Il touchait au but quand l'accident s'était produit. Avec cette simple feuille de Sanguinole, il avait atteint son but et réussit. Mais il avait fallu que l'un des navets sentimentaux de Miss Granger reçoive la potion. Il avait à peine effleuré l'une des pages du livre ouvert quand il avait atterri – bien malgré lui – au beau milieu d'un des chapitres de « Tempête ardente ». Atterri au beau milieu d'une pièce luxueuse, au sol de marbre noir et aux murs de pierres. Dans le fond brûlait un feu dans la cheminées la plus monumentale qu'il ait jamais vue, même celles du manoir Malfoy ne pouvaient soutenir la comparaison. Mais ce qui avait accaparé toute son attention était ce qui se trouvait au beau milieu d'un amas de peau de bêtes. Emmitouflée dans la plus pure des hermines se trouvait Miss Granger. Miss Granger dont les cheveux étaient encore plus fous qu'habituellement et dont la peau laiteuse semblait mordorée sous la lumière que procurait les flammes.
- Мисс Grrrangerr ?
Il se rendit compte, en entendant les sons gutturaux qu'il venait d'émettre que ce n'était pas sa langue natale qui était sortie de sa bouche.
- Mon amant… Lui dit-elle. Viens à moi… Parle-moi dans ta langue natale, mon doux Severus…
Quelque chose ne tournait pas rond. Depuis quand Miss Granger lui parlait-elle ainsi ? Sa langue natale ? Rêvait-il ? Certes, il avait développé une certaine attirance pour la jeune femme au cours de leur collaboration. Malgré leurs différences et les disputes qui semblaient légions entre eux, il appréciait son intelligence. C'était elle qui avait eu l'idée d'utiliser certains des ingrédients quand il avait pensé que ces derniers n'avaient rien à faire dans leur concoction. Mais la voir là, lascive et l'appelant son amant, la voir le sommer langoureusement de venir à elle… Il avait pratiquement l'impression de revivre l'un de ses songes les plus récents, rêves qu'il s'évertuait à oublier dès que ses paupières s'ouvraient.
- Severus, je me languis de ta présence… Susurra-t-elle.
Sa raison fut soudain court-circuitée quand elle ôta la fourrure qui la recouvrait et le laissa admirer ses courbes et ses formes dans leur nudité la plus totale. Il eut en face de lui ce que son esprit avait imaginé dans son sommeil et son sang ne suivit plus qu'un seul chemin, qui le mena à accéder à la requête de la brunette.
- Скажи, что яне мечтаю, ведьма. Скажите мневаше видениереальной... Murmura-t-il en s'avançant vers elle.
- Je suis réelle, tout comme l'est mon désir pour toi…
- Я будупоклонятьсясвоему телу, каквы заслуживаете, я пожрет вас, пока вы не кричатьсвое удовольствие.И тогда, то я возьму, и вы бы принять, женщина!
- Viens Severus…
Il suivit alors son instinct le plus primaire et se jeta pratiquement sur elle, dévorant sa bouche, mêlant ses lèvres aux siennes et les goûtant avec passion. Ses mains avaient une volonté propre et suivaient les courbes harmonieuses du corps de la jeune femme, se délectant de la douceur qu'elles rencontraient, des formes voluptueuses et du désirs pointant sur ses globes de chair… La nuit passée avec sa Gryffondor, dans son corps, fut une révélation pour Severus. Il voulait cette femme envers et contre tout et ne se satisferait jamais de la posséder encore et encore, jusqu'à ce que les forces le quittent et ne lui permettent plus de la prendre.
Lorsque le feu de cheminée s'éteignit, il se volatilisa et se retrouva dans son laboratoire, sonné et face à une Hermione Granger qui était loin d'être nue – et satisfaite – lui demandant si la potion était terminée.
- Que ? Comment ?
- Severus ? Vous allez bien ? La potion, vous l'avez testée ? Ça marche?
Tout ce qu'il avait vécu avec elle dans n'était qu'un fantasme ? Une chimère provenant de son livre ? Non... Cela ne se pouvait pas! Il avait goûté sa peau, sa cyprine... Il avait avalé ses gémissement, son orgasme... Si l'Hermione Granger fantasmagorique qu'il avait possédé n'était qu'une pâle copie de la réalité, alors... Alors, comme il l'avait pensé précédemment, il voulait plus. Il la voulait elle, toute entière.
« жестокий шторм » qui est le titre du chapitre est la traduction du titre du livre mentionné « Tempête ardente »
*Miss Granger ?
* Dis moi que je ne rêve pas, sorcière. Dis moi que ta vision est réelle...
* Je vais vénérer ton corps comme tu le mérites, je vais te dévorer jusqu'à ce que tu cries ton plaisir. Et alors, alors je te prendrais et te ferais mienne, femme !
