Auteur : Cullensgirl90
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Suspense/Hurt/Comfort
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Cullensgirl90. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
- Chapitre 7 -
-PoV Edward-
Pendant que Carlisle continuait son examen, je décidai d'aller dans ma chambre pour faire quelques recherches sur Isabella. Je me connectai au Centre National des Enfants Disparus et Exploités et cliquai sur le moteur de recherche. Je tapai son prénom et ses caractéristiques physiques avant de cliquer sur le bouton 'rechercher'. Je soupirai ensuite en voyant apparaître pratiquement une centaine de résultats. Je les scannai rapidement jusqu'à ce que je trouve finalement une photo de la fille brisée allongée dans l'autre pièce.
Isabella Marie Swan
Née le 13 Septembre 1987,
Date de disparition : 24 Septembre 2004
Sexe : Féminin
Description;
Taille : 1m60
Couleur des cheveux : Brun foncé avec des reflets cuivrés
Couleur des yeux : Marrons
Notes : Portée disparue avec Lauren Mallory, Jessica Stanley, et Angela Webber.
Status : Disparue.
Elle n'était plus disparue désormais.
Je quittai ce site et recherchai son nom sur Google. Je savais que le nom d'Isabella Swan m'était familier, maintenant, je savais pourquoi.
"Carlisle," l'appellai-je doucement depuis ma chambre. "Tu aimerais peut-être voir ça."
Il fut à mes côté une seconde plus tard et il se pencha pour voir l'écran. Environ un an plus tôt, quatre filles avaient disparu dans la forêt de Forks, dans l'état du Washington. Deux mois après, trois d'entre elles étaient réapparues au Montana, près de l'endroit d'où on revenait. Elles avaient déclaré qu'elles avaient été enlevées par des vampires et qu'elles étaient sur le point d'être vendues comme animaux de compagnie au moment de leur fuite. La police ne les avait pas cru. Ils avaient continué à rechercher Isabella, mais ne l'avaient jamais retrouvé.
"Je me rappelle en avoir entendu parler aux informations," chuchota Carlisle. "Ils pensaient que ces filles avaient été enlevées par les membres d'une secte."
Je cliquai sur les articles liés à cette page.
'Les Parents de la Jeune Fille Disparue Ont Eté Retrouvés Massacrés à leur Domicile.'
Cela remontait à neuf mois. On avait entendu parler du meurtre du chef de la police et de sa femme lorsqu'on avait emmenagé à Seattle. On avait suspecté des vampires de les avoir tués, puisqu'apparemment leur fille avait été kidnappée par des monstres de notre espèce.
Isabella n'avait plus de famille.
Je me demandai si elle savait que ses parents avaient été assassinés. Probablement. Elle avait sûrement été forcée à assister à toute la scène.
"Qu'allons-nous faire ?" chuchotai-je.
Carlisle soupira et plaça sa main sur mon épaule. "La seule chose que l'on puisse faire, je suppose. On va la garder ici et l'aider à guérir. J'espère juste qu'ils ne l'ont pas irrémédiablement brisée."
Il retourna dans notre chambre d'hôpital d'appoint et il commença à réfléchir aux meilleurs moyens de soigner son bras cassé. Je tournai toute mon attention vers l'ordinateur et continuai mes recherches. Au cours des quatre heures suivantes, j'appris qu'Isabella préférait se faire appeler 'Bella'. Elle sortait avec Mike Newton, le quarterback du lycée de Forks, lorsqu'elle avait été kidnappée. Ses amies avaient déclaré que Bella les avait aidé à s'enfuir en bloquant l'entrée des égouts qu'elles avaient traversé pour s'échapper de l'endroit où elles étaient retenus.
Donc elle était altruiste.
Elle s'était sacrifiée pour que ses amies puissent s'enfuir. Je me demandai si elle avait jamais essayé de s'enfuir après leur départ.
Carlisle apparut dans ma chambre une fois que l'opération fut finie.
"Je vais la garder sous sédatifs pendant quelques temps. Son corps et son esprit ont besoin de guérir. Une fois qu'elle sera réveillée, on laissera Esme et les filles la laver. On va devoir aussi installer une chambre pour elle. J'ai le sentiment qu'elle va rester avec nous pendant un bon moment."
J'acquièscai.
Alice serait probablement excitée à l'idée de dessiner une nouvelle chambre. Ça lui donnerait aussi l'opportunité d'aller au centre commercial pour acheter une nouvelle garde-robe complète. Bien sûr, j'étais convaincu que Bella préférerait porter des vêtements confortables à la place des robes qu'Alice aimait tant.
ooOoo
Durant la semaine suivante, ma famille fut occupée à préparer une chambre pour le nouveau membre de notre famille. Quant à moi, je surveillai constamment la fragile humaine. Elle dormait paisiblement dans le lit d'hôpital qu'on gardait chez nous. Une fois de temps en temps, elle marmonnait, et essayait de se tourner, mais son plâtre et les perfusions l'en empêchait.
Presque deux semaines après qu'on ait sauvé Bella de son 'maître', Carlisle décida de ne plus lui injecter de sédatifs. On décida de la laisser se réveiller seule pour éviter qu'elle panique lorsqu'elle ouvrirait les yeux. Ces cinq heures semblèrent interminable. Je n'avais jamais été aussi impatient de toute ma vie. Mais qu'est-ce que j'attendais ? Ce n'était pas comme si Bella allait se lever et commencer à agir comme une humaine normale. Elle serait probablement somnolente pendant quelques heures, avant de se rendormir. La manière dont Carlisle imaginait cette scène me donnait l'impression qu'on allait s'occuper d'un bébé.
On retint tous notre souffle lorsque le rythme cardiaque autrefois calme commença à s'accélerer. Les draps se froissèrent un peu et on entendit un petit grognement. Soudainement, son coeur s'affola. Jasper sursauta lorsqu'il fut frappé par son anxiété.
"Elle a peur," chuchota-t-il.
On sauta tous sur nos pieds lorsqu'on entendit un gros boum.
"Jasper, Edward ! Avec moi ! Vous autres, restez en bas !" ordonna Carlisle.
On se précipita à l'étage avant de nous arrêter devant la porte de sa chambre. Carlisle nous fit signe de rester là. "Essaye de la calmer, Jasper," chuchota-t-il.
"J'essaye."
"Attendez ici jusqu'à ce que je vous dise d'entrer," nous dit Carlisle avant de toquer légèrement à la porte. Il attendit cinq secondes avant d'ouvrir prudemment la porte pour entrer.
Je regardai la scène dans son esprit.
Bella était allongée sur le sol, essayant de se libérer de ses perfusions. Quand elle vit Carlisle, ses yeux s'écarquillèrent et son rythme cardiaque s'affola encore plus. Je m'attendais presque à ce que son coeur explose.
"Bella, mon nom Carlisle Cullen. Je suis un docteur. Ma famille et moi allons t'aider," lui dit-il d'une voix douce.
Elle continua à le fixer avec de grands yeux terrifiés. Elle avait arrêté de se débattre et elle était complètement figée au sol.
Lorsque Carlisle s'approcha d'elle, elle essaya de se rouler en boule mais son plâtre et ses perfusions l'en empêchèrent.
"Je ne te ferais pas de mal, Bella. Je ne suis pas comme les autres vampires auxquels tu as été exposée."
Ses mots n'eurent aucun effet sur elle. Elle eut un mouvement de recul lorsqu'il s'approcha. Des larmes commencèrent à se former dans ses yeux.
"Bella, peux-tu me comprendre ?"
Il ne reçut, encore une fois, aucune réponse.
"Edward, à quoi pense-t-elle ?" me demanda Carlisle d'une voix suffisamment basse pour que je sois le seul à l'entendre.
J'écoutai, mais il n'y avait rien. "Je n'entend rien."
'Peut-être qu'elle bloque ses pensées sans même s'en rendre compte.'
Il fit un autre pas vers elle et elle commença à trembler. "Elle a peur, Carlisle," lui dit Jasper. "Elle ne te fait pas confiance. Essaye de rester là pour voir si elle s'habitue à ta présence."
Carlisle resta devant elle dans une position non-menaçante. Elle le fixa pendant deux minutes avant que ses yeux ne commencent à voyager dans la pièce. Son coeur se calma légèrement et elle commença à se détendre.
"Bella," essaya à nouveau Carlisle.
Elle le regarda.
"Elle reconnaît son nom," chuchota Jasper. "Elle a la même réaction qu'un chien lorsqu'on l'appelle."
Je détestai qu'il la compare à un chien, mais malheureusement, elle pensait probablement qu'elle en était un.
"Bella," dit à nouveau Carlisle. "Je vais te porter, d'accord ? Tu ne peux pas rester par terre."
Il se baissa lentement pour l'attraper. Bella essaya de s'éloigner de lui, mais les perfusions tirèrent sur son bras et la gardèrent en place. Elle poussa un petit gémissement mais rien d'autre. Carlisle tendit lentement la main pour lui toucher les cheveux. A l'instant où la main de Carlisle entra en contact avec ses cheveux, le coeur de Bella commença à battre la chamade. Je pouvais la voir trembler à travers les yeux de Carlisle. Des larmes coulaient le long de ses joues et de petits gémissements lui échappaient. Elle était vraiment terrifiée.
"Jasper," murmura Carlisle.
Jasper envoya de grosses vagues de calme dans la pièce. Les paupières de Bella commencèrent à se fermer et son corps commença à se détendre. A travers son esprit, je vis Carlisle soulever doucement Bella du sol et l'emmener vers le lit. Il utilisa son bras libre pour réinstaller la perche à perfusion avant de la reposer dans son lit.
Bella poussa un gémissement pathétique lorsqu'il la couvrit. Elle le regardait à travers ses paupières lourdes.
"Bella, je ne veux pas que tu bouges de ce lit, est-ce que c'est compris ?" demanda Carlisle d'une voix ferme et calme.
"Les seuls mots qu'elle semble reconnaître sont 'Bella' et 'Pas bouger'," me dit Jasper.
Ça me rendit malade. Ils l'avaient vraiment entraîné comme un chien.
'Edward, est-ce que tu penses qu'elle restera là ?' me demanda Carlisle.
"Maitenant que tu le lui as dit, oui," répondis-je doucement.
"On ne doit pas lui parler comme ça," chuchota Jasper. "On doit lui parler normalement, comme si elle était une humaine normale. Si on lui parle comme on parlerait à un chien, elle ne reconnaîtra jamais qu'elle est humaine. On doit trouver un moyen de la traiter comme l'une des nôtres sans lui faire peur."
J'acquiesçai.
"Très bien, entrez, mais lentement," nous dit Carlisle.
Je laissai Jasper passer en premier. Elle tourna faiblement la tête vers lui.
'Elle me reconnaît, Edward,' me dit-il. 'Elle se rappelle probablement que j'étais dans l'appartement.'
Je pris une profonde inspiration inutile avant de le suivre dans la chambre. Ses yeux marrons se posèrent immédiatement sur moi avant de retourner sur Jasper. Elle me reconnaissait aussi.
"Bella, ce sont mes fils, Jasper et Edward. Ils veulent t'aider aussi."
Son coeur essaya de battre plus vite, mais Jasper l'en empêcha. Finalement, ses paupières se firent trop lourdes et elles se fermèrent. Elle était à peine consciente. Une idée traversa l'esprit de Carlisle, mais c'était risqué.
"Edward," chuchota-t-il.
"Je ne sais pas," répondis-je sur le même ton en m'approchant du lit.
Il voulait que je la touche pour voir si ça la calmerait. Je tendis prudemment la main pour effleurer ses cheveux du bout des doigts. Elle reconnut la sensation d'être touchée, mais éprouva une vague de peur en même temps. Je passai lentement ma main dans ses cheveux emmêlés.
"Comment allons-nous la laver si elle ne nous laisse pas la toucher ?" chuchotai-je.
"On devra lui administrer un sédatif ou garder Jasper dans la pièce. D'abord, on essayera de voir si elle peut le faire toute seule. Mais j'en doute."
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