Et voici mon 1er lemon!!!!!! Mon Dieu que j'ai le trac!!!!!! D'autant qu'en lisant entre les lignes de mes dernières reviews j'ai cru comprendre que la barre est haute avec le dernier chapitre^^.

Les reviews sont toujours aussi essentielles, elles me donnent l'envie et le plaisir de continuer, et je serais siiiiiiiii heureuse de me retrouver avec un 3ème reviewer!!!!! Même si mes 2 à moi sont déjà géniaaaaaaaaales^^

La nuit, la matinée du lendemain passent dans le brouillard. J'attends la visite de mon maître.

Quand il arrive, je m'enquiers de la santé de notre combat. Il me répond que la chasse aux oeufs est en très bonne voie, mais que le recrutement traîne et que les conséquences générales de notre première salve d'attaque sont absolument désastreuses; ils sont présentement en train de réfléchir à quand et comment lancer une nouvelle attaque. Il s'enquiert ensuite de ma santé à moi. Je lui réponds que selon le guérisseur, mon état semble stationnaire. Ce sont les seules choses dont nous parlons désormais, et je ne le regrette plus; le reste glisse entre nous comme une seule onde de pensée et de partage. Nous nous taisons; et la douceur de ce silence, qui nous est devenu familier, m'apaise et me rassure.

Il m'embrasse encore. Cette fois-ci, c'est différent. Notre baiser est plus franc, plus sensuel, plus animal. Nos langues dansent, nos lèvres se caressent follement. Nous sommes enivrés.

Sa main glisse sur mon cou. Sa caresse est douce et appuyée à la fois, elle descend sur mon épaule, effleure mon bras, mon ventre. Je lève les bras et les passe autour de son cou. La tension monte, degré par degré. Il m'embrasse doucement et violemment, enserre ma taille de son bras. Mes mains saisissent le col de sa robe. Il s'en débarrasse rapidement, rejette tous ses vêtements et se glisse sous l'édredon avec moi.

Nos deux corps nus se blottissent l'un contre l'autre. Je brûle, je le veux, je le désire comme une folle, j'ai faim de lui, de sa peau, ma transe est totale. Il m'étreint avec fougue. Je noue mes jambes aux siennes, autour de sa taille. Mes bras se crispent sur ses épaules. J'en veux plus. Ses doigts se faufilent entre mes cuisses, là où je suis brûlante, sensible et trempée de désir, ils taquinent doucement le point le plus sensible de mon corps; je gémis doucement. Il comprend l'intensité, l'urgence de mon désir; il se redresse, son sexe dressé frotte doucement contre le mien, cherche l'entrée...la trouve...

Il me pénètre très lentement. Je rejette la tête en arrière et mon gémissement emplit la pièce. Il m'embrasse plus fort encore, caresse mon visage. Un frisson de plaisir lui remonte le long de la colonne vertébrale. Le mien est d'une force extraordinaire, une flamme qui me caresse, me brûle et me consume toute entière, me lèche tendrement le ventre, naît dans les profondeurs de mon corps et remonte très lentement, d'une douceur presque insupportable, intolérable, insoutenable. J'ai de plus en plus chaud, je tremble. Et ça dure, ça dure, une éternité serrée dans une microseconde. Mon gémissement se hausse, culmine en un cri aigu, et c'est la délivrance et le sommet, je suis au plus haut, je touche les étoiles, je perds la tête et je ne sais plus qui je suis, où je suis, je ne sais que lui, lui, lui.

Je le sens vibrer près de moi et j'entends un grondement sourd qui sort de sa gorge. Je retombe lentement, baignée de bonheur, paix, volupté. Heureuse, heureuse, heureuse...

Je ferme les yeux. Mes bras serrent toujours son cou, mes jambes autour de sa taille. Il est encore en moi et il est le bonheur le plus intense, le plus effrayant que j'aie jamais connu de ma vie. Je me laisse glisser lentement, je me laisse aller. Je glisse dans le noir.