Bonjour bonjour !
Comment vous portez-vous ? Votre rentrée ? La mienne, le mieux du monde. J'ai un emploi du temps extra \o/ Et, promis, je mettrai moins de temps entre chaque chapitre .
Donc, cet chapitre a été en partie relu et amélioré grâce à Calladan, mille mercis à elle :D
Merci à Rika Lestrange (Je suis vraiment ravie que cette fic te fasse rire, c'est un peu l'objectif, et que tu l'adores, ça fait vraiment sup' sup' plaisir !) à Melody (Eh oui, Ely n'est pas si insouciante ! Je suis heureuse d'apprendre que tu trouves le tout bien dosé ! Une bonne raison ? Pour lui, plutôt. Et bon, c'est touchant. (Ouais, moi je saiiis-euh !) Merci !) et à Cerise (Ouah, j'suis super contente que tu es décidée de lire cette fic malgré que tu n'aimes pas attendre \o/ Je suis ravie d'apprendre que tu aimes mes fics, et tout, ça fait vraiment plaisir ! J'espère que la suite ne te décevra pas :D) pour leurs adorables reviews !
N'oubliez pas que les reviews motivent l'auteur, et sont le seul moyen de leur faire part de vos avis ! Que vous ayez aimé ou non, bien entendu =)
Bonne lecture !
Chapitre 6 :
Ely La Petite Limace
Ou
Quand Rogue a des pulsions meurtrières
POV Éléonore Black-Wanders
-Je vais tuer cette foutue Skeeter!
Silence. Mon cri résonna dans la grande Salle, menaçant. Des rires nerveux s'élevèrent. George et Fred entamèrent déjà les paris sur la durée de survie de Skeeter, s'écriant à tout va « Dix gallions contre Skeeter, qui prend, qui preeend ? ». Le trio, les sourcils froncés, m'observait. Tout comme les autres élèves. Tous me fixaient. Cherchant la signification de ce hurlement. Pourquoi cette colère ? N'était-elle pas la fille de Regulus ? Qu'est-ce qui la révoltait ?
Ça ! Tout cela me révoltait ! Tous ces mensonges, toutes ces stupidités qu'émettait Skeeter, afin d'enfoncer mon père, de lui faire du fric à elle, de cacher les erreurs du Ministère. Toutes ces analyses, plus incroyables les unes que les autres, que les gens croyaient, qui faisait de mon père un homme terrible. Comment osaient-ils !
-Miss Black-Wanders, suivez-moi, murmura une voix rauque derrière moi.
Enragée, je me dégageai et reculai en hurlant :
-Comment ose-t-elle !
Les rires nerveux se turent. Les paris cessèrent. Une incompréhension, plus grande encore, prit place sur leur visage. Mais je ne m'y intéressais pas. Peu m'importait qu'ils ne comprennent rien. Lui comprenait. Lui, qui avait si bien connu mon père. Lui, qui semblait pourtant croire ce que cette harpie disait.
Furieuse, je me détournai, repoussant les élèves postés derrière moi et quittai la Grande Salle en courant. J'entendis quelqu'un me suivre, alors j'accélérai ma course. Puis, brusquement, une main attrapa la mienne, et me força à me retourner. Je dégageai brusquement ma main, et reculai d'un pas, tête baissée.
-Éléonore, regardez-moi, soupira-t-il d'un ton las.
-Comment peux-tu ? Comment peux-tu croire à tout cela ? Comment peux-tu ! murmurai-je simplement à son encontre.
Il s'approcha, pris mon bras et, d'un ton apaisant, poursuivit :
-Eléonore, s'il te plait, calme-toi. Hurle ou fracasse les murs avant, mais calme-toi.
Une fois encore, je libérai brusquement mon bras et articulai rageusement:
-Je ne suis pas la fille de Regulus !
Des larmes de fureur perlèrent aux coins de mes yeux, tandis que son visage s'affaissait, comme fatigué.
-Je sais, Eléonore, je sais.
-Si tu le sais, pourquoi ne fais-tu rien ? Pourquoi Remus !
Il ne répondit pas, détournant simplement le regard. Abattue, des larmes dévalant mes joues, je le repoussai, et partit en courant.
Je les hais tous.
POV Remus Lupin
Si tu le sais, pourquoi ne fais-tu rien ?
Cette question, ce cri, cette supplication tournait inlassablement dans mon esprit. Embrouillant mes pensées, monopolisant ma raison, mon cœur, elle me torturait intérieurement, alors que, d'un air absent, je faisais cours aux premières années. D'un œil attentif, sages comme des images, ils m'écoutaient avec cette envie de plaire qui me surprenait toujours autant. Peut-être m'étais-je habitué au fait que les nouveaux devaient être aussi tapageurs, aussi actifs, aussi rebelles que nous, les Maraudeurs, l'étions à notre époque. Triste illusion.
La gorge nouée aux souvenirs de nos frasques légendaires, aux souvenirs de nos multiples retenues, aux souvenirs de tout ce qui faisait de nous les Maraudeurs, amis dont la force des liens ne fut jamais à prouver. Autrefois. A présent…A présent, les Maraudeurs n'étaient plus. Morts, emprisonnés, reclus de la société. Dispersés nous étions. Dans des mondes réels ou dans l'ailleurs. Nous n'étions plus. Les Maraudeurs étaient morts.
Dire que James pensait que nous serions immortels. Figure de gloire, de beauté, de force, d'humour. Et si certains se commémorent encore notre existence, que sommes-nous devenus aux yeux de tous ? A nos propres yeux ?
James, décédé. Que pense-t-il des Maraudeurs à présent ? Contemple-t-il le gâchis que nous sommes devenus ? Je ne le souhaite pas. Lui qui croyait tellement en nous. En notre amitié. S'il savait que celui en qui il avait le plus confiance l'avait trahi. Improbable, n'est-ce pas ? Qui eut cru que Sirius les trahirait ? Lily, James…Harry. Harry qu'il disait tant aimer, tant apprécier. Harry qu'il voulait, lors de nos soirées gaies, marier avec sa propre fille. Afin que leurs familles soient réellement liées, pour de vrai.
Sa propre fille. Éléonore. Merlin, qu'il l'aimait. Toujours à la gâter, toujours à la câliner, toujours à l'embrasser, toujours à la faire voltiger. Éléonore, qui avait ses beaux yeux gris. Éléonore, sa fille, et celle de la femme qu'il avait si longtemps, et si fortement aimé. Cette même femme qu'on l'accusait d'avoir tué.
Ceci était impensable. Incroyable. Impossible. Sirius n'était pas ainsi. Il aimait Evelyn. Il l'aimait. Comment aurait-il pu la tuer ? Comment ai-je pu croire qu'il l'avait fait ? Et James ? James, son frère, celui avec qui il n'avait pas besoin de parler pour qu'ils se comprennent. James. Comment aurait-il pu le tuer ? Le trahir ?
Je savais bien que c'était incroyable. Que le Sirius que je connaissais n'aurait jamais fait cela. Que le Sirius que je croyais connaître n'aurait pas trahi ceux qu'il aimait pour Voldemort. Voldemort, et ses idéaux qu'il disait haïr. Il ne pouvait pas avoir autant menti. Il ne pouvait pas être si différent de l'homme que je pensais connaître. C'était impossible.
Il y'avait une erreur quelque part. Je le savais. Je m'en doutais. Mais je ne voulais pas me l'avouer. Sirius était un criminel et, peu importe ce que mon cœur me criera, il le restera.
POV Éléonore
Chère Rita Skeeter,
Je souhaiterai prendre rendez-vous avec votre humble personne afin d'éviscérer de discuter à propos de votre récent article. Il se trouve que j'ai le grand besoin de vous écartelez vous communiquer des informations qui feront votre petit succès.
Si cette proposition vous intéresse, veuillez me retrouver aux Trois Balais lors de la prochaine sortie à Pré-au-lard. Si mes sources sont bonnes, elle devrait avoir lieu fin Octobre.
Crue- Amicalement votre,
Éléonore Black-Wanders.
XXX
-Tu vas réellement lui envoyer ceci, Ely ? murmura, amusé, George à mes côtés.
Rageuse, assise près de la cheminée, je fixai la lettre posée sur mes genoux. Après avoir quitté la Grande Salle, je m'étais précipitée vers notre Salle Commune et avait fichu le bazar en y envoyant balader mes affaires partout, puis m'étais assise face au feu et avait réfléchi.
Comment tuer Skeeter en étant à Poudlard, et elle à Londres ? Comment lui faire payer son fichu article ?
Parce que moi, fille de Regulus, c'est du grand n'importe nawak. Skeeter avait un grain. Ce n'était pas possible autrement. Un très gros grain même. Un immense grain. Poussant un hurlement de rage, je jetai la lettre au loin, maudissant sa destinatrice.
-Je. Vais. La. Tuer ! Faire de moi son fils ! Je vais l'exterminer. La torturer. L'écarteler. Lui enlever les ongles, un par un, lui découper les yeux, lui…ARGH ! La faire disparaitre de la surface de la Terre !
A deux pas de moi, une première année couina, effrayée. Percy me lança un regard mauvais et alla rassurer la jeune fille, lui disant que ça allait passer, que j'étais simplement une grosse idiote qui réagissait plus qu'il ne le fallait, et cætera…
Ça se voit que ce n'est pas toi qu'on accuse d'être la fille d'un gros con de Mangemort crevé.
George leva les yeux au ciel et, lentement, articula silencieusement:
-Tu es timbrée.
Pour seule réponse, je lui tirai la langue.
XXX
Chère Éléonore,
Sachez que je n'ai pas besoin de votre aide pour faire ma popularité. Votre vie, insignifiante, vos informations, sûrement minimes face à mes propres sources, et tout ce que vous me promettez afin de m'offrir une carrière florissante sont franchement et très sincèrement inintéressants.
Comme si moi, Rita Skeeter, reporter à la Gazette du Sorcier, avait besoin de vous, petite limace vivant à Poudlard.
*rires*
Rita Skeeter.
XXX
-Oh oh… Planquez-vous ! s'écria Fred dans un éclat de rire.
Respirant profondément, je reposai la lettre sur la table des Gryffondor et, lentement, murmurai :
-Skeeter, douce Skeeter…Allez-vous faire voir. Sincèrement, allez-vous faire mettre par un troupeau d'iguane en Amazonie. Crevez aux côtés de votre plume à papote, seul chose acceptant de vivre en votre compagnie…
-Elle t'entend pas, tu le sais ça, hein Ely ?
-Soyez écartelée par ce foutu journal, que je transformerai en votre plus grand amour rien que pour vous faire souffrir. Soyez maudite, vous et votre génération future, pour autant que vous en ayez une, par le grand Shaman de la Vengeance Vengeresque…
-Non mais, quand elle est comme ça, c'sert à rien de lui parler. Elle n'entend que dalle.
-Je vais vous éventrer, lentement, douloureusement, afin d'apprécier à sa juste valeur l'étranglement d'agonie qui s'échappera de votre gorge. Je vais…
-Pff, comment elle fait ?
-Vous…
-Aucune idée.
-Tuer.
-Ça y'est, elle a fini.
-Je. La. Déteste, articulai-je calmement en fixant dangereusement George.
Moi. Une petite limace ? J'éclatai d'un grand rire méchant, énervé, horripilé. Le jour où je serais une limace, elle sera la fille d'un grand mage.
-Ou celle d'un Veracrasse.
-Mais non, ça, c'est possible, nuance ! m'exclamai-je en me tournant vers Lee, qui avait évoqué cette hypothèse. Et, d'ailleurs, comment lis-tu dans mes pensées, toi ?
Lee soupira, et leva les yeux au ciel.
-Joli cœur, tu parles à voix haute depuis tout à l'heure.
Ah.
XXX
Chère Rita Skeeter.
Je vous emmerde.
Éléonore B.W.
XXX
Poussant un soupir à m'en fendre l'âme, je rejoignis en courant les jumeaux, déjà engagés dans le couloir. Je me glissai entre les deux, puis rajustai confortablement la bandoulière de ma besace de cours. Fred passa un bras sur mes épaules, et me rapprocha de lui.
-L'évènement Skeeter est passé, chouchou ?
Pour seule réponse, je grognai peu agréablement, et enchainai sur un autre sujet, bien plus réjouissant. Ou pas.
-Quand est-ce qu'on commence les entrainements de Quidditch, déjà ?
-Notre mort est programmée pour début Octobre, répondit d'un ton sinistre George avant de soupirer longuement : J'ai parlé avec Olivier, hier soir.
-Et ? m'enquis-je avec un sourire encourageant.
-Et on a intérêt à gagner, si tu veux tout savoir.
Soupir collectif.
-Dites, les gars, avant de clamser, je veux faire une dernière chose.
-Hm ?
-Vous vous rappelez de notre génialissime idée que nous avions commencée à préparer avant l'épisode « Grosse Cruche » ?
-Oooh, fit George avec un énorme sourire ravi.
-Je croyais que tu souhaitais être sage, ces derniers temps ?
D'un vague geste de la main, je balayai cette question, et poursuivis :
-Prêts à la mettre en marche ?
Sourire collectif.
XXX
Assis au bout de la table des Gryffondor, loin des oreilles indiscrètes, les jumeaux, Lee et moi fixions à la dérobée la table des professeurs.
-Et si Leiky n'a pas réussi à mettre la potion ? marmonna Fred.
Je haussai les épaules, et me servi un verre de jus de citrouille.
-Et si Rogue identifie le liquide avant de l'avoir bu ? grommela George.
Lee soupira, et se servit un bout de tiramisu…
STOP. Attendez. Tiramisu ?
Lentement, ma tête fit une rotation de trente degrés vers le plat du dessert tant aimé. Alors, mon visage perdit toutes ses couleurs.
Plus de tiramisu ? Merlin !
Aussitôt, je tournai la tête vers Lee, les yeux brillants d'anticipation, et pointai son dessert. Mon ami, d'abord perdu, finit par comprendre et un léger sourire sadique fleurit sur ses lèvres alors qu'il articulait :
-Non.
-Non ? répétai-je, éberluée.
-Non, conclut-il en enfournant grossièrement une grosse bouchée du dessert.
Stupéfaite, les yeux écarquillés, je fixai Lee, dont le refus semblait l'amuser. Il ne voulait pas me donner son tiramisu. Il ne le voulait pas. Et, comment osait-il le manger ainsi, avec si peu de classe et de distinction. Non mais franchement, on parlait de tiramisu, là ! Pas de vulgaires apple pies !
-Leeeeeeeee, s'il te plait ! Si tu m'aimes ! m'exclamai-je.
Pour seule réponse, mon ami m'offrit un grand sourire machiavélique. Salaud !
Pourtant, je n'eus pas l'occasion de lui cracher ceci, puisque George tira fortement et brusquement sur ma manche, faisant glisser mon coude, dont la main qui lui était relié maintenait mon menton. Qui s'écroula donc majestueusement dans l'assiette de pudding devant moi.
Respirant profondément, je relevai la tête, l'essuyai d'un calme geste de la main, puis me tournai vers George, hilare aux côtés de mes deux autres amis.
-George, t'es qu'un…
-Chut, Ely ! Tais-toi, et admire ! s'écria-t-il en pointant du doigt la table du corps professoral.
Grommelant, je tournai néanmoins la tête en direction de leur table surélevée et, brusquement, éclatai de rire. Le style de rire incontrôlable, qui vous bousille la gorge et vous fait piquer des yeux. Le style de rire qui horripile toute personne qui en est la victime.
Dans le cas présent, Severus Rogue, professeur de Potions, vêtu de la manière la plus hilarante qui soit, les yeux tueurs, et le tremblement de la main inquiétant.
XXX
Alors, qu'en pensez-vous ? Des pronostics pour la suite ? Engueulade du siècle ou rien du tout parce que y'a pas de preuves ? :D
Des bisous !
Julia.
