Hello everyone! J'ai pour une fois respecté mes délais: voilà le dernier chapitre en date à l'heure prévue :)


Il restait à peine une ondulation dans l'eau là où Natasha et Loki étaient tombés. L'eau sombre sous la glace les avait englouti, ne laissant rien d'autre que leurs traces de pas sur la neige.

Pendant une seule seconde d'incrédulité Tony resta là en silence avec Clint, les yeux fixés sur le trou dentelé dans la glace. Ils avaient disparus tous les deux en une seconde.

-Oh putain, putain, Natasha ! Brisant le silence, Clint courut en titubant vers le trou comme s'il allait s'y jeter aussi. Tony le rattrapa de peu, tirant sur sa chemise si fort qu'il atterrit dans ses bras. Il tremblait tellement que ses dents manquaient de se briser, et lutta contre l'étreinte maladroite de Tony. « Non, je dois, on doit ouvrir le trou plus ou... »

-Tu tomberais toi aussi, dit Tony abruptement, surpris par la difficulté qu'il avait à parler. Les mains de Clint lui agrippèrent le dos, en dépit de sa tentative d'évasion. « Attendons. Il pourrait la sauver à temps. »

-Et lui ? Qui va le sauver ?

Tony déglutit. Une semaine auparavant, ç'avait été lui. A travers la neige, l'eau sous la glace était lisse. Tranquille. Le froid plongerait Natasha en état de choc, mais c'était du courant et du manque d'oxygène qu'il fallait s'inquiéter. Sans trou dans la glace, même Loki mourrait.

-Tu n'as qu'à avoir la foi, dit-il d'un air désolé.

-Pourquoi ? Tu ne l'as pas, toi.

Se libérant de l'étreinte de Tony, Clint fit quelques pas jusqu'au torrent gelé. Ses yeux étaient humides de larmes alors qu'il fixait la glace, son regard d'un bleu éclatant dans la lumière forte de l'après-midi.

Une minute passa, puis deux. Personne ne réapparut.

Mais rien d'autre ne se passa non plus. Clint et Tony restaient là comme des pièces de rechange, totalement inutiles.

Aie la foi, qu'il avait dit. En qui ? Loki ? Loki n'avait aucune affection pour Natasha. Mais il avait plongé tout de même. Le devoir était un fils de pute : maintenant ils allaient sans doute se noyer tous les deux.

Tony réfléchissait à un moyen d'amener Clint à s'écarter du torrent quand un bras en armure brisa la glace par en-dessous, envoyant des morceaux blancs à leur visage. Clint glissa et tomba sur ses fesses, et recula quand le corps inanimé de Natasha fut rejeté sur la neige poudreuse, avec tellement de force qu'elle finit presque aux pieds de Tony.

-Merde. (l'attrapant sous les bras, Tony la traîna sur un terrain plus sûr et la retourna, dégagea ses cheveux mouillés de son visage et chercha un pouls, une respiration) « Barton, ramène-toi ! »

-Une minute, grogna Clint. Tony jeta un œil dans sa direction et jura : il tirait Loki hors de l'eau. A mains nues. « Est-ce qu'elle respire ? »

Natasha était aussi immobile qu'une poupée de porcelaine dans la neige, un pantin enveloppé de rouge et de bleu. Son pouls était faible, mais sa poitrine ne se soulevait pas. Arrêt respiratoire.

-Ah, merde.

Tony se mit au travail.

Il avait une certaine connaissance en réanimation, classée comme mesure « juste au cas où ». Yinsen lui en avait appris un peu plus dans leur coin de cave, parce que « juste au cas où » devenait beaucoup plus important quand on construisait des armes pour des hommes pour qui l'idée de l'amusement consistait à planter des charbons brûlants dans des endroits innommables en guise de motivation. Avec le cœur qu'il avait, il avait appris un truc où deux pour sauver une vie.

Les deux premières tentatives étaient les plus dures. Pencher la tête, pincer le nez, fermer la bouche. Respirer. La poitrine ne bougea pas. Pencher la tête à nouveau...

...une prise ferme, Stark, et ajustez la tête comme ça. Vous ne sauverez personne en leur soufflant de l'air dans leur estomac.

« Vous savez, la télévision a beaucoup à répondre. »

...respirer encore. Sa poitrine ne bougea pas.

-Putain de merde, jura Tony, chassant la neige et allongeant plus le corps de Natasha. Il vérifia de nouveau son pouls. Il était toujours là.

-Oh bon Dieu, dit Clint, qui observait Tony ajuster la tête de Natasha. Est-ce que tu sais au moins ce que tu fais ? Il faut pas que tu lui appuies sur la poitrine ?

-Son cœur fonctionne. (il se pencha à nouveau, pressa sa bouche contre la sienne, et souffla. Sa poitrine se souleva. Yes. « Ses poumons ont juste besoin d'un peu d'aide. Tu sais sentir un pouls, hein ? Dis-moi si ça s'arrête. »

-D'accord.

Clint pressa deux doigts à côté de la trachée de Natasha, sous sa mâchoire. En plein sur la carotide : il avait déjà fait ça avant. Puis il réalisa qu'il gênait Tony et saisit son poignet à la place Ensemble, ils essayèrent de ramener Natasha Romanoff à la vie.

Suivirent deux longues minutes de respirations de cinq seconde, de Clint vérifiant son pouls, le perdant et le retrouvant, de Tony raffermissant la prise de ses main moites. Loki était accroupi de l'autre côté, et les observait à distance. Du gel grimpait sur ses mains, se transformait en glace et tombait sur la neige en un cycle sans fin.

-Attend, je ne...j'ai perdu son pouls, dit Clint entre ses dents. Non, attend, je crois que j'ai foiré quelque chose.

Tony leva les yeux, cherchant sur sa nuque pour confirmer, et à cet instant précis Natasha se convulsa et commença à recracher du liquide par la bouche et le nez.

-Oh, allé putain de louiya, fit Clint en retombant sur la neige. Je vous déteste tous.

Ce fut Loki qui la roula sur son côté, lui tenant les cheveux et dégageant la neige de sa bouche et de son nez. Tony attrapa les couvertures qu'ils avaient jeté quand elle était sur la glace.

-Ôte-lui cette robe mouillée, dit-il en étendant une couverture sur l'autre. Et amène-là par ici.

Natasha était à peine consciente, toussait et était couverte d'une eau à l'odeur de scotch, mais elle tremblait et frissonnait de froid, et ses lèvres avaient pris une teinte violette très étrange. Clint la débarrassa de sa robe, ses doigts dénouant les lacets alors que Loki la lui ôtait précautionneusement. Clint ne se contenta pas de regarder et chiffonna la robe pour lui essuyer la bouche. Quelle équipe.

Mais ça n'aurait pas dû marcher. Pas aussi facilement, du moins. Malgré tout, Natasha respirait, elle était vivante, et elle avait recraché tout ce qu'elle avait. Qui se souciait des détails ?

-Amène-là à l'intérieur, fit Loki d'une voix rauque, enveloppant Natasha dans les couverture. Tu sais comment traiter ça, Barton. Vas-y.

Clint la hissa dans ses bras avec une force que Tony n'aurait pas soupçonné, rajusta sa prise sur elle avant de se diriger vers les portes de derrière aussi vite qu'il pouvait.

Peut-être était-il trop suspicieux. Peut-être que c'était un miracle, ou qu'il avait vraiment fait tout ce qu'il fallait. Natasha était bien vivante. Ils l'étaient tous les deux. Tony se tourna et étudia Loki.

-Est-ce que ça va ? C'était plutôt pas mal de la part d'un type avec une morsure dans son flanc.

Sans bandages pour couvrir sa blessure, les marques étaient encore visibles, bien qu'elles commençaient à s'effacer.

Accroupi dans la neige, Loki cherchait ses bottes et sa cape. Il était couvert de gel; même ses cheveux étaient teintés de blancs, et serpentaient, raides et échevelés, sur son front et ses épaules, ou s'enroulaient autour de ses cornes et de ses yeux. Ses dents étaient un éclat blanc derrière des lèvres bleues. Une de ses canines s'enfonçait légèrement dans sa lèvre inférieure.

-Je guéris plus vite que toi, répliqua-t-il en enfilant une botte. « Je suis plus résistant » Il enfila l'autre botte par-dessus son pantalon couvert de givre, sans se soucier du fait que l'eau du torrent avait gelé sur sa peau froide. « Je vais bien. »

-Tu aurais quand même pu te noyer. (non seulement ça, mais les mains de Loki tremblaient, d'une façon qui n'avait rien à voir avec la température) Est-ce que ça va vraiment ?

-Retourne à l'intérieur, marmonna Loki, qui se leva et se tourna pour récupérer sa cape. Tony l'avait fait tomber dans la neige. Classe. « Ta jambe ne peut avoir guéri. Pourquoi étiez-vous dehors en premier lieu ? Il n'y a rien ici que de la neige et de vieux arbres. » Il attrapa la fourrure, la jeta sur son bras et se retourna vers Tony, fronçant les sourcils.

-Exactement. Des arbres, fit-il en souriant. J'ai besoin de bois pour faire un arc. C'est un peu un matériau essentiel, on pourrait dire.

-Un arc.

-J'ai promis à Clint que j'en concevrai un qui compenserait pour sa main, répliqua-t-il en se levant et en balayant la neige sur ses jambes. Le froid s'était installé sous sa peau depuis un moment, mais il commençait vraiment à le sentir. « Je devrais continuer à jeter un œil. »

-Non.

Tony cilla.

-Désolé, quoi ?

Loki lui jeta un regard noir.

-Tu es incroyablement enclin aux accidents. Tu risques de tomber dans l'eau ou quelque chose d'également ridicule et improbable. J'en ai assez de sauver votre peau, la tienne et la leur. Retourne à l'intérieur et ménage cette jambe.

-Écoute, je ne te demande ni ta permission ni ton aide, contesta Tony en croisant les bras pour se protéger de la bise qui recommençait. « Peut-être que ça te plaît de passer tes journées dans le noir, à panser tes plaies et t'apitoyer sur ton sort, mais j'ai besoin de faire quelque chose de plus constructif. C'est ma spécialité.

Peut-être qu'il exagérait un peu avec cette réponse, mais il y avait une différence entre être un prisonnier, se faire dire où on pouvait aller, et se faire donner des ordres parce que ça convenait à Loki. Tony pouvait supporter une quantité limitée de conneries pareilles avant de commencer à être irrité.

-Et ton but constructif est de fabriquer un arc, ironisa Loki. Il y avait un éclat de colère dans ses yeux. T'arrive-t-il souvent de concevoir des armes pour passer le temps ?

Tony manqua de s'étrangler de rire. Il n'était pas sûr de savoir pourquoi. Il n'y avait plus rien de drôle là-dedans.

-C'était le cas, dit-il finalement en s'essuyant les yeux. Ouais, c'était le cas. Mais il n'y a pas grand chose pour construire par ici, de toute façon.

Il s'attendait à moitié à ce que Loki s'en aille ou s'énerve de nouveau, mais il ne fit que baisser le regard vers le torse de Tony, où brillait le réacteur arc sous sa chemise rouge. Une moitié était visible quand sa chemise s'ouvrait maintenant. Il avait perdu un bouton et son maillot de corps à cause de ce jour dans la neige, laissant visible une bonne partie de son torse. Cela dit, il n'y avait aucune raison de le cacher à des gens qui avaient déjà tout vu. Personne n'allait le kidnapper pour la technologie, plus maintenant.

-Tu as construit ça.

C'était plus une affirmation qu'une question, mais Tony hocha la tête, attendant l'inévitable série de questions « Qu'est-ce que ça fait ? Comment c'est arrivé là ? Ça fait mal ? Où es ton cœur ? » Les mêmes que Pepper avait posé sur le chemin du retour à la civilisation, à peine deux mois plus tôt.

-Es-tu malade ?

Tony haussa les sourcils.

-Non. Oui. Je..je suis endommagé.

Il voulait en dire plus, un peu plus d'explications avant d'être frappé par un mot sarcastique, ou un rire et un hochement de tête, mais ses mots s'évanouirent sous sa langue. Peut-être était-ce un symptôme de quand on évitait l'auto-analyse comme la peste: la vérité le surprenait lui-même parfois.

Loki jeta son regard vers le château, et semblait être en lutte avec lui-même. Ses mains tremblaient toujours subtilement, couvertes de gel, et voir ça ennuyait Tony plus que ça n'aurait dû.

-Tu es malade ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me fais peur, là. Est-ce que t'en as trop fait ? (se focalisant sur la blessure sur son côté, Tony fit un pas en avant pour l'examiner plus attentivement. Peut-être avait-il déchiré quelque chose.) Il n'y a pas de honte à me dire que j'ai toujours raison...merde !

La peau qu'il avait effleurée était froide comme de l'azote, à la fois brûlante et glacée, et la sensation grimpa dans son bras avec un éclair incandescent de douleur.

-Ne fais pas ça !

Loki amorça le geste de lui écarter la main, puis se reprit avant de faire plus de dégâts, balançant ses mains comme s'il ne savait pas quoi faire avec. Une expression de fureur et de peur lui traversa le visage. De la panique, réalisa Tony.

« Combien de fois dois-je te le dire, idiot ? »

-Désolé, dit Tony du bout des lèvres, le souffle coupé par la douleur. Mais ses doigts le lançaient, ses terminaisons nerveuses étaient vraiment agacées, pas engourdies. Il n'y avait pas de glace sur ses doigts « Je croyais que seuls tes pieds et tes mains faisaient ça. »

Loki haletait à présents, crocs sortis, et s'éloignait de Tony d'un pas mal assuré, comme s'il était sur le point de s'enfuir.

-C'est le cas. (il ferma les yeux brièvement) « Je ne sais pas ce qui ne va pas chez moi. »

Il balaya la glace sur son torse, fixant l'accumulation sur ses mains comme s'il ne l'avait jamais vue avant.

-Très bien alors, heu, examinons ça, fit Tony, essayant de cacher sa nervosité. « Est-ce que tu te sens en colère ? Menacé ? »

-Non, murmura Loki. Sa voix avait repris le timbre rauque que Tony se souvenait avoir entendu dans la cellule de la tour.

-Es-tu effrayé ?

-Non. (puis il grimaça, secouant la tête) Enfin, je ne l'étais pas. »

-Mais ça n'est pas arrivé avant que Natasha ne se remette à respirer.

Tony réfléchit intensément. Qu'est-ce qui avait changé ? Qu'est-ce qui avait changé quand elle s'était remise à respirer ? Ils avaient été soulagés, Clint avait arrêté de paniquer et ils avaient entrepris de la réchauffer...

« Hum. »

-Qu'y a-t-il ? Demanda Loki vivement.

Tony réfléchit.

-Ouvre la bouche pour moi.

-Je...quoi ?

-Fais-moi confiance. Et ne mords pas.

Loki avait l'air d'hésiter entre étrangler Tony ou s'accrocher à lui comme un chat paniqué. Cela aurait été drôle dans d'autres circonstances, mais il y avait quelque chose d'étrangement attachant dans tout ça. Loki ne réalisait même pas ce qui lui arrivait. Si les soupçons de Tony étaient fondés, cela éveillerait beaucoup de questions.

Il pressa un doigt contre les dents de Loki, doucement, pour que sa mâchoire inférieure s'ouvre davantage. Tony toucha une des cornes avec précaution, et ne sentit rien. Elles ne conduisaient pas la glace. Juste sa peau.

-Soit indulgent avec moi, murmura-t-il doucement...avant de glisser son doigt sous la langue de Loki. L'intérieur de sa bouche était chaud et humide, et pas glacé. Bingo. Il en avait fini et avait les paumes levées en un geste d'excuse avant que le patron ne puisse dire quelque chose.

-Alors, fit-il, je crois que tu as probablement pris froid.

Loki le regarda avec incrédulité.

-Je suis un géant des glaces.

-Et je suis à peu près sûr que tu es endothermique, fit Tony avec un haussement d'épaule, essuyant ses doigts sur son pantalon. « A sang chaud, en termes profane discutables. Je suppose que c'est logique, puisque ton peuple vit dans l'obscurité glacée et tout ça. Cette glace pourrait juste être un signe que ton corps essaie de réguler la température, ou bien évacue le froid comme il peut. (à l'air abasourdi sur le visage de Loki, Tony sentit qu'il serait plus prudent d'avoir l'air un peu moins confiant en sa théorie potentiellement complètement fausse) Pas que je soie un docteur ou quoi que ce soit.

Loki tressaillit en voyant Tony avancer de nouveau vers lui, mais c'était juste pour attraper la cape qui pendait à son bras. Il la secoua, décida qu'elle n'était pas trop humide et la jeta sur les épaules de Loki en prenant soin de garder le tissu entre sa peau et ses doigts. Tirant les extrémités sur son torse, il ne fallut qu'un moment de lutte avec ses doigts engourdis pour attacher le fermoir de crocs.

Avec la glace qui s'accumulait sur sa peau comme elle le faisait, la fourrure et la cape n'allaient pas prodiguer beaucoup de chaleur. Principalement, Tony se sentait mieux de la voir sur lui. Loki le regardait fixement, sans se soucier de tirer ses cheveux d'en dessous de la fourrure de la cape. Peut-être ne voulait-il pas que Tony voie que ses mains tremblaient toujours.

Un court silence gêné suivit. Tony, qui avait bien assez froid lui-même, abandonna l'idée de trouver une branche utilisable pour l'arc de Clint et décida de retourner à l'intérieur. De toute façon, il fallait qu'il voie comment allait Natasha. Il y avait toujours quelque chose qu'il pouvait faire pour aider. Aller chercher à manger, par exemple. Ou nonchalamment feindre l'apathie.

Loki, l'air perdu, le suivit.

Le château n'était pas si loin, mais Tony parvint tout de même à marcher dans chaque trou et trébucher sur chaque branche cachée sur le chemin. Loki baissait la tête, perdu dans ses pensées, et ne semblait pas prêter beaucoup d'attention à se qui se passait autour de lui, bien que Tony l'avait vu tressaillir instinctivement la première fois qu'il avait trébuché. Lui-même n'était pas un type très enclin aux contacts physiques la plupart du temps, mais le danger l'attirait de la même façon que lui interdire quelque chose la mettait en première priorité sur sa liste.

-J'ai vu Clint te tirer hors de l'eau, dit-il abruptement, agacé par le silence. C'était quelque chose. Heureusement que tu n'étais pas glacé à ce moment-là.

Loki émit un son d'approbation, mais ne semblait pas écouter.

-Tu as bien agi là-bas, tu sais, persista-t-il. Tu aurais pu laisser Natasha mourir. Dieu sait qu'elle s'attendait à ce que tu le fasses.

-Même les monstres commettent des erreurs.

C'était de l'ironie de premier choix, mais Tony ne l'appréciait pas.

-Alors comment va ta pomme ces jours-ci ? Des vers ?

-Elle pourrit. Comment va ta jambe ?

-Elle guérit. Est-ce que ta chambre a fondu ?

-Non. As-tu bu à en être ivre mort?

-Presque. Est-ce que tu pourrais arrêter d'être un connard ?

Loki lui jeta un regard noir.

-Je pourrais.

Irrité, Tony augmenta délibérément l'allure pour prendre de l'avance. Quand Loki en fit de même, il ralentit. C'était puéril, c'était certain, mais Tony s'y connaissait. Calmer des colères n'était pas son truc. S'il était chatouilleux sur le sujet de la glace il n'avait qu'à faire des exercices de respiration et faire avec.

-Tu sais, je ne comprends même pas pourquoi tu es tellement sensible à propos de ta peau. Pour quelqu'un qui nous évite et qui déteste que les gens le touchent, tu as l'air pas mal inquiet de devoir être isolé physiquement. (Tony attendit que Loki se retourne avec un grondement pour lui faire son plus beau sourire) J'ai une exclu pour toi, bonhomme de neige : tu as très bien géré ça jusqu'à maintenant.

Il reconsidéra sa familiarité quand Loki s'approcha de lui à grandes enjambées, de la glace se fendillant sur ses mains. Quand est-ce qu'il allait enfin apprendre de ses erreurs?

Se dressant de toute sa hauteur, Loki le surplombait, silhouette imposante de cornes et de fourrure. Alors qu'il montrait les crocs, ils semblaient plus dangereux que jamais.

-J'étais en paix en sachant que ma peau n'apporte que douleur et souffrance. J'avais compris que mes pouvoirs provoquaient affliction et crainte, que je le veuille ou non. Tu as insisté que cela puisse être différent. (Une main griffue surgit et saisit le poignet de Tony à travers le tissu vert, la secouant pour que les doigts se décrispent. Ils étaient rouges, et le lançaient toujours suite au choc du froid. Leur vue sembla faire disparaître subitement toute colère en Loki, ne laissant que cette étrange tristesse) A présent regarde-toi. Le prix de mon espoir.

Tony regarda sa main.

-C'était au pire un coup de semonce. Arrête d'être si dramatique.

Ses mots étaient légers, mais la culpabilité pesait en lui. Il avait fait ça ? Il avait eu tant d'effet ? Ce n'était pas l'humilité qui le faisait s'interroger : il avait surtout supposé qu'il était une irritation divertissante au mieux. Une curiosité. Il n'avait jamais eu pour but de changer Loki. Il voulait juste tester ses limites. Tâter les endroits sensibles. Le mettre au défi. Loki était une figure d'autorité effrayante ainsi qu'une créature de glace introvertie qui se haïssait. Qu'est-ce que Tony était sensé faire d'autre ?

-Tiens compte de la semonce, dans ce cas.

La prise sur son poignet diminua, puis disparut. Du tissu vers effleura sa peau. Il y avait des flocons de neige dans les cils de Loki.

-Je ne suis pas doué pour écouter les ordres.

Tendant ses doigts gelés, il effleura du dos de la main les paupières de Loki, balayant les flocons. Rien ne se passa. Le gel ne fondait pas, la peau en dessous était glaciale, mais rien ne le brûla. Le corps de Loki s'était adapté.

Celui-ci se raidit au toucher, mais ses yeux grands ouverts trahissaient qu'il réalisait ce qui s'était passé. Il saisit la main de Tony alors qu'il la retirait, ses griffes s'enfonçant légèrement dans la peau pâle de son poignet. Là encore, rien que le froid. Pas de douleur.

« Je te l'avais dit » était sur le bout de sa langue, mais cela semblait un peu redondant avec l'expression de soulagement douloureux sur le visage de Loki alors qu'il fixait le point où leurs peaux se touchaient. Cela n'était pas sensé signifier grand-chose, mais peut-être l'isolation qu'il s'était infligé n'était pas due à son propre désir de solitude. Peut-être ne voulait-il pas croire que quelqu'un voudrait prendre ce risque. Ou alors Tony surestimait totalement son importance.

Les deux options étaient tout aussi probables, mais toutes ses pensées furent balayées de son esprit quand Loki se pencha et effleura de ses lèvres le bout douloureux de ses doigts, son souffle chaud balayant sur la peau rougie. Les yeux rouges, étrangers, qui croisèrent les siens étaient emplis de tristesse, mais sincères.

Tony était sans voix. C'était une excuse une excuse à la fois adorable, terrible et déchirante et il ne savait pas quoi dire. Alors il ne dit rien, se contentant d'un hochement de tête et de fermer sa main en un poing quand il la lâcha.

Quand ils reprirent leur marche vers le château, le silence régnait toujours, mais en quelque sorte plus chaleureux.

Trente secondes plus tard, Tony trébucha sur un rocher enterré dans la neige. Cette fois, une paire de main le saisirent et le relevèrent.


Comme on pouvait s'y attendre, Loki se retira dans l'aile ouest une fois qu'ils furent rentrés.

Déterminé à ne pas être dérangé par ça, Tony passa le reste de l'après-midi dans le salon avec Clint et Natasha, qui pour une raison impénétrable ne se parlaient plus de nouveau. Qui avait besoin de télévision quand on pouvait se mettre à jour sur les récents hauts et bas de deux prisonniers dérangés qui essayaient d'être amis ?

Tandis que Natasha bouillonnait avec mauvaise humeur dans la méridienne sous une montagne de couvertures, Clint mangeait ses restes avec un air coupable et malheureux, assis sur le sol, le dos contre la méridienne.

Amusé, Tony les observait par-dessus ses notes gribouillées, apportant des changements et épurant les dessins alors qu'il reposait son pied sur un autre fauteuil. Dans une autre vie, cela aurait été la technologie du répulseur appliquée à un gantelet qui tirerait son pouvoir du réacteur arc. L'armure Mark II. Le projet avant que Cœurdhiver ne survienne et ne chamboule tout dans sa vie. Mais être assis là à la lumière du feu avec des amis grognons qui l'appréciaient en dépit de leurs différences, au chaud, installé confortablement, bien nourri et à l'abri...il n'était pas loin d'être heureux. Le fait d'être incapable de quitter le château commençait à devenir une part de sa vie. Pas une barrière. Une normalité.

Bien sûr, ses amis du monde extérieur lui manquaient. La différence était qu'ils avaient une vie. Égoïstement, Tony aimait le fait qu'il savait que Natasha, Clint, et même Loki étaient toujours quelque part s'il avait besoin d'eux. Il n'y avait nulle part où aller, et ainsi ils étaient devenus une famille qui fonctionnait dans les grandes lignes. C'était dur de se plaindre d'une prison quand Cœurdhiver lui donnait quelque chose dont il ignorait qu'il avait tant désiré.

Bien sûr, certaines choses commençaient à être désirées, pensa-t-il en étudiant le couple dans la pièce. Les cheveux de Natasha étaient cuivrés à la lumière du feu, tombaient sur une épaule crème là où la couverture avait glissée. La mâchoire de Clint était une ligne droite de détermination alors qu'il piquait une pomme de terre froide. Il leva les yeux et vit Tony qui l'observait.

-Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? demanda Clint en frottant timidement sa joue mal rasée.

-Tu es puceau ?

La question était si inattendue que même Natasha ouvrit les yeux, dévisageant Tony, à la fois surprise et intéressée. Clint, quant à lui, rougit.

-J'ai fait des trucs, marmonna-t-il. Avant que je vienne ici. Évidemment.

-Évidemment, approuva Tony en regardant l'expression spéculative de Natasha. Alors personne ne couche à Cœurdhiver. Pigé.

-Eh bien, c'est pas comme si on ne pouvait pas, fit Clint maladroitement. Mais on est tellement...

-Nous, fit Natasha succinctement, d'une voix toujours rauque. On est nous. Personne n'est désespéré à ce point.

-Exactement. (Clint marqua une pause) A moins qu'on soit complètement bourré.

Tony classa cette information pour plus tard.

-Alors vous deux n'avez jamais...(son geste vague entre eux était éloquent)

-Je ne coucherais jamais avec Clint, dit Natasha en fronçant les sourcils. Je l'aime bien.

Tony haussa les sourcils. Il y avait une histoire là-dessous. Soit ça, soit elle dévorait ses partenaires après l'acte. Considérant Natasha, ce n'était pas impossible.

-C'est ma malédiction, dit Clint tristement, fourrant la moitié d'une pomme de terre dans sa bouche. Il la stocka dans sa joue comme un écureuil. « Je suis trop adorable pour être baisé. »

-Oui, c'est absolument ton problème, fit Tony en souriant par-dessus ses notes, faisant tournoyer son crayon improvisé entre ses doigts. « Si ça peut t'aider, je ne pense pas que tu sois adorable du tout. Séduis-moi. »

-Pas question, répliqua-t-il à travers sa pomme de terre. T'as quel âge, cinquante ans ?

Natasha éclata de rire en voyant l'expression offensée de Tony, jusqu'à ce qu'elle mette à tousser. Non pas qu'il s'en inquiétait : sérieux, cinquante ans ? Ils pouvaient tous les deux aller se faire voir. Il fit un geste obscène à Clint qui lui renvoya un clin d'oeil pervers, plia ses notes et se releva. Il n'avait pas à subir ce genre de mauvais traitements.

-J'espère que tu vas t'étouffer, Romanoff, dit-il joyeusement. Je me couche tôt ce soir.

-Hé, Tony, souffla-t-elle en s'essuyant la bouche. Si tu vois le patron, dit lui que je le remercie.

-A moins qu'il se cache sous mon lit, je doute sérieusement que je le reverrais de sitôt.

Il se dirigeait vers la porte avant de jeter un œil derrière son épaule. « Vous feriez mieux de vous réconcilier vite fait et de vous embrasser tous les deux. »

Quittant la pièce avec le son de Clint en train de s'étouffer derrière lui, il descendit le couloir sombre. Sa jambe le lançait un peu. Pas assez pour boiter, mais ses muscles lui faisait mal près de la morsure. Peut-être qu'une trempette dans la baignoire s'imposait. Après manger, du moins. Peut-être aussi après qu'il aie joué avec Cuistot assez longtemps pour obtenir les ingrédients d'une lotion hydratante. Il était parvenu à fabriquer de la pâte de soude caustique au citron en guise de savon multi-usage qui ne l'avait pas encore tué. Peut-être avait-il manqué sa voie en tant que spécialiste de produits vegans pour le corps.

-Cinquante ans, se murmura-t-il à lui-même, fusillant l'obscurité du regard. Mon cul, oui

Le manque de rasage devait le vieillir aussi. Ce qui avait été des poils rebelles menaçait à présent d'engloutir totalement son bouc et de le transformer en une barbe entière. Des images de lui se transformant en Obadiah remplirent son imagination. Distingué, pour sûr, mais ce n'était pas son style. Pas pour les trente années à venir, au moins.

Il était encore plongé dans des pensées superficielles quand il atteignit le comptoir de Cuistot, son volet fermé comme toujours.

-Surprend-moi, dit-il à Cuistot en tirant fermement la corde.

Le volet s'ouvrit, révélant l'obscurité totale à l'intérieur. Un plateau en sortit, porteur d'un morceau de pain dur, d'un morceau de fromage et un verre d'eau.

-Surprend-moi encore, fit-il en renvoyant le plateau à l'intérieur. Connard.

Le même plateau lui fut recraché. Est-ce qu'il avait énervé la cuisine magique ? Il le repoussa de nouveau à l'intérieur, hésita et essaya de penser à un repas vraiment délicieux. Un véritable défi.

Décidant quel menu était digne, il sonna la cloche.

Deux plateaux émergèrent. L'un contenait une douzaine d'huîtres juteuses ouvertes sur un lit de sel, chacune noyée dans de la sauce Mornay chaude et surmontées d'une croûte de fromage dorée. Des légumes verts croquants les entouraient, trempant dans du vieux vinaigre balsamique. L'autre plateau contenait une grande assiette d'aloyau de steak avec des champignons et des oignons sautés, couplés avec des légumes au beurre et des pommes de terre à la crème. C'était le même repas qu'il avait eu la nuit avant qu'il ne parte pour l'Afghanistan, et il avait passé des mois à en rêver.

Après une brève pause, un troisième plateau suivit, délivrant presque à contrecœur une bouteille de vin rouge. Il n'avait pas demandé de vin, mais après inspection de l'étiquette il dut saluer le goût de Cuistot. Un assortiment d'argenterie sortit en réponse et le volet se ferma de nouveau.

Avec trop de nourriture pour l'emporter dans sa chambre, Tony se hissa simplement sur le comptoir, supposant que Clint et Natasha n'allaient pas aller manger tout de suite. Peut-être serait-il judicieux de tirer une table près du volet de Cuistot. Au moins il ne marcherait pas sur des bols de soupe froide quand Clint les laissait traîner sur le sol du salon.

Il était en train de manger sa deuxième huître quand il vit une lueur dorée au coin du coin de l'œil. Une lanterne, qui oscillait légèrement dans la lumière bleutée du soir.

-Deux apparitions en une journée ? lança-t-il à Loki en mangeant le fromage sur sa fourchette. Doucement, le fêtard.

-Je viens avec une raison.

Approchant du comptoir, Loki posa sa lanterne de l'autre côté du volet. La lumière qu'elle projetait faisait briller ses yeux comme des braises. Supposant que lui aussi devait bien manger de temps en temps, Tony leva une troisième huître avec sauce et fromage qu'il présenta à Loki avec un geste théâtral.

-Aide-moi à manger ça, tu veux bien ?

Loki cligna des yeux.

-Je préfère manger seul.

-Tu es toujours seul, contra-t-il, tenant toujours la petite fourchette à huître. Je ne le dirais à personne.

Désapprouvant clairement l'idée, Loki attrapa le bout de la fourchette entre le pouce et l'index, et la porta à sa bouche. Une expression dubitative traversa son visage, et pendant une minute Tony se demanda s'il avait une allergie, mais Loki mangea le contenu de la fourchette sans une grimage. Il savoura l'huître pendant un moment, avant de l'avaler.

-Alors ? Demanda-t-il quand Loki lui rendit la fourchette. Laisse-moi deviner : tu préfères le steak.

Tirant l'autre plateau, il coupa rapidement un bon morceau de la viande, s'assurant d'y ajouter des champignons et des oignons. Loki prit l'offrande sans hésitation, et mâcha pensivement. Quand il lui rendit le couvert, les doigts de Tony effleurèrent accidentellement les siens avant de saisir l'argenterie.

-J'ai eu peu d'occasion de goûter de la viande aussi tendre. Mon...peuple avait l'habitude de tout cuire jusqu'à ce que la viande implore pitié. (il inclina la tête) La dernière fois que j'ai mangé une huître, je n'étais qu'un enfant. Je les détestais.

-Oh, fit Tony, prit de court. Désolé.

-Mes goûts ont changés. (reprenant la fourchette à huître posée sur le plateau, il prit une deuxième coquille. Son regard était spéculatif) Il semble que beaucoup de choses changent, Tony Stark.

-Pour le mieux ? Osa-t-il, ses yeux fixés sur le steak alors qu'il s'en coupait un morceau.

Partager des couverts avec le grand méchant patron. Parler comme des gens normaux. La journée était officiellement devenue surréaliste.

Loki mangea l'huître avant de répondre, passant discrètement son pouce sur sa lèvre inférieure pour essuyer une goutte de sauce imaginaire.

-Oui. Pour le mieux.

Ils mangèrent dans une silence relatif : Tony attaquant le steak avec enthousiasme, Loki nettoyant les huîtres et allant jusqu'à commettre un rapt parfait sur une des pommes de terre de Tony. Le calme était confortable, sans besoin d'être brisé avec du bruit non-nécessaire ou du bavardage. Définitivement surréaliste.

Vingt minutes plus tard, ils avaient tout les deux un verre de vin rouge à la main, sans qu'aucun d'entre eux ne le boive. Tony jouait avec l'idée d'un dessert, quand il fut distrait par un bruit de griffes sonnant doucement contre le verre, attirant son attention.

Il y avait quelque chose de différent chez Loki quand il était baigné dans la lumière du feu. La même chose s'était produite la nuit où Tony avait soigné ses blessures. Le danger, les bords tranchants et la férocité était quelque part adoucis, remplacés par quelque chose de plus pensif qu'effrayant. Il était adossé contre le comptoir, légèrement voûté alors qu'il contemplait l'intérieur de son verre. Ses cheveux, habituellement un enchevêtrement emmêlé de noir étaient ramenés sur son autre épaule. Ils révélaient quelques centimètres de son cou, impossiblement vulnérables, lisse et bleu, avant de disparaître dans la fourrure grise. Tony ne voulait pas l'admettre, pas même à lui-même, mais il y avait quelque chose de fascinant à le voir ainsi, entier et en bonne santé, sa garde baissée et son expression calme.

-La raison pour laquelle je suis venu ici n'était pas le dîner, dit-il finalement à voix basse. Je voulais te montrer quelque chose. Voudrais-tu me suivre ?

Voilà qui tirait Tony de ses pensées.

-Ouvre la voie.

Après avoir renvoyé les plateaux et les verres dans le volet de Cuistot, ils traversèrent le hall principal et montèrent le grand escalier. Loki se mouvait avec aise et grâce en dépit de son flanc toujours blessé, ne marchant ni trop vite ni trop lentement. S'il savait que la jambe de Tony lui faisait mal, il n'en fit aucune mention.

Ce dernier brûlait de curiosité quant à ce qu'il allait voir, mais il s'arrêta net devant l'escalier suivant.

Loki le ramenait dans l'aile ouest.

-Euh...commença-t-il maladroitement. L'obscurité en haut des escaliers semblait s'ouvrir comme une gueule loin de la lumière de la lanterne. « Je ne suis pas tout à fait à l'aise à l'idée de monter là-haut de nouveau. Strictement parlant. »

Loki balaya son regard de la cage d'escalier jusqu'à Tony, puis de nouveau l'escalier.

-Prend ma main, dans ce cas.

Une part de Tony voulait protester, dire qu'il n'était pas un enfant effrayé, que ce n'était pas les ténèbres qui risquaient de le geler sur place et rugir quelque chose sur son insignifiance et sa mortalité, mais il y avait une main tendue vers lui trois marches plus haut et qui ne craignait pas de le toucher.

Tony décida qu'il pourrait être brave, lui aussi.

Il prit la main tendue et la serra fort. Elle était à peine froide.

-Ouvre la voie, répéta-t-il, faisant un pas vers l'endroit qui l'avait fait fuir vers la mort. Il y avait des secrets là-haut et il venait d'obtenir une invitation directe à les explorer.

D'autre part, si les choses allaient continuer à changer, Tony était décidé à changer avec elle, peur ou non.

L'expression incertaine d'émerveillement sur le visage de Loki valait bien plus que les battements de son cœur, de toute façon.


(note stupide: ces descriptions de nourritures me torturent. Il est 9h43, il n'y a rien à manger dans ma chambre à part du thé et j'ai faim)

Bon, à part ça, voici la fin des publications (plus ou moins) régulières de cette traduction, vu que le chapitre 8 n'est pas encore sorti. Sachez juste que quand il le sera, comptez environ une semaine de plus pour que je le traduise, parce que je suis une tortue/un papillon incapable de se concentrer longtemps sur quelque chose.

En tout cas j'ai beaucoup aimé ce chapitre, et j'espère que vous aussi! A la prochaine, et bientôt j'espère! :)