Mieux valait garder le silence. (leçon n°1 apprise de sa fliquette de mère !)
D'un côté, comme de l'autre.
Parce que devoir faire la leçon à sa propre génitrice...
… n'était pas un traumatisme qu'Aomine se sentait capable de surmonter.
Même aujourd'hui.
SURTOUT aujourd'hui...
Et voilàààà la torture s'achève ENFIN !
Qu'est-ce que j'ai souffert pour pondre ce machin, je vous assure ! XD
Alors vous avez le droit de me flageller et de me dire que vous n'avez pas aimé !
Surtout, exprimez-vous !
De même, si par chance (ou par indulgence), vous avez apprécié cette modeste contribution à l'histoire, n'hésitez pas à me le signaler !
En tous cas, Paphilionne tu as eu ta réponse XD !
Bref, les filles, vous étiez toutes très proches de la vérité ! Effectivement, Aomine n'a pas assuré sexuellement parlant (ce n'était pas trop dur à deviner), mais la surprise, c'est qu'il va avoir l'occasion de se rattraper avec Hitomi, apparemment... Alors attendez-vous à réentendre parler de la demoiselle dans un avenir (plus ou moins) proche !
Je vous aime et vous bisouille en vous souhaitant une bonne semaine !
Sur ce, je vais me coucher en essayant d'oublier ce désastre !
A bientôt pour la suite (qui sera meilleure, je l'espère !) de cette histoire !
