Hellow !
Ha, on se rapproche doucement mais sûrement de la fin mes amis... En attendant, beaucoup de choses dans ce chapitre : des conversations agréables et d'autres pas, des décisions... Mais le mieux c'est encore que vous le découvriez par vous-même ;)
Bonne lecture, on se retrouve en fin de chapitre !
Disclaimer : Si l'on excepte l'histoire, rien ni personne ne m'appartient... Tout est à la seule, l'unique J.K.R ;)
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Réponse à la review anonyme :
MG123 : Heyy, pas de soucis, c'est déjà super gentil de me laisser une review ! Haaaa, pourquoiiii Hermione, je me le demande aussi. Avec un peu de chance elle va reprendre du poil de la bête ;) et pour les agresseurs vous verrez bien, tralalaaa... Quant à savoir s'il y aura plus de dramione dans ce chapitre-ci... Gniiihihihi un seul moyen de le savoir ! Merci beaucoup en tous cas, j'espère que la suite te plaira !
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Ce soir là, alors qu'Hermione était plongée dans un livre visiblement très indigeste d'Histoire de la Magie, Ginny vint s'asseoir avec elle dans le canapé moelleux de la salle commune. Elle resta muette quelques instants, en observant intensément son amie, sachant très bien qu'Hermione ne pourrait pas feindre l'ignorance très longtemps. Celle-ci essaya de tenir un laps de temps assez conséquent pour ménager sa dignité, puis finit par capituler et posa son livre.
« Ouiii ?
- Hermione, il faut qu'on parle. »
L'intéressée prit un air boudeur.
« Aucune bonne conversation ne peut commencer comme ça.
- Ça dépend pour qui ! Pour moi, elle sera excellente.
- Ok. De quoi faut-il qu'on "parle" ?
- La formulation la plus juste serait plutôt de "qui", non ? »
Hermione rougit, ne sachant quoi répondre. Elle savait qu'Harry lâcherait le morceau à sa chère et tendre, mais elle n'y était pas plus préparée pour autant.
« Je ne vois absolument pas de quoi - ou de qui - tu veux parler.
- Hermione, je sais que tu es très intelligente, mais ça ne t'autorise pas à me prendre pour une demeurée. Ou alors aie au moins la gentillesse d'y mettre les formes et de me faire croire que tu crois toi-même à ce que tu dis.
- Ginny… Je suis navrée. Je suis incapable de parler de tout ça avec qui que ce soit.
- Erreur, tu n'as pas essayé avec moi. Hermione, s'il-te-plaît, tu ne peux pas continuer à ignorer complètement la situation ! Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé, même si je m'en doute, mais ce n'est pas sain de tout replier dans un petit coin de ta tête. Et tu le sais.
- Mais justement, tu ne sais pas ce qu'il s'est passé !
- Hé bien éclaire-moi ! »
Les deux jeunes femmes se toisèrent un court instant, mais Hermione capitula. Elle savait que son amie avait raison, et qu'elle avait vraiment besoin de parler à quelqu'un.
« Il se passe que je ne sais pas du tout où j'en suis. Je voulais me concentrer sur mes études, sur mes ASPICS, et finalement me voilà à me demander si je ne vais pas devenir folle à cause de mes propres rêves.
- Tes rêves ? »
Hermione prit le temps de réfléchir, puis jugea utile de préciser :
« Fantasmes serait plus approprié. »
Ginny ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.
« Tes fantasmes ? Oh mais ça devient intéressant. Continue !
- Ça fait quelques temps que je fais des rêves… inappropriés… à propos de Drago. Et c'est de pire en pire depuis la balade dans la neige le matin de Noël.
- HA ! Je te l'avais bien dit qu'il y avait anguille sous roche - que dis-je, baleine sous gravier ! - avec le Serpentard… Mais est-ce que tu vas enfin avouer ce qu'il s'est passé ce matin là ?
- Quand il est venu me rejoindre, on a parlé de ma récente maladresse...
- Ta "récente maladresse", tu veux parler d'une certaine main qui se serait glissée sur certaines fesses ?
- Ginny ! »
L'intéressée gloussa et répondit d'une voix contrite :
« Pardon, pardon. Continue. »
Hermione grommela un instant, puis reprit.
« Donc... On parlait de ça, et puis il m'a dit que j'étais mignonne - c'est tellement ridicule, j'ai l'air ridicule, pourquoi je te donne ce genre de détail ?... et puis il s'est avancé pour m'embrasser, et là, je… j'ai… »
Elle chercha ses mots, ne sachant comment décrire sa réaction de manière détachée. En vain.
« Je lui ai sauté dessus. Je me suis sentie l'attirer à moi et l'embrasser comme jamais je n'avais eu envie d'embrasser quelqu'un, j'aurais pu lui arracher ses vêtements et lui faire l'amour là, tout de suite, dans la neige. Sans me poser de question. Mais heureusement, j'ai repris mes esprits et je me suis enfuie… »
Ginny resta sans voix quelques instants. Elle ne s'attendait pas à une telle franchise mais en était ravie : Hermione avait déjà fait un bon bout de chemin en acceptant de formuler tout ça à haute voix.
« Et… pourquoi ç'aurait été mal de continuer ? »
Hermione la regarda, interdite.
« Mais parce que je ne suis pas ce genre de fille !
- Comment ça, ‟ce genre de fille" ? Il y a des ‟genres" de filles ? Hermione, qui es-tu pour juger les gens ? Si j'avais moi-même un peu plus papillonné avant d'être enfin avec Harry, m'aurais-tu méprisée pour autant ?
- Mais bien sûr que non !
- Alors pourquoi le faire à ton égard ? De plus on ne parle pas de dizaines de garçons, mais simplement d'un seul. Tu ne sais même pas exactement ce que tu ressens pour lui, comment peux-tu vraiment affirmer que ce n'est pas de l'amour ?
- Parce que c'est impossible. Je ne peux pas être amoureuse de Drago Malefoy.
- Ça, ma chère, c'est de la fierté mal placée. Un vague reste de ta rancœur d'antan. Et puisque tu es la personne qui a réhabilité Mr. Malefoy dans la vie sociale, je te trouve drôlement gonflée. »
Hermione encaissa la remarque sans rien dire. Elle avait évidemment raison.
« Et quand bien même tu n'éprouverais pas - pas encore - de l'amour pour lui, qu'est-ce qui vous empêcherait de vous amuser un peu ensemble ? Vous en avez besoin, tous les deux. Et vous en avez envie. Tous les deux. Alors fonce bon sang !
- Je ne sais pas Ginny… et si ça se passe mal ? Et si je me rends compte un jour que je suis amoureuse, mais qu'il ne m'aime pas ? Ou l'inverse ?
- Ça s'appelle un risque à prendre. Mais Hermione, fais-moi confiance, rien qu'une fois : le jeu en vaut la chandelle. »
Ginny monta se coucher, laissant Hermione le cerveau bouillonnant. Elle en savait encore moins qu'avant leur conversation.
...
Quelques soirées plus tard, Hermione devait effectuer sa ronde de surveillance des préfets avec Ernie Macmillan : c'était à leur tour cette semaine, et c'était de loin avec lui qu'elle préférait faire ces surveillances. Il était gentil, légèrement chevaleresque et toujours correct. Ils avaient souvent des discussions intéressantes à propos des cours et des autres élèves et il avait la même autorité qu'elle avec les plus jeunes, ce qui leur facilitait la tâche.
Ils allaient donc finir leur ronde en parlant Sortilèges lorsqu'ils entendirent le bruit d'un objet qui tombe, dans le couloir qu'ils venaient de quitter. Hermione vit la mine un peu lasse d'Ernie - ses insomnies lui causaient toujours une terrible fatigue - et lui proposa d'aller voir seule pour qu'il puisse rentrer à la bonne heure. Il lui opposa une résistance farouche, mais il finit par céder lorsqu'elle lui répliqua que de toute façon elle devrait passer par là pour retourner à la tour des Gryffondor. Ils se souhaitèrent donc bonsoir et se séparèrent, avant qu'Hermione s'aventure seule dans le couloir.
Elle n'avait pas fait quelques pas qu'elle se sentit suivie, sans douter une seule seconde de l'identité de son poursuivant : il n'en était pas à son coup d'essai. Elle se retourna vivement et le plaqua contre le mur, l'air furibond, tandis qu'il affichait un immense sourire.
« Je peux savoir à quoi tu joues, Malefoy ?
- Ha, quelle brusquerie. Tu es toujours comme ça avec les élèves pendant tes rondes ?
- Tant que c'est toi, et que tu fais le con, oui. Pourquoi tu me suis ? Tu fais quoi en dehors de ton dortoir ? Quelque chose t'a échappé dans la consigne "Ne te balade pas seul" ?
- J'avais juste envie de te voir. Sans les autres. Nous deux. »
La petite intonation d'animal blessé qu'il mit dans ses derniers mots en essayant de la dissimuler sous des airs bravaches musela complètement la raison d'Hermione, et elle l'embrassa sauvagement tandis qu'elle le serrait toujours plus fort contre le mur. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais elle s'en fichait éperdument : elle s'agrippa à lui, commença à entourer les hanches du Serpentard avec l'une de ses jambes, ne désirant que se fondre un peu plus en lui. Ce n'est que lorsqu'il répondit à ses gestes avec une ardeur égale qu'elle sembla reprendre ses esprits et rompit brusquement le baiser, dégoûtée par son propre comportement. Drago eut une lueur d'intense frustration et d'immense tristesse dans les yeux, et il partit rageusement en direction des cachots sans un regard en arrière.
Hermione s'en voulait, elle savait qu'elle jouait avec lui et ça la mortifiait. Elle ne s'était pas enfuie, mais sa réaction de recul pouvait être interprétée de bien pire façon qu'une fuite. Drago ne fit cependant pas allusion à ce qu'il s'était passé, les jours suivants, mais elle pouvait sentir toute son amertume dans les regards qu'il lui lançait de temps à autres. Et elle les encaissait, sachant qu'elle l'avait pertinemment mérité mais plus le temps passait, plus elle se sentait mal.
...
Pour se distraire de ses états d'âme, elle essayait d'avancer à propos des agresseurs de Drago et était totalement convaincue de sa théorie. Elle savait qu'il n'y avait qu'une seule chose à faire pour en avoir le cœur net : demander à Rogue si quelqu'un lui avait volé quelque chose dans sa réserve personnelle. Elle choisit d'agir deux semaines avant les vacances de février, un jour où les élèves avaient plus ou moins bien réussi leur potion, puisque Rogue paraissait légèrement de meilleure humeur. Rien n'avait explosé, et personne n'avait fait fondre son chaudron. Elle laissa tout le monde sortir et alla se poster devant le bureau de Rogue, attendant qu'il daigne lui prêter attention. Lorsqu'il se rendit compte que l'indifférence ne ferait pas partir la Gryffondor, il lui dit d'un ton acerbe :
« Que me voulez-vous, Miss Granger ?
- J'ai une question à vous poser Professeur.
- Je suppose que je n'aurai pas la paix avant de vous avoir laissée la poser. Allez-y, et soyez brève.
- Avez-vous remarqué s'il vous manquait des ingrédients dans votre réserve, Professeur ? »
Les yeux du Maître des Potions se rétrécirent en un regard suspicieux.
« Pourquoi me demandez-vous ça ? »
Hermione prit une grande inspiration.
« J'ai des raisons de croire que quelqu'un vous a fauché les éléments nécessaires à la préparation du polynectar, Professeur.
- Et d'où peuvent bien vous venir ces soupçons ? »
Elle hésita, ne sachant comment il allait prendre ses paroles.
« Je pense - et je ne suis pas la seule - que des élèves mal intentionnés s'en sont servis pour prendre une autre apparence et nuire à Drago Malefoy, Professeur. »
Rogue eut l'air d'avoir reçu un coup en pleine figure. Il avait blêmi et demanda d'une voix catastrophée :
« Vous voulez dire, quand il a été défiguré ?
- Oui. »
Il sembla consterné quelques instants, oubliant d'aborder son air méprisant, mais s'en rendit vite compte et se recomposa un air dédaigneux:
« Et pourquoi êtes-vous venue me poser cette question ? »
Hermione fut éberluée : elle ne voyait pas où il voulait en venir.
« Pour… pour vous prévenir, Professeur ? »
Le visage du professeur devint un peu plus blême, et il lança à Hermione d'un ton acide :
« Croyez-vous, Granger, que je ne me serai pas aperçu de ce vol ? Et que je n'aurais pas renforcé les défenses déjà conséquentes de mon bureau ? D'ailleurs, Mr Malefoy n'a pas été de nouveau agressé, je me trompe ? Mêlez-vous de vos affaires, et cessez de mendier l'attention de ceux qui ne sont pas de votre… rang. »
Hermione sortit du bureau en trombe, prête à se jeter sur tout ce qui aurait le malheur de se dresser sur son passage. Pourquoi cet imbécile avait toujours besoin d'être blessant ? Et surtout, pourquoi y faisait-elle tellement attention ? Elle essaya de se calmer, en se disant que cette entrevue avait eu le mérite de répondre à sa question : quelqu'un avait pris de quoi faire du polynectar, et ne pouvait plus le faire à présent. Elle rejoignit Harry et Ron dans la salle commune de Gryffondor pour leur annoncer la nouvelle et envoya une note magique aux Serpentards. Deux heures après, dans la Grande Salle, ils eurent une discussion très animée à propos de la nouvelle possible identité des coupables : c'était pire qu'avant, puisque ça pouvait être n'importe qui. Hermione était démoralisée, et leur récente découverte n'en était pas la seule cause… Elle avait de plus en plus de mal à être indifférente au beau Serpentard. Il la troublait complètement, et assouvir ses désirs la torturait de plus en plus. Alors elle essayait de passer le moins de temps possible seule avec lui, mais quand il n'était pas là elle pensait souvent à lui, sans même parler des rêves qu'elle faisait à la nuit tombée. Tout ceci lui semblait ridicule : il était impensable qu'elle perdit à ce point le contrôle de son corps et de ses émotions. Pour mieux oublier elle se plongea à corps perdu dans le travail, comme souvent.
...
Ainsi, le vendredi soir juste avant les vacances, Hermione se réfugia dans la bibliothèque pour être au calme et rédiger ses devoirs de Métamorphose et Sortilèges en toute quiétude : elle était seule, comme souvent en fin de semaine - d'autant plus à cette date, où tout le monde fêtait le début de deux semaines d'oisiveté.
Elle en était à la moitié de son premier rouleau de parchemin quand quelqu'un posa ses affaires à côté d'elle et s'assit lourdement sur le siège à sa droite.
« Tu m'as faite sursauter !
- Désolé, Hermione. Ce n'était pas le but. »
Elle jeta un coup d'œil exaspéré à Drago. D'abord parce qu'il n'était pas du tout désolé, ensuite parce qu'elle avait, comme toujours, beaucoup trop aimé sa façon de prononcer son prénom. Un peu comme une incitation à la débauche.
« J'ai besoin d'aide en Métamorphose… »
Elle s'adoucit en entendant les intonations sincères du Serpentard.
« Ça tombe bien, je rédige justement mon devoir. Qu'est-ce que tu as besoin de savoir ?
- Hé bien,… »
Il commença à lui expliquer le point qui lui restait obscur et, peu à peu, Hermione se rendit compte qu'elle ne l'écoutait pas du tout mais qu'en revanche elle fixait avidement sa bouche. Elle essaya de se reprendre et se secoua, ce qui eut pour effet de faire taire le beau blond.
« Ça va Hermione ? »
Il y avait vraiment comme de l'inquiétude dans ses yeux gris, et la main qu'il posa sur son épaule pour la réconforter lui fit l'effet d'une bouillote qui se serait propagée dans tout son corps. Elle se rendit compte de ce qu'elle s'apprêtait à faire et ne put - ou ne voulut - rien tenter pour s'en empêcher, une fois de plus… Au diable les questionnements, les préjugés, les rumeurs et le bon sens. Elle posa une main sur la joue de Drago et l'embrassa, passionnément, jubilant intérieurement quand elle se rendit compte qu'il lui rendait son baiser. Elle se recula un peu pour le regarder, et vit son fameux sourire en coin s'épanouir sur son visage. Il lui murmura d'une voix douce :
« Tu ne me repousses pas cette fois ci ?... »
La lueur de désir dans les yeux de Drago fut de trop, vraiment de trop pour elle, et elle se leva précipitamment pour se mettre à califourchon sur lui et recommencer à l'embrasser. Il la serra contre lui, laissant ses mains vagabonder sur son dos et ses cuisses tandis qu'elle plongeait ses doigts dans les cheveux qu'elle avait tant rêvé de toucher. Les caresses du jeune homme la rendaient folle et, avant qu'elle ait pu contrôler quoi que ce soit, elle commença à déboutonner sa chemise. Mais au moment où elle allait effleurer sa peau…
« Hum, hum. »
Théodore les regardait d'un air amusé.
« Je vois que ça révise… dur… ici. Moi qui voulais me joindre à vous… »
Rouge de honte, Hermione descendit de sur Drago et rassembla le peu de dignité qu'il lui restait pour se repeigner.
« Je peux repasser plus tard si vous voulez, continua Théodore, de plus en plus moqueur.
- Non, non ! s'exclama Hermione. Il faut absolument que je fasse ça ce soir et je ne pourrai jamais y arriver si… »
Elle s'apprêtait à dire « si j'ai tout le temps envie de me jeter sur Drago » mais elle se retint juste à temps.
« … si on me déconcentre.
- Ben voyons. C'est moi qui te déconcentre.
- Parfaitement ! Bon, alors, ce souci en Métamorphose ? »
Théodore vint finalement s'asseoir à côté d'eux et ils passèrent le reste de la soirée à travailler studieusement, bien qu'Hermione sursauta une ou deux fois à cause des mains baladeuses de Drago. Ils ne partirent qu'une heure et demi plus tard, en ayant fini tous les trois le devoir pour le professeur Cadalwind et bien entamé celui de Sortilèges.
« Pars devant Théo, il faut que je parle à Hermione.
- Mmh, je ne comptais pas t'attendre de toutes façons, tu as visiblement beaucoup mieux à faire. » répondit l'intéressé en essayant de cacher son grand sourire.
Lorsqu'il fut hors de vue, Drago se tourna vers Hermione et la regarda dans les yeux.
« J'ai une question à te poser. »
Elle n'osa pas répondre mais attendit patiemment qu'il continue.
« Est-ce que… Hermione, est-ce que tu veux vraiment de moi ? Ou est-ce que tu vas continuer à jouer avec moi pour mieux me fuir ? »
La formulation la prit au dépourvu. Son estime de lui-même était encore plus catastrophique que ce qu'elle avait supposé, et elle en était en partie la cause. Il était grand temps qu'elle soit complètement honnête avec lui.
« Drago… je ne sais pas ce que je veux ou ce que je ne veux pas. Je suis complètement dans le flou et dans le doute, mais j'ai décidé d'arrêter de me poser des questions. Il ne s'agit plus de savoir ce que je veux, mais ce dont j'ai besoin. Et c'est de toi dont j'aie besoin, là, tout de suite… Alors la vraie question, ce serait est-ce que toi tu veux toujours de moi ?... »
Avec un demi sourire il la poussa doucement contre le mur de pierre et commença à effleurer l'oreille de la jeune femme avec ses lèvres, descendit de plus en plus bas dans son cou puis remonta tout en lui chuchotant :
« Tu crois vraiment que j'aurais besoin de quelqu'un d'autre ?... »
Il embrassa délicatement la peau fine de sa gorge, remonta sur son menton puis enfin sur ses lèvres et Hermione poussa un gémissement de contentement quand il entreprit de lui caresser le dos et le creux des reins. Elle se cambra pour être encore plus proche de lui et sentit alors qu'elle devait arrêter, maintenant, tout de suite, s'ils ne voulaient pas finir nus dans le couloir.
« Drago… Arrête… Mmh…
- Tu disais ? »
Elle essaya de reprendre un peu mieux ses esprits mais il était difficile de se concentrer avec les sensations que Drago lui procurait.
« Arrête… je refuse qu'on se fasse surprendre par quelqu'un pendant qu'on… pour notre première… Mmh, s'il-te-plaît… »
A contrecœur, Drago la libéra, sentant bien qu'elle avait raison. Elle noua quand même ses bras autour du cou du Serpentard et l'embrassa une dernière fois, avant de lui murmurer :
« Bonne nuit…
- Comment pourrait-elle être bonne si je ne te tiens pas contre moi ?
- Fais gaffe, tu deviens sentimental.
- Pour toi, je peux devenir n'importe quoi. Allez file, avant que je ne te capture et que tu ne puisses plus m'échapper.
- Ha, si seulement… »
Après un ultime baiser elle se détacha de lui et partit dans les couloirs, sans se retourner. Oui, la nuit allait être très longue…
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Haaaaaa ! Alors, soulagées qu'Hermione ait enfin entendu raison? Elle a le crâne dur pourtant... Mais elle a fini par succomber. En même temps, on ne résiste pas longtemps à Drago Malefoy... Mouahahahahahahahaha.
L'intrigue en elle-même n'avance pas trop (si ce n'est la confirmation de Rogue), mais il fallait bien que ces deux là se trouvent pour de bon. Qu'avez-vous pensé de l'intervention de Ginny? A-t-elle aidée Hermione à y voir clair? Et... vu qu'on a esquivé par deux fois des p'tites citronnades (une fois à cause de Théo, une fois à cause de la conscience d'Hermione), pensez-vous qu'il y en aura la semaine prochaiiiine?
Gniiihihihihi, portez vous bien et à Mardi !
Des bisous
