Chapitre 7

Severus trouvait le temps affreusement long. Il avait fait au moins dix fois le tour de la boutique de potions, sachant pertinemment qu'il ne trouverait rien qui soit de nature à l'intéresser. Il avait bien évidemment cherché l'entrée de l'arrière-boutique, celle qui contenait les ingrédients rares et interdits dont il avait besoin, mais il n'osait pas faire d'investigations trop poussées, persuadé que la pièce était suffisamment protégée pour alerter le propriétaire au plus petit sort lancé.

Donc, il attendait.

Se pouvait-il qu'il n'y ait plus un seul sorcier malhonnête dans toute l'Angleterre ? Plus un seul sorcier désireux de se débarrasser d'un vieil oncle encombrant, d'épouse jalouse prête à faire avouer son crime à son mari à coup de veritaserum, d'escroc tenté de favoriser le sort grâce à un peu de felix felicis ?! C'était désespérant ! A croire que Scrimgeour et ses Aurors avaient réussi à assainir toute la société des sorciers d'Angleterre !

Heureusement que Severus savait que tel n'était pas le cas. Ou il aurait fini par céder au découragement.

La seule chose que Severus trouvait plaisante, dans sa situation, c'était que Sirius devait bouillir de son retard, place Grimmaurd… Il devait arpenter le salon de long en large comme un animal en cage, à se ronger les sangs en se demandant si Servilus ne les avait décidément pas trahis.

Bon, ceci était compensé par la certitude que Regulus aussi, allait s'inquiéter. De plus, il avait besoin de la cape, pour rejoindre sa dulcinée…

Et bien, Regulus allait devoir trouver autre chose. Parce que Severus n'était pas prêt de quitter cet endroit…

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« Alors ? demanda Remus à Sirius, alors que celui-ci revenait dans le salon. Comment va Harry ?
- Bien… Il est couché dans son lit, je pense qu'il ne tardera pas à s'endormir.
- Ah… »

Remus hésitait. Rien, dans l'attitude de son ami, n'indiquait une quelconque bizarrerie chez Harry. Pourtant… Pourtant, Remus était inquiet. Ce qu'avait dit Kreattur les avait laissés perplexes, Regulus et lui.

« Il n'y avait rien… d'anormal ? demanda Regulus, relayant son inquiétude.
- Non, répondit Sirius, visiblement surpris. Il était juste un peu agité, et son lit était en désordre, c'est tout.
- C'est tout. »

Remus laissa échapper un soupir, tandis que Regulus fronçait les sourcils.

« Quoi ? demanda Sirius, ennuyé. J'ai manqué quelque chose ?
- C'est juste… Kreattur semblait très mal à l'aise, Sirius… expliqua Regulus.
- Il ne peut pas le sentir, c'est tout ! répliqua Sirius, haussant les épaules. Tu connais Kreattur !
- Sirius… intervint Remus. Je trouve que tu es injuste. Kreattur s'occupe plutôt bien de Harry. Même s'il bougonne un peu, il se montre toujours très patient avec lui.
- Alors pourquoi Harry ne l'a-t-il pas laissé le coucher ?! Kreattur a dû dire quelque chose qui l'a gêné ! »

Il y eut un silence. Remus connaissait parfaitement l'air pincé que prenait son ami. Le déni que quelque chose lui avait échappé. Sirius n'aimait pas être pris en défaut. Surtout lorsque ce quelque chose touchait quelqu'un à qui il tenait particulièrement.

« Ecoute, Sirius, insista Remus. Ce n'est pas la première fois qu'il se passe quelque chose de curieux, avec Harry…
- De quoi tu parles ?!
- Il… »

Il hésita. Que pouvait-il dire, vraiment ? Il n'avait rien de concret, juste une impression. Et l'effroi subit de l'elfe.

« C'est difficile à décrire, Sirius. Mais il y a quelque chose, chez lui… Quelque chose qui effraye Kreattur…
- Sottise !
- Ne pourrais-tu pas juste écouter un peu ce qu'on te dit sans te braquer systématiquement ?! protesta Remus. Harry ne va pas bien ! Je ne sais pas ce qu'il a, mais c'est inquiétant ! »

Sirius ne répondit pas tout de suite. Mais Remus sentit qu'il avait réussi à l'ébranler. Il était plus soucieux qu'irrité, maintenant.

« Je n'ai rien remarqué de curieux… murmura-t-il. Avec moi, il est tout à fait normal…
- C'est vrai, fit Remus. Avec toi, il est tout à fait normal. Mais je crois que Harry a juste ce qu'il veut, quand il est avec toi. Il ne devient… menaçant… que lorsqu'il est contrarié.
- Il ne voulait pas dormir, quand je suis monté… Mais il s'est couché sans faire d'histoire !
- Peut-être parce qu'il veut surtout te faire plaisir à toi ! »

Remus croisa le regard de Regulus. Celui-ci approuva d'un hochement de tête.

« Ecoute, je sais que ça ne te fait pas plaisir à entendre, Sirius, conclut Remus. Mais je crois que Harry a peut-être vraiment un problème. Et si c'est le cas… Il faut qu'on découvre ce que c'est. Parce que ce… ce truc, cette chose étrange… ce n'était pas là avant. Du moins, pas de façon aussi inquiétante. Je n'avais rien remarqué, quand nous avons traversé le pays ensemble. »

Sirius se mordit les lèvres, regardant tour à tour Remus et Regulus. Il était désemparé.

« Que doit-on faire ? demanda-t-il.
- Pour le moment ? Juste le surveiller d'un peu plus près, je crois, répondit Remus. Tant que nous ne sommes pas sûr. Tant que nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Peut-être que c'est seulement le stress, qui réveille sa magie enfantine…
- Qu'est-ce que cela pourrait être d'autre… ? » souffla Sirius.

Remus fit un geste d'ignorance. Regulus passa une main distraite dans ses cheveux, l'air sombre.

« Très bien, soupira Sirius. Nous allons le surveiller.
- Je vais demander à Kreattur de nous alerter s'il se sent inquiet, ajouta Regulus. Il est plus sensible que nous à la magie, Sirius. Que tu l'apprécies ou non, ne le dénigre pas systématiquement… Et puis, il faudra bien que quelqu'un seconde Remus, quand nous serons en route pour Azkaban.
- Tiens, oui, Azkaban ! s'exclama Sirius, apparemment ravi de changer de sujet. Qu'est-ce que Rogue fabrique ?!
- Il a peut-être eu des ennuis… dit Regulus.
- Des ennuis ?! Il fait joujou avec les ingrédients à potion de sa fichue boutique, oui ! Il sait très bien, pourtant, que nous avons besoin de la cape de James !
- Ce n'est pas drôle, Sirius ! protesta son frère. S'il n'est pas là très vite, je vais louper Isabelle ! »

Sirius se frotta la nuque, ennuyé.

« Non. Je vais y aller moi.
- Hors de question ! protesta Regulus.
- Sans la cape, tu comptes faire comment, pour l'approcher ?!
- Et toi ?!
- Un chien errant, ça n'attire l'attention de personne !
- C'est dangereux !
- Et alors ?! Tu préfères qu'on reste ici, à attendre que Rogue veuille bien montrer son grand nez ?! Je vais au rendez-vous ! Et à mon retour, s'il n'est toujours pas là, j'irai le chercher ! »

XXXXXXX

Isabelle choisit un banc un peu à l'écart, sous un saule, et s'assit. Elle vit du coin de l'œil les deux hommes qui la suivaient s'arrêter à leur tour. L'un d'eux déplia un journal, tandis que le second s'asseyait sur la pelouse.

Ils n'étaient vraiment pas très discrets, songea Isabelle. Elle les avait remarqués à peine sortie du Ministère. Etait-ce des Aurors, ou des Mangemorts à la solde de Malefoy, par contre, elle l'ignorait.

Il lui avait été plus difficile de remarquer la vieille dame. Mais il était indéniable qu'elle la suivait également. Elle s'attardait à quelques pas d'elle, penchée sur la poussette d'une jeune femme ravie et s'extasiait abondamment sur le bambin.

Combien de temps allait-elle mobiliser cette pauvre mère, pour lui servir d'alibi ? se demanda Isabelle. Elle esquissa un sourire amer. Elle savait qu'elle serait suivie. Mais cela commençait à lui peser sérieusement.

Elle détourna son regard de la vieille femme, vérifia d'un rapide coup d'œil que ses deux autres suiveurs étaient toujours à leur poste, et sortit un sandwich de son sac.

Son cœur se mit à battre légèrement plus vite. Regulus lui avait assuré que c'était sans danger, comme elle comme pour lui. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était rester là, à attendre.

Encore attendre. Elle ne savait même pas ce que Regulus avait en tête. C'était frustrant. Prudent, sans doute, mais frustrant. Elle était persuadée que Regulus et son frère allaient au devant des ennuis. Bon, évidemment, dans la situation qui était la leur, il était illusoire de songer qu'ils puissent être vraiment à l'abri, où que soit leur cachette.

Ils nous retrouveront tôt ou tard, avait dit Regulus. Mais nous avons des choses à accomplir avant. Des choses capitales. Pour le bien de tous.

Les frères honnis de tous risquant leur vie dans l'ombre pour la sauvegarde de la communauté… Isabelle avait failli en rire. L'argument était tellement… gros ! Il l'avait regardée, comme s'il avait le pouvoir de la faire fondre de cette seule façon, et lui avait sorti cela : le monde était sur le point de basculer, ils avaient besoin d'elle pour contrecarrer les Mangemorts. Rien de moins. Elle avait failli l'envoyer balader. Elle avait encore en mémoire les mots de Scrimgeour, ceux de McPherson. Regulus Black s'était servi d'elle. Et n'était-ce pas ce qu'il cherchait encore à faire ? Après ce qu'elle avait enduré pour lui, uniquement parce qu'il le voulait ? Pourquoi devrait-elle le croire ? Parce qu'il était beau – très beau – garçon ?!

Sans doute avait-il senti sa réticence, car son regard avait subitement changé. Il avait eu l'air navré qu'elle pense qu'il n'était là que par intérêt. Et puis, il l'avait embrassée.

Tu n'es qu'une gourde… se dit-elle. Il t'embrasse, et voilà ! Tu es prête à affronter le monde entier pour lui !

Bon, pas exactement… Regulus avait dû batailler ferme, pour la convaincre.

« Pourquoi devrais-je le faire ?!
- Harry est en danger. Il faut… On ne peut pas ne pas agir ! Sirius ne se le pardonnerait pas, s'il arrivait quelque chose au petit… Et… Il y a tellement de choses en jeu !
- Oui, tu l'as déjà dit, le monde est prêt à basculer dans le chaos…
- Isabelle… C'est très sérieux. Crois-tu que je te mêlerais à tout cela, si j'avais vraiment le choix ?
- Je pense que tu t'en moques, Regulus ! Tu suis le but que tu t'es fixé, c'est tout ! Peu importe ce que tu dois balayer en chemin pour y arriver ! N'est-ce pas le propre des Mangemorts ?! »

Elle avait dit cela pour le choquer. Et effectivement, le coup avait porté.

« Je ne suis pas un Mangemort…
- Tout le monde, au Ministère, affirme le contraire ! Tu ne portes pas la marque… ?
- Ce n'est pas… Je te l'ai dit, Isabelle, je ne suis plus comme ça…
- Tu ne m'as jamais donné aucune preuve du contraire ! »

Le pousser dans ses retranchements, pour enfin y voir plus clair…

« Les Mangemorts ont essayé de me tuer, c'est vrai ! Malefoy veut ma mort ! Tu l'as entendu toi-même !
- Non. Ce que j'ai entendu, c'était qu'il voulait venir à Azkaban…
- Mais tu as eu peur pour moi… Tu m'as permis de m'enfuir…
- Oui. »

L'idée de voir Regulus mourir l'avait terrorisée. Elle ne s'était même pas donné le temps de réfléchir, son premier et unique réflexe avait été de s'assurer que cela n'arriverait pas.

« Jure-moi que tu ne te moques pas de moi, Regulus…
- Je t'aime… »

Elle avait été prise complètement au dépourvu. Elle s'était attendu à ce que le jeune homme avance argument après argument. Mais au final… Il ne pouvait pas lui faire meilleure réponse. Je t'aime, je suis lié à toi, je te veux de mon côté. Le reste n'avait pas d'importance, dans le fond. Elle avait choisi selon son cœur. Elle recommencerait.

Elle esquissa un léger sourire. Les instants qu'elle avait passés avec Regulus donnaient finalement un sens à tout cela. Elle se fichait, désormais, de savoir si elle était du bon ou du mauvais côté. Elle était de son côté à lui.

Elle jeta un nouveau regard autour d'elle. Si Regulus était là, rien ne trahissait sa présence. Mais il n'était pas encore tout à fait deux heures…

Elle finit son sandwich soigneusement.

Puis, vint le moment angoissant de prendre une décision.

Regulus était-il là, dans ce parc, dissimulé aux yeux de tous ? Elle l'ignorait toujours. Mais elle ne pouvait pas rester là indéfiniment. Cela ne ferait que la rendre suspecte aux yeux de ses trois espions.

A contrecœur, elle se leva, enveloppa soigneusement les dernières miettes de son sandwich dans la cellophane qui l'enveloppait et mit le tout dans la poubelle la plus proche.

Elle étouffa un soupir.

Elle ne pouvait plus s'attarder. Elle devait partir, maintenant. Après tout, elle avait fait ce qu'elle devait. A Regulus, maintenant, de se débrouiller. S'il était bien dans le parc.

Elle reprit son chemin, et comme elle s'y attendait, les trois suiveurs dirigèrent aussitôt leur attention sur elle.

Tant mieux. Qu'elle fixent leurs regards. Cela permettrait peut-être à Regulus de faire ce qu'il avait à faire.

Juste avant de passer la grille qui fermait le parc, elle risqua un dernier coup d'œil vers le banc qu'elle venait de quitter.

Un gros chien noir au poil hirsute farfouillait dans la poubelle.

Elle frissonna.

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Heureusement que Severus était du genre patient. Il était enfermé dans le local à potions depuis près de deux heures, maintenant. Ce qui signifiait que si Regulus n'avait pas songé à une autre façon de se rendre dans le parc sans attirer l'attention, le rendez-vous avec Isabelle Fudge avait été manqué.

Pas que ce soit particulièrement ennuyant. Regulus aurait bien d'autres occasions de rencontrer la jeune femme. Ils n'étaient quand même pas un jour près, si ? Sirius pouvait bien reporter son projet stupide de se rendre à Azkaban…

De toute façon, tant que le médaillon resterait intact… Trouver la coupe de Poufsouffle ne ferait qu'ajouter un problème supplémentaire à résoudre… Parce qu'il faudrait aussi trouver un moyen de la détruire elle. En admettant que les renseignements fournis par Lestrange leur permettent effectivement de la retrouver…

Et si Severus avait l'espoir d'avoir enfin trouvé quelque chose pour le médaillon, il n'était absolument pas certain que cela fonctionnerait pour la coupe.

La porte s'ouvrit brusquement, et il sursauta. Le propriétaire entrait dans la pièce, suivi d'une petite créature que Severus reconnut très vite. Dobby, l'Elfe de maison de Lucius Malefoy.

Voilà qui promettait d'être intéressant…

« Mon maître souhaiterait une base de polynectar, dit l'Elfe. Et une dose de veritaserum
- Je te donne ça tout de suite », répondit le vieux sorcier.

Du polynectar et du veritaserum… Malefoy avait donc quelques idées en tête… songea Severus, alors que le sorcier exécutait une série de mouvements compliqués de sa baguette, concentré sur un sortilège muet.

Une porte s'ouvrit au milieu du mur du fond, entre deux étagères. Severus se précipita en avant, devançant le sorcier et l'Elfe.

L'arrière-boutique secrète du sorcier était encombrée de chaudrons fumants et bouillonnants. Une odeur âcre, piquante, emplissait l'air. Il y avait ici de quoi tuer, tromper, extorquer, torturer, de plus de dix façons différentes. Des potions que même Severus n'avait jamais essayé de concocter lui-même.

Il repéra très vite le chaudron qui l'intéressait. Il sortit un grand flacon de sa poche et le remplit prestement. A l'autre bout de la pièce, le sorcier sortait une petite fiole d'une armoire vitrée.

« Une dose de veritaserum, c'est cela ? demanda-t-il à Dobby.
- Une dose, oui, acquiesça l'Elfe. Et beaucoup de polynectar. »

Le sorcier trottina jusqu'au bon chaudron et plongea la fiole dedans.

Du veritaserum… songea Severus. Cela pourrait être utile à Black…

Quelques gouttes, et Rodolphus Lestrange serait contraint de livrer ses secrets…

Mais pour le moment, le sorcier et son client étaient collés au chaudron de veritaserum. Severus se tourna donc vers les bocaux d'ingrédients rares qui s'alignaient sur les étagères. Il survola du regard les étiquettes jaunies qui décrivaient leur contenu.

Il finit par trouver ce qu'il cherchait. Il souleva le bocal avec précaution et le glissa dans le sac qu'il portait sous la cape, sans quitter des yeux le duo qui avançait maintenant vers le chaudron de polynectar. Un second bocal suivit le premier.

Il lui manquait encore quelque chose.

Il survola la pièce d'un regard aigu, expert. Il n'avait que peu de temps devant lui. Il passa rapidement sur les chaudrons de poisons mortels, s'arrêta un instant sur celui contenant du felix felicis… Si seulement il n'était pas si pressé ! Ils auraient tellement eu besoin d'un peu de chance… !

Là ! juste à droite de la porte !

« C'est tout ce qu'il faut à ton maître ? demanda le sorcier à Dobby, en rebouchant soigneusement la fiole de polynectar.
- Pour mon maître, oui…
- Mais ?
- C'est… ma maîtresse… Elle aurait voulu… Une potion fortifiante… Quelque chose pour raviver l'énergie vitale… qui ne soit pas contre-indiqué pour un enfant…
- Ah… Voyons… J'ai bien de la potion de Wergram, mais… »

Le sorcier tira un épais grimoire de sous un comptoir et le compulsa soigneusement. Ce qui permit à Severus de se glisser près du chaudron de veritaserum. Il remplit sa fiole avec précaution et la glissa dans le sac avec les bocaux.

Un tintement désagréablement sonore jaillit de sous la cape d'invisibilité. Severus frémit et leva la tête vers le sorcier, les doigts serrés sur la baguette passée à sa ceinture, prêt à agir.

« On ne touche à rien ! » gronda le sorcier, sans quitter son grimoire des yeux.

Severus vit les yeux déjà énormes de l'Elfe s'écarquiller de surprise. Il allait protester, mais, docilement, choisit de se taire.

Severus décréta que la servitude des elfes était décidément une bonne chose.

Il serra son sac contre lui pour empêcher son contenu de le trahir et se glissa vers la porte.

« Ah, j'ai trouvé ! s'exclama le vendeur, faisant sursauter Severus du même coup. Posologie de la potion de Wergram… Tu diras à ta maîtresse qu'elle devra diluer quatre gouttes de potion dans une cuillère à soupe d'eau de rose. Trois, si l'enfant à moins de cinq ans. »

L'Elfe suivit le vendeur au fond de la pièce. Severus inspira profondément et tendit la main vers les objets posés sur l'étagère près de la porte.

« Merci, monsieur, dit l'Elfe.
- Passons à côté pour le règlement des achats », proposa le sorcier.

Severus fit rapidement disparaître sa prise sous la cape et quitta la pièce, non sans un regard déçu en direction du chaudron de felix felicis. Ils devraient s'en passer.

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Allez, au chapitre suivant, on entre dans le vif du sujet !!