Et voila la suite de Play!

Bonne nouvelle: Ca y est j'ai trouvé la fin ! Donc les deux derniers chapitres vont bientôt arriver.

Les perso ne sont pas à moi... etc. Bonne lecture à tous !


Chapitre 7 : Premier amour

Je ne sais pas pourquoi mais d'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu cette couleur de cheveux. Mon père disait que c'était un blond très clair que je tenais de la famille de ma mère, comme si elle savait qu'elle ne me verrait pas grandir et me donnait ainsi un souvenir en compensation. C'est la raison pour laquelle je n'ai jamais souhaité faire une teinture, je ne voulais pas faire disparaitre le peu que je connaissais d'elle.

Même si j'ai eu le droit à de nombreuses brimades, il y avait tout de même des personnes que j'affectionnais particulièrement et qui réciproquement me traitait comme leurs égaux. Johnny et Loufa que j'ai rencontré en classe de cinquième, Tykki le voisin qui habitait à cette époque juste en face de chez moi. Marie étant le fils d'une amie à ma mère nous nous connaissions depuis l'enfance, et puis il y avait Wisely.

C'est drôle… Je ne me souviens même pas de notre première rencontre. Je ne me rappelle plus ni comment ni depuis quand on se voyait ainsi, à croire qu'il a toujours été là.

« Alleeeeeeeen »

Je relevais la tête, sortant de mes pensées par la voix de Wisely qui était debout en face de moi. Je levais les yeux vers lui, il souriait de toutes ses dents visiblement satisfait de quelque chose. Et ce quelque chose je le vis tout de suite, c'est donc les yeux écarquillés que je disais dans un souffle :

« Wisely, tes cheveux !
- Ah tu as remarqué ? Demanda-t-il visiblement satisfait de la surprise.
- Evidemment ! Tes beaux cheveux roux!
- Et bien j'avais envie de changer de couleur…
- Oui mais tu aurais pu faire ça marron, brun, noir mais ça c'est… ! Commença Allen
- Ca me plait. Coupa Wisely d'un doux sourire.
- On ne va pas arrêté de se moquer de toi, comme moi !
- Je m'en moque, je les voulais ainsi. »

Blanc… Un blanc presque aussi claire que le mien. Il est vrai que Wisely avait toujours été le genre de garçon à faire tout le contraire de ce que les autres présentaient, il aimait la différence et la cultivait de toutes les manières… Je devais avouer que secrètement j'étais jaloux de lui. Son caractère à ne pas être blessé par les autres, à voir toujours le verre à moitié plein, le sourire toujours aux lèvres et la sagesse pour amie. Je l'enviais et je voulais à tout point lui ressembler.

« On dirait des frères ! Renchérit Wisely satisfait de son acte.
- Je ne trouve pas ça drôle…
- Tu ne me trouves pas beau comme ça ? »

Je le regardais d'un œil qui en disait long sur sa bizarrerie perpétuelle, il se défendit en tirant la langue. Sur le bout un drôle d'objet qui ressemblait fort à un…

« Tu t'es percé la langue aussi ? Hurlais-je
- Ouai, c'est pour ça que je zozote un peu.
- Wisely tu vas mal finir !
- Mais nooooooooooon et puis j'ai promis de me faire percer la langue le jour où je me jetterais à l'eau ! Un homme doit tenir parole ! Ajouta le nouveau blandin fier de lui.
-C'est vrai tu va lui dire aujourd'hui? J'espère qu'elle va dire oui ! M'exclamais-je en lui souhaitant tout le bonheur du monde.
- Tu veux venir avec moi ? Proposa t'il en prenant une teinte un peu rosé.
- Je n'ai pas très envie de tenir la chandelle tu sais…
- S'il te plait, si j'y vais tout seul je vais passer pour un con. Fit Wisely en me suppliant avec ses yeux doux.
- Très bien… » Bougonnais-je en m'imaginant encore plein de malaise à regarder les couples s'embrasser pendant que moi, j'étais toujours aussi seul.

Wisely avait donné rendez-vous à son « coup de foudre » comme il le disait si bien au palais des glaces qui se trouvait au centre de la ville. Bien que l'idée de jouer les célibataires ne me plaisait guère, j'aurais au moins servi à quelque chose s'il aurait eu besoin d'être ramassé à la petite cuillère… Du coup je tentais de me préparer psychologiquement pour un éventuel râteau à rattraper.

Quand je fus enfin arrivé là-bas, je vis qu'il était déjà en train de m'attendre et me faisait des grands signes de la main. A peine arriver à ses côtés il m'empoigna et m'emmena à l'intérieur directement, j'étais pourtant persuadé d'avoir au moins cinq bonnes minutes d'avances.

« Elle est arrivée ? Demandais-je en le voyant me tirer vers l'avant avec une rapidité déconcertante.
- Oh oui.
- Désolé si je suis en retard…
- Tu ne l'es pas, ne t'inquiète pas. »

C'est donc des questions plein la tête et le souffle court que nous arrivions dans la salle principale, mes yeux allaient et venaient sur tous les miroirs. Tantôt agrandissant, tantôt rapetissant, ici tout le monde semblait singulier et déformé… J'aimais beaucoup cet endroit. Mais alors que je m'esclaffais devant les vitres, Wisely me tira encore le bras et nous embarqua dans un petit couloir. Après quelques virages nous arrivèrent dans un cul de sac, il lâcha finalement ma main.

« Je crois qu'il fallait tourner à droite à mon avis. Dis-je en tentant de reprendre un peu d'air
- Non c'est ici. Affirma Wisely, sûr de lui.
- Et elle est où alors ?
- Regarde à ta droite. »

Je m'exécutais et aperçus un miroir qui me réfléchissait. C'était mon véritable reflet, contrairement aux autres glaces celui-ci ci ne semblait pas avoir de distorsion quelconque, je me voyais tel que j'étais normalement.

« Euh Wisely… Il n'y a que nous deux ici, la seule chose que je vois c'est moi complètement essoufflé.
- Je sais. »

Sur le coup je n'avais pas compris où il voulait en venir, enfin jusqu'au moment où il mit ses mains dans ses poches et baissa les yeux vers le sol en prenant un air gêné.

« T'es pédé ? Sortais-je tout naturellement.
- Euh… Si tu pouvais éviter « pédé, pédale et tapette » ça m'arrangerait s'il te plait. Je préfère le terme gay c'est plus… Sympathique, plus joyeux… Plus gaie tu vois ? »

Je l'observais abasourdi, les yeux aussi grands que des soucoupes qui auraient atteit sur la planète des révélations. Seulement je ne venais simplement d'apprendre que Wisely était « gay » et pas seulement intéressé par des hommes… Surtout captivé sur moi.

« Allen ? Tenta t'il doucement
- Ou… Oui ?
- Ca te dérangerait de sortir avec moi ? »

_

« Oi Moyashi.
- Maintenant que la comédie est terminée j'aimerais que tu ne m'appelles plus ainsi. »

Les trois compères étaient de nouveau en cellule, les policiers était partit sur les lieux du crime et avaient donc enfermé les garçons pour éviter une soudaine envie de fuir. Ils c'étaient donc retrouvés ainsi, tous ensembles pour se tenir compagnie.

« Moi j'ai toujours aimé t'appeler ainsi… Susurra le métis au creux de son oreille
- Fais le malin, tu ne viendras pas pleurer quand ce sera ceinture. »

Alors que le petit couple semblait s'entendre à merveille, Lavi lui regardait à l'extérieur de la geôle. Etretat étant une petite ville, tout les policiers étaient partit sur les lieux et n'avait laissé qu'un membre de leur équipe dans leur locaux. Le rouquin ne pouvait le voir d'ici et se sentait donc bien seul face aux deux idiots derrière lui dont il était encore en colère. C'est surement pour cette raison qu'il entendit le drôle de bruit à audible qui retentissait à sa gauche, c'était une sorte de musique qui rappelait quelque chose… Une comptine d'enfant dont il n'arrivait pas à se souvenir du nom ni des paroles.

« C'est pas beau de s'amuser pendant les heures de travail, siffla Lavi bougon.
- Eh ? Tu as dis quelques chose Lavi ? Demanda Allen
- L'autre censé nous surveiller, il écoute de la musique. »

Allen repoussa les mains baladeuses de Yu qui tentaient lui aussi de se divertir et arriva près du guitariste. Il tendit l'oreille quelques instants pour essayer d'entendre la chanson .

« Si ce n'est pas malheureux, un musicien qui a une colle en chanson. Rajouta Lavi qui pensait que ce n'était décidemment pas son jour.
- Il n'y a pas besoin d'être cultivé pour jouer de la musique… Fit un métis plein de sarcasme
- C'est vrai, suffit de voir les notes que tu avais en math pour voir que même les cancres peuvent réussir »

Yu l'observa un moment les joues rouges avant de claquer sa langue en signe d'énervement. Sur cette conclusion plutôt houleuse qui pour une fois laissa au roux le mérite de gagner une joute contre son ami, il se tourna vers Allen qui paraissait toujours en position d'écoute. Du moins c'est ce qu'il croyait.

« Ca ne va pas Allen ? Demanda t'il
- Cette chanson… Commença le blandin.
- Tu connais le titre ?
- Elle tournait en boucle cette nuit là. »

Peu de temps après la fin de la comptine, elle se remit en route encore et encore.