Titre: Cruelles intentions chapitre 7 (cruel intentions part 7)

Auteur: FayC

Traduction: Kandamio

Beta: Zangy-chan ^^

Rating: NC-17

Fandom: Viewfinder

Pairing: Fei Long x Asami

Spoiler: Fixer

Tous les personnages appartiennent à Ayano Yamane.

Avertissement: Une scène de viol quelque peu perturbante. Vous êtes prévenus! (Nda)

Asami se tenait immobile en face de Fei Long, comme pour s'assurer qu'il était bien reconnu par le jeune homme, les mains dans les poches et une cigarette à la bouche. Avec Asami, il était toujours dificile de deviner les sentiments derrière ce visage impassible, mais cet après-midi ses yeux dorés brillaient d'une colère si intense qu'elle éveilla l'instinct de survie de Fei avant même qu'il puisse penser à quoi que ce soit d'autre.

Chaque centimètre carré de son corps lui disait qu'il était en danger.

Il sauta rapidement sur le révolver qu'il avait laissé sur la table à son chevet. Asami attrapa son poignet d'une poigne d'acier, et fit tomber le révolver avec son autre main. Fei Long se retourna et le frappa fort à la poitrine, le plaquant contre le mur. Il se dirigea rapidement vers le révolver au sol, et visa son ennemi juré.

Asami reprit son souffle et commença à rire tranquillement. "Tu es devenu plus fort."

Son coeur battit à tout rompre en entendant à nouveau cette voix après sept ans. Il fit de son mieux pour rester calme. Que faisait Asami ici? Plus important, comment était-il entré? Quand était-il entré?

Fei fronça les sourcils en parlant, frustré. "Depuis combien de temps es-tu ici?"

"Assez longtemps pour que tu commences à prier pour ta vie." Ces yeux brillaient doucement pendant qu'il parlait, exprimant à quel point ses mots étaient sérieux.

"Puis-je te rappeler que c'est moi qui ai un flingue à la main? Ce n'est pas comme si j'en avais besoin d'un pour te tuer, Asami. Il était stupide d'entrer ici sans arme." Il sourit.

Asami se redressa et eut un sourire méprisant à cette remarque. "Qu'est-ce-qui te fait penser que je suis désarmé?" Il s'approcha calmement de Fei Long, comme un lion acculant sa proie. "Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai besoin d'une arme?"

Soudain Fei se sentit sans défense. "Recule!" Sa prise se resserra autour de son révolver, comme pour se rappeler son existence.

"Ou quoi? Si tu allais me tirer dessus, tu l'aurais fait il y a sept ans, Fei Long. Tu n'avais pas pu presser la détente à ce moment-là, tu ne peux toujours pas presser la détente maintenant."

Fei tremblait maintenant de colère, en grande partie contre lui-même, pour ne pas être capable de presser la détente, comme il disait. Pourquoi y était-il si réticent? Qu'attendait-il? Que pourrait-il vouloir d'Asami à part sa mort?

"A l'origine, je voulais juste t'appâter pour parler. Tu as franchi la ligne, Fei Long."

Un sourire de satisfaction apparut au coin de sa bouche. Il avait raison à propos de ce garçon. Asami était énervé. "Comment aurais-je pu résister? Ton jouet était plutôt mignon." Il parlait de cette irritante voix douce qui portait sur les nerfs d'Asami, en enroulant une mèche autour d'un doigt de manière séductrice. "Je me demande si tu nous as entendu. Tu étais là pour ça, Asami? Ou devrais-je te dire comment il a crié?"

Asami se précipita vers la gorge de Fei, tordant sa main pour en faire tomber le révolver, et le poussant de l'autre pour le plaquer contre le lit. Il ne pouvait plus contrôler sa colère. En partie à cause de ce que Fei avait fait à Takaba, mais surtout à cause de son ego blessé. Il devrait lui donner une leçon. Personne ne ne se moque d'Asami Ryuuichi, pas même Fei Long.

Ca faisait un moment qu'il n'avait pas vu Fei Long d'aussi près. Sept ans ne l'avaient pas vieilli du tout. Au contraire, ce jeune visage dont il se souvenait si bien était devenu encore plus frappant, ses traits se marquant pour créer un visage irréellement beau, qui lui coupa le souffle. Ces brillants yeux couleur améthyste, toujours intensément féroces, étaient plus profonds et plus sages, le tentant de conquérir l'homme qui se cachait derrière.

La robe de chambre de soie de Fei s'était détendue dans le constant effort pour se libérer, révélant une peau sans défaut qui ne demandait qu'à être touchée. Il y a sept ans, il avait secrètement désiré ce corps, mais pour lui, Fei Long était la belle fleur qui ne devrait jamais être cueillie. Un rêve qu'il n'avait pu se résoudre à réaliser. Fei était trop précieux pour être conquis, trop fier pour être possédé par qui que ce soit. Pas sans détruire la chose même qui le rendait beau en premier lieu.

Pourtant, maintenant, chaque partie de son corps lui disait de satisfaire son désir. Ca, et la rage incontrôlable dans sa poitrine, l'avaient totalement dépouillé de sa capacité à résister à une telle tentation. Et Fei Long, s'il devait être quelque chose, était une maudite tentation.

"Putain, lâche-moi!" jura Fei long entre ses dents, en essayant de dégager la main puissante de sa nuque. Il se sentait faible contre Asami, même s'il savait qu'il n'était pas plus faible physiquement. Ces yeux dorés le fixant de la tête aux pieds l'avaient privé de toute force.

"Te lâcher?" Son souffle accéléra quand Fei se débattit plus violemment. "Ce n'est pas ce que tu voulais? Que je te touche? Tu es énervé parce que j'ai pris ce garçon mais que toi je ne t'ai pas pris."

Profondément irrité par l'insulte, il cessa de se débattre et regarda droit dans les yeux dorés. "Ne te raconte pas de blague, salaud! Qu'est-ce qui te fait croire que ton pénis de lâche serait assez bien pour moi?" Il ne voulait pas d'Asami. Il en était sûr. Car comment le pourrait-il? Le personnage l'avait dépossédé de tout ce qui était cher à ses yeux.

Mais alors pourquoi son coeur battait-il si vite? Pourquoi était-il si difficile pour lui de respirer quand il en était proche?

"Eh bien, nous allons voir ça, n'est-ce pas?" La main d'Asami tira sur la ceinture de la robe, la détachant. Il retourna Fei, plaquant sa tête contre le lit, et attacha ses poignets si serrés que des marques seraient certainement visibles pour plusieurs jours. Fei laissa échapper un court cri de douleur, quand Asami saisit ses cheveux et tira violemment sa tête en arrière. "Je vais te montrer ce qui arrive quand tu t'opposes à moi, Fei Long. Tu vas payer pour ce que tu as fait à Takaba. C'est à ton tour de ressentir sa douleur." Il murmurait dans l'oreille de Fei, tandis que son autre main se dirigeait vers le bas pour défaire la fermeture de son pantalon.

Même si le seul bruit venant de Fei était sa lourde respiration, dans sa tête il pouvait s'entendre gémir d'horreur, horrifié à la pensée de ce qui allait arriver. Pour la première fois de sa vie, il avait envie de crier à l'aide. Si seulement quelqu'un était là pour arrêter ça, il ne regretterait pas de le faire. Ce n'était pas la douleur ni le fait d'être violé, c'était l'inimaginable honte de se faire prendre par son ennemi de longue date, c'était sa fierté qui allait se briser en mille morceaux, une fois encore, de la main de son vieil ennemi.

Il sentit une douleur aiguë, quand Asami le pénétra violemment. Fei Long mordit l'oreiller sous lui, pour empêcher tout son de franchir ses lèvres. Non, il ne ferait pas ce plaisir à Asami. C'était le moins qu'il puisse faire.

Comme si Asami pouvait lire dans ses pensées, il sentit la main se resserrer autour de ses cheveux et sa tête tirée hors de l'oreiller. Asami se pencha en avant et lui glissa à l'oreille. "Pleure pour moi, Fei Long. Laisse moi t'entendre crier."

Fei Long tourna la tête pour regarder Asami et lui cracha à la figure. "Je ne pleurerai JAMAIS pour toi!"

Il pouvait sentir le corps tremblant d'Asami dans son dos. Sa façon de respirer, profonde et lourde, lui montra qu'il était plus qu'énervé par sa réponse. Fei arqua le dos de douleur, et retint un cri, tandis qu'Asami entrait en lui de plus en plus fort, tirant à chaque fois sur ses cheveux avec une force qui le déchirait. Par moments, il crut que son corps allait se briser.

En fin de compte, quelque chose se brisa effectivement, mais pas son corps. C'était quelque chose qui lui était bien plus précieux. Quelque chose qu'il ne récupèrerait jamais et qu'il était impossible de réparer.

Peu importe combien il fit mal à Fei, pas une larme ne fut versée. Pas un son n'échappa de sa gorge. Seul du sang s'échappait de là où il avait été abîmé, et des hématomes apparaissaient là où certaines parties de son corps avaient été maltraitées. C'était totalement différent du moment où il avait pris Takaba contre sa volonté. Le garçon s'était débattu plus fort et avait répondu à son toucher sans retenir ni douleur ni plaisir. Prendre Takaba satisfaisait son désir sans le faire culpabiliser. C'était amusant et immensément plaisant. Prendre Fei Long était quelque chose de complètement différent, quelque chose de si intensément sauvage et désolant. C'était plaisant autant que douloureux.

Fei Long reposait, calme, sur le ventre, le souffle court, saccadé mais calme. Il avait déjà cessé de se débattre, un moment avant qu'Asami ne jouisse. Ce beau visage, en partie caché sous le rideau de longs cheveux, ressemblait à une peinture. Le corps nu de Fei Long était un chef-d'oeuvre, quelque chose que n'importe quel homme se serait senti fier d'avoir conquis. Asami plongea son visage dans la masse de ces longs cheveux et respira le doux parfum de Fei long, en essayant de reprendre son souffle.

En voyant qu'Asami avait relâché sa prise, Fei tenta de le dégager de lui, et roula sur le côté. Asami enleva les longues mèches soyeuses du visage de Fei Long, et embrassa ces lèvres pécheresses pour la seconde fois en sept ans. Soudain, il recula la tête. Fei Long l'avait mordu. Fort.

Il monta la main à ses lèvres pour en essuyer le sang, et réalisa ce qu'il avait fait, en croisant le regard de ces yeux pleins de rancoeur. Fei Long n'avait pas besoin de dire un mot pour faire passer le message. Ces yeux avaient pris une froideur inhumaine. Si inhumaine qu'ils le firent frissonner. Ce qu'il venait de faire avait changé cet homme en quelque chose de complètement différent. Fei Long était vide. Comme une jolie poupée qui ne serait vivante que dans un seul et unique but. Se venger.

"Fei Long, où est Takaba?" Sa voix s'adoucit un peu.

"Qu'est-ce qui te fait croire que je te dirai quoi que soit?" La voix douce faisait comme si il n'était rien arrivé, mais les yeux brûlaient de colère. "Tu ne peux rien me faire de plus."

Soudain, son portable sonna. Il l'avait laissé sur la table basse. Asami s'y dirigea lentement et prit le téléphone dans la main.

"Oh si, je crois qu'il y a quelque chose, Fei." Il sourit en voyant l'identifiant. Parfait timing. "Et voilà le preux chevalier sur son fier destrier."

Fei Long eut envie de foncer pour lui prendre le téléphone des mains, mais il resta assis. Mikhail. Il avait oublié d'annuler ce dîner. Soudain, il sentit le sang quitter son visage. "Ne fais pas ça." On aurait presque dit qu'il suppliait. Presque.

"Où est Takaba?" répéta Asami, tenant le portable, menaçant de décrocher si Fei ne lâchait rien.

Fei Long ferma les yeux et tenta de se forcer à formuler les quelques mots: "Yoh... mon garde du corps... l'a emmené." Si il restait bien une chose qu'il ne voulait pas perdre, dans sa vie, c'était Mikhail. Il était prêt à abandonner ce qu'il lui restait de fierté pour la chaleur de cette étreinte. Il savait qu'il avait besoin de Mikhail, maintenant plus que jamais.

Un sourire apparut au coin de sa bouche quand Asami appuya sur le bouton et porta le téléphone à son oreille.

"Non!" Fei Long ferma les yeux et tenta de calmer l'intense douleur de son coeur, quand Asami parla, intentionnellement en japonais, au téléphone.

"Je ne pense pas que Fei veuille parler maintenant."

Il y eut un long silence à l'autre bout de la ligne, avant qu'on ne pose enfin la question "... Qui êtes-vous?"

"Asami Ryuuichi." Il parla lentement, s'assurant que son nom soit bien compris, puis raccrocha le téléphone, le jetant sur les genoux de Fei.

Fei Long déglutit. Asami Ryuuichi, les mots les plus cruels qui soient, aux oreilles de Mikhail. "Pourquoi?" demanda-il sans lever les yeux du téléphone. Pourquoi faut-il que tu me prennes tout?

Asami alluma sa cigarette et se dirigea vers la porte. Juste avant de quitter la pièce, il se retourna et lâcha une remarque. "Votre relation est trop dangereuse, Fei Long. Tu me remercieras plus tard d'avoir fait ça."

Fei Long resta assis, fixant le téléphone sur ses genoux. Pour une raison qui lui était inconnue, il tremblait de la tête aux pieds. Peut-être de colère, peut-être de regret. Peut-être des deux. Son esprit était encore dans le flou. Il se leva lentement du lit, titubant à cause de la douleur persistant dans son corps, fouillant la pièce à la recherche de quelque chose pour se libérer. Il finit par trouver un couteau dans un tiroir.

Une fois ses mains détachées, il s'arrêta pour se regarder dans le miroir. Ses cheveux tombaient de manière désordonnée autour de son visage livide. Plusieurs hématomes étaient visibles autour de sa nuque et de ses poignets. Ses hanches portaient la marque des doigts d'Asami, qui s'étaient plantés dans sa peau quand il l'avait pénétré à plusieurs reprises. Il pouvait encore sentir le sang d'Asami dans sa bouche. L'odeur de la cigarette d'Asami flottait encore sous son nez. Soudain, l'incident complet se rejoua dans sa tête, et le submergea d'émotions si intenses qu'il perdit l'équilibre. Il avait l'impression que quelque chose était coincé dans sa gorge, l'empêchait de respirer, pendant qu'un puissant élan de douleur se forgeait un passage vers le haut; il était prêt à exploser. Fei se leva péniblement hors du sol, et courut à la salle de bains, où il commença à vomir, jusqu'à ce que son estomac soit vide.

De toute sa vie, il ne s'était jamais autant haï. Il voulait frotter, enlever toute peau là où il avait été touché. Il voulait se traîner hors de ce corps souillé. Et plus que tout, il voulait enlever ce coeur qui avait battu si fort quand son ennemi l'avait pris.

Père... Je ne suis pas digne d'être votre fils.

Il baissa le regard vers sa main, qui tenait toujours le couteau avec lequel il s'était libéré. La pensée de se planter la lame dans la nuque lui traversa l'esprit. Mais à ce moment-là il se souvint de qui il était et jeta le couteau contre le mur. Il était le grand leader de Baishe. Il ne pouvait pas laisser un homme le détruire.

Fei Long se hissa sur ses pieds et respira profondément, essayant de se calmer. Il se nettoya et enfila son cheongsam, avant d'aller ramasser son révolver et de passer la porte pour poursuivre son ennemi. Il n'était peut-être toujours pas capable d'appuyer sur la détente, mais il fallait qu'Asami sache que tout ça ne finirait pas facilement.

Ils étaient hors de la voiture quand il les trouva. Le garçon était encore nu, seulement couvert de la veste d'Asami. Sans hésitation, il tendit le révolver et tira deux coups de semonce en direction du garçon. Asami sortit son révolver et le fixa du regard.

"Fei Long!" cria-il, en colère.

Il regarda droit dans ces yeux dorés, rappelant à son ennemi l'homme qu'il était vraiment, avant de se tourner et de partir.

Souviens-toi de mon nom. A partir de maintenant, je vais faire de ta vie un véritable enfer.